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04/07/2008

L’Afrique, nouveau grenier du monde !

Beaucoup en rêve. Les Africains et les maîtres du monde fifti-fifti. Et par contrat.

Proposé par martingrall

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Et Bobo avoue son penchant pour le frais cresson bleu.

Alors autant s’y préparer avec l’ONU, L’Union Européenne, et l’Union Africaine. Et il y a tellement peu de chose à faire, l’agriculture, le maraichage sont tellement faciles, et surtout, les entreprises américaines normalement exportatrices se tournent vers des pays émergents plus riches. Et dont certains exporteront depuis l’Afrique. Et c’est à l’Afrique de protéger et faire fructifier ses ressources. Si le pétrole flambe, l’agri carburant tout autant. Et une agriculture raisonnée, permet de générer les investissements nécessaires, alors que des dynamismes puissants s'exercent sur les marchés agricoles tant en Afrique qu'ailleurs.

Ces forces montrent que le monde a besoin de plus de vivres et que l'Afrique peut jouer un rôle important pour ce qui est de subvenir aux besoins alimentaires de ceux qui souffrent de la faim dans le monde.

Et ça, c’est Terry Duffy, qui est à la tête de la Bourse des produits agricoles la plus grande du monde (CME Group) située à Chicago, qui le dit lors du Forum américano-africain de l'agroalimentaire qui s'est tenu dans cette ville le 26 juin. Et au vu de son CV on ne peut que le croire.

« De nombreuses personnes, affirment que c'est une très bonne période ou une très mauvaise pour l'agriculture. Cela dépend de la place qu'elles occupent au sein du secteur alimentaire. »

C’est un fait, l'accroissement de la demande et l'offre limitée au niveau mondial poussent à la hausse les prix des produits agricoles. Pour certains, comme les producteurs américains de maïs, cette hausse est une bonne chose. Pour d'autres, comme les minoteries qui achètent du blé pour en faire de la farine ou les restaurants qui achètent en gros des produits alimentaires, cette hausse n'a que des inconvénients.

La satisfaction de la demande croissante de vivres dans le monde entier va exiger que l'on investisse davantage, qu'on innove plus et qu'on accroisse l'infrastructure dans tout le secteur agricole et agroalimentaire.

Malgré les grands problèmes auxquels se heurte le continent africain, il y existe des possibilités en matière d'agroalimentaire, des possibilités d'investir et de produire de tout, aussi bien des céréales que des fruits, entre autres, le tout soutenu par une meilleure infrastructure.

L'an dernier, a indiqué M. Duffy, un tiers du produit intérieur brut de l'Afrique provenait du secteur agricole. Néanmoins, « l'Afrique est un importateur net de produits agricoles. En cette période où le monde a besoin de plus de produits agricoles, nous avons besoin que l'Afrique tire parti ses possibilités et qu'elle devienne un partenaire dans la production mondiale de produits agricoles. »

La pénurie de vivres, la hausse des cours des céréales et le débat sur les biocarburants à travers le monde ont des effets considérables sur le secteur de l'agroalimentaire. En outre, les engrais et les terres agricoles se vendent au prix fort.

En ce qui concerne la hausse des cours des céréales, M. Duffy l'a attribuée aux facteurs suivants

La production de biocarburants, principalement à base de maïs, qui est encouragée tant par les États-Unis que par l'Europe ;

Les inondations dans la plus grande partie du centre des États-Unis, où se trouvent les grandes zones céréalières du pays ;

La baisse du dollar qui a perdu 28 % de sa valeur depuis 2000. Le dollar américain est la monnaie dans laquelle se fait le négoce international des céréales. « Il s'ensuit que le prix des céréales est en moyenne 28 % plus faible pour les importateurs que si la valeur du dollar était demeurée constante », ce qui a contribué à augmenter la demande ;

Le ralentissement de l'augmentation de la production alors que la demande s'accroît rapidement : le taux moyen de croissance de la production de céréales et d'oléagineux a diminué pour passer de 2,2 % par an dans les années 1970 et 1980 à seulement 1,3 % depuis 1990. Selon le ministère américain de l'agriculture, ce taux devrait continuer de diminuer pendant les dix prochaines années ;

L'expansion de l'élevage, ce qui a pour effet d'augmenter la consommation de céréales. « Alors que la demande de viande s'accroît, en particulier dans les pays qui se développent rapidement tels que la Chine et l'Inde, la demande de céréales et d'aliments pour animaux augmente à un rythme encore plus rapide » ;

La sécheresse : la sécheresse qui frappe soit depuis plusieurs années soit depuis une seule année l'Australie, les États bordant la mer Noire, la Russie, le Canada et les États-Unis ont entraîné une hausse des prix ;

Les droits de douane : depuis quelques mois, les droits de douane à l'exportation entravent la libre circulation des céréales dans le monde. Cette tendance est apparue en même temps que la baisse des droits de douane à l'importation en ce qui concerne les céréales et les oléagineux. Il s'ensuit que certains pays ne vendent plus une partie de leur production sur le marché mondial alors qu'ils cherchent à importer des céréales et des oléagineux en abaissant leurs droits de douane applicables à ces produits.

La faiblesse des stocks : les stocks de blé des États-Unis sont à leur niveau le plus faible depuis soixante ans, et on estime que les stocks de blé du monde sont à leur niveau le plus faible depuis trente ans.

Malgré tous ces problèmes et toutes ces conditions défavorables, a dit M. Duffy, il s'agit d'une période passionnante pour le secteur de l'agroalimentaire car la demande de produits agricoles ne cessera pas d'augmenter

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