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12/01/2007

20.000 soldats supplémentaires en Irak

M. Bush annonce l'envoi de plus de 20.000 soldats supplémentaires en Irak

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De Stephen Kaufman - N-Y- Lors de l'allocution télévisée à la nation qu'il a prononcée le 10 janvier, le président Bush a annoncé l'envoi en Irak de 5 brigades supplémentaires de l'armée de terre américaine qui seraient chargées d'apporter un soutien aux opérations de l'armée irakienne à Bagdad et dans ses environs, ainsi que l'envoi dans la province d'Anbar de 2 brigades des marines qui participeraient aux opérations menées contre le réseau Al-Qaïda.

L'envoi de plus de 20.000 soldats supplémentaires en vue d'apporter un soutien au plan irakien de sécurité, a-t-il expliqué, « changera la voie suivie par les États-Unis en Irak » et les aidera à réussir dans la lutte contre le terrorisme.

Le maintien de la sécurité, a-t-il dit, est la question prioritaire la plus urgente, en particulier à Bagdad car 80 % des actes de violence d'origine religieuse se produisent dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour de la capitale.

Les 5 brigades de l'armée de terre des États-Unis resteront sous commandement américain, mais ouvreront de concert avec les forces irakiennes qui sont chargées de faire des patrouilles, d'établir des points de contrôle et de montrer aux habitants de la capitale qu'elles assurent la sécurité.

Les 2 brigades des marines viendront en aide aux forces irakiennes et aux tribus sunnites de la province d'Anbar qui résistent aux tentatives d'Al-Qaïda d'y établir sa base d'opération en Irak.

Le président a imputé l'échec des tentatives précédentes d'assurer la sécurité à Bagdad à l'insuffisance du nombre de soldats irakiens et américains disponibles pour maintenir la sécurité dans les quartiers d'où l'on avait chassé les forces des terroristes et des insurgés, ainsi qu'au trop grand nombre de restrictions imposées aux soldats. Les commandants des forces armées américaines, a-t-il dit, ont indiqué que le nouveau plan irakien de sécurité tenait compte de ces erreurs et qu'il était possible que ce plan donne des résultats. Les forces irakiennes et américaines pourront entrer dans des quartiers où ils n'avaient pu le faire auparavant du fait d'ingérences d'ordre politique et religieux.

Le premier ministre irakien, M. Nouri Al-Maliki, a fait remarquer M. Bush, a donné l'assurance qu'il ne tolérerait pas de telles ingérences.

Le gouvernement irakien compte prendre à sa charge le maintien de la sécurité dans toutes les provinces de l'Irak en novembre prochain, faire adopter par le Parlement des lois sur le partage des recettes pétrolières du pays, entreprendre des réformes politiques et consacrer 10 milliards de dollars à des projets de reconstruction et d'infrastructure.

Quelques heures avant l'allocution du président Bush, un haut responsable américain avait indiqué à la presse que le plan irakien était différent et meilleur que le précédent, car son exécution serait assurée principalement par les Irakiens ainsi que par les forces américaines supplémentaires qu'avaient demandées les responsables irakiens.

M. Bush a déclaré que les espoirs que les États-Unis nourrissaient à la fin de 2005 relativement à la possibilité de progrès politiques en Irak avaient été submergés en 2006 par la violence d'origine religieuse. La situation actuelle en Irak est « inacceptable pour le peuple américain et elle est inacceptable pour moi », a-t-il dit en ajoutant qu'il convenait de changer de stratégie et qu'il se reconnaissait responsable des erreurs commises.

Par ailleurs, il a indiqué que le gouvernement irakien était conscient du fait que l'engagement des États-Unis n'était pas illimité et que s'il ne tenait pas ses engagements, il perdrait le soutien aussi bien du peuple américain que du peuple irakien.

L'apport d'une nouvelle aide économique à l'Irak

Le président a également déclaré que la nouvelle stratégie comprendrait une aide économique supplémentaire et le doublement du nombre des équipes de reconstruction qui étaient chargées d'aider les Irakiens à remettre sur pied les administrations locales, à faciliter les mesures de réconciliation au niveau local et à fournir une aide économique aux collectivités locales.

Selon le haut responsable, M. Bush a tiré deux conclusions de ses consultations récentes et de son examen de la politique irakienne des États-Unis : il n'existe pas de solution magique pour résoudre instantanément les problèmes, et les États-Unis ne peuvent pas se permettre d'échouer en Irak.

Le président est d'avis que seuls les Irakiens peuvent mettre fin à la violence en décidant de vivre ensemble en paix et que le gouvernement irakien a élaboré un plan énergique pour le faire.

Les États voisins de l'Irak de tendance modérée ont tout intérêt à ce que ce pays réussisse, et il leur faut accroître leur soutien à son gouvernement d'unité nationale tout en s'engageant à mettre un terme à l'aide des extrémistes iraniens et syriens.

Des millions d'habitants du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud, a-t-il dit, en ont assez de la violence et veulent un avenir empreint de paix et prometteur pour leurs enfants. Ils tournent leur regard vers l'Irak pour voir si les États-Unis vont se retirer ou défendre le peuple irakien.

La victoire en Irak, a-t-il souligné, permettra « le fonctionnement d'une démocratie qui maintient l'ordre sur son territoire, qui fait respecter la loi, qui garantit les libertés publiques fondamentales et qui tient compte de la volonté nationale du pays ».

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