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30/07/2007

pour information

Fin de la tournée en Afrique de Mme Laura Bush
L'épouse du président des États-Unis a apporté son appui aux programmes en faveur de la santé et de l'enseignement.

Par Lea Terhune

Washington - Alors qu'elle était sur le point de terminer sa tournée en
Afrique, Mme Laura Bush a exprimé son soutien et promis des aides
supplémentaires à des pays qui étaient aux prises avec le sida et le
paludisme et à d'autres pays qui s'employaient à accroître la scolarisation
des enfants. Elle a achevé son voyage de cinq jours le 29 juin au Mali,
après s'être rendue au Sénégal, au Mozambique et en Zambie.

En Zambie, le coordonnateur de la lutte des États-Unis contre le sida à
l'étranger, M. Mark Dybul, qui accompagnait Mme Bush, a annoncé que les
États-Unis augmenteraient leur aide à ce pays de 266 millions de dollars
sur cinq ans. Cette somme proviendra du Plan présidentiel d'aide d'urgence
à la lutte contre le sida (PEPFAR). La Zambie devait recevoir 534 millions
de dollars durant les quatre premières années du PEPFAR, mais cette somme
sera portée à 800 millions de dollars, a-t-il précisé.

Mme Bush a visité plusieurs projets zambiens financés par le PEPFAR, par
l'Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme, par l'Agence des
États-Unis pour le développement international (USAID) et par un groupe de
sociétés dénommé Global Business Coalition. Ce groupe ouvre de concert avec
des États et des organisations non gouvernementales en vue de la
réalisation de programmes de lutte contre le sida. Mme Bush a annoncé la
future distribution de 500.000 moustiquaires destinées à protéger la
population du paludisme, maladie qui, selon la Fondation zambienne de lutte
contre le paludisme, fait souvent plus de victimes que le sida en Zambie.

Dans une école de Lusaka, Mme Bush et sa fille Jenna ont inauguré une «
PlayPump » (pompe-jeu), sorte de tourniquet combiné à une pompe à eau qui
permet de tirer profit de l'exubérance naturelle des enfants pour obtenir
une source fiable d'eau potable. Cela leur évite en outre d'apporter de
l'eau de chez eux chaque jour.

Ces deux projets sont des exemples de la coopération entre secteur public
et secteur privé chère au président Bush. Ainsi, des entités aussi variées
que la société Coca-Cola, la société Johnson & Johnson, la fondation Case
et l'Association nationale de basket-ball (NBA) participent au projet de
distribution de moustiquaires.

Tout au long de son voyage, Mme Bush n'a cessé d'insister sur l'importance
des associations confessionnelles. « Les institutions religieuses apportent
une touche salvatrice à la lutte contre le sida », a-t-elle affirmé lors
d'une réunion au Centre Mutata. Grâce à un réseau de bénévoles, ce centre
offre des soins à domicile aux séropositifs, aux orphelins et autres
enfants en situation vulnérable, et donne des informations sur la
transmission du VIH et sur les façons de s'en protéger. Il est financé par
RAPIDS, qui regroupe des organismes tels que World Vision, l'Armée du
Salut, Africare, Catholic Relief Services et le Population Council.

Au Sénégal, Mme Bush a visité l'hôpital Fann de Dakar en compagnie de
l'épouse du président de la République sénégalaise, Mme Viviane Wade. Cet
établissement soigne les personnes atteintes du sida et accorde une grande
importance à leur alimentation. M. Steve Bolinger y a planté un jardin
potager lorsqu'il faisait partie du Corps de la paix. Il est resté sur
place pour créer Development in Gardening (DIG, Développement par le
jardinage), organisation non gouvernementale qui aide les séropositifs à
maintenir une bonne qualité de vie. L'hôpital et le jardin potager son en
partie financés par l'USAID.

Durant son voyage en avion à destination du Sénégal, Mme Bush a dit aux
journalistes qui l'accompagnaient qu'il était important pour l'Afrique que
les États-Unis et les États africains coopèrent « sur le terrain » et
qu'ils essayent de tirer parti le plus possible des fonds disponibles afin
d'aider le maximum de gens.

Lors de la cérémonie de remise de bourses organisée à l'école primaire
Grand-Médine de Dakar dans le cadre de l'Initiative en faveur de
l'enseignement en Afrique (AEI), Mme Bush a déclaré : « Un investissement
dans le secteur de l'enseignement, aussi insignifiant soit-il, est toujours
utile. » En outre, ce secteur permet aux pouvoirs publics de remplir leurs
obligations envers les habitants du pays, a-t-elle ajouté. « Le peuple
américain est fier de vous soutenir dans cette entreprise », a-t-elle
affirmé. Le célèbre musicien sénégalais Youssou N'Dour, qui est également
ambassadeur de bonne volonté de l'ONU et promoteur de l'amélioration de la
santé en Afrique, a participé à cette cérémonie.

L'AEI a contribué à fournir près de 500.000 livres à des enfants
sénégalais. Mme Bush a déclaré que, au cours de l'été, l'AEI allait
expédier 800.000 manuels scolaires de plus au Sénégal. « Les personnes
instruites font plus attention à leur santé et transmettent leurs
connaissances à leurs enfants et à leur entourage », a-t-elle fait
remarquer.

Un temps fort de sa visite au Mozambique a été l'annonce du versement de
507 millions de dollars par la Société du Compte du millénaire afin de
moderniser l'infrastructure du pays et de s'attaquer au paludisme. À
Maputo, Mme Bush a visité les installations des participants à la Campagne
ocuménique contre le paludisme au Mozambique. Elle s'est notamment arrêtée
dans un hôpital pour enfants et a visité Positive Tea, un groupe de soutien
aux femmes. À son ordre du jour figuraient la promotion de la pulvérisation
d'insecticides contre le paludisme et la distribution de moustiquaires
imprégnées d'insecticide.

L'émancipation des femmes a été l'autre grand sujet de sa tournée. Elle a
participé à une table ronde sur ce sujet au Mozambique et a visité deux
établissements en Zambie, Flame et WORTH, qui s'occupent d'enfants en
situation vulnérable, de mères célibataires, de veuves et de femmes âgées.
WORTH offre également des microcrédits pour financer la création de petites
entreprises.

Mme Bush a exprimé son admiration pour le personnel dévoué, souvent
bénévole, qui s'occupe des malades et qui contribue à informer la
population sur le sida, maladie encore souvent entourée de stigmatisation
en Afrique.

À son étape finale, à savoir Bamako au Mali, elle a visité une école
financée par l'AEI et souligné l'importance de l'accord conclu entre la
Société du Compte du millénaire et le gouvernement malien afin de réduire
la pauvreté dans le cadre d'un programme quinquennal de développement
économique de quelque 460 millions de dollars.

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