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12/01/2007

L'allocution du président Bush à la nation sur l'Irak

La Maison-Blanche Bureau du secrétaire de presse 10 janvier 2007

L'allocution du président Bush à la nation sur l'Irak

Bonsoir. Ce soir, en Irak, les forces armées des États-Unis sont engagées dans une lutte qui sera déterminante pour la direction que prendra la guerre mondiale contre le terrorisme et pour notre sécurité ici-même aux
États-Unis. La nouvelle stratégie que j'expose ce soir va changer le cap de l'Amérique en Irak et nous aidera à remporter la lutte contre le terrorisme.


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Lorsque je vous ai parlé, il y juste un an, 12 millions d'Irakiens avaient voté en faveur d'une nation unie et démocratique. Les élections de 2005 ont été une réalisation remarquable. Nous pensions que ces élections rassembleraient les Irakiens et que, au fur et à mesure que nous assurerions la formation des forces de sécurité irakiennes, nous pourrions accomplir notre mission avec moins de soldats américains.
Cependant, c'est l'opposé qui s'est produit en 2006. La violence en Irak, notamment à Bagdad, a anéanti les gains que les Ikakiens avaient réalisés au plan politique. Les terroristes d'Al-Qaïda et les insurgés sunnites ont
reconnu le danger mortel que les élections en Irak représentaient pour leur cause, et ils ont réagi en commettant d'horribles actes meurtriers contre d'innocents Irakiens. Dans le cadre d'un effort prémédité visant à pousser
la population chiite à exercer des représailles, ils ont fait sauter l'un des lieux les plus saints de l'islam chiite : la Mosquée dorée de Samarra. Leur stratégie a été couronnée de succès. Des éléments radicaux chiites, certains appuyés par l'Iran, ont constitué des escadrons de la mort. Il en a résulté un cercle vicieux de violence interconfessionnelle qui se poursuit à ce jour.

La situation en Irak est inacceptable pour le peuple américain, et elle est inacceptable pour moi. Nos soldats, en Irak, se sont battus avec courage. Ils ont fait tout ce que nous leur avons demandé de faire. Là où des erreurs ont été commises, c'est à moi qu'en revient la responsabilité.
Il est évident qu'il nous faut changer notre stratégie en Irak. C'est la raison pour laquelle mes collaborateurs en matière de sécurité nationale, mes commandants militaires et mes diplomates se sont livrés à une
évaluation exhaustive de la situation. Nous avons eu des consultations avec des membres du Congrès des deux partis, avec nos alliés à l'étranger, et avec d'éminents spécialistes extérieurs. Nous avons bénéficié des recommandations réfléchies du Groupe d'étude sur l'Irak, un groupe au sein duquel les deux partis étaient représentés et que dirigeait l'ancien secrétaire d'État, M. James Baker, et un ancien parlementaire, M. Lee
Hamilton. Lors de nos discussions, nous nous sommes accordés pour dire qu'il n'y avait pas de formule magique pour la réussite en Irak. Et un message s'est fait entendre clairement : un échec en Irak serait une catastrophe pour les États-Unis.

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Les conséquences d'un échec sont claires : les extrémistes islamiques monteraient en puissance et gagneraient de nouvelles recrues. Ils seraient en meilleure position pour renverser des gouvernements modérés, créer le
chaos dans la région et utiliser les revenus du pétrole pour financer leurs ambitions. L'Iran s'enhardirait dans sa quête d'armes nucléaires. Nos ennemis disposeraient d'un havre de sécurité à partir duquel ils pourraient
préparer et lancer des attaques contre le peuple américain. Le 11 septembre 2001, nous avons constaté ce qu'un refuge pour extrémistes à l'autre bout du monde pouvait faire dans les rues de nos propres villes. Pour la
sécurité de notre peuple, l'Amérique doit réussir en Irak.

