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12/05/2008

Ils seront plus de 400 000 à périr

Lorsque la colère cède à la honte.

proposé par martingrall


Les génocides ont toujours lieu. Et partout c'est la fête. Surtout en France, Chef d'Etat oblige. Ne parlez plus jamais d'ingérence! Pensez à vos fistules.

Le 11/05/2008 à 13h21 GMT

L'Onu fait état de 220.000 disparus en Birmanie

Les Nations unies font état de 220.000 disparus en Birmanie une semaine après le passage dévastateur du cyclone Nargis.
Sur la base d'une évaluation dans 55 zones d'habitations du delta de l'Irrawaddy et d'autres régions frappées par la catastrophe, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime également que jusqu'à 100.000 Birmans ont pu être tués par le cyclone.
"Sur la base de ces évaluations, l'Onu estime qu'entre 1.215.885 et 1.919.485 personnes ont été affectées par le cyclone, que le nombre de morts pourrait être compris entre 63.290 et 101.682 et que 220.000 personnes sont portées disparues", précise l'OCHA dans un rapport.
Le dernier bilan en date communiqué dimanche soir par les autorités birmanes est de 28.458 morts et 33.416 disparus.
L'agence humanitaire de l'Onu s'inquiète aussi des conséquences sur l'environnement du passage de Nargis qui, écrit-elle, "pourraient constituer une menace immédiate pour la vie et la santé".
Elle relève également que des phénomènes de migration et de violences apparaissent dans ce pays du Sud-Est asiatique gouverné depuis 1962 par une junte militaire.
"Compte tenu de la gravité de la situation, y compris du manque de vivres et d'eau, certains de nos partenaires ont fait état d'inquiétudes relatives à la sécurité et de comportements violents dans les régions les plus durement touchées", peut-on lire dans ce rapport.

17/07/2007

C'est officiel. La république est transparente.

C'est tout en vrai et tout officiel.

proposé par martingrall

Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable.


Epinal, le 12 juillet 2007


Monsieur le Marie, Cher Michel,
Monsieur le Président du Sénat, Cher Christian,
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Cher Bernard,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mes Chers amis,


Si vous m'avez élu à la tête de l'Etat, c'est pour conduire le changement que chacun d'entre vous appelle de ses vœux. Vous le pressentez tous : dans le monde tel qu'il est, la France serait condamnée au déclin si elle restait immobile. Nous avons tous, au fond de nous, la conviction que la France a déjà trop attendu, qu'il y a urgence, que cela ne peut plus attendre, que les réformes ne peuvent plus attendre.

Quand je parle de réformes, je ne parle pas seulement de quelques réformes techniques, je ne parle pas seulement de quelques changements dans la fiscalité, dans les prestations sociales.

Je ne parle pas non plus d'une politique de la table rase. Je ne parle pas d'une politique qui voudrait faire comme si la France était un pays neuf, sans histoire, sans mémoire, sans héritage.

Je parle de cette profonde réforme intellectuelle et morale que la France a toujours su accomplir quand elle sentait que son destin lui échappait.

Je pense, mes chers amis, à cette profonde rupture avec les mentalités, les routines, les comportements du passé que rendent si nécessaire les changements d'époque.

Oui, je pense à la remise en cause des rentes de situation, des privilèges indus, des conservatismes qui bloquent l'élan de la société vers l'avenir.


C'est dans les moments où tout doit changer sous peine du plus grand péril que les institutions se révèlent alors pour ce qu'elles sont. C'est dans ces instants cruciaux où leur rôle est décisif que les institutions expriment leur vérité ultime.

Car nos institutions, ce sont les points fixes des sociétés humaines.

Les institutions, ce sont les règles qui sont connues par avance qui permettent à chacun d'entre vous de savoir raisonnablement ce que vous pouvez attendre de tous les autres.

Les institutions, c'est tout ce qui fait que la société ne marche pas au hasard.

Les institutions, c'est le pont entre le passé et l'avenir.

Les institutions, c'est tout ce qui permet que les énergies, les volontés, les imaginations d'un pays, d'une Nation, se complètent et s'additionnent au lieu de se disperser et de se contrarier.

Les institutions sont la tentative toujours imparfaite, toujours inachevée, toujours recommencée de concilier le besoin éternel de l'ordre et la nécessité vitale du mouvement, pas l'un sans l'autre.

Les institutions sont la réponse que chaque peuple tente d'apporter pour lui-même à l'éternelle question du pouvoir.

On mesure leur grandeur quand la mise à l'épreuve par les événements les plus dramatiques les poussent à aller jusqu'à l'extrême limite de leur logique.

Dans les temps ordinaires, ceux des routines et des habitudes, on peine à discerner l'importance de leur rôle. Mais le jour où viennent les crises, alors se pose la question de savoir si elles ont permis de mettre le pays en mesure de les surmonter et si elles résistent à la pression des circonstances. C'est mon devoir de Président de la République d'évoquer ces questions.


Mes chers amis, nous sommes un pays qui a une longue histoire. Les terribles défaillances qui ont eu des conséquences si tragiques entre 1914 et 1917 avaient des causes plus lointaines et plus profondes que les erreurs ponctuelles du commandement militaire. Elles provenaient des vices de fonctionnement d'un régime depuis longtemps organisé pour que nul ne puisse réellement gouverner. Il aura fallu l'autorité indomptable et républicaine de CLEMENCEAU en 1917 pour que la France fût sauvée.

En 1940, dans cette région, les mêmes causes produisirent les mêmes effets. Là encore, tout venait du régime. Les fautes mêmes du commandement militaire n'étaient pas séparables d'un système qui avait produit des doctrines absurdes et des chefs militaires et politiques à ce point dépassés par les événements qu'ils n'avaient rien vu venir, qu'ils n'avaient pas su prendre à temps la mesure du danger ni imaginer les réponses qui auraient pu le conjurer. Le régime politique avait conduit à l'impuissance tous ceux qui avaient parfaitement compris la montée des périls et qui avaient cherché dans tout ce qu'ils faisaient à provoquer une prise de conscience salutaire. MANDEL, de GAULLE, RAYNAUD ont tout essayé. Aucun n'a été en mesure de faire partager ses vues, pourquoi ? Parce que le régime politique d'alors était ainsi fait qu'il excluait toutes les intelligences lucides, tous les esprits visionnaires et tous les grands caractères. Le régime était ainsi fait que toutes les volontés françaises se trouvaient broyées et que l'impuissance était la règle.


Plus encore qu'à l'impréparation d'une armée qui n'avait pas saisi les ressorts de la guerre moderne, le désastre de 1940 fût imputable au régime qui depuis longtemps en avait préparé les conditions. Le Général de GAULLE en avait acquis cette conviction, que toute l'histoire des peuples enseigne et qu'on a tendance à oublier dès que les crises sont passées, que la France a d'abord besoin d'être gouvernée.

Je lance cette remarque à tous ceux qui me demandent si j'en fais trop. La France a besoin d'être gouvernée. Le Général de GAULLE avait la conviction que la France a besoin d'institutions qui soutiennent la volonté politique, qui renforcent l'autorité de l'Etat.

Le Général de GAULLE avait la conviction que tout ce qui ruine l'autorité de l'Etat, qui étouffe la volonté politique, qui nuit à la continuité de l'effort, fait courir à notre pays un danger mortel.

Oui, Cher Michel, en 1946, Le Général de GAULLE était ici à Epinal. Il avait déclaré quelque chose qui m'a beaucoup touché et qui a compté pour moi : "il faut que le chef de l'Etat en soit un (···). Il faut que le gouvernement en soit un (···). Il faut que le Parlement en soit un". Ainsi parlait le Général de GAULLE. Je veux m'inscrire dans cette tradition gaulliste qui a donné à la France les meilleures institutions qu'elle n'ait jamais connue. Le Général de GAULLE voulait que la France fût gouvernée ! Il voulait que la France tirât les leçons de son histoire et qu'elle se souvînt que l'absence si durable d'un véritable gouvernement avait conduit la France au précipice.


Il ne fut pas entendu. Le régime des partis revint avec le régime d'assemblée. La IVe République ressuscita ce qu'il y avait de pire dans la IIIe. On sait comment cela se termina. Derrière l'énergie française qui accomplit en un temps record le miracle de la reconstruction, derrière la mise en place de ce nouveau contrat social que les hommes du Conseil National de la Résistance avaient imaginé, derrière tant d'ardeur, tant de courage, tant de travail français, le régime armait la machine infernale qui pouvait une fois de plus placer le pays au bord du gouffre.


1958, ce fut une fois encore moins la défaillance des hommes que l'aboutissement de la longue crise institutionnelle qui n'avait pratiquement pas cessé depuis que la IVe République avait commencé.


1958, la guerre civile, la crise financière, la crise de confiance, voilà les périls qui menaçaient et que l'Etat, pris en otage par les partis, livré aux factions et aux intérêts particuliers, ne pouvait pas conjurer tant le régime d'alors rendait impossible le moindre sursaut, tant les meilleures volontés, car les hommes politiques de la IVe comme de la IIIe étaient souvent des homme de qualité. Mais les meilleures volontés, dans ce régime, se trouvaient condamnées à la paralysie.


Il faut avoir la mémoire bien courte ou la haine viscérale de l'Etat et de la République pour éprouver de la nostalgie pour ce régime d'impuissance où les gouvernements se trouvaient renversés aussitôt qu'ils étaient formés.


Il faut bien peu se soucier de l'histoire ou bien mal la connaître pour oublier comment les institutions de la IVe République entravaient l'élan de toute cette génération de la Résistance à laquelle, pourtant, la lutte contre l'occupant avait donné une si grande profondeur humaine.


Depuis la Convention jusqu'au naufrage de la IVe République, la France a expérimenté tout ce que les errements du régime d'assemblée pouvaient avoir de conséquences néfastes et parfois tragiques.

Pendant presque deux siècles, bien des républicains français ont cherché à dresser la toute-puissance parlementaire contre la peur de l'homme providentiel et la crainte du pouvoir personnel. Beaucoup d'entre eux n'ont cessé de vivre dans la hantise du 18 brumaire, ou pire encore, du 2 décembre, au point qu'ils ont fini par confondre la démocratie avec l'abaissement du pouvoir exécutif. Pourtant, cela n'a pas empêcher la Convention de se jeter dans les bras de ROBESPIERRE, le Directoire, de finir dans les bras de BONAPARTE, la IIIe République dans ceux du Maréchal PETAIN et la IVe dans ceux du Général de GAULLE, qui fort heureusement était un démocrate et un républicain qui n'avait aucun penchant pour la dictature. Un régime faible, à un moment donné, conduit un régime trop fort.

C'est qu'il y a toujours un moment où la faiblesse de l'Etat et le désordre deviennent si insupportables que l'appel à un pouvoir fort devient inévitable, pour le meilleur parfois, pour le pire le plus souvent.

C'est l'une des grandes leçons de l'histoire que l'on a tendance à oublier : la faiblesse excessive de l'Etat est aussi dangereuse pour la liberté que la toute-puissance de l'Etat. Cette idée, je la défendrai de toutes mes forces.


Ce régime d'assemblée qui tout au long de notre histoire n'a cessé d'être un régime de paralysie, il ne faut pas le confondre avec le parlementarisme anglais qui correspond si bien au génie du peuple britannique.

Dans le parlementarisme anglais, avec son scrutin uninominal à un tour, son bipartisme, son quasi consensus idéologique, son absence de courants de pensée révolutionnaires, les majorités sont stables et les gouvernements qui en sont l'émanation sont tout-puissants. Dans les faits le chef du parti qui a gagné les élections dirige le gouvernement et le Parlement, et la séparation des pouvoirs est en définitive peu marquée.

Dans le régime d'assemblée qui fut, à l'exception des années de guerre, le régime politique de la France de 1877 à 1958, avec son multipartisme, ses clivages idéologiques très forts, sa multitude de courants de pensée d'inspiration révolutionnaire, l'Assemblée était tout, le gouvernement rien. L'Assemblée pouvait tout défaire mais ne pouvait rien entreprendre faute de majorité stable.


Il faut toujours se remémorer l'expérience historique quand on se prend à rêver d'un modèle qui appartient à une autre culture, qui s'inscrit dans une autre histoire.


C'est une vérité éternelle que les institutions ne valent qu'au regard de l'identité des peuples pour lesquels elles sont faites.

Il y a une singularité française. On ne gouverne pas la France comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Espagne.


La France n'est pas une race, n'est pas une ethnie, n'est pas une tribu. La France n'est pas un pays homogène. La France n'est pas une donnée de la nature.

La France c'est le pays de la diversité, des paysages, des climats, des cultures. La France c'est un agrégat de peuples et de provinces unis par une volonté. La France c'est une construction politique. La France c'est un projet. Pour que la France existât, il a fallu que nos Rois la veuillent avec obstination pendant des siècles, et que la République à son tour la veuille aussi avec la même passion, et la même obstination.

Il a fallu pendant mille ans travailler à unir mille petites patries pour en faire une grande. Et depuis mille ans la France n'a cessé d'être travaillée par l'obsession de son unité.

La France une et indivisible n'est pas une invention de la Révolution Française, ce n'est pas une invention du jacobinisme.

La France une et indivisible, c'est un idéal national qui a cheminé durant des siècles jusqu'à son plein accomplissement.

La France une et indivisible, c'est l'idéal d'une nation qui sait ce que son unité lui a coûté de peines et de sacrifices et qui ne veut rien accepter qui puisse remettre en cause cette unité. Voilà pourquoi on ne gouverne pas la France comme on gouverne l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Espagne.


Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la passion française pour l'égalité. L'égalité c'est la clé de voûte de l'unité de la France. L'égalité c'est ce par quoi les Français ont surmonté leurs particularismes pour devenir les citoyens d'une seule nation. Ce n'est pas parce qu'ils sont semblables les uns aux autres. Ce n'est pas parce qu'ils se sont forgé au cours des siècles une histoire, des valeurs, une destinée communes que les Français éprouvent le sentiment de leur unité, c'est parce qu'ils veulent se sentir, les Français, égaux en droits et en devoirs.

Si l'unité française se trouve aujourd'hui fragilisée, c'est d'abord parce que pour un nombre de plus en plus grand de français le sentiment d'égalité tend à s'effriter. Avec ceux qui pensent qu'il y en a qui abusent de leurs droits, sans assumer leur devoir. Et les autres qui pensent que malgré le respect de leur devoir, ils n'auront pas les mêmes droits que les autres.


Pour que l'unité soit préservée, il faut qu'il y ait au-dessus de tous les partis, de tous les intérêts, de toutes les tendances un Etat ayant assez d'autorité pour les dominer.


On peut être aussi libéral que l'on veut, on peut attacher beaucoup de prix à l'initiative individuelle, au marché, à la concurrence. On peut placer la liberté au-dessus de tout, mais on ne peut pas imaginer la France sans un Etat fort.

Il y a des pays comme les Etats-Unis où c'est la nation qui a fait l'Etat.

Il y a des pays comme la France où c'est l'Etat qui a fait la nation.


Il y a en France un rapport à l'Etat qui étonne une grande partie du monde.

Qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, il est un fait que beaucoup de ce qui s'est fait de plus grand en France a été fait par l'Etat.

L'Etat a toujours été en France l'un des leviers de la modernisation et du progrès et que deviendraient vos régions si l'Etat les abandonnait ?

L'Etat a toujours été en France le principal agent de transformation sociale.

L'Etat a toujours été en France le catalyseur de toutes les réformes intellectuelles et morales et de toutes les révolutions des mentalités qui permettaient de rompre avec la fascination du passé pour apprendre à penser l'avenir.

Ce n'est pas un hasard si la réforme de l'Etat a toujours été en France le préalable à toute grande entreprise publique.

Il faut prendre la France comme elle est au plus profond d'elle-même, c'est-à-dire au plus profond de la conscience nationale, au plus profond de son identité.

Il faut la prendre avec sa passion de la liberté et sa passion de l'égalité.

Il faut la prendre avec son obsession de l'unité et son aspiration à la diversité.

Il faut la prendre avec sa conception d'un Etat fort et d'une République indivisible.

En France, la démocratie doit s'accorder avec cette conception particulière de la souveraineté une et indivisible comme la nation et comme la République, ce qui implique que l'Etat soit un. Car si l'Etat en France doit obéir à la séparation des pouvoirs, il ne saurait être divisé en pouvoirs rivaux qui se combattent, qui s'affrontent, qui s'affaiblissent l'un l'autre comme c'est le cas dans les Etats fédéraux où la méfiance des pouvoirs locaux vis-à-vis du pouvoir central est constante. Comme c'est le cas aussi dans les modèles les plus libéraux où l'on ne croit qu'à la société civile, où l'idéal est celui de l'Etat minimum, où toute forme de pouvoir est considérée a priori comme une menace pour la liberté.


En France, c'est l'Etat qui a donné la liberté et inventé les Droits de l'Homme.

En France, l'Etat doit être assez fort pour dominer les vieilles propensions de notre nation à la division.

En France, l'Etat doit être assez grand pour s'opposer aux vieux penchants qui ramènent sans arrêt les féodalités et les corporatismes.

En France, l'Etat doit être un recours au-dessus des partis et au-dessus des factions.

En France, l'Etat doit être laïque, c'est-à-dire également respectueux de toutes les religions et de toutes les croyances. Ceux qui ne respectent pas la laïcité à la française ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française. C'est cela la France.

En France, aucun corps intermédiaire, aussi légitime qu'il soit, ne peut faire écran entre le citoyen et l'Etat.

En France, la République exige que chaque citoyen soit regardé dans ses rapports avec l'Etat sans considération de ses origines, de sa religion, de sa couleur ou de ses appartenances politiques.

En France, les valeurs de la République et la conception de la nation créent un penchant pour la démocratie directe plus marqué que dans les autres grandes démocraties. C'est l'identité de la France. C'est cela l'héritage de l'histoire de la France.

La France n'est pas une page blanche. Elle ne part pas de rien à chaque génération.

C'est ce que fit le Général de GAULLE avec la Constitution de la Ve République en renouant les fils de notre histoire qui s'étaient rompus, en démêlant ceux qui s'étaient emmêlés.


La IIIe et la IVe Républiques ont échoué parce qu'au fond elles ne s'inscrivaient pas dans la continuité de la longue durée historique. Parce qu'au fond elles excluaient la IIIe et la IVe que l'Etat pût être fort. Parce qu'elles excluaient que l'exécutif pût jouer un rôle éminent. Parce qu'elles étaient trop aux mains des partis. Parce qu'elles étaient trop l'affaire des notables de la politique et pas assez l'affaire du peuple.


Le génie du Général de GAULLE fut de renouer avec l'histoire de la longue durée, d'opérer la synthèse avec l'héritage de l'Ancien Régime et celui de la Révolution, de renouer avec une haute conception de l'Etat, de son impartialité, de sa grandeur.

Le génie du Général de GAULLE fut de comprendre très tôt que le problème essentiel qu'il fallait résoudre était celui de la volonté politique et que le rôle des institutions de la République n'était pas d'empêcher par tous les moyens que s'exprime une volonté politique mais qu'au contraire il fallait, par tous les moyens, encourager cette volonté politique et lui donner la force d'agir.

Le génie du Général de GAULLE, c'est que la volonté politique ne lui a jamais fait peur mais qu'au contraire il l'espérait, comme une nécessité vitale pour la France.

Le génie du Général de GAULLE, c'est d'avoir voulu rompre avec la malédiction qui depuis Mac Mahon pesait sur l'exécutif.

Le génie du Général de GAULLLE, c'est d'avoir réussi à imposer la Ve République à un système politique qui lui était hostile et d'avoir réussi la plus grande innovation politique du XXe siècle qui est l'élection du Président de la République au suffrage universel. Spécificité que nous devons à tout prix préserver.


La Ve République a sauvé la République. Elle a permis enfin que le chef de l'Etat en soit un, que le gouvernement gouverne, que le Parlement légifère. Elle a permis que dans les circonstances les plus graves les décisions qui devaient être prises soient prises. Elle a permis, excusez du peu, de surmonter la crise algérienne et celle de mai 68. Elle a permis l'alternance sans drame. Elle a supporté la cohabitation sans blocage. Elle a permis qu'en toute circonstance la France soit gouvernée. Elle a permis que dans tous les domaines il y ait enfin véritablement une politique.

Et si depuis 25 ans les changements nécessaires n'ont pas été accomplis, ce n'est pas comme auparavant parce que les institutions empêchent des hommes de qualité d'agir.

Ce ne sont pas les institutions qui sont en cause, ce sont les idées, les comportements, les actes.

Ce ne sont pas les institutions qui sont en cause, ce sont les idées, les comportements, les pratiques, les actes.


La Ve République a donné à la République pour la première fois dans notre histoire la stabilité gouvernementale. Ce n'est pas rien. Il ne faut donc y toucher qu'avec beaucoup de précautions, même si cette stabilité qu'ont si longtemps espérée tous ceux que désolait l'impuissance de l'Etat a été payée- je prends mes responsabilités - d'un déséquilibre parfois excessif au profit du pouvoir exécutif et au détriment du pouvoir législatif.

Il faut s'approcher de la Constitution de 1958 avec le respect que l'on doit à un grand texte qui a jusqu'à présent rendu de grands services à notre pays. Je ne suis pas sûr que dans le passé on n'ait pas déjà pris trop de libertés avec notre Constitution sans en mesurer et en peser toutes les conséquences.


Je l'ai dit au cours de la campagne présidentielle : je n'ajouterai pas l'incertitude institutionnelle à la crise identitaire et sociale que traverse notre pays.

Je ne changerai pas les grands équilibres de nos institutions.

Je prends mes responsabilités.

Je ne tournerai pas la page de la Ve République.

Cependant, il est vrai que depuis un demi-siècle, le monde et la société française ont beaucoup changé et que le moment est venu de nous interroger sur la manière dont ces changements affectent nos modes de gouvernement et l'idée que nous nous faisons de la démocratie.


Il est vrai que depuis un demi-siècle, la constitution de l'Europe a beaucoup progressé et que le droit communautaire a pris une place grandissante dans notre vie quotidienne.


Il est vrai que depuis un demi-siècle, de nombreuses innovations ont été introduites dans nos institutions qui nous appellent à nous interroger sur leur cohérence. On a, par exemple, instauré le quinquennat sans en tirer aucune conséquence. Je l'affirme, ce n'était pas raisonnable.


Il est vrai que depuis un demi-siècle, les pratiques ont beaucoup changé et que le moment est venu d'en tirer les leçons.


Il ne s'agit pas de dénaturer les institutions qui sont les meilleures que la France ait eu depuis 200 ans.

Il ne s'agit pas de revenir à la IVe République en prétendant faire la VIe.


Il ne s'agit pas de revenir aux errements du passé. Mais il s'agit d'ouvrir ce débat trop longtemps différé. C'est le rôle du Président de la République tel que l'a conçu le Général de GAULLE.

C'est le rôle du Président de la République parce qu'il est la clé de voûte des institutions, parce qu'il est le garant de leur bon fonctionnement.

Mais ce n'est pas l'affaire du seul Président. C'est l'affaire de la nation tout entière. C'est l'affaire de tous les Français.


Les institutions sont notre règle commune, elles sont fortes que si chacun les accepte et leur reconnaît une légitimité. Il a fallu longtemps pour que la Ve République devienne légitime aux yeux d'une partie de la gauche, malgré le vote des Français qui l'avaient largement approuvée. Il a fallu l'alternance et deux septennats de François MITTERRAND pour que les institutions de la Ve République cessent d'être regardées par une partie de la gauche comme un "coup d'Etat permanent". Il a fallu du temps pour que tous ceux qui ne pouvaient pas se défaire du souvenir du 18 brumaire et du 2 décembre et qui avaient cru en retrouver la réplique dans le 13 mai 1958, finissent par accepter la légitimité de l'élection du Président de la République au suffrage universel.

Il a fallu du temps pour que les inconditionnels de la démocratie représentative, qui se méfient des passions populaires, acceptent que nos institutions fassent une plus large place à la démocratie directe.

Je voudrais, que dans le débat qui va s'ouvrir, chacun se sente acteur, que chaque sensibilité, que chaque point de vue puisse s'exprimer. C'est pourquoi je souhaite que le débat sur la modernisation de nos institutions ne soit pas seulement un débat à l'intérieur de la majorité présidentielle, pas simplement un débat entre les hommes politiques ou un débat seulement entre juristes.

Je veux que ce débat soit un débat ouvert, ouvert à tous les partis, à toutes les écoles de pensée, à tous les Français, à toutes les sensibilités. Cette ouverture, le Président de la République doit la conduire parce qu'il est l'élu de la nation, parce qu'il est Président de tous les Français, parce que le Président de la République ne peut pas être prisonnier d'un parti, parce que le rôle du Président de la République c'est de rassembler, de parler pour tous les Français, parce que son rôle c'est d'abord de faire vivre la diversité française.

Je consulterai les partis politiques pour qu'ils puissent faire part de leur réflexion. Je vous annonce la création d'un comité qui associera des hommes politiques, des juristes, des intellectuels, auxquels je demanderai de réfléchir ensemble et me faire des propositions d'ici au 1er novembre pour que notre République devienne irréprochable. Pour que nos institutions soient adaptées aux exigences de la démocratie du XXIe siècle, qui ne sont pas celles du XIXe, ni celles d'il y a cent ans, ni celles d'il y a cinquante ans.


Ce comité, pour bien remplir sa mission, doit être au-dessus des partis, se tenir à distance des jeux de rôle de la politique ordinaire. C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité que les personnalités qui le composeront soient choisies sur les seuls critères de leurs qualités personnelles, de leur expérience, de leurs compétences. Je n'ai pas souhaité que les partis y désignent leurs représentants. J'ai souhaité au contraire que chacun y siège en toute liberté, en toute indépendance, et puissent s'exprimer en toute sincérité.


J'ai choisi d'en confier la présidence à Edouard BALLADUR. Sa longue carrière au service de l'Etat, sa grande expérience des affaires publiques, son sens de l'intérêt général et la réflexion qu'il poursuit depuis longtemps sur le fonctionnement de nos institutions le désignaient tout naturellement pour assumer cette responsabilité.

Je le remercie du fond du cœur d'avoir accepté sans hésiter de servir une fois de plus son pays comme il l'a toujours fait tout au long de sa vie.


J'ai demandé à Jack Lang, qui est agrégé de droit public et dont tout le monde connaît l'expérience d'homme d'Etat, d'en être un membre éminent.

Je veux, dans les circonstances actuelles, lui dire que je rends hommage à son sens de l'intérêt général, et lui témoigner mon respect et mon estime à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un, ni l'autre, lui reprochant simplement d'être un homme ouvert, ouvert d'esprit et ouvert de pratique.


