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19/06/2007

Esclavage, du boulot brûlot d'Hortefeux

proposé par martingrall.

Cet esclavage sexuel de plus en plus fréquent est essentiellement du à la poussée démographique de l'Afrique comme le montre ce graphique des naissances du Nigéria. Cette explosion conjuguée a la stagnation des ressources, le même PIB depuis vingt ans impose un dépeuplement de tous les pays Africains. Et pour sensiblement le même usage, l’esclavage.

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L'association IROKO aide les victimes de la traite des personnes.
proposé par martingrall
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Depuis plus de dix ans, Mme Aghatise s'est donné pour mission de venir en aide, à Turin (Italie) et au Nigeria, son pays natal, aux victimes de la traite des personnes pour exploitation sexuelle. En 1998, elle a créé l'association IROKO, une organisation non gouvernementale qui assiste les femmes qui ont été victimes d'un trafic d'êtres humains en vue de leur exploitation sexuelle à Turin. La plupart de ces femmes et de ces filles poussées à la prostitution par leurs trafiquants sont originaires du Nigeria.
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L'association IROKO, qui se voue à la recherche dans le domaine de la traite des personnes et de la violence contre les femmes et les enfants, trouve un abri sûr aux victimes de la traite des personnes, assure leur alimentation et leur prodigue un appui psychologique et judiciaire ainsi qu'une formation professionnelle de base.

La plupart des femmes et des filles sont tombées dans le piège de trafiquants promettant un bon emploi bien rémunéré en usine, dans un bureau ou sur une ferme. Cependant, en arrivant en Italie, on leur dit qu'elles doivent en premier lieu rembourser à leurs trafiquants les frais liés à leur passage en Europe et pour ce faire elles sont vendues à des maisons de prostitution. D'autres formes de coercition sont également employées, notamment la menace de tuer leurs enfants ou d'autres membres de leur famille, l'organisation de rites vaudou, ou le recours à la violence.

medium_175px-Sorciers_guerisseurs.jpgSelon Mme Aghatise, la plupart des femmes et filles du Nigeria qui font l'objet d'un trafic d'êtres humains sont illettrées et n'ont jamais vécu en ville. Leurs trafiquants exercent sur elles un contrôle psychologique au moyen de rites magiques « juju » - rites qui n'impressionneraient pas les femmes ayant d'autres origines - durant lesquels elles jurent de ne jamais révéler à la police l'identité de leurs trafiquants ou de la tenancière de la maison de prostitution qui les emploie et de payer leurs dettes sans faire d'histoires.

Dans ses écrits qui ont paru dans des publications nationales et internationales, Mme Aghatise fait valoir qu'il est impossible de lutter contre la traite des personnes dans les pays où la prostitution - qu'elle qualifie de viol à répétition - est légale. « Il faut que la prostitution soit sanctionnée par le droit international comme étant une violation des droits humains de la femme et, en conséquence, une atteinte à la dignité de la femme en tant que personne », déclare-t-elle.

medium_290px-Nigeria_carte.gifMme Aghatise a aussi réalisé un court métrage sur la traite des personnes intitulé « Le voyage sans retour » qui est montré au Nigeria et dans d'autres pays pour sensibiliser les jeunes à propos des risques de devenir la proie des trafiquants. « La prévention est le meilleur moyen de combattre la traite des personnes, de prévenir les gens, notamment les victimes potentielles, des méthodes employées par les trafiquants pour attirer leurs victimes et les maintenir sous leur joug », a-t-elle souligné.

Elle s'attaque également au mythe selon lequel « on ne peut changer la nature des hommes ».

« En fait, cela se résume à ce que les hommes considèrent socialement et culturellement acceptable. Je ne crois pas que les hommes soient incapables de se passer de services sexuels payants, pas plus que la femme ait « choisi » de se prostituer », explique-t-elle.

S'efforçant de décourager la demande en matière de prostitution, l'association IROKO a créé un programme novateur auquel participent depuis 2006 deux lycées de Turin, qui cible les jeunes de 15 à 19 ans et a trait aux relations entre filles et garçons. Le programme met l'accent sur le fait que c'est surtout parce que les hommes continuent à être les clients de la prostitution que se perpétue l'avilissement des femmes en tant
qu'esclaves sexuelles.

L'association IROKO a récemment mis sur pied une garderie qui accueille les jeunes enfants des victimes de la traite des personnes à qui elle vient en aide et envisage de lancer un programme au Nigeria pour aider les victimes qui se trouvent en Europe à rentrer dans leurs communautés.

Jeffrey Thomas

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