La priorité la plus urgente pour réussir en Irak, c'est la sécurité, notamment à Bagdad. Quatre-vingts pour cent de la violence sectaire en Irak se produit dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres de la capitale. Cette violence coupe Bagdad en des enclaves sectaires et ébranle la confiance de tous les Irakiens. Seuls les Irakiens peuvent mettre fin à cette violence et assurer la sécurité de leur peuple. Et leur gouvernement a fait part d'un plan agressif pour y parvenir.

Les efforts que nous avons déployés par le passé pour garantir la sécurité à Bagdad ont échoué pour deux raisons principales : il n'y avait pas suffisamment de soldats irakiens et américains pour garantir la sécurité des quartiers qui avaient été débarrassés des terroristes et des insurgés, et trop de restrictions étaient imposées aux soldats que nous avions. Nos commandants militaires ont étudié le nouveau plan irakien pour s'assurer qu'il tenait compte de ces erreurs. Ils ont conclu par l'affirmative. Ils disent aussi que ce plan peut réussir.

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Permettez-moi de vous exposer les principaux éléments de cette initiative :
le gouvernement irakien va nommer un nouveau commandant militaire et deux
commandants adjoints qui seront chargés de la capitale. Le gouvernement
irakien va déployer des brigades de son armée et de la police nationale
dans l'ensemble des neuf circonscriptions que compte Bagdad. Lorsque le
déploiement de ces forces sera complet, il y aura 18 brigades de l'armée et
de la police nationale attachées à l'exécution de cet effort aux côtés de
la police locale. Ces forces irakiennes travailleront à partir de
commissariats de police locaux ; elles feront des patrouilles et
organiseront les postes de contrôle ; elles iront aussi de porte en porte
afin de s'allier la confiance des habitants de Bagdad.

Il s'agit là d'un vigoureux engagement. Mais, pour qu'il réussisse, nos
commandants disent que les Irakiens auront besoin de notre aide. L'Amérique
va donc changer sa stratégie pour aider les Irakiens à mener à bien leur
campagne visant à juguler la violence sectaire et donner la sécurité à la
population de Bagdad. Cela exigera un accroissement du niveau des forces
américaines. J'ai donc affecté plus de 20.000 soldats américains
supplémentaires à l'Irak. La grande majorité de ces soldats - cinq brigades
- seront déployés à Bagdad. Ces soldats travailleront aux côtés d'unités
irakiennes et seront intégrés à leurs formations. Nos soldats auront une
mission bien définie : aider les Irakiens à nettoyer les quartiers et à y
assurer la sécurité ; les aider à protéger la population locale ; et aider
à faire en sorte que les forces irakiennes qui demeurent sur le terrain
soient capables d'assurer la sécurité dont Bagdad a besoin.

Nombreux seront les auditeurs de ce soir qui se poseront la question de
savoir pourquoi cet effort va réussir alors que les autres opérations
précédemment menées pour sécuriser Bagdad ont échoué. Les différences sont
les suivantes : lors des précédentes opérations, les forces irakiennes et
américaines ont débarrassé de nombreux quartiers des terroristes et des
insurgés qui s'y trouvaient, mais lorsque nos forces ont quitté les lieux
pour poursuivre leur travail ailleurs, les tueurs sont revenus. Cette
fois-ci, les effectifs seront adéquats pour tenir les zones qui ont été
déblayées. Lors de précédentes opérations, les interventions politiques et
sectaires ont empêché les forces irakiennes et américaines de se rendre
dans les quartiers qui abritaient les auteurs de violence. Cette fois-ci,
les forces irakiennes et américaines auront le feu vert pour aller dans ces
quartiers, et le premier ministre Maliki a promis que les ingérences
politiques et sectaires ne seraient pas tolérées.
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J'ai dit clairement au premier ministre et aux autres chefs de file
irakiens que l'engagement des États-Unis n'était pas illimité. Si le
gouvernement irakien ne remplit pas ses promesses, il perdra l'appui du
peuple américain.

