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26/04/2007

L’isolement de la Chine est le seul moyen d’arrêter les massacres du Darfour

Proposé par martingrall. Soudan, des manœuvres d'intimidation visent le personnel humanitaire au Darfour. Le Soudan s'expose à un isolement généralisé de la part de la communauté Internationale. Et alors !
La Chine achète son pétrole en monnaies fumantes et perforantes et avions peints aux couleurs de l’O.N.U.
L’isolement de la Chine est le seul moyen d’arrêter les massacres du Darfour. Nous devons en prendre conscience. Et choisir notre consommation ailleurs.
Tous ensemble, européens boycottons les produits chinois.

Un regard de Stephen Kaufman sur notre incapacité à faire respecter les vies d’êtres humains.

N-Y - Il semble que le gouvernement soudanais se livre à des
manoeuvres délibérées d'intimidation contre le personnel humanitaire qui
travaille au Darfour, a indiqué aux journalistes le secrétaire d'État
adjoint, M. John Negroponte, le 23 avril, mettant en garde le Soudan contre
un isolement encore plus profond s'il refusait l'accès de la région aux
membres d'une force internationale de maintien de la paix.

S'étant rendu au Soudan le 16 avril et y ayant rencontré le président Omar
el-Béchir, M. Negroponte a expliqué que lorsqu'il s'agissait de permettre
au personnel humanitaire d'accéder aux personnes dans le besoin, le dossier
du gouvernement n'était « guère encourageant ».

« Le refus de visas, le harcèlement du personnel humanitaire et les autres
mesures prises donnent l'impression que le gouvernement du Soudan s'est
engagé dans une campagne délibérée d'intimidation », a-t-il dit.

Et si l'accord passé au début d'avril entre le Soudan et l'Organisation des
Nations unies en vue de faciliter les opérations humanitaires est une
source d'encouragement, le gouvernement Bush n'a pas constaté
d'amélioration depuis et continuera de surveiller de près la situation.

« Le gouvernement du Soudan aurait même créé des complications
supplémentaires pour le personnel humanitaire depuis l'accord », a-t-il
précisé, citant notamment la demande qui est faite à ces personnes de
quitter le pays pendant une certaine période de temps si leur organisme
employeur change.

M. Negroponte, qui s'est rendu au Liban, en Libye, au Tchad et en
Mauritanie du 11 au 10 avril pour y analyser les moyens de mettre fin à la
crise au Darfour et d'atténuer les souffrances dans cette région, s'est
déclaré peu optimiste à la suite de ses entretiens avec M. Béchir, et
plutôt sceptique quant à la volonté de ce dernier de respecter les
engagements qu'il a pris verbalement.

Selon lui, la violence au Darfour et l'instabilité dans les pays voisins du
Soudan sont de plus en plus liées, notamment en ce qui concerne le Tchad où
beaucoup de réfugiés se sont installés.

Des deux côtés de la frontière du Soudan, a-t-il fait observer, la violence
a tendance à se perpétuer « en partie parce que des groupes de réfugiés
passent d'un côté à l'autre », et aussi parce que « beaucoup de gens
pensent que les deux pays apportent leur aide aux groupes responsables
d'actes de violence dans l'un ou l'autre des deux pays ».

Les responsables tchadiens, a expliqué M. Negroponte, lui ont fait part de
leur inquiétude à propos de la propagation de la violence sur leur
territoire, craignant, à leur sens, une « darfourisation de la partie
orientale du Tchad ».

Il faut que le Soudan désarme les milices djandjawids qui dépendent de son
appui, a-t-il insisté, et que « tous les groupes rebelles non signataires
cessent leurs attaques, rendent les armes et s'assoient à la table de
négociation ».

L'accord de paix pour le Darfour signé en mai 2006 offre au Soudan « de
grandes promesses et possibilités », mais il ne peut se concrétiser qu'avec
la coopération du gouvernement soudanais et le déploiement d'une force
mixte de l'ONU et de l'Union africaine qui assurerait la sécurité et
permettrait au personnel humanitaire d'accéder pleinement aux personnes
dans le besoin.

« Si cela ne se réalisait pas, le président Bush a indiqué clairement que
le Soudan pouvait s'attendre à un isolement encore plus dur de la part de
la communauté internationale », a souligné M. Negroponte.

La secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer,
qui a accompagné M. Negroponte dans sa tournée, a confirmé que le
secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, avait demandé au gouvernement
Bush de retarder l'application de sanctions punitives pour permettre la
concrétisation des mesures consenties, rappelant cependant que « la
prochaine étape, c'était d'obtenir que le gouvernement du Soudan accepte
rapidement le déploiement de la force mixte ».

Stephen Kaufman

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