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24/08/2009

Un très gros plan de com attend Nicolas Sarkozy. Il doit choisir entre le droit du sol et le droit du sang.

De toutes façons quoique l’on choisisse, pour les étrangers ça va saigner.

 

 

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Pour nous français des lumières, les prémices du premier article des droits de l’homme écrit bien avant 1789, est indissociable de notre humanité.

« Tout enfant, toute femme, tout homme, naît libre et égal en droits quelque soit son opinion, quelque soit son origine, quelque soit sa race, quelque soit sa religion. »

Et cela nous leur devons. Nous le devons à chacun des huit milliards d’êtres humains de notre planète bleue. Tous de notre humanité.

 

Aujourd’hui, le monde occidental, développé et industriel, est confronté à la brutalité des transferts de savoir-faire et leur mise en œuvre vers les pays en développement. Pays à fort potentiel spéculatif. Pays à fortes attentes et demandes de produits manufacturés. Logements, mobiliers, automobiles, communications, loisirs. Ces pays prè-industrialisés, vont devenir des eldorados, pour leurs pays limitrophes ou la spéculation n’aura pas jeté son dévolu. Ou plutôt aura organisé son agressive gestion de la main d’œuvre.

 

On installe une usine, on y fabrique des biens de consommation, on paye les ouvriers de manufacture, suffisamment afin qu’ils achètent les matériels qu’ils fabriquent. Mais pas trop payés pour pouvoir exporter ces produits avec suffisamment de marge vers les pays industrialisés organisés en simples espaces de renouvellement de biens de consommation.

 

Rien que de très banal et normal. Et on peut employer le mot naturel.

 

Depuis la nuit des temps, cela s’est toujours organisé comme ça. Aujourd’hui la Chine communiste du capitalisme d’Etat, s’organise de la même façon.

 

Bien sur il y a à redire, essentiellement sur la gestion de ce capitalisme spéculatif par tous nos femmes, et hommes politiques. Français. Parce que nous sommes en France pays post industrialisé comme il se doit. Selon l’organisation mondiale du commerce, et son administration nous impose à n’être qu’un pays post industrialisé.

 

La France peut-elle, a-t-elle les moyens de changer cette organisation ? Les femmes et hommes politiques, quelques soient leurs convictions ? Non.

Catégoriquement. Non.

 

Alors la France s’installe dans le problème récurrent de la gestion de son immigration. Personne, aucune administration, aucune politique, ne peut empêcher la circulation des hommes et des idées. Beaucoup de nos idées et de nos hommes, ne sont pas de France. Et cela jusqu’à une date récente n’avait non pas aucune importance, mais était bienvenue.

 

Et la brutalité, la vitesse, dans le ripage de nos moyens de production de richesses vers les pays en développement, remet en cause la lumière de la France terre d’accueil.

 

Nous devons, l’humanité à chacun des membres de l’humanité, et pendant un temps plus ou moins long, nous devons reconstruire, réorganiser et administrer nos moyens de production de richesse. C’est à partir de cette nouvelle richesse produite que nous pourrons continuer à assurer notre devoir envers le monde.

 

L’hypothèse du droit du sang en lieu et place du droit du sol, est une proposition de l’intelligence administrative et politique de la France. Elle en est itérative. Giscard d’Estaing président de la république, en avait déjà ouvert le chantier.

 

Aujourd’hui, quelques piqures de rappel.

 

Une reportage sur la Guyane sur la chaîne parlementaire Public Sénat, pose le principe.

 

Les publicités, pas l’information, faite autour des sans-papiers l’installent dans la tête de certains français.

 

La mise à plat, pas à mort, de l’école publique gratuite dans les quartiers à forte densité de population d’origines étrangères.

 

La publicité faite de la ghettoïsation de certaines villes et quartiers par des populations de plus en plus marginalisées.

 

Dernièrement la publicité faite aux violences urbaines, avec mort d’hommes à chaque fois.

 

Toutes ces publicités conforte l’hypothèse du droit du sang comme seule alternative.

 

Cependant, pour un temps donné, la reconstitution des richesses à redistribuer aux ayants droits, ceux qui les ont produites de leurs vie, ce droit du sang est tentant. L’administration respecte les contrats qu’elle a signé avec chacun.

 

Et la France ne s’organiserait plus que selon deux statuts :

Français, quelques soient les origines.

Etrangers, toujours dans la légalité avec papiers, toujours dans le respect des droits et recevant l’intégralité des moyens des services de l’Etat.

 

Bien sur nous ne voulons pas du droit du sang. Cependant depuis trente ans l’administration française nous laisse peu de choix.

 

Ce sera donc a Nicolas Sarkozy de trancher.

Commentaires

Merci pour cet article

Écrit par : anglais rapide | 02/11/2009

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