J'ai demandé à Pierre MAZEAUD de prendre sa part à cette entreprise. Il a été Ministre, député, et il a présidé avec brio le Conseil Constitutionnel. C'est un juriste hors pair. Avec lui je sais que la Constitution sera abordée avec ce respect dont je parlais tout à l'heure. Je sais aussi que son éternelle jeunesse d'esprit ne sera effrayée par aucune audace dès lors qu'elle n'affaiblira pas l'autorité de l'Etat. On me dit : "mais ces personnes appartiennent à des courants de pensées différents. Oui, nous y voilà, raison de plus pour qu'ils assument ensemble la cohérente de leur diversité. La nation française est une synthèse, et c'est par cette synthèse que nous tirerons nos institutions vers le haut.


J'ai demandé de se joindre à eux à de grands juristes comme Guy Carcassonne, professeur de droit constitutionnel, comme Olivier SCHRAMEK, Conseiller d'Etat, ancien secrétaire général du Conseil Constitutionnel et à d'autres encore dont les talents et les mérites sont indiscutables. Mes chers amis, je veux que votre réflexion soit éclairée par l'avis des plus éminents de nos concitoyens.


Ils seront au total entre 12 et 15 membres. Je souhaite que leur travail s'organise autour de la notion de responsabilité. Je suis pour que les institutions permettent à la volonté politique de s'exprimer parce que je veux que la France soit gouvernée. Parce que si le gouvernement ne peut pas gouverner, la France ne pourra pas se réformer.

Mais mes chers amis, il ne peut y avoir de pouvoir fort sans responsabilité forte. Comme m'amusent et m'interpellent ces commentaires me prévenant : "le Président de la République prend tous les risques, il assume les décisions de son gouvernement. S'il y a des ennuis comment fera-t-il ?" J'assume mes responsabilités parce que vous m'avez demandé de les assumer, vous n'avez pas attendu de moi que j'aille à la télévision pour dire que ce n'est pas de ma faute, c'est la faute de mon Premier ministre. Mais c'est moi qui l'ai choisi, le Premier ministre ! C'est une question de conviction et de tempérament. Je ne peux pas faire semblant d'être responsable alors que les Français ont fait de moi le premier des responsables. Et chacun d'entre vous, face à vos enfants dans vos familles, vous êtes responsables. Face à l'entreprise ou à l'administration dans laquelle vous travaillez, vous êtes responsables et tous les jours vous assumez vos responsabilités. Au nom de quoi le chef de l'Etat, qui devrait être le premier des Français, serait donc le seul à devoir s'organiser pour ne pas avoir à assumer les siennes. Je suis responsable. Si cela va bien, j'en tirerai toutes les conséquences. Si cela va mal, je dirai aux Français pourquoi cela va mal. Ils sauront au moins à qui la faute et ainsi on recréera un lien de confiance entre le peuple et les dirigeants, lien qui a été gravement atteint par le déficit de responsabilité.


Oui je souhaite que le Président de la République gouverne. Je me fais immédiatement pardonné, c'est Georges POMPIDOU qui a employé cette formule mais je souhaite que dès lors que le Président gouverne il soit amené à rendre davantage de comptes. Je souhaite donc que soit étudiée la possibilité que le Président de la République puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats. Même s'il ne peut y avoir débat entre le Président de la République et la représentation nationale, même s'il n'y a pas juridiquement une mise en jeu de la responsabilité, tout le monde sent bien que ce serait un engagement fort, la mise en jeu d'une forme de responsabilité intellectuelle et j'ose le mot "morale" qui ne serait pas anodine et qui aurait forcément des conséquences politiques sans que pour autant la dignité de la fonction présidentielle et la fonction de recours qu'elle incarne soit le moins du monde remise en cause. Savez-vous que si le Président de la République, quel qu'il soit, veut s'adresser au Parlement, il doit faire lire aujourd'hui un message par un tiers que les parlementaires écoutent sans broncher, debout. Au XXIe siècle, peut-être faudra-t-il, avec l'accord de Christian PONCELET et Bernard ACCOYER et des parlementaires ainsi réunis, dépoussiérer cela. Dans le même esprit, je souhaite que soit examinée la question du nombre de mandats présidentiels. Faut-il les limiter à deux mandats successifs ? Parce que je pense que l'énergie que l'on met à durer, on ne la met pas à agir. Moi, j'ai été élu pour agir, pas pour durer. Ou faut-il laisser les électeurs en décider ? Je souhaite, sur ce sujet très sensible, que le pouvoir de nomination du Président de la République soit encadré, pour que pour les postes à haute responsabilité, la décision soit partagée avec le Parlement, non seulement parce qu'il est nécessaire de sortir de la République des connivences pour rentrer dans la République des compétences, mais aussi parce que l'opposition ayant participé au contrôle des nominations, ayant eu son mot à dire sur la compétence des candidats et la pertinence de leurs projets, on pourra peut-être espérer en finir avec cette valse des responsables à chaque alternance politique qui nuit tant à la continuité de l'action. Comment faut-il organiser ce contrôle ?


Mesdames et Messieurs les parlementaires, quel pouvoir donner au Parlement ? Quel rôle peut y jouer l'opposition ? Voici les questions auxquelles le Comité et vous-mêmes aurez à répondre. Ces questions appellent immédiatement une autre. Je souhaite doter l'opposition d'un statut, pour que l'opposition puisse mieux jouer son rôle dans une démocratie apaisée. De quel moyen, de quel droit doit disposer l'opposition pour être en mesure, non pas d'empêcher la majorité et le gouvernement de gouverner, mais pour les mettre davantage en face de leurs responsabilités. Un gouvernement responsable, cela donne une République irréprochable. On peut quand même y réfléchir ensemble, faire un pas vers les autres, trouver le meilleur compromis pour travailler mieux au service de notre pays.

Il faut envisager naturellement cette reconnaissance du rôle de l'opposition dans la perspective d'une revalorisation indispensable du rôle du Parlement. Faut-il redonner au Parlement davantage de maîtrise de son ordre du jour ? Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui, cette maîtrise n'existe pas. Est-ce que c'est normal ? Faut-il créer d'autres Commissions ? Il n'y a pas de Commission spécifique pour le développement durable et l'environnement, enjeux pourtant majeur !


Quels moyens de contrôle supplémentaires doivent être donnés aux assemblées ?

Je souhaite que toutes les questions puissent être posées. Je veux qu'il n'y ait aucun tabou. Je veux qu'il n'y ait aucune autocensure. Je veux même qu'il n'y ait aucun interdit. Parlons-nous en citoyens français passionné de l'intérêt de la France, pour moderniser nos institutions et donner le meilleur à notre pays. Je vais prendre des exemples.


Je suis réservé quant à la suppression de l'article 49-3 qui permet au gouvernement de faire adopter un texte quand il n'y a pas de majorité pour voter la censure. Sa suppression, sans doute, modifierait profondément les équilibres de la Ve République. Mais je suis bien obligé de reconnaître que l'utilisation du 49-3 a toujours suscité des débats. Ces débats n'ont jamais été conduits à leur terme. Je veux que l'on aille jusqu'au bout de ce débat.

Il ne faut pas avoir peur de discuter du 49-3, mais je souhaite également que l'on n'ait pas de crainte de discuter de l'article 16. Je ne crois pas qu'il soit pertinent de le supprimer sous le seul prétexte qu'il n'a pas servi depuis longtemps, tant l'histoire a montré qu'aucun pays n'était jamais à l'abri de circonstances exceptionnelles. Mais pourquoi serait-il interdit de discuter de l'article 16 ? Et même si on le garde, de discuter d'une nouvelle rédaction de l'article 16 pour l'adapter aux réalités de notre temps ?


J'ai vu qu'il y avait un débat sur le rôle du Premier Ministre ? Il est aussi ancien que la Ve République. Prenons ce débat à bras-le-corps au lieu de l'éluder.


Il y a un débat sur l'étendue des pouvoirs du Président de la République ? Eh bien mettons le sujet sur la table et je prendrai des initiatives dans quelques jours pour que le budget de l'Elysée et de la Présidence de la République obéisse à des conditions de transparence indispensables dans notre pays. Je demanderai au Président de la Cour des Comptes de contrôler le budget de la Présidence de la République, ce qui n'a jamais été fait jusqu'à présent.


Il y a un débat sur le retour à un parlementarisme plus pur ? Je n'y suis pas favorable. Mais ce n'est pas une raison de ne pas en parler et de ne pas aller jusqu'au bout.


Il y a des voix qui s'élèvent pour dire que la logique du quinquennat oblige à aller vers un régime présidentiel où la séparation des pouvoirs est totale. Je crois que la France n'est pas prête à cette évolution et que les conditions ne sont pas réunies pour qu'un tel système fonctionne correctement. Mais pourquoi ne pas échanger sur ce sujet, dont j'admets bien volontiers qu'il se pose maintenant qu'il y a le quinquennat.


Il y a une polémique récurrente sur l'indépendance de la justice. Il y a un débat pour savoir si la justice doit être une simple autorité ou un pouvoir au même titre que l'exécutif ou le législatif. Je ne suis pas favorable à une justice qui entrerait en concurrence avec les deux autres pouvoirs. Mais pourquoi ne pas ouvrir ce dossier et en parler une fois pour toutes ? Je le dis devant le Garde des Sceaux, ma chère Rachida DATI, que j'apprécie tant, comme vous le savez, et qui fait honneur à la France. Comme c'est curieux, on me rappelle à l'indépendance de la Justice matin midi et soir et on me demandait de signer un décret de grâces collectives qui permettait de libérer 3000 détenus par le seul fait du Prince, le Prince étant le Président de la République. Moi, ce n'est pas ma conception de la République. Il n'y aura pas droit de grâces collectives, et si les juges de l'application des peines souhaitent prendre leurs responsabilités, qu'ils n'hésitent pas à le faire et je dis également que je ne vois pas au nom de quoi le Président de la République doit présider le Conseil Supérieur de la Magistrature. D'ailleurs, je pense que si le Président de la République préside, c'est pour décider. Si l'on ne veut pas qu'il décide, eh bien qu'il ne préside pas. Ce n'était pas dans le texte mais cela m'a fait très plaisir de le dire.


Il y a un paradoxe dans le fait que les citoyens français puissent contester les lois françaises devant les juridictions européennes mais ne puissent pas contester leur constitutionnalité devant les tribunaux français. Certains pensent que cette faculté devrait être reconnue aux citoyens de notre pays et que ce serait un progrès pour les libertés. Mais faut-il transformer le Conseil Constitutionnel en Cour Suprême ? Faut-il que la jurisprudence prenne le pas sur la loi ? Faut-il accroître l'insécurité juridique ? Je ne suis pas favorable à la judiciarisation de la société. Je ne suis pas favorable à ce que le juge prenne le pas sur le législateur. Ce serait une rupture profonde avec notre modèle républicain. Mais pourquoi ne pas examiner les termes de ce débat puisqu'il existe et puisqu'il est sur la table, allons jusqu'au bout de sa logique, présentons les alternatives et choisissons une bonne fois pour toutes.


Il y a un débat sur la représentativité du Parlement et j'ose le mot sur la proportionnelle ? Je suis pour le scrutin majoritaire qui permet de dégager des majorités stables pour gouverner. Mais au nom de quoi peut-on refuser de discuter de l'introduction d'une dose de proportionnelle dans l'une de nos Assemblées qui permettrait d'améliorer la représentativité du Parlement sans remettre en cause le fait majoritaire ?


Il y a un vieux débat, cher Christian, sur le rôle du Sénat. Permettez-moi de vous dire que ce débat qui va et vient, c'est le Général de GAULLE, lui-même, qui l'a ouvert en 1969 ? Pourquoi nous interdirions-nous de reprendre ce débat ? Pourquoi refuserions-nous d'examiner dans quelles conditions le Sénat pourrait mieux refléter la diversité française qui a besoin aujourd'hui d'être davantage présente dans les institutions de la République ? Parlons-en.


Vous l'avez compris : je souhaite que l'essentiel soit mis sur la table et je n'ai pas voulu apporter des réponses à toutes ces questions. Je veux ouvrir un débat, pas le refermer. Je prendrai mes responsabilités le moment venu. Je souhaite que l'on examine concrètement tous les moyens qui permettront à notre république et à notre démocratie de progresser.

J'ai une conviction : il ne faut jamais fuir le débat, il ne faut jamais en avoir peur.


Il y a 61 ans, ici même, le Général de GAULLE avait déclaré en conclusion de son discours sur les institutions : "Ces convictions n'ont pas de parti. Elles ne sont ni de gauche ni de droite. Elles n'ont qu'un seul objet, qui est d'être utiles au pays. Ils le savent bien et elles le savent bien, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous dont nous avons eu souvent l'honneur et le réconfort de toucher le cœur et d'atteindre l'esprit en leur demandant de se joindre à nous pour servir la France. Ces phrases n'ont pas pris une ride, il s'agit bien de la même chose et le matin je me dois de penser en commençant ma journée de travail, aux quelques 21 millions de Français qui ont porté leur suffrage sur ma candidature mais je n'ai pas le droit d'oublier les 17 millions qui ont choisi une autre candidate et qui ne sont pas moins Français que les autres et dont je ne suis pas moins le Président que les autres. Je dois faire la synthèse, donner une cohérence pendant la durée de mon mandat aux 21 millions et aux 17 millions. Je n'ai pas le droit d'abandonner une partie de la France parce qu'elle n'a pas fait le choix de ma candidature avant que je ne sois élu. De la même façon, les élus qui sont ici, y a-t-il un Maire ou un Président d'Assemblée départementale qui ne travaille que pour ceux qui ont voté pour lui dans son canton ou dans sa commune ? Cher Michel, ici, à Epinal, tu ne fais pas la différence entre celui qui a voté et celui qui n'a pas voté, tu prends les Spinaliens pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire une collectivité de femmes et d'hommes à égalité de droits et de devoirs. Mais c'est le devoir du Président de la République d'agir ainsi, et ce qui m'étonne c'est que l'on s'étonne des initiatives que je prends pour associer le plus grand nombre à l'action de la Présidence de la République Française. C'est cela la République irréprochable et la démocratie apaisée.