Et il perdra aussi l'appui du peuple irakien. Le moment est venu d'agir. Le
premier ministre le sait. Voici ce qu'il a dit à son peuple la semaine
dernière : « Le plan de sécurité pour Bagdad n'offrira de refuge à aucun
hors-la-loi, quelle que soit son appartenance sectaire ou politique. »

Cette nouvelle stratégie n'aura pas pour résultat de mettre immédiatement
fin aux attentats-suicides, aux assassinats, ou aux attaques reposant sur
l'utilisation d'engins explosifs artisanaux. Nos ennemis, en Irak, ne
ménageront aucun effort pour s'assurer que nos écrans de télévision soient
couverts d'images de mort et de souffrance. Il n'en demeure pas moins qu'au
fur et à mesure que le temps passera, nous pouvons nous attendre à voir les
soldats irakiens pourchasser les meurtriers, à voir le nombre des actes de
terrorisme diminuer, et à voir la confiance et la coopération des habitants
de Bagdad s'accroître. Lorsque cela se produira, la vie quotidienne
s'améliorera, les Irakiens auront confiance dans leurs dirigeants, et le
gouvernement aura l'espace nécessaire pour faire des progrès dans d'autres
domaines cruciaux. La plupart des Sunnites et des Chiites d'Irak veulent
vivre ensemble en paix, et le fait de réduire la violence à Bagdad aidera à
rendre une réconciliation possible.

Une stratégie couronnée de succès en ce qui concerne l'Irak va au-delà des
opérations militaires. Les Irakiens doivent constater que les opérations
militaires s'accompagnent d'améliorations visibles dans leurs quartiers et
dans leurs communautés. L'Amérique va donc tenir le gouvernement irakien
responsable d'atteindre les jalons qu'il a annoncés.

Pour établir son autorité, le gouvernement irakien entend assumer la
responsabilité de la sécurité dans l'ensemble des provinces d'Irak d'ici au
mois de novembre. Pour donner à chaque Irakien un enjeu dans l'économie du
pays, l'Irak va adopter des lois portant sur le partage des revenus du
pétrole entre tous les Irakiens. Pour montrer qu'il est attaché à améliorer
le sort de la population, le gouvernement irakien consacrera 10 milliards
de dollars de ses propres fonds à la reconstruction et à des projets
d'infrastructure qui créeront de nouveaux emplois. Pour donner plus de
pouvoirs aux dirigeants locaux, les Irakiens envisagent d'organiser des
élections provinciales un peu plus tard cette année. Et pour permettre à
plus d'Irakiens de participer à nouveau à la vie politique de la nation, le
gouvernement va réformer les lois sur la débaathification et mettre en
place des procédures équitables en ce qui concerne la considération
d'amendements à la Constitution irakienne.

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Les États-Unis vont changer leur stratégie pour aider le gouvernement
irakien alors qu'il ouvre en vue d'atteindre ces jalons. Ainsi que le
suggèrent les recommandations du Groupe d'étude sur l'Irak, nous allons
accroître le nombre des conseillers américains intégrés aux unités de
l'armée irakienne et adjoindre une brigade de soldats de la coalition à
chaque division de l'armée irakienne. Nous allons aider les Irakiens à
élaborer une armée plus importante et mieux équipée, et nous allons
accélérer la formation des forces irakiennes, une tâche qui demeure
l'essentiel de la mission des États-Unis en Irak en matière de sécurité.
Nous allons donner à nos commandants et (employés) civils davantage de
souplesse pour dépenser les fonds réservés à l'aide économique. Nous allons
doubler le nombre des équipes attachées à la reconstruction dans les
provinces. Ces équipes rassemblent des spécialistes militaires et civils
afin d'aider les collectivités locales d'Irak à rechercher la
réconciliation, renforcer les modérés et accélérer la transition vers une
plus grande autonomie. La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, va par
ailleurs bientôt nommer un coordonnateur pour la reconstruction à Bagdad
afin de garantir de meilleurs résultats aux fonds réservés à l'aide
économique à l'Irak.

