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04/04/2008

Barack Obama pose la question des races.

Le débat relatif au discours du candidat à la présidence sur la race se poursuit.

proposé par martingrall.

La France a été et reste une société ou l'esclavage fait œuvre de développement social, en dehors de toute réalité. Nicolas Sarkozy en proposant Madame Rachida Dati, française issue de l'immigration au poste prestigieux de garde des sceaux, et Madame Rama Yade, née en Afrique, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, met la civilisation de l'immigration occidentale dans ce quelle deviendra. L'Egalité des races. Mais aux Etats-Unis. il s'agit de la plus haute fonction de l'administration, et de son exécutif. Donc, cette note plutôt intéressante.

""La cote d'Obama grimpe par l'ouverture du dialogue ce cette question délicate. 12,5% des américains sont afro-américains.

Barack Obama ne cesse de faire parler de lui depuis qu'il a fait acte de candidature à la présidence des États-Unis. En particulier, son discours sur les relations raciales aux États-Unis a lancé, parmi les politologues de la télévision, les rédacteurs d'éditoriaux, les blogueurs et le public des conversations importantes qui ne sont pas près de se conclure.

La cote de M. Obama avait marqué un certain fléchissement ces dernières semaines, après la diffusion sur YouTube de vidéos de Jeremiah Wright, l'ancien pasteur de son église de Chicago, contenant des propos provocants qui avaient contraint le sénateur de l'Illinois à prendre ses distances par rapport à ce dernier. Mais elle a remonté après son discours du 18 mars à Philadelphie (Pennsylvanie), où il s'est expliqué sur ses relations avec le pasteur Wright et où il a abordé de front les questions raciales.

En l'espace de quelques jours, un sondage réalisé par CBS News a enregistré de « bonnes appréciations » sur son discours et le sondage quotidien Gallup l'a classé comme devançant Hillary Clinton de quelques points de pourcentage. Il a obtenu, le 22 mars, le soutien d'un ancien rival pour l'investiture, le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson.

« Je suis le fils d'un homme noir du Kénya et d'une femme blanche du Kansas », a dit le sénateur Obama, ce qui fait de lui l'incarnation même d'une problématique qui émeut et divise l'Amérique profondément depuis quatre siècles. « J'ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux, des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je vivrai, je n'oublierai jamais le fait que mon histoire n'est concevable dans aucun autre pays. »

La race est une question sur laquelle le pays « ne peut pas se permettre de faire l'impasse », a déclaré le sénateur Obama. La récente controverse, a-t-il ajouté, reflète « les aspects complexes du problème racial que n'avons jamais vraiment explorés - une partie de notre union qu'il nous reste encore à parfaire ».

Étant donné les problèmes existant dans la communauté afro-américaine qui datent d'avant la fondation de la nation, ayant leur origine dans l'esclavage, se poursuivant par une discrimination légalisée et continuant par des possibilités encore refusées de nos jour, le racisme définit encore la conception du monde chez les Noirs, même ceux qui réussissent. Mais, a déclaré le sénateur Obama, « cette colère n'est d'ailleurs pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes [...] et elle empêche la communauté noire de forger les alliances indispensables à un changement véritable. »

Les gens, quelle que soit la couleur de leur peau, a-t-il dit, ont les mêmes préoccupations, et le manque de possibilités économiques affecte les Noirs, les Blancs, les Asiatiques et les Hispaniques, inspirant du ressentiment dans toutes les communautés touchées. La question de la race détourne l'attention « des véritables coupables [...] : une culture d'entreprise où abondent les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et l'appât du gain rapide [...], une politique économique qui privilégie une minorité ».

Une force unificatrice pour le parti démocrate ?

Le gouverneur Richardson, d'origine latino-américaine, a qualifié le sénateur Obama de « dirigeant qui apparaît une seule fois par génération », et lui a accordé son soutien dans l'espoir d'unifier les démocrates, soutien qui pourrait apporter davantage de votes « latinos » à celui-ci.

« Le sénateur Obama a lancé un débat dans le pays qui n'avait que trop longtemps attendu et il rejette les politiques de l'affrontement et de l'opposition des races », a dit M. Richardson.

Même les critiques tels que le chroniqueur du Washington Post Michael Gerson, qui avait dit que le sénateur Obama aurait dû réfuter plus spécifiquement les « vues toxiques » du pasteur Wright, ont estimé qu'il avait prononcé « un discours excellent et important sur les questions raciales en Amérique ».

D'autres ont vu du courage et de la complexité dans le refus du sénateur de désavouer le pasteur Wright, au lieu de se servir des vues de celui-ci pour expliquer le contexte dont elles avaient émergé et les divisions culturelles qui les avaient façonnées. Bob Herbert a émis des louanges dans le New York Times pour « une vision du monde qui embrasse à la fois la justice et la réconciliation ».

Roger Wilkins, activiste des droits civils et professeur à l'université George Mason, a dit à America.gov que, du fait que les Noirs et les Blancs n'ont pas la même expérience du racisme, « essayer de parler aux deux groupes à un niveau qu'ils comprennent tous deux et en cherchant à les rassembler afin de mieux leur faire appréhender ce profond problème américain était très courageux ».

« Il a fourni une plate-forme, un tremplin, un point de départ propice à une riche conversation » a-t-il dit, en ajoutant que les propos du sénateur Obama sur sa grand-mère blanche contribuaient à évoquer une commune humanité.

« Il est capable d'être, sans complexes, un membre à part entière de la race noire aux États-Unis et se montrer néanmoins capable de dépasser les clivages raciaux », a noté Roger Wilkins.

D'autres observateurs afro-américains ont fait écho à ces propos. Emira Woods a écrit dans The Black Commentator : « Il porte à un niveau supérieur cette question pivot à un moment vital. Le sénateur Obama lance un appel éloquent à l'action et encourage la génération actuelle à donner du sien. »

« Cela équivaut à une nouvelle liste de points à débattre sur la race », a dit Eugene Robinson dans le Washington Post.

Jim VandeHei et John F. Harris, rédacteurs de The Politico, ont souligné « la spécificité avec laquelle Barack Obama a parlé des attitudes et des animosités raciales », chose que les politiciens évoquent rarement, ainsi que son habile appel aux électeurs dont il a besoin pour gagner.

Le sénateur Obama est le premier Afro-Américain qui ait vraiment une chance de devenir candidat officiel d'un parti politique à la présidence des États-Unis. La population des États-Unis compte environ 12,5 % d'Afro-Américains.

« L'Amérique est capable de changer. Tel est le véritable génie de cette nation, a dit le sénateur Obama. Ce que nous avons déjà accompli nous donne l'espoir et l'audace d'espérer ce que nous pouvons et devons accomplir demain. » ''

Par Lea Terhune et Jean-Michel Vandenberge

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