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20/04/2007

Et toujours et encore le Darfour

Darfour encore et toujours. Et toujours des pays complices plus que d’autres. Ainsi la France, n’arrive pas à choisir de quels côtés les morts ont le plus la côte. Entre Areva qui veut vendre des centrales à la Chine, des airbus au même empire du milieu justement. Mais ce n’est pas un fléau de balance. Il y a le poids des maux.
Maux dont on ne revient jamais. Donc deux colonnes de David McKeeby et Judy Aita.
Proposé par martingrall.


M. Bush appelle les autorités soudanaises à agir au sujet du Darfour. Les États-Unis alourdiront leurs sanctions si le Soudan ne tient pas ses engagements.

Par David McKeeby and Judy Aita

N-Y- Les États-Unis alourdiront leurs sanctions contre le Soudan si
le président de ce pays, M. Omar el-Béchir, continue de ne tenir aucun
compte des engagements pris par son gouvernement de mettre fin à la
violence dans la région du Darfour, a affirmé le président Bush lors d'un
discours prononcé le 18 avril.

« Le fait est que tout en promettant la coopération, le président Béchir
trouve toujours de nouveaux moyens de gêner et de contrarier les efforts
que déploie l'ONU en vue d'instaurer la paix dans son pays », a déclaré M.
Bush à son auditoire réuni au Musée de l'holocauste à Washington. « Le
temps des promesses est passé : le président Béchir doit agir. »

La situation au Darfour montre que « le mal n'est pas un chapitre de
l'histoire, mais une réalité qui habite le cour de l'homme » et à laquelle
la communauté internationale doit encore faire face aujourd'hui.

« C'est bien au mal que nous assistons au Soudan, et nous n'allons pas le
laisser triompher », a affirmé M. Bush.

À partir de 2005, a-t-il dit, le gouvernement soudanais a laissé les
milices djandjawids se déchaîner contre des villages entiers dans le cadre
d'une campagne organisée contre des rebelles dans la région occidentale du
Darfour. La violence et la famine ont tué de 200.000 à 400.000 personnes et
en ont fait fuir plus de 2 millions, dont quelque 200.000 aujourd'hui
réfugiés au Tchad.

Les États-Unis ont expédié pour plus de 2 milliards de dollars d'aide
humanitaire à la région depuis 2005 et ont essayé de contribuer au
règlement du conflit en incitant les autorités soudanaises et les rebelles
à conclure un accord politique.

En mai 2006, les États-Unis ont aidé à favoriser un tel accord avec le
président Béchir, qui s'est engagé à désarmer les milices. Ils ont ensuite
parrainé une résolution adoptée par le Conseil de sécurité, autorisant la
prorogation de la mission de l'ONU au Soudan.

En novembre 2006, les États-Unis se sont joints à 12 autres États, à
l'Union africaine, à l'Union européenne et à la Ligue arabe pour promouvoir
un autre accord, lors d'une conférence parrainée par l'ONU à Addis-Abéba
(Éthiopie) au cours de laquelle le gouvernement soudanais et les forces
rebelles ont consolidé leur cessez-le-feu et ont accepté que la force de
maintien de la paix de l'Union africaine, comptant 7.000 soldats, soit
fusionnée avec la mission de l'ONU.

Depuis lors, a fait remarquer M. Bush, les forces rebelles se sont
éparpillées tandis que le gouvernement du Soudan a entrepris une nouvelle
offensive employant notamment des avions militaires, peints en blanc à la
ressemblance de ceux des organismes humanitaires et des forces de maintien
de la paix, pour envoyer des armes au Darfour et bombarder des villages. Le
gouvernement de M. Béchir a également retardé le déploiement de 3.000
casques bleus.

« Le désordre et l'instabilité croissants font que les organismes d'aide
humanitaire ont du mal à distribuer les secours à ceux qui en ont besoin,
au point que certains d'entre eux ont été contraints à évacuer leur
personnel pour des raisons de sécurité. Une fois de plus, ce sont les
hommes, femmes et enfants sans défense qui font les frais de cette
situation », a déclaré le président Bush.

Le secrétaire d'État adjoint, M. John Negroponte, s'est récemment rendu au
Soudan où il a exhorté les autorités à revoir leurs actions et à tenir
leurs engagements.

Les États-Unis vont prendre des mesures supplémentaires en cas d'échec des
pourparlers de l'ONU

M. Bush a affirmé que si les actuels pourparlers entre le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon et M. Béchir ne parvenaient pas à rompre
l'impasse diplomatique, les États-Unis prendraient les mesures suivantes :

- Durcissement de leurs propres sanctions contre le Soudan, notamment
blocage des transactions en dollars et ajout de 29 sociétés soudanaises à
la liste des entreprises interdites d'activités aux États-Unis. Cette liste
est maintenue par le ministère des finances des États-Unis.

