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12/04/2008

Pour qui et pourquoi choisir un candidat à la présidence de la république.

proposé par martingrall,

Pour nous Français, le choix des démocrates semble assuré de la défaite.

Dans le cas de Barack Obama, pour le seul fait qu’il soit à moitié noir. Comment les sudistes pourraient-ils voter pour lui.
En France, les français de naissance mais dont les parents, souvent leurs grands-parents, tous nés français d’Afrique, d’Asie, …. n’étant pas estampillés gaulois, bien blancs, et leurs enfants pas toujours de gentils petites tête blondes représentent moins de 1% de d’élus pour 12% de la population.

Quant-à Madame Hillary Clinton, pour l’autre simple fait qu’elle soit une femme.
L’échec du parti socialiste à la présidence vient entres autres choses non pas du programme, il était de droite, mais parce que le candidat Madame Ségolène Royal était une candidate.

Le choix des Etats-Unis pour cette désignation par les partis de leur candidat qu’il, qu’elle soit, peut être une réponse démocratique pour la France un peu trop ouvertement monarchique.


Le choix d'un candidat à la présidence de la république américaine.

Les règles internes aux partis pour désigner les candidats à la présidence ne sont pas énoncées dans la Constitution. Comme on l'a vu, à l'époque où celle-ci fut rédigée et ratifiée, à la fin du XVIIIe siècle, les partis politiques n'existaient pas, et les fondateurs de la république n'avaient aucun intérêt à prescrire des procédures pour de telles entités.

Dès 1796, les membres du Congrès qui s'identifiaient à l'un des partis politiques de l'époque se réunirent pour désigner les candidats de leur parti à la présidence et à la vice-présidence.

Connu sous le nom de King Caucus (caucus royal), ce système de sélection subsista pendant près de trente ans. Il se désintégra en 1824, victime de la décentralisation du pouvoir en politique, elle-même liée à l'expansion vers l'ouest des États-Unis.

Finalement, les conventions nationales remplacèrent le King Caucus. En 1831, une formation mineure, le Parti antimaçonnique, se réunit dans un bar de Baltimore, dans le Maryland, pour choisir ses candidats et définir son programme électoral. L'année suivante, les démocrates se réunirent dans le même bar pour désigner leurs candidats. Depuis lors, les grands partis et la plupart des petites formations tiennent des conventions nationales, auxquelles assistent les délégués des différents États, pour désigner leurs candidats à la présidence et à la vice-présidence et se mettre d'accord sur un programme politique.

L'avènement de la télévision

Tout au long du XIXe siècle et jusqu'au XXe siècle, les conventions, même si elles rassemblaient un grand nombre de fidèles, furent dominées par les dirigeants des partis à l'échelon de chaque État.

Ces derniers usaient de leur influence pour choisir les délégués de leur État et s'assurer qu'ils votent « correctement » à la convention nationale du parti. Les opposants aux dirigeants des partis exigèrent des réformes pour permettre aux simples électeurs de sélectionner les délégués aux conventions. Les élections primaires furent créées à cet effet. En 1916, plus de la moitié des États de l'Union organisaient des primaires.

Pourtant, ce mouvement fut de courte durée. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les dirigeants des partis, convaincus que les primaires mettaient en péril leur propre influence, persuadèrent les assemblées législatives des États de les supprimer au motif qu'elles étaient coûteuses et qu'un nombre relativement limité de citoyens y participaient. En 1936, seuls une dizaine d'États organisaient encore des primaires.

Mais l'exigence de démocratisation resurgit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, grâce à la télévision, les gens pouvaient désormais suivre en direct le déroulement de la campagne dans leur salon. Les candidats convaincants pouvaient utiliser la télévision pour exercer leur charisme. Les décennies suivantes virent l'adoption de réformes en vue d'élargir la participation aux conventions des partis.

En conséquence, la plupart des États organisent aujourd'hui des élections primaires. Selon les lois de chaque État, les électeurs peuvent voter pour le candidat d'un parti et une liste de délégués qui se sont « engagés » à soutenir ledit candidat ; ou bien voter pour le candidat à la présidence, les délégués étant choisis ultérieurement pour refléter le vote ; ou encore voter indirectement pour un candidat lors d'un caucus en choisissant des délégués à la convention qui se sont « engagés » à soutenir l'un ou l'autre des candidats. Selon le système du caucus, dans une zone géographique relativement étroite - telle qu'un bureau de vote local - les membres du parti se réunissent pour élire des délégués qui s'engagent à soutenir des candidats précis. Ces délégués, à leur tour, représentent leur circonscription à la convention du comté, laquelle choisit des délégués pour assister à la convention de l'État, où sont désignés les délégués qui représenteront ce dernier à la convention nationale du parti. Bien que ce processus s'échelonne sur plusieurs mois, c'est la première étape qui est la plus déterminante pour le choix des candidats.

