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04/05/2007

Liberté de la presse. La France un nouveau cas d’école.

Disposer des moyens d’informations c’est disposer du monde ? Cette maxime Sarkozsyte est heureusement limité aux subventions accordées au Marquis devenu Roi.
Proposé par martingrall.

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Mais. Ailleurs. Et fort heureusement en France également, des journalistes veillent à cette liberté de la presse obligatoire de toute démocratie. Et fort heureusement des éditeurs veillent à cette liberté de l’écriture et à sa diffusion.
Savoir et faire savoir. C’est disposer de sa république, de sa démocratie. L’interdire et la limiter, quels que soient les moyens est un délit réprimé tant par l’ONU que par les gouvernements du monde libre. Libre restons-le. Parce que du côté des pays tout beau tout chaud, la liberté de la presse s'est gravement détériorée dans dix pays ces cinq dernières années. Nous savons par les élections présidentielles en France, archives faisant foi, fidèle, indélébile et transmise, que la presse et les médias ont, en grande majorité, pratiqué le dumping, le gonflage de neurones laissés libres entre deux autres réclames, la présélection du candidat, la mise en blanc de l’électeur là où le déjà nouveau Président de la république ne pourrait qu’obtenir majoritairement les suffrages.
La démocratie est le meilleur moyen d’arriver à la dictature. Alors en ces jours de liberté de la presse deux textes montrant cette liberté de savoir et de faire savoir où tout est toujours à faire et refaire et refaire.

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De Judy Aita
New York - Dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le CPJ, dont le siège est à New York, a cité dix pays où les conditions d'exercice du journalisme se sont gravement dégradées au cours des cinq dernières années.

La Journée mondiale de la presse, qui est célébrée chaque année le 3 mai, est l'occasion d'informer le public des atteintes à la liberté d'expression et de rappeler que de nombreux journalistes risquent la mort ou la prison pour relater les nouvelles avec exactitude.

Le directeur adjoint du CPJ (Comite de Protection de la Presse), M. Robert Mahoney, considère le rapport sur ces dix pays où la situation s'est détériorée comme un « cri d'alarme à l'intention de la presse mondiale pour qu'elle examine de près la situation des pays où la liberté de la presse est en régression ».

Lors de la conférence de presse qu'il a donnée le 2 mai au siège de l'ONU, M. Mahoney a déclaré qu'en faisant connaître la « très grave détérioration de la situation de la presse dans ces pays », le CPJ cherchait à attirer l'attention sur l'action des pouvoirs publics dans ces pays en vue de mettre fin à cette régression, voire d'inverser cette tendance.

La liste du CPJ comprend des pays comme le Maroc qui figuraient autrefois parmi les pays où règnait la liberté de la presse, ainsi que d'autres pays comme Cuba dont le bilan est mauvais depuis des années, mais qui deviennent encore plus répressifs.

La « liste du déshonneur » du CPJ pour 2007 comprend l'Éthiopie, la Gambie, la Russie, la République démocratique du Congo, Cuba, le Pakistan, l'Égypte, l'Azerbaïdjan, le Maroc et la Thaïlande.

En 2006, le CPJ avait attiré l'attention sur des pays qui exerçaient la censure la plus forte sur la presse, tels que la Birmanie et la Corée du Nord qui ont à leur tête un dictateur. La différence entre la liste de 2006 et la liste de 2007 tient au fait que celle de cette année comprend des pays dotés d'une presse pleine de vitalité.

Le comportement de tous ces pays est profondément inquiétant, mais la régression rapide de pays où le journalisme était autrefois en essor montre la facilité avec laquelle on peut porter atteinte aux droits fondamentaux de la presse, indique le directeur général du CPJ , M. Joël Simon, dans le rapport.

Pour évaluer la situation de la presse, le CPJ a analysé des données du monde entier pour les années 2002 à 2007 en se concentrant sur les conditions dans sept catégories : la censure officielle, le harcèlement judiciaire, les procès en diffamation à caractère pénal, les assassinats de journalistes, les violences physiques contre la presse, l'emprisonnement de journalistes et les menaces pesant sur la presse. Il a exclu les pays en proie à un grand conflit, tels que l'Irak et la Somalie, qui souffrent de l'absence de structures classiques de gouvernance et de collecte de l'information.

Les trois pays africains qui figurent sur la liste de 2007 avaient fait l'objet d'éloges à un moment donné pour s'être engagés sur la voie de la transition démocratique, mais sont maintenant cités pour leur régression dans le domaine de la liberté de la presse. En Éthiopie, en Gambie et en République démocratique du Congo, des journalistes sont incarcérés, attaqués et censurés, et la situation de la presse y est bien pire qu'il y a seulement quelques années.

