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13/04/2007

Règlement pacifique des massacres du Darfour?

Le Darfour n’inquiète pas nos concurrents à la présidentielle française, ni leurs supporters. Savent-ils seulement où il se situe, ho pas sur la carte, d’ailleurs les frontières n’existent pas, invisibles.

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Voir la carte sur Google Earth.

Proposé par martingrall
Reste les autres l’O.N.U. et les Américains. Ma crainte d’un good morning Vietnam fait des aller-retour. Hier, les Etats-Unis lancent un ultimatum commercial envers et contre la Chine pour piratage, non-respect de la libre concurrence infraction aux traités de l’OMC. Etats-Unis toujours hésitantes entre l’ultra libéralisme et le protectionnisme, entre nationalisme et partage. Et cette coopération Chine – Administration Bush quand au règlement « pacifique » du conflit, reste malgré tout à l'ordre du jour. En décidant de persuader le président soudanais Omar el-Béchir d’accepter le dépliement de force de l’O.N.U. en retenant les avoirs bancaires des belligérants et surtout des personnes qui ont des intérêts à massacrer des populations entières. Le Darfour est un autre Srebrenica ou le pétrole remplace les mines d’argent, mais où la drogue est une ressource identique pour les mêmes criminels responsables des massacres. Vous me direz, et ce à juste titre, que dans nos banlieues, c’est à peu près la même chose toutes proportions gardées, et que nous pourrions user des mêmes remèdes. Que très inspirés nos candidats pourraient en faire un petit copier-coller. Mais, toutes proportions gardées, reconnaître ce pourquoi les massacres du Darfour arrivent, comme il arriveront sur d’autres populations, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du sud, est un pas vers un règlement pacifique de la décolonisation, par l’implication de toutes les autres nations regroupées dans ce machin de plus en plus indispensable. L’O.N.U. Parce que sans ce TRUC ni les Américains ni les Chinois ne prendraient leurs meilleurs gants. Donc ce jour.

M. Natsios évoque la coopération chinoise sur le dossier du Darfour
Il propose au Sénat un « Plan B » de sanctions contre le Soudan.

Par Jim Fisher-Thompson
N-Y- La Chine coopère de plus en plus avec les États-Unis afin de
mettre fin à la violence au Darfour (Soudan). Par ailleurs, le président
Bush veut agir et est prêt à imposer des sanctions supplémentaires contre
le Soudan, a affirmé Andrew Natsios, l'envoyé spécial du président dans ce
pays.

Le 11 avril, il a déclaré devant la commission sénatoriale des relations
étrangères que les Chinois « ont régulièrement soutenu nos efforts de
règlement de la situation au Darfour par des moyens pacifiques et ont
publiquement encouragé le gouvernement de Khartoum » à autoriser le
déploiement au Darfour des soldats de la paix de l'Union africaine (UA) et
de l'ONU.

Cette coopération prend une importance croissante pour le président Bush
qui, selon M. Natsios, est « en colère » à cause du refus du président
soudanais Omar el-Béchir d'autoriser le déploiement de la force hybride
UA-ONU de maintien de la paix au Darfour, où la guerre civile fait rage
depuis 2003. Ce conflit a déjà fait 200.000 victimes et déplacé des
millions de personnes, a-t-il ajouté.

Le président de la commission sénatoriale des relations étrangères, Joseph
Biden, a demandé en quoi consistaient les nouvelles sanctions, appelées «
Plan B », et M. Natsios a répondu qu'elles visaient des sociétés et des
individus bien précis et qu'elles seraient imposées progressivement, en
fonction de l'évolution de la situation. Tout dépend en fait de ce que le
gouvernement soudanais décide de faire au sujet des soldats de la paix.

Il a précisé qu'aux Nations unies, il coopérait étroitement avec le
représentant permanent de la Chine, Wang Guangya, au sujet du Darfour. M.
Wang a, selon lui, joué un rôle clé dans la négociation d'un compromis en
novembre 2006 qui prévoyait le déploiement d'une force onusienne de
maintien de la paix plus importante au Darfour. Le président el-Béchir
avait à l'époque semblé accepter ce compromis.

De plus, durant une visite qu'il a récemment effectuée à Khartoum, le
président chinois, Hu Jintao, a encouragé le président el-Béchir à faire
preuve de plus de souplesse et à autoriser le déploiement de la force
hybride de l'UA et de l'ONU.

M. Natsios a ajouté que lorsqu'il s'était rendu à Pékin en janvier dernier,
il avait eu des entretiens « positifs » avec des responsables chinois,
notamment le conseiller d'État Tang Jiaxuan, et les vice-ministres des
affaires étrangères Cui Tiankai et Zhai Jun. M. Natsios leur a clairement
expliqué que les intérêts des États-Unis au Darfour étaient d'ordre
purement humanitaire.

Mais si la persuasion ne marche pas et que le gouvernement de Khartoum
demeure intransigeant, a ajouté M. Natsios, « nous comptons sur la Chine
pour s'associer à la communauté internationale et prendre des mesures plus
fermes ».

« Si nous constatons une détérioration de l'attitude et de la coopération
du gouvernement soudanais » à l'égard du déploiement des soldats de la paix
au Darfour et de l'endiguement des milices Djandjawids qui ont exercé la
majeure partie de la violence, alors les sanctions entreront en vigueur.

À ce jour, a expliqué M. Natsios, les mesures suivantes sont envisagées :

- Sanctions personnelles, y compris interdiction de voyager et confiscation
des avoirs d'un chef rebelle, « un extrémiste dangereux (...) qui fait
obstruction » au processus de paix au Darfour, et de deux criminels de
guerre « dont on pense qu'ils ont commis des atrocités ».

- Sanctions économiques contre 29 sociétés « très puissantes » dirigées par
le gouvernement soudanais et « par le truchement desquelles sont brassées
d'importantes sommes d'argent, particulièrement les revenus du pétrole ».
Ces sociétés seront affectées parce que toutes les transactions pétrolières
internationales sont effectuées en dollars et que, de ce fait, « elles
doivent passer par des banques américaines ».

- Nouvelles réglementations qui permettront de mieux appliquer les
précédentes sanctions prises par les États-Unis contre Khartoum, ainsi que
celles du plan B. Il s'agit de nouveaux mécanismes de supervision de la
circulation de fonds qui ont été conçus dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme et le trafic des stupéfiants.

M. Natsios a affirmé qu'il était persuadé que les sanctions du Plan B
auraient « un effet considérable » sur l'économie soudanaise parce que les
effets de sanctions du même type « se font déjà sentir sur l'économie de
l'Iran et de la Corée du Nord ».

À la question de savoir quand le Plan B serait mis en ouvre, M. Natsios a
répondu que les Nations unies avaient demandé un délai de deux à quatre
semaines afin de voir si l'actuelle série de négociations allait porter ses
fruits. « Par respect pour le secrétaire général de l'ONU, nous avons
accepté ce délai. Mais il est limité, et si nous continuons de constater
des tergiversations, alors ces nouvelles mesures seront mises en place. »

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