L'importance de la délégation d'un État à la convention nationale se calcule selon une formule établie par le parti lui-même qui tient compte de données telles que la population de l'État, le soutien qu'il a apporté dans le passé aux candidats nationaux du parti, et le nombre de fonctionnaires élus et de dirigeants du parti occupant des postes officiels au nom de cet État. La formule de répartition en vigueur chez les démocrates aboutit à la tenue de conventions nationales réunissant près de deux fois plus de délégués que celles des républicains.

Des orientations en matière de réforme adoptées depuis la Seconde Guerre mondiale se dégagent deux grandes tendances.

Tout d'abord, un plus grand nombre d'États ont avancé la date des primaires et des caucus au tout début du calendrier électoral, tendance appelée front-loading. En faisant partie des premiers États à tenir un caucus ou une primaire, les électeurs peuvent espérer exercer une influence plus grande sur la sélection finale du candidat à l'investiture. En outre, cela peut inciter les candidats à prendre position d'emblée sur les besoins et intérêts de l'État, les obliger à s'organiser au sein de cet État, en consacrant de l'argent au personnel de campagne, aux médias et aux hôtels afin de tenter d'obtenir une victoire psychologique décisive dès le démarrage du processus de désignation.

Qui plus est, dans certaines parties du pays, des États s'associent pour organiser « des primaires régionales » en tenant primaires et caucus à la même date afin de donner plus de poids à leur région.

Ces deux tendances obligent les candidats à avancer le lancement de leur campagne dans le but de s'imposer dans les États toujours plus nombreux où la bataille s'engage plus tôt. Leur dépendance vis-à-vis des médias - radio, télévision et Internet - s'est également accrue tout comme leur besoin de bénéficier du soutien des dirigeants locaux du parti afin d'atteindre les électeurs des divers États susceptibles de tenir leurs primaires le même jour.

Le déclin de la convention politique

L'une des conséquences des changements intervenus dans le processus de désignation des candidats à la présidence est la perte en importance de cette grand-messe télévisée qu'est la convention nationale. Aujourd'hui, le choix par les électeurs du candidat à la présidence s'effectue en effet assez tôt dans le processus des primaires. Ce candidat investi, à son tour, peut même faire connaître le nom du candidat qu'il a choisi comme colistier avant la réunion de la convention. (Les candidats à la vice-présidence ne mènent pas de campagne indépendante dans le cadre des primaires mais sont sélectionnés par le candidat du parti qui finit par l'emporter.)

Ainsi, le processus de sélection du candidat à la présidence ne cesse d'évoluer. Au cours des dernières décennies, cette évolution a permis d'accroître la participation, d'améliorer la représentation démographique et de renforcer les liens entre les sympathisants et les candidats. Tel qu'il fonctionne, ce système avantage les candidats qui bénéficient de la plus grande notoriété, peuvent collecter le plus de fonds, possèdent les dispositifs de campagne les plus efficaces et suscitent le plus d'enthousiasme chez les électeurs dès le début des primaires.

La sphère Internet

Les candidats et leurs partisans ont adopté sans tarder l'Internet comme outil de campagne. Il s'agit d'un moyen efficace de solliciter des fonds auprès de potentiels partisans et de promouvoir son programme et son expérience. Les dispositifs de campagne possèdent maintenant leurs propres blogs. Les animateurs de ces sites sont des membres du personnel de campagne rémunérés pour présenter les déclarations et les activités de leurs candidats respectifs. Par ailleurs, des milliers d'internautes indépendants se prononcent en faveur de leurs candidats favoris et débattent en ligne avec ceux qui ne partagent pas leurs points de vue.

La mise en ligne d'images sur des sites tels que YouTube est une source d'ouvertures mais aussi de dangers pour la gestion des campagnes politiques. Les candidats tirent profit de la technologie pour produire des vidéos les mettant en scène, parfois non sans humour. Mais il arrive aussi qu'ils soient filmés à leur insu en train de dire ou de faire quelque chose qui n'était pas destiné au grand public - et cette gaffe se retrouve alors diffusée en boucle sur l'Internet et à la télévision.

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