Cuba et l'Éthiopie sont devenus les deux pays qui ont jeté en prison le plus grand nombre de journalistes ces cinq dernières années.

Cuba a accru les restrictions en ayant recours à l'incarcération, à l'expulsion et au harcèlement. En 2003, les autorités cubaines ont jeté en prison vingt-neuf journalistes. En 2005, elles ont expulsé quatre journalistes étrangers pour avoir relaté la réunion d'un parti de l'opposition. Lorsque M. Fidel Castro est tombé malade en 2006, elles ont empêché dix journalistes d'entrer dans le pays.

En Éthiopie, le nombre de journalistes incarcérés est passé de deux à dix-huit, et des dizaines ont dû s'exiler. Rien qu'en 2006, les autorités éthiopiennes ont interdit huit journaux, expulsé deux journalistes étrangers et bloqué l'accès à des sites Internet importants. Seul un petit nombre de journaux du secteur privé continuent de paraître ; ils pratiquent tous l'autocensure dans une grande mesure.

Selon le principal coordinateur du programme du Moyen-Orient du CPJ , M. Joël Campagna, « il est extrêmement important d'attirer l'attention sur les pays où il existe une certaine marge en matière de liberté de la presse et d'ouvrer afin de la maintenir. Le fait que le Maroc ait régressé constitue un signe inquiétant pour cette partie du monde. L'intensification des attaques des pouvoirs publics au Maroc et en Égypte a coïncidé avec la vitalité de la presse. »

En Égypte, a-t-il dit, « la presse écrite a pris de l'assurance et est plus critique, mais cette plus grande assurance a fait l'objet d'attaques de la part des pouvoirs publics », qui ont intenté depuis deux ans et demi plus de quatre-vingt-dix procès au pénal et incarcéré le premier blogueur du pays.

En Gambie, onze journalistes ont été condamnés à une peine de prison pour de longues périodes en 2006. Au cours des cinq dernières années, un rédacteur en chef, Deyda Hydara, a été assassiné, et le principal quotidien « The Independant » a fait l'objet d'un incendie criminel et a été fermé par les autorités. En outre, les diffamateurs sont maintenant passibles d'une peine au pénal.

Plusieurs pays ont recours à la censure et à des lois restrictives, a indiqué le CPJ . En Thaïlande, la nouvelle junte militaire a communiqué aux organes d'information des consignes en matière de censure. En Russie, le président Vladimir Poutine a promulgué une loi qui établit un parallèle entre la couverture de questions critiques et l'extrémisme.

Les attaques violentes subies par des journalistes ne sont guère réprimées dans de nombreux pays. Au Pakistan, huit journalistes ont été tués au cours des cinq dernières années, mais les auteurs de ces crimes n'ont été arrêtés et condamnés que dans un seul cas. En Russie, onze journalistes ont été assassinés ces cinq dernières années, mais aucune enquête n'a abouti.


L'assassinat de journalistes dans le monde devient de plus en plus inquiétant.
Suite proposée par martingrall
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d'Eric Green
N-Y- Les États-Unis demeurent « gravement préoccupés » au sujet de
l'assassinat de journalistes dans divers pays, notamment celui de la
journaliste russe Anna Politkovskaya en octobre 2006, ainsi que des mesures
d'intimidation dont ils font l'objet.

Dans le communiqué de presse qu'il a diffusé le 30 avril, le département
d'État indique que l'accroissement des entraves à la liberté de la presse
dans le monde inquiète également les États-Unis.

Dans de nombreux pays, dit-il, « les pouvoirs publics ont rendu plus
strictes les lois sur la diffamation, et les médias sont de plus en plus
entre les mains des pouvoirs publics et de forces pro-gouvernementales ».

En outre, le nombre des organes de presse indépendants ne cesse de
diminuer, alors que les restrictions à l'emploi des moteurs de recherche de
l'internet et au droit de s'exprimer sur l'internet se multiplient. « Ceux
qui tentent de découvrir, de recevoir ou de disséminer de façon
indépendante des informations et des idées font l'objet de persécutions. »

L'assassinat d'Anna Politkovskaya, déclare le département d'État, constitue
« un affront aux médias libres et indépendants et aux valeurs démocratiques
». Elle était « un symbole de courage et de liberté qui, dans la meilleure
tradition du journalisme et de la liberté de la presse, enquêtait sur les
dossiers les plus difficiles, en particulier en révélant les violations des
droits de l'homme qui ont lieu en Tchétchénie, et qui s'était dédiée à la
découverte de la vérité derrière l'histoire ».

Son assassinat a « choqué et profondément attristé » les États-Unis,
indique le communiqué de presse du département d'État en renouvelant
l'appel des États-Unis au gouvernement russe pour qu'il poursuive son
enquête afin de découvrir et de traduire en justice ceux qui ont commis ce
crime atroce.

