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28/06/2007

Il y a des jours comme ça où tout devient vide, froid, lointain.

L’échec de l’après guerre en Irak était connu des américains. Et c’est pourquoi après cinquante ans d'égalité religieuse au States, M. Bush va nommer un envoyé spécial auprès de l'organisation de la conférence islamique. Mieux vaut tard que jamais.
Proposé par martingrall

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Photo maison blanche.
On trouvera ci-après le texte de l'allocution que le président Bush a prononcée le 27 juin au Centre islamique de Washington et que la Maison-Blanche a diffusé ce jour-là.

(Début du texte)

Comme l'iman vient de le dire, cinquante ans ont passé depuis que l'un de
nos grands présidents a accueilli le Centre islamique dans la famille des
religions de notre pays. Lors de son inauguration, le président Dwight
Eisenhower a tendu la main des États-Unis en signe d'amitié aux musulmans
du monde entier. Il a demandé que nous nous engagions tous en faveur de la
réalisation de « progrès pacifiques par tous les hommes sous la direction
de Dieu ».

Aujourd'hui, nous sommes réunis, avec amitié et avec respect, pour
réaffirmer cet engagement, et pour renouveler notre détermination à agir de
concert en faveur de la liberté et de la paix. Nous venons exprimer notre
appréciation d'une religion qui enrichit la civilisation depuis des
siècles. Nous venons célébrer la diversité des religions aux États-Unis et
de notre unité en tant que peuple libre. Nous gardons au fond du cour la
maxime du grand poète musulman Rumi qui a dit : « Les lampes sont
différentes, mais la lumière est la même. »

Des moments comme cette cérémonie contribuent à éclaircir ce que nous les
Américains sommes en tant que peuple et ce que nous souhaitons pour le
monde. Nous vivons à une époque où il y a beaucoup de questions au sujet
des États-Unis et de leurs intentions. Pour ceux qui cherchent à comprendre
véritablement notre pays, il n'est pas nécessaire de regarder plus loin
qu'ici. Ce centre musulman est situé non loin d'une synagogue, d'une église
luthérienne, d'une église catholique, d'une église orthodoxe grecque et
d'un temple bouddhiste ; les fidèles de chacun d'eux pratiquent leur
religion à laquelle ils croient profondément et vivent côte à côte en paix.

C'est ce que la liberté offre : une société où les gens peuvent vivre et
prier comme ils l'entendent sans qu'on les intimide, sans qu'on les
soupçonne et sans que la police secrète frappe à leur porte. La liberté de
religion est la toute première garantie offerte dans la Déclaration des
droits des États-Unis. C'est une liberté précieuse. C'est un contrat
fondamental dans le cadre duquel tous les pratiquants conviennent de ne pas
imposer leurs idées religieuses à autrui et, en échange, de pratiquer leur
religion comme ils l'entendent. Ce sont là la promesse de notre
Constitution, l'appel de notre conscience et une des sources de notre
force.

La liberté de prier est si essentielle pour les Américains que nous avons
tendance à nous estimer visés lorsque d'autres personnes sont privées de
cette liberté. Notre pays a joué un grand rôle pour défendre les dissidents
juifs en Union soviétique. Des Américains ont fait cause commune avec les
catholiques et les protestants qui priaient en secret derrière le rideau de
fer. Les États-Unis défendent les musulmans qui cherchent à exercer leur
culte librement dans des pays tels que la Birmanie et la Chine.

Afin de souligner le respect que les États-Unis portent à la religion
musulmane dans notre pays, je suis venu à ce centre six jours après les
attentas du 11 septembre 2001 pour dénoncer les incidents au cours desquels
des Américains musulmans avaient subi un préjudice.

Aujourd'hui, j'annonce une nouvelle initiative qui améliorera l'entente et
la coopération entre notre pays et la population des pays en grande partie
musulmans. Je vais nommer un envoyé spécial auprès de l'Organisation de la
conférence islamique (OCI). C'est la première fois qu'un président fait une
telle nomination. Notre envoyé spécial écoutera les représentants des États
arabes et leur fera part des vues et des valeurs des États-Unis. C'est là
une occasion pour les Américains de montrer aux pays musulmans l'intérêt
qu'ils portent à un dialogue respectueux et à une amitié durable.

Nous avons vu cette amitié se traduire dans le grand soutien que les
Américains apportent aux pays musulmans dans le monde entier en temps de
guerre et de catastrophe naturelle. Les Américains sont venus en aide aux
victimes de séismes dévastateurs au Pakistan et en Iran et réagi avec
urgence et avec compassion face aux destructions causées par le tsunami en
Indonésie en Malaisie. Notre pays a défendu les musulmans en Bosnie et au
Kosovo après le démembrement de la Yougoslavie. À l'heure actuelle, nous
mobilisons le monde pourqu'il fasse face au génocide au Soudan. Les
Américains, quelle que soit leur religion, ont déployé ces efforts, mus par
un sentiment de compassion, par leurs convictions et par leur conscience.

La plus grande difficulté à laquelle se heurtent les personnes de bonne
volonté est d'aider les forces de la modération à dominer l'extrémisme qui
se manifeste maintenant dans tout le Moyen-Orient. On observe la
propagation de la notion de liberté religieuse et des droits de l'homme
dans toutes les parties du monde à l'exception d'une seule. Au
Moyen-Orient, on voit plutôt l'essor d'un groupe d'extrémistes qui cherche
à se servir de la religion comme un moyen de parvenir au pouvoir et
d'exercer sa domination.

Cette avant-garde qui s'est désignée elle-même prétend parler au nom des
musulmans. Il n'en est rien. Elle qualifie tous les musulmans qui ne
croient pas à ses idées empreintes de dureté et de haine d'« infidèles » et
de « traîtres » à la véritable religion musulmane.

