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26/04/2007

Le choix de l'état laboratoire, Défense de l'occident pour l'un et défense de la terre pour Ségolène.

Proposé par martingrall. Que pensent nos deux finalistes, Bon ils ne jouent pas le même jeu et ne sont pas sur le même terrain. Pour Sarkozy la France est un terrain de foot où l'on joue avec les mains et un peu de dopant en sondages bidonnés avec des supporters dont beaucoup semblent s’être recyclés après avoir été interdit de match. D'ailleurs Ségolène Royal ne joue pas. Elle n'imagine pas la France en deux équipes où l'on virerait l'entraineur et l’équipe et l’ensemble des militants, sympathisants, électeurs, dès un mauvais résultat. Mais. Ségolène veut faire de la France la figure de proue européenne de la nouvelle économie durable. Un état laboratoire. Bien sur nous en avons les moyens intellectuels et techniques, savoir et savoir-faire. Cependant comme ne domotique, immotique et urbatique, il nous manque la formation de masse. Tous les niveaux de la formation. Du concepteur de produits à l’artisan en passant par la commande du maître d’ouvrage, individuel et collectif public et privé. Mais Comme aux Etats-désunis, il faudra établir des lois organiques afin de rendre les industriels européens rentables en générant un marché européen suffisant. Marché qui est aujourd’hui dans un marché global le seul moyen de développement.
Donc ce matin un billet d’Andrzej Zwaniecki en écho du sujet, défendu hier soir par Ségolène Royal.

Les États fédérés font avancer le débat sur le changement climatique.
Les entreprises souhaitent une réglementation nationale uniforme.

Washington - Les mesures que sont en train de prendre les divers États des
États-Unis dans le domaine de l'énergie propre ont stimulé le débat sur la
nécessité d'adopter des normes sur les émissions de gaz carbonique. Les
États sont également en train de tester des solutions visant à réduire les
émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au réchauffement
climatique.

Selon les experts, deux grandes initiatives régionales lancées dans le
nord-est et l'ouest des États-Unis et qui préconisent des cibles
spécifiques pour la réduction des émissions de GES ont relancé le débat
national sur le changement climatique, particulièrement au sein du
gouvernement fédéral. Troublées par l'idée de devoir compter avec un
patchwork de réglementations au niveau des collectivités locales et des
États, certaines grandes entreprises ont demandé au gouvernement fédéral
d'imposer des normes nationales raisonnables.

Les GES accumulés dans l'atmosphère piègent les rayons ultraviolets de la
lumière du soleil réfléchis par la surface de la Terre. Certains de ces gaz
existent dans la nature, d'autres sont exclusivement le résultat de
l'activité humaine. Le plus important de ces gaz, le gaz carbonique, est
produit à la fois naturellement par les arbres et les plantes, et
artificiellement par les industries et les transports. Sa présence dans
l'atmosphère a considérablement augmenté du fait de l'activité humaine.

Si les entreprises et les groupes écologistes sont souvent en désaccord,
parfois très vif, sur la sévérité des normes relatives aux émissions, ils
s'accordent à dire qu'un programme fédéral uniforme est préférable à une
multitude de règlements locaux, affirme Judi Greenwald, directrice des
solutions novatrices au Pew Center on Global Climate Change.

Les États laboratoires

Le gouvernement Bush et le Congrès sont en train d'étudier de près
certaines mesures prises par les États parce qu'ils les considèrent comme
des sources utiles d'analyse et d'information. Traditionnellement, c'est au
contraire le gouvernement fédéral qui a pris l'initiative dans les domaines
touchant à la lutte contre la pollution et testé diverses politiques qui
ont façonné les lois et les réglementions fédérales.

Le gouvernement Bush se félicite des initiatives locales parce qu'elles
étoffent la méthode à facettes multiples qu'il a adoptée, affirme James
Connaughton, président du Conseil de la Maison-Blanche sur la qualité de
l'environnement. Cependant, le gouvernement Bush a toujours accordé la
préférence à la technologie et aux mesures incitatives par rapport à des
limites obligatoires pour limiter les émissions de GES.

Le parti démocrate, qui domine désormais le Congrès, semble lui aussi
préférer la souplesse, mais il n'exclut pas l'adoption de mesures
contraignantes qui font partie des initiatives régionales.