Mes chers amis, on me dit : cela va trop vite ! C'est grand même moins grave que quand cela va pas assez. Vous en faites trop, mais cela fait si longtemps que l'on n'en fait pas assez. La société est si complexe et je vous demande de comprendre que l'on ne peut pas changer la fiscalité si l'on ne change pas la formation, qu'on ne peut pas changer l'Université si l'on ne fait pas une véritable révolution de civilisation dans l'Education nationale, que l'on ne peut pas essayer de remettre en valeur des idées si profondes sur son le travail et sa récompense, le mérite, l'effort, le respect, l'autorité et en même temps ne pas penser aux institutions. Je veux justement remettre en mouvement l'ensemble de la France parce que tout se tient et que le premier problème de la France, c'est de retrouver de l'énergie pour retrouver de l'espoir. Le but ultime de l'action que je mène, c'est que chacun de vos enfants, c'est que dans chacune de vos familles on se dise que demain pourrait être mieux qu'aujourd'hui, que chacun de nos jeunes se disent que si ils travaillent dur, ils pourront avoir un avenir meilleur, que chacun et ceux qui sont dans cette salle se disent que s'ils travaillent, ils pourront assurer la promotion sociale de leur famille, ils pourront vivre mieux. Le but de mon action, c'est que le travail soit valorisé, récompensé, que vous puissiez transmettre à vos enfants le fruit d'une vie de travail sans payer un impôt indu sur des successions que, par ailleurs, vous avez à de multiples reprises assumé. Je veux revaloriser le travail, récompenser le travail et je veux par-dessus tout que vous vous disiez qu'il n'y a pas de fatalité, que de nouveau la politique peut agir sur votre vie quotidienne, que l'on peut changer les choses et que celui qui ne peut rien c'est celui qui ne veut rien. Alors, si celui qui ne veut rien ne peut rien, peut-être que ceux qui veulent tout auront quelque chose. Qu'est-ce que nous voulons ? Que vous soyez de nouveau fiers de votre pays, fiers de votre nation, fiers de votre patrie, fiers de la France.

Comme le Général de GAULLE l'a dit ici, qu'il me soit permis de vous dire du fond du cœur :


Vive la République !

Vive la France !

03/05/2007

Enfants esclaves

Proposé par martingrall – Nos débatteurs ont débattu. Heureusement, Ailleurs. Une commission de l'ONU adopte une résolution sur la criminalisation de l'exploitation des enfants.

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Lors de la 16e session de la Commission des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale qui s’est tenue à Vienne, le 27 avril. De Jane Morse

Vienne - La Commission des Nations unies pour la prévention du crime et
la justice pénale a adopté, le 27 avril, le projet de résolution soumis par
les États-Unis et par l'Équateur qui incite tous les États membres de l'ONU
à criminaliser tous les aspects de l'exploitation sexuelle des enfants.
Elle a pris cette mesure lors de la clôture de sa seizième session qui a eu
lieu à Vienne (Autriche) du 23 au 27 avril.

La nouvelle résolution souligne que l'exploitation sexuelle des enfants
constitue un problème international d'ampleur croissante qui exige que la
communauté internationale prenne des mesures pour s'y attaquer.

L'exploitation sexuelle des enfants comprend, selon elle, la prise et la
diffusion d'images sexuelles explicites d'enfants (pornographie juvénile),
la prostitution des enfants et le tourisme à caractère sexuel touchant les
enfants. La résolution souligne que la prise d'images sexuelles explicites
d'enfants a des effets gravement néfastes sur ces enfants et qu'elle est
liée à d'autres actes d'exploitation sexuelle des enfants.

Selon les États-Unis, la coopération internationale est absolument
nécessaire dans ce domaine. Les images pornographiques d'enfants sont
facilement diffusées à travers le monde grâce à l'internet. De même, le
trafic sexuel d'enfants (la prostitution et le tourisme à caractère sexuel)
est souvent lié aux voyages à l'étranger ; les adultes qui profitent de
l'exploitation de ces enfants ont en général une nationalité différente de
celle des victimes, d'où la nécessité de la coopération internationale.

Selon une étude réalisée en 2006 par le Centre international des enfants
disparus et exploités, 95 pays n'ont pas de loi relative à la pornographie
juvénile. Le gouvernement des États-Unis espère que cette résolution
encouragera ces pays à adopter des lois à cet effet.

Attirer l'attention sur la nécessité de protéger les enfants contre
l'exploitation sexuelle était l'un des objectifs prioritaires des
diplomates américains qui ont assisté à cette réunion.

Pendant une réunion consacrée exclusivement à ce sujet le 25 avril, le
représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU à Vienne, M. Gregory
Schulte, a déclaré que l'application de lois strictes, en particulier en ce
qui concerne le tourisme à caractère sexuel, pouvaient se révéler
efficaces.

En 2003, a-t-il dit, le président Bush a promulgué la loi PROTECT en vertu
de laquelle toute personne qui se rend aux États-Unis ou tout ressortissant
américain qui va à l'étranger aux fins de tourisme sexuel touchant les
enfants commet un délit. Au cours des quatre dernières années, le ministère
de la justice des États-Unis a triplé le nombre des actions intentées
contre des organisateurs de tels voyages et contre des participants.

M. Schulte a pris la parole lors d'une table ronde organisée par
l'ambassade des États-Unis à Vienne, par la mission des États-Unis auprès
de l'Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe, par la
mission des États-Unis auprès des organisations internationales, par
l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, par l'Organisation
de la sécurité et de la coopération en Europe et par le ministère
autrichien des affaires étrangères.

Durant la conférence de Vienne, des centaines de diplomates, de magistrats,
de policiers, de responsables de la justice pénale et de représentants
d'organisations non gouvernementales se sont employés à trouver les moyens
de mettre fin à la traite des êtres humains et à l'exploitation des
enfants.

Jane Morse

01/05/2007

Sarkozy doit apprendre son boulot. Trop.

Proposé par martingrall, A l’opposé de Nicolas Sarkozy qui joue les français les uns contre les autre puis les autres contre les uns. Lors du Sommet annuel entre les États-Unis et l'Union européenne, les Etats unis ont recherché des accords qui jugent indispensables à la démocratie et à l’égalité entre les peuples. Les relations entre les É.-U. et l'UE ont de multiples facettes pour atteindre cet équilibre instable, garantie de toute démocratie.. Un petit abstract de David McKeeby en ce premier Mai Fête des travailleuses et travailleurs de tous poils, obédience, origines, opinions, races et religions. Et c’est à Washington que cela se dit, s’affirme et se confirme. ha ben! Oui mais depuis Sarkozy la France des droits de l'homme!!!

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Hen qu'elle est belle notre présidente chancelière. Mais prudente avec les alliances. Célibataire et ce n'est pas pour rien. Vous remarquerez que depuis sa présidence européenne elle s'habille soit en bleu Europe soit en rouge Changement. le Blanc c'est Ségolène, l'or on passe.

Washington - Le 30 avril, le président Bush a accueilli les dirigeants de l'Union européenne (UE) à la Maison-Blanche pour leur sommet annuel. C'était l'occasion de montrer que cinquante ans de partenariat transatlantique ont créé des relations qui portent sur un large éventail de domaines, allant de la politique à l'économie en passant par la sécurité.

« Nous travaillons aujourd'hui avec l'UE sur un large éventail de dossiers mondiaux », a déclaré Judy Ansley, directrice des affaires européennes au sein du Conseil national de sécurité, lors d'une conférence de presse tenue le 26 avril à la Maison-Blanche.

Ce sommet a lieu un mois après que l'Union européenne a célébré le cinquantième anniversaire du Traité de Rome qui a jeté les fondations de la sécurité et de la prospérité européennes par la création du Marché commun.

« L'Union européenne a été une force positive de changement non seulement en Europe, mais aussi dans le monde entier », a déclaré le secrétaire d'État adjoint John Negroponte, le 26 mars, lors d'un discours prononcé à l'occasion de la commémoration de cet événement. « En Europe, l'Union européenne a réussi à unir un continent déchiré économiquement et politiquement par la guerre. À l'étranger, elle a réussi à promouvoir ses valeurs démocratiques essentielles de façon que d'autres pays et d'autres régions puissent s'inspirer de son exemple. »

Sur le plan de la politique étrangère, a déclaré Mme Ansley, les dirigeants devaient prendre note des progrès réalisés grâce à leur action de promotion de la démocratie, de la sécurité et des droits de l'homme dans le monde.

Concernant la politique européenne, M. Bush, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la commission européenne Jose Manuel Barroso devaient concentrer leurs efforts sur le règlement du statut final du Kosovo et évaluer les moyens de promouvoir la liberté en Biélorussie, que Mme Ansley a qualifiée de « dernière dictature européenne ». Les dirigeants vont également réfléchir aux moyens de renforcer l'échange de renseignements entre les États-Unis et l'Europe afin de suivre plus efficacement la trace des cellules terroristes et des activités illégales d'acquisition d'armes de destruction massive.

Au sujet du Moyen-Orient, Mme Ansley a déclaré que les dirigeants allaient discuter de la coopération É.-U.-UE pour aider à régler le conflit israélo-palestinien ; des efforts déployés par les États-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni pour endiguer les ambitions nucléaires de l'Iran ; et des démarches en cours pour aider le Liban à se remettre du conflit d'août 2006.

Elle a ajouté que seraient également abordées les questions des opérations militaires en Afghanistan, où l'OTAN dirige une vaste opération de maintien de la paix appelée Force internationale d'assistance à la sécurité, et de l'Irak, où plusieurs pays européens aident le gouvernement démocratiquement élu à sortir de décennies de dictature.

Un autre dossier prioritaire sera celui de l'expansion des efforts collectifs de livraison de l'aide humanitaire, de stimulation du développement économique et de promotion des droits de l'homme en Amérique latine et en Afrique. Les dirigeants se soucient tout particulièrement, a précisé Mme Ansley, de trouver le moyen de régler la crise humanitaire au Darfour.

Sur le plan économique, les discussions porteront sur le cycle de négociations commerciales internationales de Doha, sur le resserrement des liens commerciaux transatlantiques et sur les moyens de faire face au changement climatique, a déclaré Rod Hunter, directeur en chef du commerce international, de l'énergie et de l'environnement au sein du Conseil national de sécurité.

L'Europe et les États-Unis, a-t-il dit, considèrent le succès du cycle de Doha comme essentiel au maintien de la croissance économique mondiale, particulièrement pour les pays en développement. Tout aussi importante, a-t-il ajouté, est l'expansion de la coopération commerciale entre l'Union européenne et les États-Unis.

Les discussions sur le changement climatique, a dit M. Hunter, devaient porter essentiellement sur la promotion de nouvelles technologies conçues pour réduire la dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles et créer de nouveaux débouchés économiques. Elles constitueront le cadre des futures discussions sur le changement climatique qui auront lieu cette année lors du prochain Sommet du groupe des Huit (G8), qui se tiendra en Allemagne du 6 au 8 juin.

« Tout le monde, je crois, s'entend sur l'importance de la mise au point de techniques novatrices qui nous aideront à réduire les émissions de gaz à effet de serre sans imposer de fardeau à l'économie », a dit M. Hunter.

20/04/2007

Soleil et vent en tonne équivalent pétrole

Proposé par martingrall. Et où qui sont nos présidentiables ? Pas à l’O.N.U. Bon c’est pas trop grave, et sans sondages nous serions dans les mirages. Et puis, il y a quelqu’un qui fait çà très bien l’écologie et le co-développement. Bien sur ce sont des déclarations, mais ils y pensent et plutôt bien. L’écologie de l’équilibre dans les pays en voie de développement. Alors ?

Déclaration du représentant permanent des É.-U. au Conseil de sécurité
de l'ONU. Face aux changements climatiques.

De Judy Aita
New York (Nations unies) - Les États-Unis oeuvrent de concert avec la
communauté internationale pour faire face aux changements climatiques d'une
manière qui ne porte pas atteinte à la capacité des pays de promouvoir la
croissance et le développement, a déclaré le représentant permanent par
intérim de ce pays auprès de l'ONU, M. Alejandro Wolff, au Conseil de
sécurité lors de la séance que cet organe de l'ONU a consacrée le 17 avril
à l'énergie, la sécurité et le climat.

Les États-Unis, a-t-il dit, jouent un rôle de premier plan pour ce qui est
de la conception de mécanismes destinés à favoriser les progrès techniques
qui permettront aux entreprises et aux pouvoirs publics de s'attaquer aux
problèmes causés par le réchauffement climatique d'une façon productive,
efficace et réaliste.

