Avertir le modérateur

06/03/2008

La traite des personnes et la santé à l'ordre du jour d'une réunion sur le statut de la femme

Washington - La délégation des États-Unis à la 52e session de la Commission
de la condition féminine a souhaité mettre l'accent sur les dossiers de la
traite et de la santé des femmes.

Dans une allocution prononcée le 25 février lors de l'ouverture de la
session, Mme Patricia Brister, qui dirigeait cette délégation, a souligné
la résolution des États-Unis à lutter contre la traite des êtres humains.

Depuis l'année budgétaire 2001, les États-Unis, a-t-elle dit, ont consacré
plus de 528 millions de dollars à la lutte contre la traite internationale
des personnes. En 2007, 78 millions de dollars supplémentaires ont été
alloués au financement de 180 programmes de lutte contre la traite dans
plus de 90 pays.

Le gouvernement des États-Unis, conscient du fait que ce problème concerne
également son territoire, a consacré 23 millions de dollars en 2007 à des
programmes intérieurs de lutte contre ce fléau. Par ailleurs, le ministère
de la justice continue d'augmenter ses groupes de travail chargés de cette
lutte : 42 groupes sont désormais à pied d'ouvre dans 25 États.

Mais si la traite à des fins d'exploitation sexuelle représente près des
deux tiers du problème, l'exploitation par le travail en est un autre
élément important, a affirmé Mme Brister. Afin de décourager ce genre de
trafic, les États-Unis sont en train de concevoir des stratégies visant à
interdire la commercialisation de produits issus du travail forcé.

Dans un entretien accordé au Service d'information du département d'État,
Mme Brister a dit que les États-Unis n'avaient pas l'intention de proposer
de nouvelle résolution à la Commission en 2008.

Mme Brister, qui dirige la délégation des États-Unis à la Commission de la
condition de la femme depuis 2003, a déclaré qu'une victoire triomphante
avait été remportée en 2005, lorsque la Commission avait adopté une
résolution proposée par les États-Unis qui demandait à tous les
gouvernements de prendre les mesures appropriées pour éliminer
l'exploitation de femmes et de filles victimes de la traite, de
criminaliser la traite des êtres humains et de s'intéresser aux causes de
ce phénomène, notamment la pauvreté et l'inégalité entre les sexes.

L'accès à des soins médicaux adéquats est vital si l'on veut que les femmes
puissent s'émanciper. Parmi les problèmes de santé auxquels se heurtent les
femmes, l'un des plus dévastateurs est sans doute la fistule obstétrique.
Résultant de complications durant l'accouchement, il s'agit d'une déchirure
entre le vagin et la vessie ou le rectum, qui rend la femme incontinente.
Cette condition est considérée comme une disgrâce dans de nombreux pays et
condamne les femmes qui en sont victimes à l'isolement social, et certains
maris désertent alors leur femme.

Mme Brister a rappelé que l'Agence des États-Unis pour le développement
international (USAID) avait récemment annoncé un nouveau programme de 70
millions de dollars sur cinq ans visant à prévenir et traiter la fistule
obstétrique dans les pays en développement. Ce programme sera également
l'occasion de promouvoir une meilleure compréhension de cette condition
dans les collectivités locales.

Nouvel accent mis sur la lutte contre la violence faite aux femmes

Lors de l'ouverture des travaux de la Commission de la condition de la
femme, le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a lancé une campagne
mondiale de 15 ans visant à mettre fin à la violence contre les femmes,
affirmant notamment qu'au moins une femme sur trois dans le monde risquait
d'être victime d'abus physiques ou sexuels au cours de sa vie.

La violence contre les femmes bloque également la croissance économique et
sociale, a affirmé M. Ban. Cette campagne, a-t-il ajouté, affirme que les
femmes et les fillettes ont le droit de vivre sans craindre la violence. «
Cette campagne vise à faire disparaître la violence contre les femmes, qui
impose un tribut exorbitant à l'humanité tout entière. »

Créée en 1946, la Commission sur la condition de la femme fait partie du
Conseil économique et social des Nations unies, et se consacre
exclusivement à la promotion de l'égalité entre les sexes et de
l'émancipation de la femme.

Les 45 membres de l'ONU peuvent faire partie de cette commission par
roulement. Ils sont élus pour quatre ans en fonction d'une répartition
géographique équitable.

Chaque année, les membres de la Commission se réunissent au siège de l'ONU
à New York pour évaluer les progrès réalisés vers l'égalité entre les
sexes, identifier les difficultés qu'il reste à surmonter, et formuler des
mesures concrètes visant à promouvoir l'égalité et l'émancipation des
femmes dans le monde entier. La session de 2008, qui a débuté le 25
février, dure jusqu'au 7 mars.

Par Pate Morse et Jean-Michel Vandenberge

Commentaires

je ne sais rien en amour, mais j'ai un professionnel pour m'aider ou pour m'expliquer lepetit detail en ce qui attrait a l'amour.

Écrit par : henry jonas | 08/07/2009

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu