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26/07/2007

Hortefeux! Le travail forcé est un problème croissant

dans le monde, donc en France.

Avec un chiffre d'affaires qui atteint près de 9,5 milliards de dollars dans
le monde, le travail forcé est un problème croissant.

Oui chez nous, en France également, surtout si vous trouvez un petit boulot payé en chèque service. Ce petit bout de papier qui vous fait corvéable et jetable à merci. Oui si vous vous trouvez étrangers entre Marseille et Nîmes où par conventions le propriétaire, agricole ne paye que 30% du smic le travailleur à discrétion.
Nous en reparlerons, je vais y faire un saut. Mais.
Le Départment d’Etat des E-Unis, lance une campagne de communication. Bien sur ne pas être dupes. Cependant cela pose des questions ! Combien en France ?


La traite des personnes aux fins de travaux forcés n'attire peut-être pas autant d'attention que la traite d'esclaves sexuels, mais elle n'en demeure pas moins un énorme problème, a déclaré Mark Taylor, chargé de la lutte contre la traite des êtres humains.

« La traite de travailleurs prend de l'ampleur », a-t-il déclaré, le 19 juillet, lors d'une conférence de trois jours organisée au département d'État afin d'aider le personnel d'organisations gouvernementales et non gouvernementales à traiter les dossiers de la démocratie, des droits de l'homme et du travail.

« Au cours des sept dernières années, les gouvernements étrangers ont beaucoup amélioré leurs mesures de lutte contre la traite d'esclaves sexuels. Mais trop souvent, le trafic de travailleurs ne fait pas l'objet d'enquêtes criminelles. »

De plus, ce qui constitue du travail forcé n'est pas clairement défini dans de nombreux pays, et il y a souvent peu de mesures de protection des victimes.

« Les lois de parrainage donnent aux employeurs des pouvoirs exorbitants sur leurs employés », a affirmé M. Taylor. Les employeurs confisquent souvent les passeports et autres pièces d'identité, ainsi que le billet d'avion, des employés victimes de la traite.

La servitude pour dette augmente également, a dit M. Taylor. « Les pays de destination ont beaucoup à faire pour accorder des droits aux travailleurs migrants, et les pays d'origine doivent prendre des responsabilités élémentaires pour leurs citoyens. »

La face cachée de la mondialisation

L'essor de l'économie mondiale alimente le problème des travailleurs migrants. Tel est l'avis de Neha Misra, coordonnatrice de la lutte contre la traite des personnes au Centre de solidarité de l'AFL-CIO, le plus grand syndicat ouvrier des États-Unis.

« La mondialisation est en train de creuser le fossé entre les riches et les pauvres », a-t-elle affirmé lors de la conférence du département d'État. La mondialisation n'a pas créé assez d'emplois dans certains pays, forçant les gens à émigrer pour trouver du travail. Par contre, certains pays, par exemple la Jordanie et les Émirats arabes unis, reposent
exclusivement sur des travailleurs migrants.

On estime qu'il y a 120 millions de travailleurs migrants dans le monde, a-t-elle ajouté, et la plupart font des travaux rebutants et dangereux. Une surveillance plus étroite des frontières et une politique de l'immigration plus stricte forcent de nombreuses personnes à entrer illégalement dans certains pays pour chercher du travail. Elles tombent alors dans l'économie « informelle » ou « parallèle » dans laquelle elles n'ont pas le droit de se syndiquer, ne sont pas informées de leurs droits et sont souvent maltraitées et exploitées.

Nishra Varia, maître de recherche à la Division des droits de la femme de Human Rights Watch, a déclaré lors de la conférence que si la migration avait certains aspects positifs, les travailleurs migrants étaient trop souvent dépouillés de leurs droits et de toute protection sociale. Ceci est particulièrement le cas des domestiques, qui sont souvent des femmes.

Dans de nombreux pays, a-t-elle déclaré, les « métiers de femmes » ne bénéficient pas des mêmes protections au regard de la loi que les emplois dominés par les hommes. Et si la majorité des domestiques migrants entrent légalement dans les pays, la plupart des abus visent cette catégorie de travailleurs.

Mme Varia a réclamé une meilleure coopération internationale pour protéger toutes les catégories de travailleurs.

Dans son rapport de 2006 sur la traite des personnes dans le monde, le département d'État a admis que les gouvernements des pays de destination des travailleurs migrants avaient l'obligation de s'assurer que ces gens ne se retrouvaient pas asservis.

Toutefois, toujours selon ce rapport, la recherche montre que les pays source autorisent ou encouragent certaines formes d'exploitation qui placent les travailleurs en situation de servitude forcée avant même de quitter leur pays ou leur imposent des dettes injustes qui sont le précurseur de la servitude pour dettes dès l'arrivée à destination. Les auteurs de ce rapport demandent à ces pays de fournir un « filet de sécurité » d'agents consulaires, de conseillers juridiques et de refuges pour les travailleurs qui se retrouvent en situation de servitude.

Par Jean-Michel Vandenberge et Jane Morse

Commentaires

mmmmm faut pas travailler avec n'importe qui, bon enfin ce n'est que l'avis de tonvoisin debureau du ministère autonome de la valeur travail
http://www.travailleravecdescons.com

et surtout pensez à travailler moins et gagner plus de façon ignoblement indecente

Écrit par : Tonvoisin | 27/07/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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