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27/04/2007

tourisme sexuel

proposé par martingrall - L'ONU cherche à lutter contre la traite des enfants, particulièrement dans le domaine du tourisme sexuel impliquant des enfants, des mesures peuvent être efficaces.

Vienne (Autriche) - Selon Gregory Schulte, représentant permanent des
États-Unis auprès du bureau de l'ONU à Vienne, les bénéfices tirés de la
traite des personnes font qu'il est difficile de s'attaquer à ce problème,
mais des lois strictes, particulièrement dans le domaine du tourisme sexuel
impliquant des enfants, peuvent être efficaces.

« Selon le FBI, la traite des êtres humains rapporte des milliards de
dollars par an, et ces sommes servent essentiellement à financer le crime
organisé », a déclaré M. Schulte, le 25 avril, à Vienne (Autriche).
Contrairement aux drogues dans le trafic des stupéfiants, a-t-il ajouté, «
les êtres humains peuvent être vendus et revendus » jusqu'à ce qu'ils
perdent leur valeur aux yeux des trafiquants parce qu'ils sont malades ou
âgés.

M. Schulte a ensuite cité plusieurs efforts législatifs nationaux et
internationaux visant à lutter contre ce fléau. En 2003, a-t-il dit, le
président Bush a promulgué la loi dite PROTECT, en vertu de laquelle
l'entrée d'un étranger aux États-Unis ou le déplacement d'un citoyen à
l'étranger aux fins de tourisme sexuel impliquant des enfants est un crime.
Au cours des quatre dernières années, a-t-il précisé, le ministère
américain de la justice a plus que triplé le nombre de dossiers impliquant
des agences et des clients du tourisme sexuel. Ces personnes risquent
jusqu'à 30 ans de prison.

M. Schulte a tenu ces propos lors d'une réunion spéciale organisée par
l'ambassade des États-Unis à Vienne, la mission des États-Unis auprès de
l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la
Mission des États-Unis auprès des organisations internationales, le Bureau
du contrôle des drogues et de la prévention du crime (BCDPC) et le
ministère autrichien des affaires étrangères en marge de la 16e session de
la Commission de l'ONU sur la prévention du crime et la justice pénale.

Il a également cité un projet de résolution sur la lutte contre
l'exploitation sexuelle des enfants que les États-Unis ont introduit lors
de la réunion de l'ONU. Cette résolution exhorte les membres de l'ONU à
criminaliser l'exploitation sexuelle des enfants sous toutes ses formes,
qu'il s'agisse d'images explicites, de tourisme sexuel ou de prostitution,
de façon que les auteurs de ces crimes soient tenus de payer le prix de
leurs actions. Ce projet de résolution semble bénéficier d'un large
soutien.

Des experts du monde entier se sont réunis à Vienne pour chercher les
moyens de mettre fin au fléau de la traite des êtres humains et de
l'exploitation des enfants. Cette conférence d'une semaine a rassemblé des
centaines de diplomates, juges, avocats, policiers, responsables politiques
et représentants d'organisations non gouvernementales (ONG).

Lors du discours qu'il a prononcé à l'occasion de l'ouverture des débats,
le directeur exécutif du BCDPC, Antonio Maria Costa, a déclaré que 111
membres de l'ONU avaient ratifié le protocole sur l'interdiction de la
traite des êtres humains, mais qu'il y avait encore beaucoup à faire pour
aider les gouvernements à le mettre en œuvre. Il a exhorté les
gouvernements, les écoles, les familles et les individus à reconnaître le
fait que l'exploitation des enfants était « tout simplement inacceptable ».

Les mesures de lutte contre le problème doivent comporter deux volets

Paul Almanza, directeur adjoint du service de lutte contre l'exploitation
des enfants et l'obscénité au ministère de la justice des États-Unis, a dit
que toute mesure d'aide aux enfants victimes de la traite devait avoir «
deux ailes pour voler ».

Les forces de l'ordre et les procureurs doivent dans un premier temps
redoubler d'efforts pour arrêter les trafiquants et les jeter en prison.
Mais il faut également des « guérisseurs » pour les victimes.

Les ONG, a-t-il dit, sont essentielles pour fournir un refuge et un appui
psychologique aux victimes. « Nous devons nous assurer que les victimes se
remettent. Il est essentiel que les forces de l'ordre coopèrent avec les
ONG. »

Erich Zwettler, chef de la section du crime organisé au sein du Bureau
fédéral d'enquête autrichien, a déclaré que les enfants introduits en
Autriche aux fins d'exploitation sexuelle étaient également utilisés par
leurs maîtres pour d'autres crimes, notamment le vol. C'est tout
particulièrement le cas d'enfants amenés de Roumanie et de Bulgarie.

Il a affirmé que pour endiguer le problème, une coopération efficace entre
les forces de l'ordre de tous les pays concernés était essentielle. Le
soutien social est tout aussi important. « Ce sont souvent les parents qui
vendent leurs enfants. On ne peut pas les leur ramener. De plus, les
enfants considèrent rarement les policiers comme leurs sauveurs. Ils
craignent d'être punis et renvoyés dans leur pays d'origine. »

Jane Morse

20:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

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