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19/04/2007

S’opposer au droit d’ingérence de l’O.N.U est un crime contre l’humanité

Proposé par martingrall. S’opposer au droit d’ingérence de l’O.N.U est un crime contre l’humanité! Un crime pour vente d'âmes. Le Darfour encore et toujours. Que peut-on ajouter à cette valse hésitation ! Si ce n’est que les dirigeants de pays pauvres vendent les morts qu’ils pourront présenter comme une facture pour travail accompli. Et c’est le cas du Soudan, comme cela se pratique ailleurs pas bien loin, le Benin et d’autres plus lointain, en temps et kilomètres « Un million de dollars le Viet » Ces vieillards, ses enfants, ses mères adolescentes, ces femmes violée, niées, abattues et décortiquées, morts et mortes ont une valeur marchande bien plus juteuse que s’ils, si elles étaient vivants, vivantes. Alors. Que peut-on ajouter à notre complicité. Que peut-on ajouter aux crimes pour marchandage, pétrole contre pétrole, chiffons contre verroteries. Oui. Lorsque le génocide des populations est organisée par leur représentants politiques, pour satisfaire à l’Organisation Mondiale du commerce, s’opposer au droit d’ingérence de l’O.N.U est un crime contre l’humanité! Par l’humanité.
Alors deux textes. Un de Judy Aita sur la confiance de l’O.N.U puis un de Fisher-Thompson sur le voyage de Negroponte du département d’Etat américain.

Et que font et feront nos candidats dans ce monde ou le mort a un prix de vente?


Par Judy Aita
Ils attendent de voir ce qui va vraiment se passer sur le terrain.
Nations unies - Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est félicité de
la décision du Soudan d'accepter l'accroissement du soutien de l'ONU aux
soldats de la paix de l'Union africaine au Darfour, mais les membres du
Conseil restent prudents jusqu'au déploiement effectif des renforts sur le
terrain.

Le représentant des États-Unis à l'ONU, Alejandro Wolff, a déclaré : « Je
détecte un sentiment de frustration au sein du Conseil, parce que chaque
fois que quelque chose semble accepté, de nouvelles conditions et des
délais sont imposés. Nous nous sommes déjà trouvés dans cette situation,
alors nous attendons de voir ce qui se passe », a-t-il déclaré aux
journalistes à l'issue d'une session spéciale consacrée au Darfour.

Le 16 avril, après avoir traîné des pieds pendant cinq mois, le Soudan a en
effet informé les Nations unies de sa décision d'accepter « l'appui lourd »
des Nations unies aux 7.000 hommes de l'Union africaine déjà déployés sur
le terrain. Cet « appui lourd » comprend 3.000 policiers et soldats de
l'ONU et six hélicoptères de combat, et constitue la première contribution
importante de l'ONU aux troupes de l'UA. Le Soudan s'était jusqu'à présent
opposé aux hélicoptères.

Cet « appui lourd » est la deuxième phase d'un plan en trois volets qui
aboutira à une force hybride ONU/UA de maintien de la paix forte de 17.000
soldats et de 3.000 policiers. Des conseillers politiques et du personnel
civil ont déjà été déployés dans le cadre de la première phase dite «
d'appui léger ».

Le 16 avril, le secrétaire d'État adjoint John Negroponte, qui était en
visite au Soudan, a déclaré que la force hybride était capitale. « Nous
devons évoluer rapidement vers une force hybride de maintien de la paix
plus importante dotée d'un commandement unique conforme aux normes et
pratiques de l'ONU », a-t-il déclaré à des journalistes à Khartoum. Il a
ajouté que le Soudan risquait de se retrouver de plus en plus isolé du
reste de la communauté internationale s'il ne mettait pas en ouvre le plan
de l'ONU.

Au siège de l'Organisation, les représentants des 15 pays membres du
Conseil de sécurité se sont entretenus avec le secrétaire général Ban
Ki-moon et de hauts responsables de l'ONU et de l'Union africaine impliqués
dans le dossier du Darfour au sujet des divers aspects du processus
politique, de la liberté d'action du personnel humanitaire et du maintien
de la paix. Le président de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré,
participait à ces discussions.

Ban Ki-moon a qualifié la décision soudanaise « de signe encourageant », et
ajouté que l'ONU et l'Union africaine avaient l'intention « d'agir
rapidement pour préparer le déploiement de l'appui lourd et de la force
hybride » tout en intensifiant les démarches diplomatiques visant à
faciliter les accords de paix et la protection des civils au Darfour.

« Le peuple du Darfour n'a que trop souffert. La communauté internationale
doit maintenant faire tout ce qu'elle peut. »

M. Wolff a, quant à lui, déclaré que le Conseil de sécurité et les membres
de l'Union africaine « avaient le même sentiment d'urgence et de vigilance.
Cela traîne depuis trop longtemps. »

Le calendrier d'expansion de la force de maintien de la paix au Darfour a
Darfour, les diplomates font preuve d'un optimisme prudent
en effet été retardé plusieurs fois l'année dernière. Le mandat des forces
de l'Union africaine expire « dans tout juste 75 jours », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, les États-Unis et le Royaume-Uni sont en train de discuter
d'une résolution qui augmenterait les sanctions contre le Soudan si ce
dernier ne coopérait pas au sujet du Darfour. Aucune décision n'a encore
été prise à ce sujet du fait de la décision du Soudan d'accepter le
déploiement de la phase d'appui lourd. Une décision sera prise lorsque M.
Negroponte sera rentré de sa tournée dans la région, a précisé M. Wolff.