Le département d'État se félicite que l'UNESCO ait décerné cette année, à
titre posthume, le prix mondial de la liberté de la presse Guillermo Cano à
Anna Politkovskaya.

Guillermo Cano, qui était le directeur du quotidien colombien « El
Espectador », a été assassiné par deux tueurs à gages en décembre 1986.
Selon l'UNESCO, il a été la victime de trafiquants de stupéfiants, qu'il
dénonçait courageusement et dont il soulignait les effets néfastes sur la
société colombienne.

Chaque année, l'UNESCO décerne le prix Cano, dont le montant atteint 25.000
dollars, à une personne ou à un organisme qui ouvre en faveur de la défense
ou de la promotion de la liberté de la presse. C'est un jury composé de 14
journalistes et rédacteurs professionnels du monde entier qui a sélectionné
Anna Politkovskaya, dont la nomination a été annoncée le 30 mars par le
directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura.

Le prix Cano est remis chaque année le 3 mai, à l'occasion de la Journée
mondiale de la liberté de la presse. Le dixième anniversaire de la création
de ce prix sera célébré lors d'une conférence sur la liberté de la presse
qui doit avoir lieu les 3 et 4 mai à Medellin (Colombie), ville natale de
Guillermo Cano. Pendant cette conférence, une cérémonie sera organisée à la
mémoire d'Anna Politkovskaya, et le directeur général de l'UNESCO, M.
Matsuura, le vice-président de la Colombie, M. Francisco Santos Calderon,
et le fils de la défunte journaliste, M. Ilya Politkovsky, prendront la
parole à cette occasion.

La Journée de la liberté de la presse sera célébrée dans le monde entier

De nombreux pays ont prévu diverses activités à l'occasion de la Journée
mondiale de la liberté de la presse.

Un haut responsable de la direction de la démocratie, des droits de l'homme
et du travail du département d'État, M. Jonathan Farrar, participera le 3
mai à une discussion en ligne sur les mesures prises par les États-Unis
pour défendre la liberté de la presse à travers le monde.

En annonçant cette discussion en ligne, le département d'État a déclaré que
la liberté de la presse constituait « l'un des piliers de la démocratie »
et que les services de M. Farrar étaient résolus à appuyer dans le monde
entier les programmes de promotion de la démocratie portant sur la liberté
de la presse ainsi que sur l'observation des élections, sur les
institutions législatives et sur des questions connexes. Ces services
consacrent aussi, chaque année, une partie du rapport sur les droits de
l'homme à la liberté de la presse.

Pour sa part, l'UNESCO a indiqué que la conférence de Medellin, qui aurait
pour thème la liberté de la presse, la sécurité des journalistes et
l'impunité, examinerait la nouvelle inquiétante selon laquelle « le
journalisme est plus dangereux que jamais ».

Selon Reporters sans frontières, a-t-elle dit, 2006 a été l'année la plus
meurtrière à ce jour. Plus de 150 journalistes et techniciens des médias
ont été assassinés ou sont morts de causes inexpliquées. Ce rythme paraît
se poursuivre en 2007 ; déjà 50 professionnels des médias ont été tués, a
indiqué l'UNESCO en ajoutant que jamais dans l'histoire on n'avait
enregistré un aussi grand nombre de journalistes tués.

La conférence de Medellin portera aussi sur la criminalité, la corruption
et le journalisme de terrain. Dans de nombreux pays, les journalistes n'ont
pas l'indépendance nécessaire pour découvrir la corruption et l'abus de
pouvoir et pour dénoncer les violations des droits de l'homme.

L'UNESCO organise aussi à Amman (Jordanie) et à Sainte-Lucie (Antilles) une
conférence pour célébrer la Journée mondiale de la presse, ainsi qu'un
débat à Londres (Grande-Bretagne) sur les menaces mondiales qui pèsent sur
la liberté de la presse.

La conférence d'Amman portera sur la sécurité des journalistes et sur
l'impunité des auteurs de crimes contre les médias. Selon des groupes de
défense de la liberté de la presse cités par l'UNESCO, environ 85 % de ceux
qui ont assassiné des journalistes au cours des quinze dernières années
n'ont pas fait l'objet d'une enquête ou d'une traduction en justice.

À Sainte-Lucie, des journalistes et des représentants d'organes
d'information antillais se réuniront les 2 et 3 mai pour examiner les
problèmes auxquels se heurtent les médias régionaux en ce qui concerne la
défense de la liberté d'expression.

Commentaires

Féliciation pour cet article, je vous informe de l'existence d'un autre article sur les relations pouvoir-médias sur mon blog (cliquez sur mon nom).

Notamment des relations de SARKOZY avec les médias (et spécialement TF1)

Amitiés

Écrit par : vincent.20minutes | 23/05/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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