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06/01/2007

Guerre Sino Américaine dans l'impasse.

E-kiosk le 6 janvier 2007

Proposé par martingrall

Chacun ses peurs, la mienne est la guerre dans des pays dont la seule faute serait de devenir le champ de bataille de pays belligérants bien à l'aise dans leur maison blanche ou de briques roses. Pour être plus clair, ma phobie est de faire de l'Afrique le chant de mort de la Chine et des Etats-unis d'Amérique pour une seul ambition commerciale. Je déplore l'absence de la France comme tout à chacun, je ne me résigne pas à ce que l'Europe fasse de même.

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La semaine passée les Etats-Unis et la Chine sont intervenus pour stabiliser temporairement la Somalie. Aujourd'hui je reçois cette information.

de Jim Fisher-Thompson
Washington - Ancien ambassadeur des États-Unis en Éthiopie et actuellement professeur auxiliaire de l'université George Washington, M. David Shinn, va se rendre prochainement à Pékin pour étudier les relations entre la Chine et l'Afrique et leur incidence sur la politique étrangère des États-Unis.

Il est prévu qu'une équipe de chercheurs de l'université se joigne à lui lors de prochains séjours afin d'y rencontrer des homologues chinois et de se pencher sur les grandes questions de politique étrangère, a-t-il précisé lors de l'interview qu'il a accordée à l'USINFO le 29 décembre.

M. Shinn collabore à cet effet avec un étudiant, M. Joshua Eisenman, qui parle mandarin et qui prépare un doctorat d'études chinoises à l'université de la Californie à Los Angeles. Leur projet de recherche est financé parune fondation bénéficiant de l'appui du Conseil américain de politique étrangère.

Le moment est opportun, selon lui, pour entreprendre une étude de grande portée sur la politique, les stratégies et les objectifs de la Chine en ce qui concerne l'Afrique, et les conclusions de son étude devraient être informatives aussi bien pour les politiciens que pour le grand public.

« Un dialogue plus ouvert entre les Américains et les Chinois concernant leur politique africaine respective devrait réduire la possibilité de confusion et les risques de mauvais calculs du fait d'une analyse erronée ou incomplète des intérêts et des intentions de chacun des deux pays », a-t-il expliqué.

Après avoir terminé leurs travaux en Chine, M. Shinn et M. Eisenman se rendront dans six pays africains. Ils envisagent de rendre compte de leurs observations dans un livre, un document de politique générale et plusieurs articles, ainsi que d'organiser une conférence d'une journée à Washington.

En décembre, l'ancien diplomate avait évoqué les relations sino-africaines et leur incidence sur les intérêts américains lors d'un discours prononcé à New York pendant la conférence 2006 du Conseil Oxford-Uehiro-Carnegie.

« Il est important de comprendre que, pratiquement dans tous les aspects de ses relations avec l'Afrique, la Chine jouit en général d'une bonne réputation en Afrique, notamment en matière de commerce et d'investissement », avait-il fait remarquer. Ce pays, avait-il ajouté, est à l'heure actuelle le troisième partenaire commercial de l'Afrique, après les États-Unis et la France, et les échanges entre la Chine et l'Afrique ont représenté 40 milliards de dollars en 2005 et devraient atteindre 100 milliards de dollars d'ici à 2010.

Une partie de l'attrait pour les États africains des relations avec la Chine est due au fait qu'il n'existe pas de passé colonial entre eux. « Dans certains cas, notamment en Afrique australe, les liens étroits avec la Chine datent de la solidarité avec les mouvements nationaux d'indépendance.
Les Africains considèrent la Chine comme un pays en développement – bien qu'elle ait un siège au Conseil de sécurité de l'ONU - un pays qui cherche à renforcer les liens entre les États de l'hémisphère sud », a-t-il expliqué.

La Chine, pour sa part, « se considère comme une puissance mondiale et un chef de file des pays en développement ». Et, pour des raisons aussi bien politiques qu'économiques, ce pays tient à cultiver de bonnes relations avec les 53 pays d'Afrique, a-t-il souligné.

La Chine, d'un point de vue africain

Si, en Occident, nombreux sont ceux qui sont gênés pas l'indifférence manifestée par la Chine en ce qui concerne les atteintes aux droits de l'homme en Afrique, il est important, selon M. Shinn, de considérer les choses d'un point de vue africain.

Par exemple, l'ambassadeur de la Sierra Leone en Chine, a-t-il expliqué, a récemment résumé la position de nombreux pays africains à propos du rôle de la Chine en Afrique lorsqu'il a déclaré : « Les Chinois font davantage que le G8 pour mettre fin à la pauvreté. Si un pays du G8 (qui comprend l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie) propose un projet pour la Sierra Leone, il faut faire une évaluation de son impact sur l'environnement, de la situation en matière de droits de l'homme et de la gouvernance. Les Chinois, quant à eux, se mettent directement au travail et n'exigent rien. Je ne dis pas que c'est une bonne chose, mais simplement que les investissements chinois donnent de bons résultats parce qu'ils ne sont pas assortis de critères trop stricts. »

Les relations entre la Chine et certains pays africains ne sont pas sans heurts pour autant, a précisé M. Shinn. « Les sentiments anti-chinois semblent s'accroître au niveau local lorsque les projets chinois emploient de nombreux Chinois et que des commerçants chinois accroissent leur part du marché africain. Par exemple, le nombre de migrants chinois serait de 30.000 en Zambie et de 300.000 en Afrique du Sud. ».

Si le gouvernement des États-Unis estime inquiétant l'appui que la Chine apporte à des régimes répressifs dans des pays tels que le Soudan et le Zimbabwe, il ne considère pas cependant que les investissements chinois en Afrique constituent une menace.

C'est ainsi que, en décembre 2005, après s'être entretenue à Pékin avec de hauts responsables chinois, la sous-secrétaire d'État américaine aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a déclaré qu'elle ne pensait pas que les intérêts ou l'engagement de la Chine en Afrique étaient « en concurrence directe » avec ceux des États-Unis. « Je pense que la Chine a autant le droit de jouer un rôle en Afrique que n'importe quel autre pays, et ce n'est pas les occasions de faire le bien qui manquent dans ce continent », a-t-elle dit à cette occasion.

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