Elle a ont monté des attaques spectaculaires contre des sites sacrés de
l'islam pour diviser les musulmans et les pousser à se battre. La majorité
des victimes de ses actes de terrorisme sont des musulmans. En Afghanistan,
ce sont les enseignants que ciblent les bastonnades et les assassinats. En
Irak, ces extrémistes ont tué un jeune garçon et ont ensuite placé des
explosifs sur son cadavre pour le faire exploser lorsque sa famille
viendrait le récupérer. Ils ont mis des enfants sur le siège arrière d'une
voiture pour passer sans encombre le barrage de sécurité et ont ensuite
fait sauter le véhicule avec les enfants toujours dedans. Ces ennemis ont
fait exploser une bombe lors d'une réception de mariage à Amman (Jordanie),
dans un bloc de logements en Arabie saoudite, et dans un hôtel à Jakarta
(Indonésie). Ils affirment se livrer à ces massacres et semer le chaos au
nom d'Allah. Cet ennemi n'a pourtant rien à voir avec le véritable islam.
Cet ennemi incarne la haine.

Tous les hommes et les femmes de conscience ont le devoir de s'élever
contre ce mouvement meurtrier et de le condamner avant qu'il ne trouve la
voie qui le conduirait au pouvoir. Il nous faut venir en aide à ces
millions de musulmans qui s'efforcent de sauver une noble et ancienne
religion des assassins et des trancheurs de têtes qui veulent salir le nom
de l'islam. Pour ce faire, ce sont les chefs de file musulmans modérés qui
ont la voix la plus puissante et la plus influente. Nous admirons et
remercions ces musulmans qui ont dénoncé ce que le secrétaire général de
l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) a qualifié « d'éléments
radicaux marginaux qui prétendent agir au nom de l'islam ». Nous devons
encourager davantage de musulmans à ajouter leurs voix, à s'élever contre
les extrémistes radicaux qui infiltrent les mosquées, à dénoncer les
organisations qui, sous le couvert de la foi musulmane, appuient et
financent des actes de violence, et à tendre la main aux jeunes musulmans -
même dans notre pays et ailleurs dans le monde libre - qui pensent que les
attentats suicides pourraient un jour être justifiés.

Il nous faut rallier les voix des musulmans qui ont les moyens de
s'adresser directement aux millions de personnes qui, dans le monde arabe,
n'ont pas réussi à saisir les possibilités offertes par un mouvement visant
la prospérité et la liberté. Pendant des décennies, le monde libre a
abandonné les musulmans du Moyen-Orient aux tyrans, aux terroristes et au
désespoir. On le justifiait par des considérations de stabilité et de paix,
mais cette stratégie n'a apporté ni l'une ni l'autre. Le Moyen-Orient est
devenu un ferment du terrorisme et du désespoir et a donné lieu à une
hostilité accrue des musulmans à l'égard de l'Occident. J'ai consacré la
majeure partie de ma présidence à aider les musulmans à lutter contre le
terrorisme, à obtenir leur liberté, et à trouver les voies les plus
appropriées qui les conduiraient à la prospérité et à la paix.

Les efforts entrepris en Afghanistan et en Irak sont au centre de ce
combat, mais ce combat ne mettra pas fin aux menaces ; il ne s'arrêtera pas
là. Nous estimons que le succès que remporteront au bout du compte les
Afghans et les Irakiens inspirera d'autres peuples qui veulent aussi vivre
en liberté. Nous travaillerons en vue du jour où une Palestine démocratique
vivra côte à côte et en paix avec Israël. Nous avons déjà constaté les
frémissements d'un avenir démocratique dans d'autres régions du
Moyen-Orient, même si l'épanouissement de la liberté demandera du temps. Un
avenir démocratique n'est pas un plan imposé par les pays occidentaux,
c'est un avenir que les gens de la région saisiront pour eux-mêmes. Tout
cour aimant rêve et souhaite un avenir fait de liberté.

Nous le savons à cause des quelque 8 millions de personnes qui ont bravé
les menaces et l'intimidation pour voter en Afghanistan. Nous le savons à
cause des 12 millions de personnes environ qui ont voté lors d'élections
libres en Irak. Et nous le savons parce que les yeux du monde étaient
braqués sur les Libanais lorsqu'ils ont levé le drapeau de la Révolution du
cèdre, out chassé leurs occupants syriens et ont choisi de nouveaux
dirigeants par le biais d'élections libres. En ce moment même, on perçoit
l'espoir de la liberté dans quelques coins sombres du Moyen-Orient -
chuchottement dans les salons, dans les cafés, dans les écoles. Des
millions de gens cherchent la voie qui les conduira vers un avenir où ils
pourront dire ce qu'ils pensent, voyager où ils veulent, et pratiquer la
religion de leur choix. Ils implorent silencieusement pour leur liberté et
ils espèrent que quelqu'un, quelque part, leur répondra.

C'est pourquoi aujourd'hui, dans ce lieu où le culte est pratiqué
librement, au cour d'une nation libre, nous disons à ceux qui ont la
nostalgie de la liberté, de Damas à Téhéran : votre misère ne vous lie pas
à tout jamais. Vous ne suppliez plus en silence. Le monde libre vous
entend. Vous n'êtes plus seuls. L'Amérique vous tend la main de l'amitié.
Nous ouvrons en vue du jour où nous pourrons vous accueillir au sein de la
famille des pays libres. Nous prions pour que vous et vos enfants puissent
un jour connaître la vraie liberté, y compris la liberté d'aimer et de
vénérer Dieu tout puissant.

Que Dieu vous bénisse.

(Fin du texte)

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