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10/08/2007

la pratique judicieuse de la responsbilité sociétale de l'entreprise.

La responsabilité sociétale des entreprises est une pratique judicieuse.

Les sociétés ont intérêt à promouvoir le bien-être des collectivités où
elles sont implantées.
Et ce sont les nouveaux américains qui le disent. Et sous la présidence de Bush ! Mais!

Bon ensuite lisez le texte, mais avant il est souhaitable de jeter un œil sur les propositions des entreprises chinoises. Les Etats-Unis disposent toujours d’une machine de guerre économique. « Au plus tu payes tes salariés au plus ils achètent tes produits, surtout lorsqu’ils n’y sont pas obligés »
A voir les entreprises Française en France, ils devraient copier. Par exemple sur l’automobile, l’électronique ? Le nucléaire, l’aviation militaire et civile, bon ils ne sont pas acheteurs, Les services ? ils ne leur restent que 17 euros par mois, pour ceux qui ne doivent pas emprunter pour finir le mois. Mais nous sommes entrés dans l’après Milton.

Les temps ont changé depuis que le célèbre économiste Milton Friedman écrivait, en 1962, dans son livre « Capitalisme et liberté » Les chefs d'entreprise ont pour unique responsabilité sociale que de maximiser les bénéfices de leurs actionnaires.

Aujourd'hui, les sociétés progressistes se rendent compte que la recherche de bénéfices ne suffit pas et qu'il leur faut contribuer au bien-être de la société en général et traiter leurs employés avec dignité et respect. C'est ce qu'on appelle la « responsabilité sociétale des entreprises », ou RSE.

Selon M. James Viray, directeur du Bureau du département d'État chargé des questions internationales liées au travail et à la responsabilité sociétale des entreprises, les sociétés ont diverses raisons de se conduire en bons citoyens vis-à-vis des membres de leur collectivité, de leur pays et du monde en général.

Certaines entreprises font preuve de responsabilité, a-t-il expliqué à l'USINFO le 2 août, « parce qu'elles sont convaincues qu'un tel comportement est un gage de réussite commerciale, qu'il s'agisse de mieux faire connaître leur marque, de réduire leurs risques, de garder leurs employés ou encore d'améliorer la productivité », pour ne citer que quelques exemples de ses avantages. D'autres le font « parce qu'elles ont le sentiment que c'est leur devoir », et d'autres encore invoquent une combinaison de toutes ces raisons.

Le département d'État a adopté ses propres initiatives en matière de RSE, notamment des « principes volontaires en matière de sécurité et de droits de l'homme » et un « dialogue général sur le travail des enfants dans le secteur du cacao », et les sociétés qui y prennent part « s'intéressent vraiment aux droits de l'homme et aux droits des travailleurs », a fait valoir M. Viray.

Les principes volontaires sont un ensemble de normes visant à réduire les risques auxquels est exposé le personnel dans les entreprises et à protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales. Le dialogue sur le travail des enfants a trait à un projet mis en oeuvre en Afrique occidentale en vertu duquel les fonds offerts par les États-Unis aux organisations non gouvernementales ont servi à l'éducation et à la formation de jeunes qui avaient été obligés de travailler dans les champs de cacaoyers et les usines de production de cacao. Grâce à ce programme, quelque 6.000 jeunes ayant subi les pires formes d'exploitation de leur travail vont aujourd'hui à l'école.

La prospérité des communautés, a rappelé à l'USINFO M. Larry Palmer, président de la Fondation interaméricaine (IAF), une institution américaine qui s'attache à promouvoir le développement en Amérique latine et aux Antilles, « est propice à la conduite des affaires, et il en est de même lorsque les entreprises se préoccupent du sort de leur communauté ».

« Lorsque les entreprises et les collectivités conjuguent leurs forces au niveau local, là où les gens habitent et où ils doivent faire face à leurs problèmes quotidiens, la société tout entière se porte mieux », a expliqué M. Palmer, ajoutant que la Fondation avait constaté une généralisation de la RSE en Amérique latine.

Human Rights Watch et la RSE

Selon M. Arvind Ganesan, de l'organisme Human Rights Watch, (Défense des droits de l'homme à travers le monde) le comportement des entreprises à l'égard de la RSE a nettement changé depuis une dizaine d'années.

Il y a dix ans, a-t-il indiqué à l'USINFO, les sociétés auraient peut-être nié qu'elles aient des responsabilités en matière de droits de l'homme. Aujourd'hui, toutes les entreprises admettent qu'elles ont certaines responsabilités dans ce domaine, même si elles ne les assument pas toujours.

De l'avis de M. Ganesan, la RSE peut se concrétiser lorsque les entreprises adoptent des règles en matière de droits de l'homme et s'engagent à les respecter.

Du 23 au 26 octobre, une conférence sur la RSE, parrainée par « Business for Social Responsability » sera organisée à San Francisco. M. Ganesan doit y participer ainsi que plusieurs hauts responsables du gouvernement des États-Unis.


Jean-Michel Vandenberge et Eric Green

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