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26/06/2007

L’Amérique est ce ou n’est pas l’Amérique.

Est-ce le rêve Américain où tout est possible, tout Africain pouvant devenir ce qu’il veut. Ou est-ce une nouvelle colonisation. Cette Amérique coloniale se dévoilera-t-elle.
Ce texte sur l’Africom qui jouira d’une structure et mission exceptionnelles. Pour les Etats-Unis dans l’influence qu’il pourront opposer aux Chinois et Européens.
Proposé par martingrall.

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Date des décolonisation africaines. Source Wikipédia.

Le nouveau centre de commandement en Afrique (Africom) du
ministère de la défense des États-Unis aura une structure et une mission
qui sortiront de l'ordinaire, a déclaré à la presse un haut responsable du
ministère de la défense, M. Ryan Henry, les 21 et 22 juin.

À l'heure actuelle, les États-Unis consultent des pays africains ainsi que
d'autres pays alliés au sujet de la mise en place de ce nouveau centre de
commandement, qui devrait entrer en activité à l'automne 2008.

De retour d'une seconde série de consultations au sujet de l'Africom, M.
Henry a indiqué qu'il s'était entretenu avec de hauts responsables des
ministères de la défense et des affaires étrangères de l'Algérie, du Maroc,
de la Libye, de l'Égypte, de Djibouti ainsi qu'avec de hauts responsables
de l'Union africaine au cours de sa récente tournée en Afrique. Il a aussi
conféré avec de hauts responsables français lors de son arrêt à Paris, où
il a également eu des entretiens avec les attachés militaires d'une
quarantaine de pays.

« Nous avons donné un aperçu de l'Africom et de sa mission et invité nos
interlocuteurs à nous faire part de leurs points de vue (.) car ceux-ci
nous sont utiles, alors que nous nous apprêtons à prendre les décisions au
sujet de la mise sur pied de ce nouveau centre », a dit M. Henry.

C'est en février que le gouvernement Bush a annoncé son intention de créer
l'Africom. Jusqu'ici, les relations du ministère de la défense avec
l'Afrique avaient lieu, et continuent d'avoir lieu pour le moment, dans le
cadre des centres de commandement européen, central et pacifique des
États-Unis. Selon le ministre de la défense, M. Robert Gates, cette
division de la tâche constitue « un arrangement dépassé qui remonte à la
guerre froide ».

M. Henry a déclaré à la presse que l'objectif de l'Africom n'était pas de
faire la guerre, mais « d'oeuvrer de concert avec les partenaires africains
en vue de la création d'un environnement plus stable dans lequel la
croissance politique et économique pourra avoir lieu ».

Il s'agit « d'établir les conditions » nécessaires à un emploi plus
efficace de l'aide humanitaire et au développement ainsi qu'aider les
États africains à lutter contre le terrorisme.

Une autre série d'entretiens au sujet de l'Africom avec des représentants
du Royaume-Uni, de la France et d'autres pays européens devrait avoir lieu
cet automne.

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Carte politique de l'Afrique. Source Wikipédia.

Les aspects particuliers du futur Africom

À l'opposé des autres centres de commandement des États-Unis, l'Africom ne
serait pas doté d'un siège unique dans un pays africain donné. Son
personnel serait réparti dans diverses villes de l'Afrique.

Un autre aspect particulier de ce nouveau commandant devrait être la
nomination d'un haut responsable du département d'État en tant qu'adjoint
du commandant militaire de l'Africom. Cette personne jouerait plus le rôle
d'un conseiller politique que dans les autres centres de commandement, mais
ferait aussi partie de la structure du centre de commandement.

M. Henry a réaffirmé que, contrairement aux autres centres de commandement
des États-Unis, l'Africom ne serait pas destiné à faire la guerre. Aucune
nouvelle base ne sera créée dans le continent africain et aucun nouveau
contingent de soldats américains n'y sera envoyé lorsque ce centre entrera
en activité avant la fin de 2008.

Sa vocation sera plutôt d'oeuvrer de concert avec des pays africains et
d'autres partenaires étrangers en vue de contribuer à la solution des
problèmes qui compromettent la sécurité à travers le continent.

L'Africom mettra l'accent sur l'aide humanitaire, sur l'action civique, sur
le professionnalisme dans les forces armées, sur l'aide à la sécurisation
des frontières et des voies maritimes et sur l'intervention en cas de
catastrophes naturelles.

« Cela ne veut pas dire que l'Africom jouera un rôle dirigeant en matière
de diplomatie et de développement économique. Ce rôle continuera d'être
exercé par les ambassadeurs des États-Unis et par l'Agence des États-Unis
pour le développement international. »

M. Henry a cherché à réfuter plusieurs fausses idées au sujet des raisons
de la création de l'Africom, notamment les idées selon lesquelles les
États-Unis chercheraient à avoir des bases pour lutter contre le terrorisme
en Afrique, à s'opposer à l'influence économique de la Chine dans ce
continent et à exercer un contrôle sur les gisements pétroliers africains.

Le terrorisme constitue un problème en Afrique, et c'est là un sujet de
grande préoccupation pour les pays africains, a-t-il dit. Toutefois, la
lutte contre le terrorisme n'est pas le principal objectif de l'Africom, et
les États-Unis n'ont nullement l'intention d'envoyer des soldats ou de
créer des bases dans ce continent à cet effet.

À propos du rôle grandissant de la Chine dans l'économie des pays
africains, M. Henry a déclaré : « Nous sommes disposés à ouvrer de concert
avec la Chine n'importe où dans le monde. Si la Chine réussit, le reste du
monde réussira. Toutefois, nous nous attendons à ce que la Chine (.) soit
un partenaire international responsable et qu'elle agisse en conséquence. »

En ce qui concerne les grandes richesses naturelles de l'Afrique, dont le
pétrole, il a dit : « Nous pensons qu'il est important pour le monde et
pour les Africains que ceux-ci soient en mesure de vendre leurs produits
sur le marché mondial de manière à exploiter les avantages économiques de
ce commerce. »

Les Africains, et non les Américains, en seront la garantie. La coopération
avec les pays africains pour les aider à se doter des capacités nécessaires
pour assurer la sécurité des installations pétrolières et du transport des
hydrocarbures est l'un des grands objectifs de l'Africom.
Jim Fisher-Thompson

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