La séance du Conseil de sécurité, qui était présidée par la ministre
britannique des affaires étrangères, Mme Margaret Beckett, a porté sur les
effets de la consommation d'énergie, des changements climatiques et du
développement durable sur les pays, en particulier sur ceux qui sont
pauvres. Les débats entre les représentants des 15 États membres du Conseil
de sécurité, auxquels des représentants de 40 autres pays ont aussi
participé, ont mis en évidence la complexité de ce dossier, les problèmes
dans le monde entier et la nécessité de trouver une multitude de moyens
pour atténuer la menace que constitue le réchauffement climatique.

Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a déclaré que les questions
relatives à l'énergie et aux changements climatiques pouvaient avoir des
implications pour la paix et la sécurité, en particulier dans les pays qui
se heurtaient à de multiples problèmes tels qu'un conflit armé, la
pauvreté, l'inégalité d'accès aux ressources, la faiblesse des
institutions, les pénuries alimentaires et la propagation de maladies
telles que le sida.

Pour sa part, M. Wolff a souligné qu'aucun pays ne jouait un rôle aussi
important que les États-Unis pour découvrir les moyens de réduire les
émissions de gaz à effet de serre, de protéger l'environnement à travers le
monde et d'accroître la sécurité énergétique d'une façon qui encourage le
développement tant sur son territoire qu'à l'étranger.

Le gouvernement Bush, a-t-il dit, s'est engagé à verser 500 millions de
dollars au Fonds mondial de l'environnement au cours des quatre prochaines
années afin d'aider les pays en développement à faire face à des problèmes
dans le domaine de l'environnement. Créé en 1991, ce fonds finance des
projets qui ont trait à la biodiversité, aux changements climatiques, aux
eaux internationales, à la dégradation des sols, à la couche d'ozone et aux
polluants organiques persistants.

En outre, les États-Unis ont conclu avec la Chine un accord portant sur la
construction d'une grande centrale au méthane, accru leurs investissements
et leurs échanges dans le domaine des énergies non polluantes dans le cadre
du Partenariat Asie-Pacifique pour un développement propre, coopéré avec le
Brésil dans le domaine des biocarburants et accordé des crédits d'impôt
atteignant 1,65 milliard de dollars au titre de la production d'énergie
avec du charbon épuré.

Ils sont sur la bonne voie en ce qui concerne la réduction de l'intensité
des gaz à effet de serre (mesure des émissions des gaz à effet de serre par
unité de produit intérieur brut) de 18 % par rapport à ce que les émissions
des gaz à effet de serre auraient été si on n'avait pris aucune mesure pour
les réduire. Ces émissions n'ont augmenté que de 0,6 % de 2004 à 2005,
alors que leur augmentation avait été de 1 % par an pendant la période
allant de 1990 à 2005, a indiqué M. Wolff.

La bonne gouvernance, a-t-il dit, est aussi nécessaire pour faire face au
réchauffement climatique. Les pays dont les dirigeants gouvernent avec
efficacité peuvent mieux anticiper les problèmes économiques et politiques
suscités par les changements climatiques et s'y attaquer.

« Les bonnes stratégies de développement portent sur l'enseignement, l'État
de droit, la liberté individuelle et les possibilités économiques. Les pays
bien gouvernés ont un bon taux de croissance et prospèrent. La croissance
économique fournit, aux pays tant industriels qu'en développement, les
ressources nécessaires pour relever les défis en matière d'énergie et
d'environnement, notamment les défis liés aux changements climatiques. »

07/04/2007

Stratégie et initiatives, le soutien aux droits de l'homme

Sarkozy à encore tout faux. Et toujours avec le même hasard, les journalistes regardaient de l'autre côté. Il faudra dorénavant, appliquer non assistance à information en danger. Parce que, pour les droits de l'homme.

Rapport sur le soutien aux droits de l'homme : stratégie et initiatives
Extraits du Rapport du département d'État publié le 5 avril 2007.

On trouvera ci-après des extraits du Rapport sur le soutien aux droits de
l'homme et à la démocratie : le bilan des États-Unis pour 2006, se
rapportant à la stratégie et aux initiatives des États-Unis dans ces
domaines, ainsi qu'aux principes guidant le traitement par le gouvernement
américain des organisations non gouvernementales.

(Début du texte)

Département d'État
Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail
5 avril 2007

Rapport sur le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie : le bilan
des États-Unis pour 2006

La stratégie des États-Unis en matière de droits de l'homme et de
démocratie

Le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie : le bilan des
États-Unis en 2006, décrit le large éventail d'outils diplomatiques que
nous avons utilisés l'an dernier pour soutenir les efforts autochtones de
réforme tout autour du globe.

Il n'existe pas de formule unique pour faire progresser les libertés
démocratiques et personnelles. Nos efforts se sont concentrés sur les trois
composantes principales de la démocratie opérationnelle qui doivent être
présentes pour que les droits de l'homme soient appliqués et protégés.
Primo - un processus électoral libre et équitable, sur un pied d'égalité,
afin d'assurer une véritable émulation. Secundo - une conduite avisée des
affaires publiques ainsi que des institutions représentatives,
transparentes et responsables qui respectent la primauté du droit,
notamment un pouvoir législatif et judiciaire indépendant. Tertio - une
société civile dynamique et des médias indépendants capables d'assurer
l'honnêteté du gouvernement, la participation des citoyens et l'application
des réformes. Dans les pays où ces éléments essentiels de la démocratie
étaient déficients, nous avons ouvré pour les renforcer ; là où ils étaient
attaqués, nous avons cherché à les défendre, là où ils étaient inexistants
en raison de la répression gouvernementale, nous avons témoigné en faveur
de ceux qui vivaient dans la crainte mais rêvaient de liberté.

Comme l'indiquent ces rapports, nous avons adapté notre soutien aux droits
de l'homme et à la démocratie aux problèmes particuliers à chaque pays et à
chaque région. Ainsi, dans les Amériques, le principal problème est le
développement des démocraties - aider les démocraties à améliorer leur
capacité de satisfaire aux revendications de leurs citoyens en faveur d'une
meilleure existence. Pour de nombreux pays africains, la fin de la violence
demeure indispensable pour améliorer le respect des droits de l'homme et
faire progresser les réformes gouvernementales. Les obstacles aux droits de
l'homme et à la démocratie à travers l'Asie du Sud, l'Asie centrale, l'Asie
de l'Est et le Pacifique sont aussi divers que les pays de ce vaste
continent. Dans de nombreux cas, nous avons aidé les démocraties à mieux
s'attaquer à leurs problèmes de gouvernance pour poursuivre encore
davantage les progrès qu'elles avaient enregistrés. Dans d'autres cas, là
où les dirigeants conservaient leur autorité, aux dépens des droits de
leurs citoyens, nous avons appelé l'attention sur les abus et ouvré pour
exposer les populations au courant mondial d'idées et d'information. En
Europe, nous avons continué à coopérer avec nos partenaires européens pour
répondre à la vision d'un continent qui forme un tout, un continent libre
et en paix. Et dans le Grand Moyen-Orient et en Afrique du Nord, nous avons
répondu aux revendications croissantes en faveur de réformes politiques,
économiques et éducatives grâce à des initiatives multilatérales et
bilatérales novatrices telles que le Forum pour l'avenir et l'Initiative de
partenariat en faveur du Moyen-Orient. En 2006 également, la secrétaire
d'État, Mme Condoleezza Rice, a annoncé deux importantes initiatives en
faveur des défenseurs des droits de l'homme et de la démocratie : le Fonds
pour les défenseurs des droits de l'homme et les dix principes généraux
relatifs aux ONG concernant le traitement des organisations non
gouvernementales par les gouvernements.

Le Fonds pour les défenseurs des droits de l'homme permettra au département
d'État d'accorder des dons modestes aux défenseurs des droits de l'homme
qui doivent faire face à des besoins extraordinaires du fait de la
répression exercée par leur gouvernement. Ce fonds, d'un montant initial
d'un million et demi de dollars, sera réapprovisionné chaque année en
fonction des besoins ; il pourrait servir à couvrir les frais dans les
domaines juridique ou médical ou fournir un soutien à court terme pour
faire face aux besoins pressants des familles de militants.

Les dix principes généraux concernant les ONG guideront le traitement des
ONG par les États-Unis, qui utiliseront aussi ces principes pour évaluer
les actions des autres gouvernements. Ces principes sont destinés à
compléter les autres documents plus détaillés préparés par les Nations
unies et d'autres organisations internationales concernant les ONG et les
autres défenseurs des droits de l'homme. Nous espérons que notre
contribution aux dix principes généraux concernant les ONG aidera à
mobiliser un soutien à l'échelon mondial pour les ONG en difficulté en
donnant un cadre de référence pratique aux gouvernements, organisations
internationales, groupements de la société civile et journalistes.

Les progrès des droits de l'homme et de la démocratie dépendent avant tout
du courage et de l'engagement des hommes et femmes qui ouvrent en faveur
des réformes dans leur propre pays. Ils exigeront également des efforts
soutenus et concertés de la part des États-Unis et des autres démocraties
de toutes les régions du monde. Le progrès sera rarement linéaire. Les
démocraties fragiles peuvent s'effondrer. Les pays dont les dirigeants ne
sont pas entièrement acquis à la démocratie peuvent faire marche arrière.
Ceux qui font pression en faveur de réformes se heurteront inévitablement à
l'opposition des ennemis du changement. Ce sont là des réalités qui donnent
matière à réflexion. En même temps, nous pensons que nos efforts en faveur
de la liberté peuvent aider à créer de nouvelles réalités prometteuses pour
les hommes et les femmes tout autour du globe.

Initiatives prises en 2006 dans le cadre de la semaine internationale des
droits de l'homme

« Défendre les défenseurs »

Les États-Unis demeurent résolus à apporter leur soutien aux personnes
courageuses qui luttent en faveur de la liberté dans le monde entier.

À la suite de la proclamation du président Bush désignant le 10 décembre
2006 Journée des droits de l'homme, et dans le cadre de la Semaine des
droits de l'homme, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a annoncé,
le 10 décembre 2006, trois nouvelles initiatives qui portent sur la
promotion, par le gouvernement des États-Unis, de la démocratie et des
droits de l'homme et qui sont une réaction à la tendance mondiale
caractérisée par les mesures de répression que des États prennent à
l'encontre des organisations non gouvernementales et des défenseurs des
droits de l'homme.

1. Fonds pour les défenseurs des droits de l'homme. Dans les pays où la
tyrannie persiste, et même dans les États dotés d'un semblant
d'institutions démocratiques, les défenseurs des droits de l'homme sont
souvent en péril à cause de la nature de leur travail. Ils font l'objet de
harcèlement, de menaces ou d'atteintes physiques et sont fréquemment
détenus et incarcérés. La création d'un Fonds pour les défenseurs des
droits de l'homme permettra au gouvernement des États-Unis de répondre
rapidement aux besoins d'urgence des défenseurs des droits de l'homme en
fournissant une aide aux militants qui sont confrontés à une situation
extraordinaire dans les domaines financier, juridique ou médical à la suite
de la répression de leur gouvernement. Ce fonds sera doté d'un million et
demi de dollars et sera reconstitué en fonction des besoins.

2. Principes applicables aux ONG. Lorsqu'on met les organisations non
gouvernementales (ONG) sur la sellette, on porte atteinte à la liberté et à
la démocratie. Le gouvernement des États-Unis préconise dix principes
fondamentaux qui guideront son action envers les ONG et qu'il utilisera
pour évaluer les actions des autres gouvernements. Ces principes
s'inspirent de documents de l'ONU et d'autres organisations
internationales. Nous espérons qu'ils seront aussi un instrument utile pour
obtenir un soutien mondial en faveur des ONG harcelées en servant de
référence aux gouvernements, aux organisations internationales, aux
groupements de la société civile et aux médias.

3. Prix de la liberté. À partir de décembre 2007, le secrétaire d'État
décernera deux prix tous les ans pour rendre hommage à ceux qui s'emploient
à défendre la dignité de la personne. Le Prix des défenseurs de la liberté
sera remis à un militant ou à une ONG de l'étranger qui a fait preuve d'une
volonté remarquable pour défendre la liberté et de courage face à
l'adversité. Le Prix de la diplomatie en faveur de la liberté sera décerné
à l'ambassadeur des États-Unis qui contribue le plus à la réalisation du
programme du président relatif à la défense de la liberté en s'employant à
mettre fin à la tyrannie et à promouvoir la démocratie à l'aide de toute la
gamme des moyens politiques, économiques, diplomatiques et autres. On
rendra hommage à l'ambassadeur non seulement pour ses propres réalisations,
mais aussi pour avoir incité tout le personnel de son ambassade à appliquer
le Programme de défense de la liberté.

En vue de renforcer les effets de ces trois initiatives et des autres
mesures qui apportent un soutien à ceux qui ouvrent en faveur de la
liberté, les États-Unis prendront des mesures supplémentaires, telles que
le renforcement de notre partenariat avec les États de même sensibilité,
afin de consolider et d'institutionnaliser le Programme de défense de la
liberté.

Principes directeurs relatifs aux organisations non gouvernementales

Considérant que les organisations non gouvernementales (ONG) sont
essentielles au développement et à la réussite de sociétés libres et
qu'elles jouent un rôle crucial en veillant à ce que les institutions
politiques soient responsables et démocratiques,

Et rappelant le droit à la liberté d'expression et à la liberté de réunion
et d'association pacifiques inscrit dans la Déclaration universelle des
droits de l'homme des Nations unies, dans le Pacte international relatif
aux droits civils et politiques et dans la Déclaration des Nations unies
sur les défenseurs des droits de l'homme,

Nous nous engageons par les présentes à suivre les principes suivants et à
ouvrer en faveur de leur application intégrale dans le monde entier :

1) Toute personne doit pouvoir former une ONG, adhérer ou participer à une
ONG de son choix dans l'exercice de ses droits à la liberté d'expression et
à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

2) Toute restriction relative à l'exercice par des membres d'ONG de leurs
droits à la liberté d'expression et à la liberté de réunion et
d'association pacifiques doit être conforme aux obligations juridiques
internationales.