Alors que nous ferons ces changements, nous continuerons de pourchasser
Al-Qaïda et les combattants étrangers. Le réseau Al-Qaïda est encore actif
en Irak. Sa base d'opération est la province d'Anbar. Il a contribué à
faire de cette province la région la plus violente de l'Irak en dehors de
la capitale. Un document d'Al-Qaïda que l'on a saisi décrit les plans des
terroristes de s'infiltrer dans cette province et d'en prendre le contrôle,
ce qui rapprocherait Al-Qaïda de la réalisation de son objectif consistant
à détruire la démocratie en Irak, à créer un empire islamique extrémiste et
à lancer de nouvelles attaques contre les Etats-Unis sur notre territoire
et à l'étranger.

Nos forces armées dans la province d'Anbar tuent et capturent les chefs
d'Al-Qaïda, et elles protègent la population locale. Récemment, des chefs
de tribus locales ont commencé de se montrer disposés à s'attaquer à
Al-Qaïda. Il s'ensuit que nos commandants estiment que nous avons
l'occasion de porter un coup grave aux terroristes. J'ai donc donné l'ordre
d'augmenter les forces américaines dans la province d'Anbar en y envoyant
4.000 soldats de plus. Ces soldats oeuvreront de concert avec les forces
irakiennes et tribales pour maintenir la pression sur les terroristes. Les
soldats hommes et femmes des Etats-Unis ont privé Al-Qaïda de son refuge en
Afghanistan, et nous ne le laisserons pas en créer un autre en Irak.

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La réussite en Irak exige aussi que l'on défende son intégrité territoriale
et que l'on stabilise la région face aux défis des extrémistes. Il s'agit
de commencer par l'Iran et la Syrie. Ces deux pays permettent aux
terroristes et aux insurgés de se servir de leur territoire pour entrer en
Irak et pour en sortir. L'Iran fournit un soutien matériel pour les
attaques dirigées contre les soldats américains. Nous allons mettre fin aux
attaques contre nos forces et empêcher l'apport du soutien provenant de
l'Iran et de la Syrie. En outre, nous allons rechercher et détruire les
réseaux qui fournissent des armes perfectionnées et un entraînement à nos
ennemis en Irak.

Nous prenons aussi d'autres mesures pour renforcer la sécurité de l'Irak et
pour protéger les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient. J'ai récemment
donné l'ordre de dépêcher dans la région un autre porte-avions avec un
groupe d'intervention. Nous allons augmenter les échanges de renseignements
et déployer des systèmes Patriot de défense aérienne pour rassurer nos amis
et nos alliés. Nous allons ouvrer de concert avec les gouvernements turc et
irakien pour les aider à résoudre leurs problèmes transfrontaliers. Enfin,
nous allons coopérer avec d'autres pays pour empêcher l'Iran d'obtenir des
armes nucléaires et de dominer la région.

Nous ferons appel à toute la gamme des ressources diplomatiques des
Etats-Unis pour que les pays du Moyen-Orient apportent leur soutien à
l'Irak. Des pays tels que l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Jordanie et les
pays du golfe Persique doivent comprendre qu'une défaite américaine en Irak
créerait un nouveau refuge pour les extrémistes et qu'elle constituerait
une menace stratégique pour leur survie. Ces pays ont un enjeu dans la
réussite d'un Irak en paix avec ses voisins, et ils doivent accroître leur
soutien au gouvernement irakien d'unité nationale. Nous approuvons l'appel
du gouvernement irakien en faveur d'un pacte international prévoyant une
nouvelle aide économique en échange de plus grandes réformes économiques.
Vendredi, la secrétaire d'Etat, Mme Rice, partira au Moyen-Orient pour
mobiliser un soutien en faveur de l'Irak et pour poursuivre les démarches
diplomatiques urgentes qui sont nécessaires à l'instauration de la paix au
Moyen-Orient.
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L'enjeu qui se présente dans tout le Moyen-Orient élargi dépasse le cadre
d'un simple conflit armé. Il s'agit de la lutte idéologique décisive de
notre temps. D'un côté il y a ceux qui croient en la liberté et en la
modération. De l'autre, il y a les extrémistes qui tuent les innocents et
proclament leur intention de détruire notre mode de vie. En fin de compte,
le moyen le plus réaliste de protéger le peuple américain consiste à
fournir une alternative porteuse d'espoir face à l'idéologie haineuse de
l'ennemi, en faisant progresser la liberté dans une région en difficulté.
Les Etats-Unis ont tout intérêt à se ranger aux côtés des hommes et des
femmes courageux qui risquent leur vie pour revendiquer leur liberté et à
les aider à bâtir des sociétés justes et optimistes à travers le
Moyen-Orient.