- Sanctions contre certains responsables qui ont perpétré des abus au
Darfour.

- Expansion de l'embargo sur la livraison d'armes américaines au Soudan.

- Ouverture de consultations avec des membres du Conseil de sécurité de
l'ONU afin de rédiger une nouvelle résolution portant sur des sanctions
internationales.

- Intensification de la surveillance des violations perpétrées au Soudan et
étude de vols militaires offensifs de prévention.

Si ces mesures ne suffisent pas, a dit M. Bush, les États-Unis prendront
des mesures encore plus dures.

Il a ajouté que les États-Unis augmenteraient leur soutien à l'Autorité
régionale de transition au Darfour et a exhorté la communauté
internationale à soutenir les accords négociés à d'Addis-Abeba et à rejeter
tout effort de création d'obstacles à leur mise en ouvre.

Le secrétaire général est inquiet de rapports faisant état de livraisons
d'armes par les voies aériennes

Aux Nations unies, le secrétaire général Ban Ki-moon s'est félicité de la
décision du gouvernement Bush d'accorder un délai pour donner une chance
aux démarches diplomatiques d'aboutir. Le secrétaire général fait tout son
possible pour accélérer le processus politique et le déploiement d'une
mission hybride de maintien de la paix, a déclaré une porte-parole de
l'ONU, Michèle Montas, le 18 avril.

Selon le « New York Times », les enquêteurs onusiens du comité des
sanctions contre le Soudan ont conclu que le gouvernement soudanais
acheminait des armes et de l'équipement militaire lourd au Darfour par les
voies aériennes, ce qui constitue une violation de la résolution 1591 du
Conseil de sécurité.

Les enquêteurs ont en effet trouvé des avions de l'armée soudanaise peints
en blanc afin de ressembler à des aéronefs de l'ONU ou de l'Union africaine
(UA). Ils ont en outre repéré les initiales « UN » (le sigle de l'ONU en
anglais) peintes sur les ailes d'un avion de l'armée soudanaise à un
aéroport du Darfour. Des bombes étaient alignées près de l'avion et gardées
par des soldats en uniforme, affirme le « New York Times », citant un
rapport qui doit être publié prochainement.

Mme Montas a affirmé que le secrétaire général considérait tout cela comme
« très inquiétant ». Si ce rapport est fondé, « de telles actions
constituent clairement une violation du droit international et du statut
international de l'ONU ».

« Le secrétaire général va continuer de coopérer étroitement avec le
Conseil de sécurité sur ce dossier et escompte la pleine coopération du
gouvernement du Soudan et de toutes les parties concernées afin de
rapidement éclaircir la situation. »

M. Bush appelle les autorités soudanaises à agir au sujet du Darfour
(Les États-Unis alourdiront leurs sanctions si le Soudan ne tient pas ses
engagements.) (1100)

Second.

Washington - Les États-Unis alourdiront leurs sanctions contre le Soudan si
le président de ce pays, M. Omar el-Béchir, continue de ne tenir aucun
compte des engagements pris par son gouvernement de mettre fin à la
violence dans la région du Darfour, a affirmé le président Bush lors d'un
discours prononcé le 18 avril.

« Le fait est que tout en promettant la coopération, le président Béchir
trouve toujours de nouveaux moyens de gêner et de contrarier les efforts
que déploie l'ONU en vue d'instaurer la paix dans son pays », a déclaré M.
Bush à son auditoire réuni au Musée de l'holocauste à Washington. « Le
temps des promesses est passé : le président Béchir doit agir. »

La situation au Darfour montre que « le mal n'est pas un chapitre de
l'histoire, mais une réalité qui habite le cour de l'homme » et à laquelle
la communauté internationale doit encore faire face aujourd'hui.

« C'est bien au mal que nous assistons au Soudan, et nous n'allons pas le
laisser triompher », a affirmé M. Bush.

À partir de 2005, a-t-il dit, le gouvernement soudanais a laissé les
milices djandjawids se déchaîner contre des villages entiers dans le cadre
d'une campagne organisée contre des rebelles dans la région occidentale du
Darfour. La violence et la famine ont tué de 200.000 à 400.000 personnes et
en ont fait fuir plus de 2 millions, dont quelque 200.000 aujourd'hui
réfugiés au Tchad.

Les États-Unis ont expédié pour plus de 2 milliards de dollars d'aide
humanitaire à la région depuis 2005 et ont essayé de contribuer au
règlement du conflit en incitant les autorités soudanaises et les rebelles
à conclure un accord politique.

En mai 2006, les États-Unis ont aidé à favoriser un tel accord avec le
président Béchir, qui s'est engagé à désarmer les milices. Ils ont ensuite
parrainé une résolution adoptée par le Conseil de sécurité, autorisant la
prorogation de la mission de l'ONU au Soudan.