3) Les ONG doivent pouvoir exécuter leur tâche pacifique dans un climat
favorable sans craindre de faire l'objet d'un harcèlement, de mesures de
rétorsion, d'intimidation ou de discrimination.

4) Reconnaissant le pouvoir des États de réglementer sur leur territoire
toute entité en vue de promouvoir la protection sociale, les lois et les
mesures administratives en ce domaine doivent protéger, et non pas
entraver, le fonctionnement pacifique des ONG et être appliquées d'une
manière apolitique, équitable, transparente et systématique.

5) Toute action intentée au pénal ou au civil par les pouvoirs publics
contre une ONG, tout comme celle intentée contre un particulier ou un
organisme, doit se fonder sur les principes de garanties judiciaires et
d'égalité devant la loi.

6) Toute ONG doit pouvoir, aux fins de ses activités pacifiques, chercher
un soutien financier d'entités nationales, étrangères et internationales,
le recevoir, le gérer et l'administrer.

7) Toute ONG doit être libre de chercher, de recevoir et de transmettre des
informations et des idées, notamment en défendant ses opinions auprès des
pouvoirs publics et de la population dans les pays où elle exerce ses
activités et en dehors.

8) Les États ne doivent pas entraver l'accès des ONG aux médias nationaux
et étrangers.

9) Les ONG doivent être libres d'entretenir des rapports et de coopérer
avec leurs membres et d'autres éléments de la société civile des pays où
elles exercent leurs activités et en dehors, ainsi qu'avec des États et des
organismes internationaux.

10) Chaque fois que les principes ci-dessus sont enfreints, il est
essentiel que les États démocratiques agissent pour les défendre.

--------
Aux fins du présent texte, on entend par organisation non gouvernementale
(ONG) les organismes indépendants de défense de l'intérêt public, les
organismes sans but lucratif qui défendent les droits de l'homme et qui
encouragent la démocratie, les organismes d'aide humanitaire, les
fondations et fonds du secteur privé, les fiducies caritatives, les
sociétés, les associations et les entreprises sans but lucratif. Les partis
politiques sont exclus de cette définition.

(Fin du texte)

Le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie. Le cas des états unis.

Oui, les Etats-Unis sont le fer de lance du soutien aux Droits de l'Homme. On s'en étonne un peu. Comme si Sarkozy était pour le bien de tous les peuples. Déjà Françaises et Français j'en suis de moins en moins sur qu'approche le 22 avril, où Il nous apparaît xénophobe et inculte.

Mais, le journalisme américain, n'oublions pas que Nicolas à payer avec nos sous un bureau d'études de Boston pour organiser Sa politique de la France toute Bushiste, ce journalisme américain donc comme son compère le français, pense comme/pour le mec qui signe en bas du chèque. Alors ils nous mentiraient. Je ne sais, mais ce que ce que clame Condy n'est pas mal. Surtout que certaines fois cela se rencontre sur le terrain, journalisme citoyen à la clé. (USB)
Proposé par martingrall

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L'avant-propos du Rapport sur le soutien aux droits de l'homme Mme Condoleezza Rice affirme que ce rapport favorise le respect des droits de l'homme et la démocratie partout dans le monde.
Dans son avant-propos au Rapport du département d'État sur le soutien au droits de l'homme et à la démocratie dans le monde - le bilan des États-Unis pour 2006, rendu public le 5 avril 2007, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, affirme que ce rapport favorise le respect des droits de l'homme et la démocratie partout dans le monde.
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On trouvera ci-après le texte de son avant-propos.

(Début du texte)

Département d'État
Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail
5 avril 2007

Le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie :
le bilan des États-Unis pour 2006

Avant-propos

Le présent rapport documente les nombreuses manières dont les États-Unis se
sont employés, en 2006, à promouvoir le respect des droits de l'homme et la
démocratie partout dans le monde.

Le président Bush a pris l'engagement que nous appliquerions une politique
étrangère ancrée dans la liberté et il a défini le progrès des droits de
l'homme et de la démocratie comme un élément essentiel de notre stratégie
en matière de sécurité nationale.

Comme l'a déclaré le président : « Ce que tout terroriste craint le plus,
c'est la liberté humaine - des sociétés dans lesquelles les hommes et les
femmes font leurs choix, obéissent à leur conscience et dont la vie est
guidée par leurs espoirs et non par leur ressentiment. » Tout au long de
2006, dans toutes les régions du monde, nous avons cherché à promouvoir et
à défendre les normes internationales en matière de droits de l'homme ainsi
que les principes démocratiques. Nous avons aidé d'autres démocraties à
établir et à maintenir des institutions gouvernementales responsables ainsi
que la primauté du droit. Nous avons favorisé des processus électoraux
libres et équitables, et encouragé la pleine participation de tous les
citoyens, y compris les femmes et les membres de minorités, à la vie de
leur pays. Nous nous sommes employés à renforcer les sociétés civiles et à
promouvoir la liberté des médias. En outre, là où les droits de l'homme et
les principes démocratiques étaient violés, nous nous sommes solidarisés
avec ceux qui faisaient pression en faveur de changements pacifiques.

Défendre la dignité humaine et soutenir le développement de véritables
démocraties à travers le monde est une entreprise à long terme qui exige
une collaboration résolue avec les autres gouvernements, les organisations
non gouvernementales et le secteur privé. Nous rencontrerons des échecs et
les progrès seront parfois lents mais nos partenaires et nous-mêmes
persévérerons, car il est juste et sage d'investir dans les rêves des
hommes et des femmes de toutes les cultures, de toutes les races et de tous
les milieux sociaux, qui aspirent aux bienfaits de la liberté pour
eux-mêmes, pour leurs enfants et pour l'avenir de leur pays.

C'est en considération de ces pensées que je transmets au Congrès le
document du département d'État intitulé « Le soutien aux droits de l'homme
et à la démocratie, bilan des États-Unis pour 2006 ».

Condoleezza Rice
Secrétaire d'État

(Fin du texte)

06/04/2007

Patronalité et nationalisme ou Nationalité et patriotisme.

Patronalité et nationalisme ou Nationalité et patriotisme.
Faire une nation des différences c’est pour Ségo, faire une nation différente c’est pour sarko. Bien sur en premier lieu en France la différence religieuse revendiquée par les athées, quelquefois agnostiques, on ne sait jamais, à la laïcité revancharde. Tu ne sera que ce que je crois. Oui.
Or la France est une œuvre complète. Il n’y a pas trop à y revenir. Ce qui est nouveau, c’est en faire un argument politique. Parce que même en Amérique, les personnes doivent se connaître. Il est improbable qu’un Israélien prenne le thé à la menthe avec un palestinien, sauf s’il paye comptant :-))) mais ailleurs, oui bien sur.
En France cela nous semble surprenant voir impossible que des familles habitant sur le même palier puissent ignorer une quelconque vie sociale de chez leurs voisins. Surtout religieuse. Mais que connaissons-nous des autres, religions ? Catholique je connais quoi du protestantisme, quid de Luther quid de Calvin, quid de Bouddha, quid de Mahomet. Et pourtant, que de sources de bonheur pour un seul fleuve. Que d’espoir(s). Que de savoir(s). Et aux Amériques, justement la tolérance religieuse y est encouragée. Connais toi toi-même pour connaître les autres. On sait que ce n’est pas très Sarkoziste comme spiritualité. Parce que pour lui on nait comme l’on est.
Et c’est vrai qu’il est plus que faible sur tous les textes, tables et rouleaux.
Proposé par martingrall

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Des musulmanes, des juives et des chrétiennes apprennent à se connaître en
vivant en communauté.

De Carolee Walker
N-Y - Aux États-Unis, c'est souvent au printemps que les étudiants
soumettent leurs demandes de logements universitaires pour la rentrée
suivante après avoir consulté leurs amis et dans l'espoir de partager une
chambre avec quelqu'un qu'ils connaissent et qui partage leur style de vie.
Il n'en est pas ainsi pour 14 musulmanes, chrétiennes et juives qui ont
choisi de vivre ensemble à la « Maison proche-orientale de la coexistence »
de l'université Rutgers, dans le New Jersey.

En consentant à vivre ensemble, les étudiantes se sont engagées à
s'accepter mutuellement malgré leurs croyances religieuses différentes, a
expliqué Dalia Gheith, une musulmane de première année au Collège féminin
Douglass de l'université Rutgers, à l'occasion d'une discussion en ligne
(Webchat) « Nous essayons de comprendre le point de vue de chacune et de nous familiariser avec la culture des unes et des autres », a-t-elle précisé.

La Maison proche-orientale de la coexistence entre dans le cadre d'un
mouvement croissant sur les campus universitaires américains qui vise à
combler les fossés culturels et à encourager l'acceptation de la diversité,
a expliqué Danielle Josephs, une étudiante de quatrième année, qui a fondé
la maison en 2005. Le père de Danielle est un Irakien juif et ses
grands-parents irakiens ont habité dans des quartiers où ils coexistaient
avec des Arabes et des musulmans. « Je suis déterminée, par le biais de ce
projet, à aider à démythifier les idées reçues en ce qui concerne l'islam
et les musulmanes », a-t-elle précisé.

« Il y a des surprises tous les jours, et chacune d'entre elles élargit
notre base de connaissances. Par exemple, au début du projet, je ne savais
pas que les musulmanes pouvaient enlever leur foulard traditionnel en
présence d'autres femmes, et lorsque l'une des femmes qui vivent dans la
résidence l'a fait, je suis pratiquement partie en courant pour ne pas
l'embarrasser », a-t-elle raconté.

« Parfois, vous constatez des similarités entre cultures et philosophies
auxquelles vous ne vous attendiez pas », a fait valoir Samantha Shanni, une
étudiante de deuxième année dont la mère est chrétienne et le père juif.

« J'étais habituée aux autres religions car la moitié de ma famille est
juive. Mais j'ai constaté que lorsqu'on évoque la christianité dans la
société américaine, beaucoup de gens ne parlent que des partisans de
l'évangélisme ou de personnalités extrêmement conservatrices associées au
gouvernement. Cela s'apparente à la façon dont les gens peuvent stéréotyper
les musulmans. Mais plus vos connaissances à propos d'une religion sont
profondes, moins cela risque de se produire », a-t-elle fait observer.

Pour que les musulmans vivent en paix avec les non-musulmans aux
États-Unis, a indiqué Dalia Gheith, « il faut que les musulmans
appréhendent bien la tolérance que prône et qu'encourage notre religion de
façon à être plus ouverts et accepter de coexister avec des gens de
religions différentes ».

« J'ai foi dans le pouvoir des Américains musulmans dans le monde arabe »,
a déclaré Sara Elnakib, une musulmane de quatrième année à l'université
Rutgers qui est née en Égypte, ajoutant : « Je compte personnellement
retourner vivre en Égypte une fois mes études terminées et espère avoir la
possibilité de changer la façon dont les soins médicaux sont prodigués au
Moyen-Orient. »

Les résidentes de la Maison de la coexistence commencent à comprendre
comment faciliter le rapprochement de gens qui appartiennent à des
religions différentes et elles s'efforcent de promouvoir le message de la
coexistence sur le campus et hors de l'université, a expliqué Dalia Gheith.

Peu de questions contemporaines, qu'il s'agisse des problèmes écologiques,
de la pauvreté, ou de la sécurité, peuvent être résolues si les gens ne
travaillent pas ensemble au sein d'une communauté mondiale, a rappelé
Danielle Josephs, ajoutant : « Au Moyen-Orient, nombreux sont les exemples
inspirateurs qui montrent des Israéliens et des Palestiniens collaborant à
des projets environnementaux dans la région. Il ne sera possible de
résoudre ces énormes problèmes que si nous nous penchons ensemble sur la
recherche d'une solution et nous engageons à ouvrer de concert. »

Au bout du compte, a estimé Danielle Josephs, les femmes de religions
différentes collaborent peut être plus facilement que les hommes.

La vie (policoadministrative) est un fleuve pas net

Alors, il n’y aurait pas que chez nous que les fonctionnaires confondraient allégrement leurs poches d’intérêt privé et général.
Et qui ne signe pas la chartre de transparence financière, Sarkozy. Alors que même Nixon dût démissionné.
Déjà qu’en France l’assemblée nationale accrédite cinquante sociétés de lobbying tout en prévarication tant contre l’intérêt général que public. Voilà que l’ONU enfin intervient. Après le conseil européen cela commence à se savoir. Mais Ségolène et François, eux ont signé. Bayrou le François. Alors à la suite d’hier, l’ONU lance sa chartre contre les pays kleptocrates. Nous ne sommes pas encore un pays en voie de développement, sauf peut-être là-dessus. Il est vrai qu’à un million d’euros le rond point, Mais, il faut un début à tout. Et donc. Mais je m’interroge, il a bien tout lu les Etas-Unis Nicolas, pour en devenir le copiste. Pas sur. Pour le communautarisme c’est évidemment non. Il ne prend pas le métro, ce ne peut-être une rame de retard, parce que là c’est plusieurs trains en convoi. Mais parlons, Kleptocratie de chez nos fonctionnaires. Et comme le dit M’dame Ley, « il faut bien commencer quelque part » et aujourd'hui une fois n'est pas coutume, je les aime les Amériques.
Proposé par martingrall

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Les pays en développement doivent agir pour prévenir la prévarication
Le Bureau fédéral de la déontologie de la fonction publique offre son aide
pour les questions de conflits d'intérêts.