De l'Afghanistan au Liban et aux Territoires palestiniens, des millions de
gens ordinaires en ont assez de la violence et désirent un avenir de paix
et de progrès pour leurs enfants. Et ils observent l'Irak, en se posant la
question suivante : l'Amérique se retirera-t-elle et cédera-t-elle l'avenir
de ce pays aux extrémistes ou restera-t-elle aux côtés des Irakiens qui ont
pris le parti de la liberté ?

Les changements que je vous ai présentés ce soir visent à assurer la survie
d'une jeune démocratie qui se bat pour son existence dans une partie du
monde revêtant une importance énorme pour la sécurité des Etats-Unis. Je
tiens à le dire clairement : les terroristes et les insurgés en Irak sont
sans conscience et ils feront de l'année qui vient une période sanglante et
violente. Même si notre nouvelle stratégie fonctionne exactement comme
prévu, les actes de violence meurtrière vont continuer, et nous devons nous
attendre à plus de victimes irakiennes et américaines. Il s'agit de savoir
si notre stratégie nous conduira plus avant sur la voie du succès. Pour ma
part, je suis persuadé qu'elle le fera.

La victoire ne ressemblera pas à celles que réalisèrent nos pères et nos
grands-pères. Il n'y aura pas de cérémonie de reddition sur le pont d'un
cuirassé. Mais la victoire en Irak amènera quelque chose de nouveau au
monde arabe : une démocratie effective qui assure l'ordre sur son
territoire, applique la loi, respecte les libertés humaines fondamentales
et répond aux attentes de son peuple. Un Irak démocratique ne sera pas
parfait. Mais ce sera un pays qui combattra les terroristes au lieu de les
héberger, et qui contribuera à assurer un avenir de paix et de sécurité à
nos enfants et à nos petits-enfants.
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Cette nouvelle approche a été décidée à la suite de consultations avec le
Congrès sur les différentes lignes d'action que nous pourrions adopter en
Irak. Beaucoup de membres craignent que les Irakiens ne deviennent trop
dépendants à l'égard des Etats-Unis et ils souhaitent que notre politique
soit centrée sur la protection des frontières irakiennes et la chasse à
Al-Qaïda. Leur solution est de réduire les efforts des Etats-Unis à Bagdad
ou d'annoncer le retrait progressif de nos forces de combat. Nous avons
soigneusement étudié ces propositions. Et nous avons conclu qu'un retrait
maintenant provoquerait l'effondrement du gouvernement irakien, déchirerait
le pays et déclencherait un massacre d'une dimension inimaginable. Un tel
scénario obligerait nos troupes à rester en Irak encore plus longtemps et à
affronter un ennemi encore plus redoutable. Si, en revanche, nous
augmentons notre soutien en cette période cruciale et aidons les Irakiens à
briser le cycle actuel de violence, nous pourrons hâter le jour où nos
soldats commenceront à rentrer chez eux.

