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24/03/2007

Deux singes pour une planète.

Les É.-U. cherchent à restreindre les capacités économiques et diplomatiques de l'Iran.

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Oui mais nous de dos, on vote pour lequel des deux singes avec les médailles.

Proposé par martingrall

De David Shelby - Washington - Les États-Unis voient la main de l'Iran dans chacune des quatre grandes crises qui secouent actuellement le Moyen-Orient et sont résolus à limiter la capacité de Téhéran d'exercer son influence néfaste, a déclaré un haut responsable du département d'État, M. Nicholas Burns.

Sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, M. Burns a résumé, lors
d'une conférence organisée le 21 mars par la Société Rand, les principaux
défis de politique étrangère qui se posaient dans la région : l'insécurité
continue en Irak, les efforts du Hezbollah en vue de renverser le
gouvernement démocratiquement élu au Liban, la montée dans les Territoires
palestiniens de forces opposées au processus de paix avec Israël, et le
programme nucléaire iranien.

« Nos efforts, depuis un an ou deux, consistent à appliquer une politique
assez exhaustive visant à émousser, limiter et endiguer la capacité de
l'Iran de connaître le succès dans ces quatre domaines », a déclaré M.
Burns. « Nous l'avons appliquée en nous efforçant d'exercer de multiples
points de pression contre les Iraniens, et par cela je veux dire une
pression diplomatique et économique destinée à les contraindre à recalculer
le prix de leurs ambitions. »

L'adoption de sanctions des Nations unies contre le programme nucléaire
iranien est l'un des éléments centraux de cette politique. Dans une
résolution adoptée le 23 décembre 2006, le Conseil de sécurité de l'ONU a
adopté une première série de sanctions contre l'Iran et exigé la cessation
de ses activités d'enrichissement de l'uranium. M. Burns a bon espoir que
le Conseil adoptera sans tarder une deuxième résolution pour répondre au
refus de l'Iran de se plier à ses exigences.

Cette nouvelle résolution « ouvrira de nouveaux types de sanctions », a dit
M. Burns. En sa forme actuelle, elle prévoit notamment : des sanctions
contre le commandement de la Garde révolutionnaire iranienne, qui contrôle
la plupart des programmes d'armement du pays ; des sanctions contre la
banque Sepah, banque de l'État qui finance les programmes d'armement ;
enfin, une mesure interdisant les exportations d'armes par l'Iran. Il est
également vraisemblable que cette résolution encouragera les États membres
de l'ONU à réduire leurs crédits d'exportation accordés à des entreprises
commerçant avec l'Iran.

M. Burns a ajouté que l'isolement de l'Iran augmentait aussi hors du cadre
du Conseil de sécurité. Il a notamment applaudi à la décision de la Russie
de suspendre sa participation à la construction de la centrale nucléaire de
Bouchehr (sud de l'Iran), qualifiant cette décision de « signal on ne peut
plus clair aux Iraniens : ce ne sera plus les affaires comme d'habitude, en
ce qui concerne Bouchehr ».

Cesser de « traiter comme d'habitude » avec l'Iran est également le mot
d'ordre que les États-Unis cherchent à faire passer aux institutions
financières internationales, a déclaré M. Burns à la commission bancaire du
Sénat ce même jour.

Le ministère américain des finances a interdit à deux grandes banques
iraniennes d'effectuer des transactions en dollars en raison de leurs liens
avec le terrorisme et la prolifération d'armes, et il demande aux
institutions financières internationales d'aller même au-delà de ces
restrictions monétaires pour cesser en fait toute activité avec l'Iran. Le
vice-ministre des finances chargé du terrorisme et du renseignement
financier, M. Stuart Levey, qui a rencontré les directeurs de plus de 40
grandes banques internationales, a déclaré aux sénateurs que la plupart de
ces dernières avaient accueilli favorablement la proposition des
États-Unis.

« Nombre de ces banques ont soit réduit considérablement soit cessé
entièrement leurs transactions liées à l'Iran, et ce de leur plein gré,
ayant conclu qu'elles ne souhaitaient pas être les banquiers d'un régime
qui dissimulait la vraie nature de ses affaires illicites », a déclaré M.
Levey.

M. Burns a indiqué que les États-Unis encourageaient également les
entreprises pétrolières et gazières à s'abstenir d'investir en Iran.

Selon lui, toutes ces mesures ont un effet certain sur l'économie
iranienne. « Il est clair que nous portons atteinte à ce que les Iraniens
prisent le plus : leur intégration aux marchés financiers et commerciaux du
monde. »

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