Alors que la violence, les assassinats et la souffrance continuent, « le
niveau de frustration monte et le niveau de tolérance pour les
atermoiements du Soudan diminue, et les gens entrevoient la nécessité de
prendre d'autres mesures », a dit M. Wolff.

Les Nations unies estiment que plus de 200.000 personnes ont été tuées et
deux millions d'autres déplacées au Darfour depuis 2003.

Puis celui de Jim Fisher-Thompson

M. Negroponte fait part des inquiétudes des É.-U. à Khartoum
N-Y - Le secrétaire d'État adjoint, M. John Negroponte, vient
d'effectuer un voyage au Soudan, au cours duquel il s'est rendu dans des
camps de réfugiés au Darfour et a fait part au président Omar el-Béchir des
grandes préoccupations des États-Unis au sujet de la persistance de la
violence dans l'ouest du pays.

Lors de ses entretiens avec M. Béchir et avec des membres du gouvernement
soudanais, M. Negroponte a déclaré : « J'ai parlé en particulier de la
situation au Darfour, à laquelle le peuple américain et notre gouvernement
accordent un très grand intérêt. »

Il a aussi indiqué qu'il avait fait part de l'engagement des États-Unis en
faveur de « l'application intégrale et urgente de l'accord de paix du
Darfour et de l'accord général de paix ».

Lors de la conférence de presse qu'il a donnée à Khartoum le 16 avril, M.
Negroponte a déclaré qu'il s'agissait de son second voyage à l'étranger
depuis sa nomination au poste de secrétaire d'État adjoint en février.
Outre le Soudan, il devait aussi se rendre au Tchad, en Libye et en
Mauritanie avant son retour à Washington le 19 avril.

Il est également allé à Juba, dans le sud du Soudan, où il s'est entretenu
avec le premier vice-président, M. Salva Kiir, qui est à la tête du
Mouvement de libération populaire du Soudan, mouvement politique du Sud qui
s'est opposé au gouvernement soudanais jusqu'à la conclusion de l'accord
général de paix en janvier 2005. Cet accord a mis fin au conflit entre le
nord et le sud du pays qui a duré près de vingt ans.

Au Darfour, M. Negroponte a abordé les questions relatives à l'aide
humanitaire et au maintien de la paix avec des représentants de l'ONU, de
l'Union africaine et du Soudan. Après avoir fait remarquer que la crise
avait trois aspects, humanitaire, politique et sécuritaire, il a déclaré :
« Tous ces aspects méritent une prompte attention de la part du
gouvernement soudanais. »

En ce qui concerne l'aide humanitaire, M. Negroponte a déclaré : « Les
États-Unis sont le pays qui apporte l'aide la plus importante au Soudan,
plus de 2 milliards de dollars depuis 2005, et nous ouvrons avec énergie
afin de protéger les réfugiés. »

La guerre civile qui a éclaté au Darfour en 2003 a causé la mort de 200.000
personnes et déplacé quelque 2 millions d'autres personnes. En mai 2006, le
gouvernement soudanais et plusieurs groupes de rebelles ont conclu l'accord
de paix du Darfour, mais la violence suscitée par les milices djandjawids
qui jouissent du soutien du gouvernement et par des groupes de rebelles
persiste.

L'accord de paix du Darfour, a dit M. Negroponte, « offre de grandes
promesses et de grandes possibilités pour le peuple soudanais. Il peut être
appliqué seulement si le gouvernement soudanais agit dans ce sens, qu'une
force de l'ONU et de l'Union africaine prend rapidement le relais et que
les agents des organismes humanitaires ont un meilleur accès à ceux qui ont
besoin d'une aide. »

Le bilan du gouvernement soudanais n'est guère encourageant à ce dernier
égard. « Le refus d'accorder des visas et le harcèlement des agents des
organismes d'aide donnent l'impression que le gouvernement soudanais
orchestre une campagne délibérée d'intimidation. »

L'accord qu'il a conclu récemment avec l'ONU en vue de faciliter les
opérations d'aide humanitaire est cependant « un signe encourageant »,
a-t-il dit en ajoutant : « Nous allons suivre la situation de près et nous
comptons sur une application rapide. »

Pour ce qui est de la sécurité, M. Negroponte a déclaré : « Le gouvernement
soudanais doit désarmer les djandjawids, les milices arabes qui, comme nous
le savons tous, ne pourraient exister sans le soutien actif du gouvernement
soudanais. Les groupes de rebelles qui n'ont pas signé l'accord de paix
doivent cesser leurs attaques, déposer les armes et participer aux
négociations. »

Il nous faut agir rapidement, a-t-il dit, pour mettre sur pied une force de
maintien de la paix mixte composée de soldats de l'Union africaine et de
l'ONU et dotée d'une seule chaîne de commande unie qui soit conforme aux
normes de l'ONU.

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