En novembre 2006, les États-Unis se sont joints à 12 autres États, à
l'Union africaine, à l'Union européenne et à la Ligue arabe pour promouvoir
un autre accord, lors d'une conférence parrainée par l'ONU à Addis-Abéba
(Éthiopie) au cours de laquelle le gouvernement soudanais et les forces
rebelles ont consolidé leur cessez-le-feu et ont accepté que la force de
maintien de la paix de l'Union africaine, comptant 7.000 soldats, soit
fusionnée avec la mission de l'ONU.

Depuis lors, a fait remarquer M. Bush, les forces rebelles se sont
éparpillées tandis que le gouvernement du Soudan a entrepris une nouvelle
offensive employant notamment des avions militaires, peints en blanc à la
ressemblance de ceux des organismes humanitaires et des forces de maintien
de la paix, pour envoyer des armes au Darfour et bombarder des villages. Le
gouvernement de M. Béchir a également retardé le déploiement de 3.000
casques bleus.

« Le désordre et l'instabilité croissants font que les organismes d'aide
humanitaire ont du mal à distribuer les secours à ceux qui en ont besoin,
au point que certains d'entre eux ont été contraints à évacuer leur
personnel pour des raisons de sécurité. Une fois de plus, ce sont les
hommes, femmes et enfants sans défense qui font les frais de cette
situation », a déclaré le président Bush.

Le secrétaire d'État adjoint, M. John Negroponte, s'est récemment rendu au
Soudan où il a exhorté les autorités à revoir leurs actions et à tenir
leurs engagements.

Les États-Unis vont prendre des mesures supplémentaires en cas d'échec des
pourparlers de l'ONU

M. Bush a affirmé que si les actuels pourparlers entre le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon et M. Béchir ne parvenaient pas à rompre
l'impasse diplomatique, les États-Unis prendraient les mesures suivantes :

- Durcissement de leurs propres sanctions contre le Soudan, notamment
blocage des transactions en dollars et ajout de 29 sociétés soudanaises à
la liste des entreprises interdites d'activités aux États-Unis. Cette liste
est maintenue par le ministère des finances des États-Unis.

- Sanctions contre certains responsables qui ont perpétré des abus au
Darfour.

- Expansion de l'embargo sur la livraison d'armes américaines au Soudan.

- Ouverture de consultations avec des membres du Conseil de sécurité de
l'ONU afin de rédiger une nouvelle résolution portant sur des sanctions
internationales.

- Intensification de la surveillance des violations perpétrées au Soudan et
étude de vols militaires offensifs de prévention.

Si ces mesures ne suffisent pas, a dit M. Bush, les États-Unis prendront
des mesures encore plus dures.

Il a ajouté que les États-Unis augmenteraient leur soutien à l'Autorité
régionale de transition au Darfour et a exhorté la communauté
internationale à soutenir les accords négociés à d'Addis-Abeba et à rejeter
tout effort de création d'obstacles à leur mise en ouvre.

Le secrétaire général est inquiet de rapports faisant état de livraisons
d'armes par les voies aériennes

Aux Nations unies, le secrétaire général Ban Ki-moon s'est félicité de la
décision du gouvernement Bush d'accorder un délai pour donner une chance
aux démarches diplomatiques d'aboutir. Le secrétaire général fait tout son
possible pour accélérer le processus politique et le déploiement d'une
mission hybride de maintien de la paix, a déclaré une porte-parole de
l'ONU, Michèle Montas, le 18 avril.

Selon le « New York Times », les enquêteurs onusiens du comité des
sanctions contre le Soudan ont conclu que le gouvernement soudanais
acheminait des armes et de l'équipement militaire lourd au Darfour par les
voies aériennes, ce qui constitue une violation de la résolution 1591 du
Conseil de sécurité.

Les enquêteurs ont en effet trouvé des avions de l'armée soudanaise peints
en blanc afin de ressembler à des aéronefs de l'ONU ou de l'Union africaine
(UA). Ils ont en outre repéré les initiales « UN » (le sigle de l'ONU en
anglais) peintes sur les ailes d'un avion de l'armée soudanaise à un
aéroport du Darfour. Des bombes étaient alignées près de l'avion et gardées
par des soldats en uniforme, affirme le « New York Times », citant un
rapport qui doit être publié prochainement.

Mme Montas a affirmé que le secrétaire général considérait tout cela comme
« très inquiétant ». Si ce rapport est fondé, « de telles actions
constituent clairement une violation du droit international et du statut
international de l'ONU ».

« Le secrétaire général va continuer de coopérer étroitement avec le
Conseil de sécurité sur ce dossier et escompte la pleine coopération du
gouvernement du Soudan et de toutes les parties concernées afin de
rapidement éclaircir la situation. »

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