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27/10/2006

Il faut améliorer les tests de dépistage de la tuberculose!

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Dans un communiqué de presse, l'OMS déclare que des millions de cas de tuberculose passent inaperçus dans les pays en développement.

Un vaste marché mondial existe pour des tests de dépistage de la tuberculose améliorés, souligne l'organisation mondiale de la santé(OMS) dans un communiqué de presse publié le 25 octobre à Genève au sujet d'un rapport sur ce sujet, à la préparation duquel elle a contribué et qui a été financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.
On trouvera ci-après le texte publié en français par les services de l'OMS.

(Début du texte)

Un marché mondial important et largement inexploité existe pour des tests de dépistage de la tuberculose plus efficaces et plus abordables dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où se produisent actuellement la plupart des cas de tuberculose.

Telle est la principale conclusion d'un nouveau rapport, intitulé Diagnostic de la Tuberculose : Demande mondiale et marché potentiel, rendu public aujourd'hui par le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (OMS/TDR) et par la Fondation pour des Outils diagnostiques nouveaux et novateurs (FIND).

La plupart des personnes atteintes de tuberculose dans le monde, ou qui vivent dans des zones à risque, n'ont pas accès à un dépistage rapide et précis, indique ce rapport, qui constitue l'examen le plus complet à ce jour du marché du diagnostic de la tuberculose. Des tests améliorés pourraient stimuler les efforts de lutte contre la tuberculose et répondre à une demande importante du marché, ajoute le rapport, qui appelle l'industrie à investir dans des outils de diagnostic destinés aux pays à revenu faible ou intermédiaire.

Un tiers de la population mondiale est atteinte de tuberculose latente et court le risque de voir la maladie devenir active. Le VIH alimente l'épidémie de tuberculose dans de nombreux pays et la multirésistance aux médicaments fait constitue une menace croissante. Chaque année, 1.7 million de personnes meurent de tuberculose, souvent parce que l'infection n'a pas été diagnostiquée, ou alors trop tard pour être traitée.

« La menace de la tuberculose et du VIH continue à croître dans de nombreuses parties du monde et les gouvernements ont besoin de méthodes de diagnostic de haute qualité pour faire face à cette épidémie, » explique le Dr Robert Ridley, Directeur de TDR. « Nous avons besoin de tests simples pour dépister et identifier une tuberculose active. Il faut aussi de nouveaux tests pour suivre les effets du traitement, pour identifier une éventuelle résistance de la bactérie aux médicaments et pour détecter les infections latentes chez les patients qui risquent le plus d'évoluer vers une tuberculose active. »

Sur les quelque 9 millions de personnes qui développent une tuberculose active chaque année, la plupart ne reçoivent toujours pas de diagnostic confirmé par un laboratoire.

Seuls 2,2 millions de cas de tuberculose sont diagnostiqués et enregistrés annuellement par examen microscopique de frottis, le test le plus largement répandu. D'autres cas sont diagnostiqués au moyen d'une combinaison souvent inefficace et parfois inutile de radiographie thoracique, de cultures bactériennes et de conjecture.

Le marché mondial du diagnostic de la tuberculose représente deux fois celui des médicaments utilisés pour traiter la maladie. On dépense environ US$1 milliard par an dans le monde en tests et en évaluation permettant de dépister quelque 10 millions de personnes, alors qu'environ 300 million de dollars sont consacrés aux médicaments destinés au traitement.

Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où sont effectués les trois quarts des tests et du dépistage, près de 326 millions de dollars sont dépensés chaque année en outils de diagnostic - et un marché potentiel encore plus important existe pour des outils plus efficaces et plus abordables. Entre 70 et 90 % du marché potentiel pour les nouveaux outils de diagnostic de la tuberculose se concentrent dans les 22 pays où la charge de la tuberculose est la plus élevée.

Les techniques de pointe de diagnostic moléculaire ou par culture rapide disponibles dans les pays développés sont en général trop complexes et trop coûteuses là où la prévalence de la tuberculose est la plus élevée, observe le rapport. Or, les tests traditionnels de frottis, de radiographie et de culture risquent de ne pas permettre d'identifier avec précision une tuberculose active, surtout chez des patients VIH-positifs. De telles méthodes de diagnostic ne permettent souvent pas de distinguer clairement entre tuberculose latente et tuberculose active, ni entre les formes de la maladies sensibles aux médicaments et celles qui y résistent.