Au cours des jours à venir, mon équipe de sécurité nationale va exposer en
détail au Congrès notre nouvelle stratégie. Si les membres y apportent des
améliorations réalisables, nous les appliquerons. Si les circonstances
changent, nous nous y adapterons. Des personnes honorables peuvent avoir
des points de vue divergents, et elles exprimeront leurs critiques. Il est
normal que nos vues soient examinées. Et tous les participants ont le
devoir d'expliquer comment la voie qu'ils proposent aura de meilleures
chances de réussir.

En agissant sur les bons conseils du sénateur Joe Lieberman et d'autres
membres clés du Congrès, nous formerons un nouveau groupe de travail
bipartite qui nous aidera à dépasser les clivages politiques pour remporter
la guerre contre le terrorisme. Ce groupe se réunira régulièrement avec moi
et avec mon gouvernement ; il aidera à renforcer nos relations avec le
Congrès. Nous pouvons commencer par travailler ensemble à accroître la
taille de l'armée d'active et du Corps des marines afin que notre pays ait
les forces armées dont il a besoin au XXIe siècle. Il nous faut aussi
examiner les moyens de mobiliser des civils américains talentueux pour les
envoyer à l'étranger, où ils pourront aider à bâtir des institutions
démocratiques dans des collectivités et des nations qui se relèvent d'une
guerre ou d'une tyrannie.

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En ces temps dangereux, les Etats-Unis ont la chance providentielle d'avoir
des hommes et des femmes désintéressés et désireux de se présenter pour
nous défendre. Ces jeunes Américains comprennent que notre cause en Irak
est noble et nécessaire, et que la promotion de la liberté constitue
l'appel de notre époque. Ils servent leur pays loin de leur famille qui
accepte en silence les sacrifices des jours de fête solitaires et des
places vides à l'heure du dîner. Ils ont vu leurs camarades donner leur vie
pour assurer notre liberté. Nous pleurons la mort de chaque Américain tombé
au combat, et nous leur devons de construire un avenir digne de leur
sacrifice.

Mes chers concitoyens, l'année qui vient exigera plus de patience, de
sacrifices et de détermination. Il serait tentant de penser que l'Amérique
peut esquiver les fardeaux de la liberté. Mais les périodes d'épreuve
révèlent le caractère d'une nation. Et tout au long de leur histoire, les
Américains ont toujours défié les pessimistes et trouvé la justification de
leur foi en la liberté. A présent, les Etats-Unis sont engagés dans une
nouvelle lutte qui marquera la voie pour un siècle nouveau. Nous sommes
capables de l'emporter, et nous l'emporterons.

Nous allons de l'avant confiants que l'Auteur de la liberté nous guidera à
travers ces heures d'épreuve. Merci, et bonne nuit.

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Commentaires

salam pour ceux qui méritent c'est trés ihumain ce qui se passe en irak et c'est dieu seul et les iakiens qui peuvent sauver les irakiens faces au monfautisme du monde arabe, la .... pour l'amérique et tous ceux qui l'aide , allah .............................................

Écrit par : amira | 01/07/2007

Saddam n'est plus là alors elle est où la paie ! il est le grand pays Irakien ? où est passé le monde arabe et le monde occidental pour parler de liberté de civilisation ! l'horreur continu mais personne ne bouge !! les médias nous ferment les yeux avec les love story et les vies de stars alors que le monde va très mal ! les guerres les nucléairs !! capitalisme et pouvoir !! il est l'interet exterminer le monde entier et garder que les gens bien comme les Bushistes ou bien encore les Sarkozistes enfin !! et pourtant j'ai l'impression que la deuxième guerre a été juste un mensonge vu que personne ne réagis !!
Pour finir je dirai tout simplement Allah Akbar Allah Akbar Allah Akbar
Inna li Lah ou ina ilayhi rajioune - On est à Dieu et c'est chez lui qu'on retournera !!
Merci de montrer la réalité de ce qui se passe près de nous à quelques heures d'avion !! bonne continuation et que Dieu vous protège !!

Écrit par : Paix | 23/08/2007

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