Lors d'une séance parlementaire organisée en mars, la sénatrice Barbara
Boxer, présidente de la commission sénatoriale sur l'environnement et les
travaux publics, a déclaré que les régions, les États et les villes « nous
ont envoyé un message dont nous devrions tenir compte ».

Lors d'un entretien accordé le 23 avril à l'USINFO, Kenneth Green, de
l'American Enterprise Institute (AEI), a déclaré qu'il appréciait les
initiatives des États, mais qu'il soupçonnait qu'elles étaient réellement
motivées par le désir de voir naître une réglementation nationale uniforme
des émissions de gaz carbonique. Selon lui, cela revient à imposer des
priorités locales sur la nation tout entière.

Mme Greenwald voit les choses différemment. Les actions des États «
alimentent le débat fédéral », et c'est une bonne chose, a-t-elle affirmé
lors d'un entretien accordé à l'USINFO le 18 avril. Cela ne signifie pas
nécessairement que le Congrès ou le gouvernement vont reprendre à leur
compte les mesures adoptées par certains États.

Les États peuvent-ils faire une différence ?

Mme Greenwald a déclaré que la Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI,
Initiative régionale sur les GES), dont la mise en ouvre est la plus
avancée à l'heure actuelle, constituait un modèle particulièrement
important, que les États et le gouvernement fédéral auraient intérêt à
étudier. Ce programme de limitation et d'échange d'émissions de gaz
carbonique des centrales électriques a été lancé en 2005 par le
Connecticut, le Delaware, le Maine, le New Hampshire, le New Jersey, le New
York et le Vermont. Dans ce cadre, les émissions seront limitées à partir
de 2009 à leur niveau actuel et ensuite réduites de 10 % en-dessous de ce
niveau d'ici à 2019. Le Maryland et le Massachusetts se sont associés à ce
programme cette année, et le Rhode Island devrait bientôt suivre le
mouvement.

En septembre 2006, le gouverneur républicain de la Californie, Arnold
Schwarzenegger, a promulgué la Loi californienne sur les solutions au
changement climatique, qui prévoit la réduction progressive des émissions
de GES dans l'État aux niveaux de 1990 d'ici à 2020. L'Illinois a adopté
les mêmes limites.

En février dernier, l'Arizona, la Californie, le Nouveau-Mexique, l'Orégon
et le Washington se sont entendus pour réduire les émissions de GES dans
plusieurs secteurs et adopter des cibles spécifiques à atteindre d'ici à
septembre 2007.

La Californie a également promulgué une loi portant sur les GES émis par
les voitures particulières. Au moins 13 États ont l'intention d'adopter une
loi semblable si elle est approuvée par les tribunaux de Californie, où les
fabriquants d'automobiles ont porté plainte.

Les partisans de ces mesures affirment que les initiatives des États et des
régions auront un effet considérable sur l'environnement, et que des normes
contraignantes sur les émissions de gaz carbonique engendreront des
innovations technologiques, créeront des emplois et stimuleront les
investissements dans le secteur de l'énergie propre.

Mais M. Green, de l'AEI, est d'avis que ces attentes sont naïves et
reflètent la conviction que les planificateurs du gouvernement peuvent
prendre des décisions plus intelligentes que les marchés agissant selon la
volonté de millions de gens.

La Californie a mis en avant l'énergie éolienne et solaire, ainsi que les
véhicules électriques, faisant valoir que cela créerait de nouvelles
industries. Jusqu'à présent, cela ne s'est pas concrétisé, a affirmé M.
Green.

Ce dernier et d'autres détracteurs affirment que ces initiatives régionales
ne donneront pas grand-chose parce que les niveaux d'émissions de GES dans
les grands pays en développement, notamment la Chine et l'Inde, augmentent
rapidement. Ils affirment également que l'imposition de limites aux
émissions de GES vont augmenter les coûts pour les producteurs et les
consommateurs, ce qui poussera les industries à se déplacer vers les États
n'ayant pas de réglementation contraignante.

Dans une étude réalisée en 2006 pour l'American Council for Capital
Formation, Margo Thorning affirmait que l'augmentation de 20 % de la
population californienne prévue entre 2004 et 2020 rendrait les objectifs
de réduction des émissions très difficiles à atteindre.

Mme Greenwald, quant à elle, demeure sceptique face aux estimations de
coûts, tant que les responsables politiques n'auront pas établi les options
quant à la mise en ouvre de la loi californienne.

Andrzej Zwaniecki

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