« Il existe une technologie permettant de fabriquer de meilleurs outils, et ce rapport ne laisse aucun doute quant à l'existence d'un vaste marché mondial » a déclaré le Dr Giorgio Roscigno, Directeur général de FIND. « Les développeurs de diagnostics disposent d'une opportunité énorme d'accroître leurs investissement pour répondre à ce très réel besoin. Nous devons utiliser cette analyse de marché pour encourager la mise au point d'outils de diagnostic précis, abordables et faciles à utiliser pour les pays en développement. »

Avec ce rapport, c'est la première fois qu'un réseau international de chercheurs et d'experts s'est penché sur le gamme entière des test disponibles sur le marché en ce qui concerne : la maladie active, l'infection latente, la résistance aux médicaments et la réponse au traitement. Le rapport a été financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et plus de 100 experts de la santé publique et de l'industrie y ont participé, ainsi que plusieurs organisations internationales.

Malgré l'accroissement du financement mondial de la lutte contre la tuberculose et l'émergence de partenariats public-privé pour soutenir le développement de produits, l'intérêt commercial pour les outils de diagnostic de la tuberculose a été limité par le manque d'information sur la taille et la nature du marché du diagnostic de la tuberculose, surtout dans le monde en développement, remarque le rapport. La plupart des test récemment mis au point servent des laboratoires de haute technicité dans les pays industrialisés, qui comptent moins de 5 % de la totalité des cas de tuberculose recensés dans le monde.

« Le monde a un urgent besoin de nouveaux outils de diagnostic sûrs et abordables pour simplifier la détection des cas, » a déclaré le Dr Mario Raviglione, Directeur à l'OMS du Département Halte àla tuberculose. « En dépit des progrès scientifiques qui font rapidement évoluer d'autres domaines, la plupart des tuberculeux de notre planète n'ont accès qu'à l'observation au microscope traditionnelle qui nécessite des tests répétés, qui risque de passer à côté de la moitié des cas et qui fonctionne particulièrement mal dans le cas de patients co-infectés par le VIH »

Rien que dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, on effectue chaque année plus de 66 millions d'examens microscopiques des frottis, 39 millions de radiographies du thorax et 8.5 millions de cultures sur des patients soupçonnés d'être infectés par la tuberculose - au moyen de technologies mises au point il y a 50 ou 100 ans. Le rapport a mis en évidence des variations régionales spectaculaires en matière de dépistage, la Russie, l'Inde et l'Afrique du Sud totalisant 91 % des cultures du germe de la tuberculoses effectuées dans les pays endémiques, alors que l'Asie représente près de 68 % du marché mondial de la radiographie du thorax.

Comparé à ceux des vaccins et des médicaments, le coût de la mise au point de nouveaux outils de diagnostic et de l'adaptation de ceux qui existent déjà est relativement faible - environ 1-10 millions de dollars par plate-forme technologique, observe la rapport. Il extrapole une demande de sept produits hypothétiques susceptibles d'être mis au point grâce à un investissement de cet ordre de grandeur.

Un test capable de détecter une infection latente et de prédire sa progression vers une maladie active pourrait trouver la plus grande utilisation, avec un marché potentiel de quelque 204 millions d'évaluations de patients par an, conclut le rapport en soulignant : « Un tel test, s'il est largement mise en ouvre et accompagné d'un Le traitement efficace, pourrait révolutionner la lutte contre la tuberculose.

Des marchés importants existent également en matière de :

- dépistage aux points de service - (cliniques et postes sanitaires) avec un marché potentiel de quelque 79 millions d'évaluations de patients par an.

- technologies de 'remplacement' moins révolutionnaires pour l'observation de frottis, la culture et les tests de pharmacosensibilité. Leurs marchés potentiels sont respectivement de 49 millions, 20 millions et 23 millions d'évaluations de patients par an.

Jean-Francois de Lavison, Président du Syndicat de l'industrie du diagnostic in vitro, a qualifié le rapport de « révolutionnaire »,soulignant qu'il « expose clairement les problèmes qui entourent les test existants et explique de quels genres d'outils de diagnostic améliorés on a besoin et où leur impact pourrait être le plus important. »

TDR collabore avec ses parrains que sont l'UNICEF, le PNUD, la Banque mondiale et l'Organisation Mondiale de la Santé, ainsi qu'avec des partenariats public-privé tels que FIND, pour aider à coordonner une approche en matière de recherche en santé qui serve les pays en développement. FIND est une organisation à but non-lucratif qui se consacre exclusivement à la mise au point de tests de diagnostic rapides,précis et abordables pour les maladies liées à la pauvreté dans le monde en développement.

A propos de TDR. Le programme spécial de recherche et de développement concernant les maladies tropicales (TDR) est un programme mondial de collaboration scientifique créé en 1975 et patronné par l'organisation mondiale de la Santé, la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance. Il est basé à Genève, en Suisse. Il met l'accent sur la recherche portant sur les maladies négligées qui touchent les pauvres, dans le but d'améliorer les approches existantes et de mettre au point de nouveaux moyens de prévenir, diagnostiquer, traiter et combattre ces maladies.

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