D’ Andrzej Zwaniecki
Johannesburg (Afrique du Sud) - Il ne faut pas que les pays en
développement attendent d'être confrontés à un scandale de portée nationale
pour mettre en place un mécanisme visant à prévenir et déceler les écarts
de conduite de hauts fonctionnaires.

C'est ce qu'a fait valoir la directrice adjointe du Bureau fédéral de la
déontologie de la fonction publique (OGE), Mme Jane Ley, le 3
avril, à l'occasion du Forum mondial sur la lutte contre la corruption qui
se tenait à Johannesburg (Afrique du Sud).

L'OGE a vue le jour en 1978 dans le cadre des réformes visant la bonne
gouvernance qui ont été mises en place à la suite du scandale dit de «
Watergate », qui se réfère à l'entrée par infraction, en 1972, dans les
bureaux du parti démocrate situés dans le complexe Watergate à Washington
d'agents du président Richard Nixon associés à son comité de réélection, et
aux actions prises ensuite pour dissimuler l'affaire, une situation qui a
conduit à la démission du président.

Petit organe semi-indépendant de la branche exécutive, l'OGE administre les
règles de conduite, les déclarations financières et les cours de
sensibilisation à la déontologie destinés aux hauts responsables du
gouvernement et aux simples fonctionnaires.

Selon Mme Ley, nombreux sont les pays en développement où la corruption est
répandue et qui subissent des pressions pour enquêter sur les affaires de
pots-de-vin et de malversation, mais qui ne s'intéressent guère à la
prévention de la mauvaise conduite.

« Il leur faudra bien un jour penser aussi à prendre des mesures visant la
prévention et la détection », a-t-elle souligné.

Précisant que de nombreux pays en développement se préoccupaient déjà des
questions de conflits d'intérêts, elle a fait valoir : « Nous pouvons les
aider à tirer les enseignements de nos propres erreurs et des expériences
des autres. Nous pouvons leur montrer qu'il y a des moyens plus rapides
d'obtenir des résultats. »

Les pays qui cherchent à bénéficier de ces occasions d'apprendre sont de
plus en plus nombreux, a-t-elle dit, ainsi que le prouvent l'accroissement
des demandes d'assistance technique reçues par l'OGE depuis dix ans.

L'OGE partage ses idées et ses expériences directement avec les
gouvernements étrangers et aussi par le biais de forums multilatéraux. Il
entretient des liens officiels avec des organismes équivalents en Argentine
et en Slovénie et a travaillé avec divers pays, notamment avec plusieurs
Républiques de l'ex-Union soviétique.

Il dispose d'un vase réseau de contacts auprès d'organismes similaires aux
quatre coins du monde, notamment avec la Commission indépendante de
Hongkong contre la corruption, qui a la réputation d'être une autorité
mondiale en matière d'éthique gouvernementale.

Certains des pays qui souhaitent l'aide de l'OGE ont un système
politico-économique bien différent de celui qui existe aux États-Unis et
privilégient peut-être des stratégies différentes pour gérer les conflits
d'intérêts. L'OGE encourage les gouvernements, non pas nécessairement à
modifier leur règlement, mais à prendre des mesures administratives propres
à décourager ou à mettre à jour la corruption de hauts fonctionnaires.

En somme, a fait valoir Mme Ley, « il faut bien commencer quelque part »
précisant par exemple que la majorité des responsables gouvernementaux
américains et des fonctionnaires attachent une grande importance à la
possibilité de pouvoir contacter un spécialiste de la déontologie qui peut
répondre aux questions qu'ils pourraient se poser à propos de la conduite
de personnalités gouvernementales, un mécanisme qui, selon elle, peut être
mis en place dans pratiquement tous les pays du monde.

30/03/2007

L'esclavage en France au 21° siècle. Heure de Paris.

Lutter contre la traite des personnes exige une stratégie axée sur la victime.

De plus en plus de cas en France de traite de personne, Asiatiques, Africaines, mais aussi les pays de l'est et Russie. En Europe, en dix ans les cas de séquestration ont été multiplié par dix. Les cas de séquestration avec menaces sur les familles et enfant représente plus des trois quarts des personnes contraintes à la prostitution.
Je le redis, je ne suis pas américanophile, phobe non plus. Cependant le fait que Le Gendarme de la planète prend en compte le phénomène sur son propre sol, permet d'envisager que la lutte sera menée par l'ONU, regroupant 117 pays co signataires, dans un déployment mondial et coordonné.



Donc je vous propose le papier de David Anthony Denny.

N-Y - Selon un haut responsable du ministère de la justice et de
représentants d'organisations non gouvernementales ouvrant dans le domaine
de la lutte contre la traite de personnes, pour être en mesure de
poursuivre en justice les trafiquants et sauver les victimes, il faut que
la victime soit au centre de la stratégie adoptée.

Lors d'une déposition, le 26 mars, devant la sous-commission judiciaire du
Sénat chargée des droits de l'homme et de la loi, la vice-ministre adjointe
de la justice, Mme Grace Chung Becker, a fait état de la récente création,
au sein du ministère de la justice, d'une unité spécialisée dans la
poursuite judiciaire des trafiquants d'êtres humains et qui utilise une
telle approche.

Cette nouvelle unité travaille en étroite collaboration avec les bureaux
des procureurs généraux et des groupes de travail ouvrant aux quatre coins
des États-Unis dans le domaine de la lutte contre les trafiquants de
personnes. Les groupes de travail sont composés de représentants des
autorités policières fédérales, régionales et locales ainsi que de
représentants d'organisations non gouvernementales qui s'occupent de venir
en aide aux victimes de la traite de personnes.

« Nous travaillons de concert pour assurer la sécurité des victimes, leur
fournir un logement, et veiller à ce que leurs besoins sur le plan médical
et psychiatrique soient pris en compte et aussi, pour les victimes
d'origine étrangère, pour régulariser leur situation au plan de
l'immigration », a expliqué Mme Becker, ajoutant : « Cette stratégie qui se
focalise sur la victime obtient de bons résultats. »

Selon elle, la coopération avec les bureaux des procureurs généraux s'est
soldée par une augmentation de 600 % du nombre des dossiers relatifs au
trafic des êtres humains présentés à la justice par la division des droits
civiques.

La protection des victimes de la traite des personnes

La loi de 2000 sur la protection des victimes de la traite est l'un des
principaux outils dont les États-Unis se servent pour lutter contre la
traite des personnes. Cette loi permet aux adultes qui ont subi une forme
grave de traite d'obtenir des allocations et des services au même titre que
les réfugiés, dans la mesure où leur situation a été certifiée par le
ministère de la santé et des services sociaux. Les victimes âgées de moins
de 18 ans n'ont pas besoin d'une telle certification pour obtenir ces
avantages.

Toutefois, Mme Katherine Kaufka, avocate associée au « National Immigrant
Justice Center » (Centre national pour un traitement équitable des
immigrants), a déclaré que cette loi n'a pas obtenu les résultats
escomptés.

La raison en est, selon elle, que la loi est insuffisante à trois égards :
elle n'assure pas une protection générale suffisante aux victimes et à leur
famille ; elle ne protège pas les victimes qui coopèrent avec la police ;
enfin, elle ne s'occupe pas suffisamment des besoins des enfants qui sont
victimes de la traite.

Mme Kaufka a cité en exemple le cas d'une jeune fille d'origine indienne
qui, dans un premier temps, était réticente lorsqu'il lui a fallu coopérer
avec les autorités policières américaines parce que les personnes
responsables de sa situation avaient menacé de s'en prendre à ses sours
plus jeunes qui se trouvaient encore en Inde si elle s'adressait à la
police.

« Nous recommandons que les victimes de la traite des personnes qui
coopèrent avec les autorités policières aient la possibilité d'être réunies
avec leur famille qui les soutiendra tout au long des procédures légales »,
a précisé Mme Kaufka.

Selon Mme Martina Vandenberg, avocate attachée à un cabinet privé et
l'auteur de trois rapports sur la traite des personnes, malgré la
coopération qui existe entre le Congrès, l'exécutif et les organisations
non gouvernementales lorsqu'il s'agit de venir en aide aux victimes et de
déférer les trafiquants à la justice, il existe encore des points faibles
que ces derniers continuent à exploiter impunément. Et ce n'est que lorsque
les victimes se trouvent en sécurité et en mesure de reconstruire leur vie
qu'on peut punir les trafiquants pour leurs horribles atteintes aux droits
de l'homme.

« En se concentrant sur les droits de l'homme et les besoins fondamentaux
des victimes, nous pouvons boucler les zones d'impunité dans lesquelles les
trafiquants prospèrent », a-t-elle souligné.

La vice-présidente d'International Justice Mission (Mission internationale
en faveur de la justice) chargée des relations avec le gouvernement, Mme
Holly Burkhalter, a, quant à elle, concentré sa déposition sur la nécessité
de mieux faire respecter les lois en vigueur qui visent la protection des
victimes de la traite des personnes : non seulement la loi de 2000, mais
aussi les dispositions de la loi de 1988 sur le commerce extérieur se
rapportant au droit du travail et à l'anti-esclavagisme et qui lient
l'octroi d'avantages commerciaux par les États-Unis à l'abolition de
l'esclavage et du travail des enfants dans les pays bénéficiaires, et la
loi sur le Compte du millénaire, qui conditionne l'accès de l'aide
américaine à des normes de gouvernance comprenant notamment la lutte contre
la corruption, « l'un des facteurs clés de l'existence de l'esclavage
aujourd'hui », a dit Mme Burkhalter.

« La tâche la plus difficile et la plus importante qui incombe au Congrès,
c'est d'insister sur l'application des lois en vigueur qui concernent
directement ces crimes persistants des temps modernes que sont la traite
des personnes et l'esclavage. Si l'on appuie et fait respecter ces lois,
elles pourraient avoir un poids considérable pour faire disparaître ces
crimes de notre vivant », a-t-elle déclaré.

Enfin, le président de la sous-commisison sénatoriale, M. Dick Durbin, a
noté que les Nations unies ont adopté un protocole relatif à la traite des
personnes signé par 117 pays, et que de nombreux pays ont promulgué, ces
dernières années, des lois leur permettant de mieux combattre le trafic des
êtres humains.

S'il existe un seul élément positif associé au problème de la traite des
personnes, a-t-il fait remarquer, « c'est qu'enfin le monde commence à ouvrir
tout grand les yeux ».

29/03/2007

La grippe aviaire est toujours là, si elle pouvait se poser sur l'expremier poulet.

L'Indonésie va de nouveau partager ses échantillons de virus de la grippe aviaire.
L'Égypte déclare un 27e cas d'infection chez l'homme par le virus H5N1
L'Europe et donc la France ne peuvent ignorer le virus.


De Cheryl Pellerin
N-Y - À la suite d'une conférence de deux jours qui s'est tenue à
Jakarta, Indonésie, et qui a rassemblé des responsables de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) et de 18 pays ayant connu des flambées
d'infections par le virus hautement pathogène de la grippe aviaire, le
gouvernement indonésien a consenti à de nouveau partager ses échantillons
du virus H5N1, partage auquel il avait mis fin en janvier.

Depuis quelques mois, la ministre indonésienne de la santé, Mme Siti
Fadilah Supari, attirait l'attention du monde sur le fait que les pays en
développement remettaient des échantillons du virus H5N1 aux centres
collaborateurs de l'OMS aux fins d'analyse et de mise au point de vaccins,
mais que les pays pauvres n'auraient vraisemblablement pas accès à ces
vaccins.

« Auparavant, l'OMS avait recours à un mécanisme qui n'était pas équitable
pour les pays en développement », a expliqué Mme Supari à l'occasion d'une
conférence de presse tenue le 27 mars à Jakarta, ajoutant : « Ce mécanisme
n'était ni juste ni transparent par rapport aux attentes des pays en
développement. Pour nous, ce mécanisme était plus dangereux que la menace
même d'une pandémie d'infections par le H5N1. »

Et c'est pour répondre à ces préoccupations et assurer la communication des
échantillons afin de continuer à évaluer les risques que l'OMS a organisé
la conférence de Jakarta.

Parmi les participants à la conférence se trouvaient, antre autres,
d'éminents scientifiques, dont quatre directeurs de centres collaborateurs
de l'OMS, et des représentants de la Banque asiatique de développement et
de la Fondation Gates, deux sources potentielles de financement.

Cet accord s'est fait alors que le ministre égyptien de la santé et de la
population vient d'annoncer un nouveau cas d'infection humaine par le virus
H5N1 de la grippe aviaire chez une petite fille de 3 ans habitant le
gouvernorat d'Assouan. Elle s'était trouvée à proximité de volailles de
basse-cour et les symptômes de la maladie avaient débuté le 22 mars.
Hospitalisée le 24 mars, son état est aujourd'hui stable.

