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06/11/2008

Aux Français de se faire une opinion.

par martingrall.

Il était devenu difficile de transmettre quoi que ce soit.
Il est encore plus difficile d’admettre que nous attendons toujours un événement extérieur pour mettre un pas après un autre pas.
Il est difficile d’être dans le petit nombre.

Pourtant.
Pourquoi ne pas admettre que l’élection de Barak Obama soit une victoire.
Pourtant.
Pourquoi ne pas accepter que cette victoire nous concerne.

L’interactivité de la communication rend les journalistes appointés, des relais d’opinions privées. Des rédacteurs relais du politique, instaurant l’orientation de l’ignorance.
La France a renouée avec sa logique viscérale.
« Voilà ce que vous devez retenir de l’information »
« Voilà ce que la rédaction a retenu pour votre information »
Lisons. « Voilà ce que la rédaction a retenu pour votre formatation »
Le journalisme français est une belle machine. Du mensonge et de la falsification.

Pourtant. de plus en plus de « voix » s’élèvent pour demander une information juste et sans truquage. Une information brute.
D’ailleurs des femmes et hommes politiques demandent que l’on dise la vérité aux français.

« Dire la vérité aux français ». Aux Français de se faire une opinion.

Et parce qu’on le veuille ou pas, les Etats-Unis seront toujours la dernière parcelle de lucidité des peuples libres. la question d’un journaliste américain sur la couverture médiatique de l’élection américaine pose bien le propos.


« La renaissance du journalisme indépendant est nécessaire selon un spécialiste

Bill Kovach affirme que la couverture médiatique de l'élection américaine a été abandonnée aux partisans politiques.

- La couverture médiatique de la campagne électorale de 2008 montre que le journalisme américain se trouve à une croisée des chemins, a affirmé Bill Kovach, ancien rédacteur en chef du bureau du New York Times à Washington qui est maintenant conseiller principal auprès du Projet Excellence en matière de journalisme. Il a exhorté les milieux journalistiques à réaffirmer leur rôle de fournisseurs indépendants d'information vérifiée.

La couverture médiatique allant au-delà de reportages sur ce que disent ou font les candidats a largement été abandonnée aux partisans politiques qui essaient de dicter au public une certaine façon de penser et d'interpréter les slogans des partis. « Ce n'est pas du journalisme », a affirmé M. Kovach.

Il a tenu ces propos le 23 octobre à Washington, devant un groupe de journalistes étrangers qui participaient à un programme du département d'État qui leur a permis de suivre le déroulement de la campagne électorale dans l'ensemble des États-Unis jusqu'au jour de l'élection.

La mission du journaliste est de fournir à son public l'information dont il a besoin pour prendre des décisions en connaissance de cause. Le journaliste doit être avant tout « dévoué aux citoyens » et s'appuyer sur les principes fondamentaux de la vérification et de l'impartialité pour fournir les renseignements les plus proches possibles de la vérité qu'il peut obtenir et diffuser.

Or la couverture médiatique de la campagne de 2008 a été reprise par des politiciens influents, des responsables des partis et d'autres personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas « divulguer complètement ce qu'ils savent ou qui ont un intérêt à favoriser dans l'issue du scrutin ».

Au lieu d'offrir des explications indépendamment vérifiées sur les idées des candidats et un récit impartial de leur passé, « nous avons un journalisme qui est orchestré, en fait, par les partisans d'un parti ou de l'autre, ce qui est l'antithèse du journalisme ».

M. Kovach a affirmé qu'en conséquence, il n'était pas sûr de savoir ce que ferait un gouvernement McCain ou Obama, sentiment qu'il n'avait pas éprouvé lors des précédentes campagnes électorales.

Dans le même temps, même si les journalistes qui vérifient la véracité des propos des candidats ont fait « un meilleur travail que jamais », cela a eu moins d'effets que les années précédentes parce que les campagnes continuent de claironner leurs slogans, même lorsqu'il a été prouvé qu'ils sont fallacieux. De plus, les médias répètent allègrement cette désinformation sans inclure les renseignements fournis par ceux qui vérifient les faits.

« Et ça, je ne le comprends pas, a dit M. Kovach. Ce n'est pas seulement de la paresse. C'est stupide. »

À la recherche d'un journalisme de qualité

M. Kovach s'est déclaré troublé par l'actuelle situation et a l'intention d'organiser des réunions avec des journalistes et des universitaires « pour engager une sérieuse discussion » sur une couverture médiatique de la scène politique axée sur les responsabilités essentielles des journalistes et sur la nécessité de s'éloigner de la « recherche d'une audience de masse » qui les anime trop souvent.

Le souci d'obtenir des revenus publicitaires pousse en effet les médias à se donner pour objectif la recherche de l'audience la plus vaste possible. Cela a entraîné une augmentation de reportages superficiels visant plutôt à distraire qui s'est accompagnée d'une diminution des informations plus sérieuses - mais moins divertissantes - susceptibles d'offenser et de détourner certaines personnes du média en question.

Aujourd'hui, a dit M. Kovach, le journalisme est en quête d'un modèle économique qui lui permettra de maintenir sa qualité sur l'Internet. Cela doit être fait rapidement et bien. Les nouveaux mécanismes de communication offerts par l'Internet sont très puissants et peuvent « être la source de l'information la plus minutieuse, la plus prudente et la mieux vérifiée jamais diffusée ». Cependant, l'Internet est également une source de confusion et de manipulation de l'information, a-t-il ajouté.

« Tôt ou tard, soit il servira le public, soit il placera le monde entre les mains d'une oligarchie qui dictera nos pensées et nos actions. » Il a comparé cette situation à celle qui régnait en Europe avant le siècle des Lumières, lorsque les idées et les pensées du commun des mortels n'étaient pas prises en compte et lorsque les citoyens ne disposaient d'aucune information fiable pour se forger une opinion.

Les journalistes doivent rechercher le juste milieu de l'information vérifiée au sein d'une audience de plus en plus divisée et frustrée.

« Nous devons maintenir le flux d'informations vérifiées, expliquer que ce n'est pas notre opinion personnelle, et indiquer d'où nous tenons nos renseignements. Nous pouvons créer ce type de journalisme avec les nouvelles technologies, si nous trouvons une base économique pour le soutenir. » «





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