« À l'heure actuelle, la capacité à l'échelle mondiale de production d'un
vaccin pour endiguer une pandémie de grippe est insuffisante pour répondre
à tous les besoins, notamment dans les pays en développement », souligne le
ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Michael Leavitt,
dans un communiqué publié le 23 mars. « L'OMS mérite un appui soutenu et
ses responsables des félicitations lorsqu'il s'agit de guider les
initiatives mondiales visant à se préparer et à réagir à une éventuelle
pandémie de grippe humaine. »

Le partage des échantillons

Lorsque les échantillons n'étaient plus partagés avec l'OMS, la sécurité
sanitaire mondiale était compromise de même que le suivi des risques auquel
procèdent les laboratoires collaborateurs de l'OMS.

Ces centres ont d'importantes activités liées à la grippe. Ils vérifient
notamment si des gènes humains se sont insérés dans le virus ou si des
changements notables sont survenus dans celui-ci ; ils identifient les
diverses souches de virus, procèdent à des tests pour voir si les
antiviraux recommandés ont une action sur le virus, suivent l'évolution du
virus et sa propagation géographique et adaptent les tests de diagnostic
aux changements constatés dans les virus de la grippe, des virus qui sont
en constante mutation.

Après la réunion de Jakarta, Mme Supari a fait le point des recommandations
des participants et autorisé la reprise du partage des échantillons
indonésiens avec l'OMS. Les participants à la réunion sont convenus que les
centres collaborateurs de l'OMS continueraient à examiner les échantillons
de virus H5NI pour évaluer les risques, à produire des souches de virus en
vue de la fabrication de vaccins, et à réviser les termes de référence pour
les laboratoires de l'OMS.

Ces termes préciseront exactement ce que peuvent faire les centres
collaborateurs avec les virus qu'ils reçoivent dans le cadre des mesures de
surveillance instituées, a précisé le docteur David Heymann, directeur
général adjoint de l'OMS pour les maladies contagieuses. C'est l'OMS qui
élaborera le document de base avec l'aide de ses pays membres.

Les vaccins et les pays en développement

La réunion de Jakarta a appuyé les efforts de l'OMS visant à mettre les
fabricants de vaccins des pays industriels en contact avec ceux des pays en
développement afin d'accélérer le transfert des techniques de production de
vaccins contre le grippe.

« Nous sommes parvenus à un équilibre entre la nécessité de continuer le
partage des virus de la grippe aux fins d'évaluation des risques et de mise
au point de vaccins et la nécessité d'essayer de garantir que les pays en
développement bénéficient de ce partage sans que soit compromise la
sécurité sanitaire publique à l'échelle mondiale », a dit M. Heymann.

Ce sont les pays qui négocieront individuellement les modalités d'obtention
des vaccins.

« L'OMS n'est pas impliquée dans les négociations financières, qu'il
s'agisse de la vente de virus ou de l'achat de vaccins. Les pays
négocieront directement avec les fabricants de vaccins. Il est évident que
nous faciliterons les négociations si on nous le demande, mais ce ne sera
pas automatique », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne le partage des virus de la grippe, les meilleures
pratiques de l'OMS ont été élaborées pour les vaccins contre la grippe
saisonnière, pour lesquels un marché existe dans les pays industriels, mais
seulement dans quelques-uns des pays en développement.

« Pour ce qui est des vaccins contre le virus H5N1, c'est différent. Nous
allons modifier nos meilleures pratiques pour garantir qu'elles sont
transparentes pour les pays en développement qui fournissent les
échantillons et qui ont demandé qu'une partie des bénéfices découlant de
ces virus leur revienne », a précisé M. Heymann.

Il a ajouté que le directeur général de l'OMS tenait à collaborer avec les
laboratoires pharmaceutiques et les donateurs pour éventuellement
constituer une réserve de vaccins à l'intention des pays en développement
au cas où ils en auraient besoin, faisant cependant valoir que ce concept
n'en était qu'au premier stade d'une étude de faisabilité.

28/03/2007

La tuberculose une maladie mortelle

L'OMS, L'ONU, l'USAID ont lancé des programmes de taritement de la maladie en Afrique ou à cause du VIH la tuberculose tue. La France intervient à son rythme de sénateurs pas trop vite le matin et doucement le soir et le reste c'ets télé et blabla. Je parle des officiels. Cependant La tuberculose devient pharmacorésistante, et pour les personnes voyageant, pas seulement lors d'immigration clandestine ou officielle, notre médecine se trouve en retrait pour maitriser la contagion. cette contagion se porte également sur tous les employés étrangers à l'Afrique pour des actions humanitaires ou de développement économiques et sociaux. Et touche La Chine, le Japon les Etats-Unis, l'Europe.

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Proposé par martingrall

Les États-Unis observent la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose
Malgré les traitements existants, la maladie persiste dans de nombreuxpays.

de Howard Cincotta - N-Y - Le 24 mars, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le directeur de l'aide à l'étranger et administrateur de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), M. Randall Tobias, a déclaré que les États-Unis étaient au premier plan de la lutte que le monde continuait de mener contre la tuberculose. Bien qu'il existe des traitements depuis des années, la maladie continue de sévir dans de nombreuses régions du monde.

« Chaque année, le 24 mars, a dit M. Tobias, nous observons la Journée
mondiale de lutte contre la tuberculose afin de renforcer la prise de
conscience de la maladie et notre engagement à régler ce problème épineux
de santé publique. »

Cette année, le slogan de la Journée mondiale de lutte contre la
tuberculose est : « Tuberculose ici, tuberculose partout ».

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), près de neuf millions de
personnes attrapent la tuberculose chaque année. En 2005, 1,6 million de
personnes y ont succombé.

La tuberculose demeure une menace grave pour la santé publique parce que
certaines souches sont devenues pharmacorésistantes, rendant les
traitements plus difficiles, plus longs et plus chers, a affirmé M. Tobias.
La maladie est en outre la principale cause de décès chez les sidéens. En
conséquence, a-t-il expliqué, « le plan présidentiel d'aide d'urgence à la
lutte contre le sida soutient des programmes qui associent prévention et
traitement du sida et de la tuberculose ».

En dehors de l'OMS, les États-Unis coopèrent étroitement avec le Plan
mondial Halte à la tuberculose, un réseau d'organisations internationales,
de pays et d'organisations gouvernementales et non gouvernementales fondé
en 2000.

Selon M. Tobias, l'OMS et Halte à la tuberculose ont presque atteint leurs
objectifs de 70 % de détection et de 85 % de guérison.


Juguler la tuberculose résistante aux médicaments


De Cheryl Pellerin - N-Y - Dans le cadre du Plan d'urgence du président en matière de lutte contre le VIH/sida (PEPFAR), les États-Unis ont accru les fonds qu'ils allouent à la lutte contre la tuberculose dans le monde afin
d'enrayer cette maladie infectieuse particulièrement dangereuse pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli par le VIH/sida.

Par rapport à l'année 2004, le rythme auquel les gens développent la
tuberculose s'est stabilisé en 2005 et se serait même légèrement ralenti
selon le Rapport mondial sur la lutte antituberculeuse rendu public le 22
mars par l'OMS. Cependant, du fait de la croissance démographique dans le
monde, le nombre de cas de tuberculose a continué à augmenter lentement.

Le contrôle de la tuberculose dans le monde se heurte à un sérieux obstacle
: l'apparition de cas de tuberculose fortement résistante aux traitements
médicamenteux qui est parfois imputable au fait que les malades respectent
mal les consignes en matière de traitement.

« Le PEPFAR prend très au sérieux la question de la tuberculose résistante
aux médicaments », a expliqué le 21 mars le coordonnateur pour les
questions mondiales liées au sida, M. Mark Dybul, à l'occasion d'une
déposition devant la sous-commission de la Chambre des représentants
chargée de l'Afrique et des questions liées à la santé mondiale, ajoutant :
« Et c'est la raison pour laquelle nous avons accru de 50 million de
dollars les fonds que nous réservons pour l'année budgétaire 2007 aux
initiatives visant la lutte contre la tuberculose et le sida. »

« Près de 60 % des cas de tuberculose dans le monde sont désormais détectés
et la grande majorité des malades en guérissent. Au cours des dix dernières
années, grâce aux efforts des gouvernements et de partenaires divers, un
traitement efficace a été administré à 26 millions de tuberculeux. Il n'en
demeure pas moins que la maladie tue chaque jour 4.400 personnes »,
explique dans un communiqué publié le 22 mars le secrétaire général de
l'ONU, M. Ban Ki-moon.

En 2005, plus de 8,7 millions de personnes étaient atteintes de la
tuberculose. Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS), 1,6 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2005 et
195.000 d'entre elles étaient également infectées par le VIH.

La maladie

Tel un rhume, la tuberculose se propage lorsque les gens toussent. Selon
l'OMS, une personne sur trois est infectée par le bacille de la tuberculose
à l'état latent, le Mycobacterium tuberculisis. Un affaiblissement du
système immunitaire - grand âge ou maladies telles que la séropositivité
par le VIH - favorise une réactivation du bacille.

Il est possible de soigner la tuberculose non pharmacorésistante en suivant
un traitement de six à neuf mois reposant sur l'administration régulière de
médicaments dont l'efficacité a été prouvée, tels l'isoniazide et la
rifampicine. Ces traitements soignent plus de 95 % des malades, mais comme
beaucoup de personnes dans les pays pauvres n'ont pas accès à de tels
traitements, les tuberculeux propagent leur maladie et 9 millions de
personnes la contractent chaque année.

« La tuberculose qui résiste à l'isoniazide et à la rifampicine est appelée
tuberculose à bacilles multirésistants (TB-MR) et les malades qui en sont
atteints doivent suivre pendant 18 à 24 mois un traitement avec des
médicaments moins efficaces, qu'ils ont du mal à tolérer et qui coûtent
bien plus cher », a expliqué la docteur Julie Gerberding, directrice du
Centre fédéral épidémiologique (CDC), lors de sa déposition devant la
sous-commission.

Nombreux sont les pays où le taux d'infection par la tuberculose est élevé
qui ne peuvent soigner efficacement les malades affectés par une
tuberculose à bacilles multirésistants en raison du coût des médicaments,
de la nécessité d'avoir des laboratoires sophistiqués et du suivi intensif
nécessaire pour ce genre de traitements.

La contribution des États-Unis

« Les États-Unis se trouvent sur la ligne de front de la bataille contre la
tuberculose », a affirmé aux membres de la sous-commission M. Kent Hill,
administrateur adjoint de l'Agence des États-Unis pour le développement
international (USAID), expliquant qu'entre 2000 et 2006, l'USAID a alloué
environ 500 millions de dollars pour appuyer des projets ciblant la lutte
contre la tuberculose de par le monde et que pour 2006, le financement de
projets bilatéraux entrepris dans 37 pays s'était élevé à environ 90
millions de dollars.

Les initiatives de l'USAID en matière de lutte contre la tuberculose et
aussi de recherche, a souligné M. Hill, sont étroitement coordonnées avec
celles des autres organes du gouvernement, notamment le CDC et le Bureau du
coordonnateur pour la lutte mondiale contre le sida.

Mme Gerberding a rappelé qu'en septembre 2006, le CDC, l'OMS et d'autres
membres du Partenariat « Halte à la tuberculose », qui regroupe des
représentants d'organisations internationales, de pays, de donateurs du
secteur public et du secteur privé, d'organisations gouvernementales et non
gouvernementales ainsi que des particuliers avaient mis sur pied un plan
d'action concernant la tuberculose à bacilles multirésistants.

Dans les semaines à venir, la Maison-Blanche va organiser une conférence
interministérielle afin de garantir que toutes les activités du
gouvernement des États-Unis s'insèrent dans une stratégie unifiée.

« L'OMS apprécie beaucoup l'important appui financier offert annuellement
depuis la fin des années 1990 par le gouvernement des États-Unis afin de
juguler la tuberculose », a souligné le docteur Mario Raviglione,
responsable du service de l'OMS chargé du programme « Halte à la
tuberculose », précisant que l'Institut national de la santé (NIH) était à
l'heure actuelle l'une des principales sources de financement de la
recherche sur la tuberculose.

Alors que sarkozy refuse de signer la transparence financière.

celui qui tient la laisse voir le lasso, fait de la kleptocratie des états son cheval.
heureusement les éperons ça laisse des traces. Et donc.

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Proposé part martingrall

Les sociétés étrangères implantées aux É.-U. doivent respecter les lois anti-fraude.

De Andrzej Zwaniecki - N-Y - Soucieux de protéger l'intégrité de ses marchés de capitaux et de mener la lutte internationale contre la corruption en donnant l'exemple, le gouvernement des États-Unis s'attache à poursuivre en justice les sociétés et les individus qui corrompent des représentants de gouvernements étrangers.

Au cours des six derniers mois, le ministère de la justice s'est saisi de
plusieurs affaires dans le cadre de la Loi de 1977 sur la corruption dans
les transactions à l'étranger (FCPA), qui interdit aux entreprises
implantées aux États-Unis de verser des pots-de-vin à des responsables
d'autres pays afin d'obtenir ou de maintenir des relations commerciales.
Certaines de ces affaires impliquent des sociétés et des individus
américains ; d'autres concernent des entreprises étrangères.

Le ministère a par exemple imposé des amendes assez lourdes à une société
américaine qui a corrompu des responsables sud-coréens et chinois, à une
entreprise norvégienne qui a versé des pots-de-vin à des agents iraniens et
à une société britannique qui a acheté des fonctionnaires nigérians.

Si la loi vise principalement les sociétés américaines, elle autorise le
gouvernement à poursuivre des entreprises étrangères qui émettent des
actions sur les marchés de capitaux américains.

« Si vous venez aux États-Unis et cherchez à accéder à nos marchés de
capitaux, vous devez respecter les mêmes règles que nos entreprises », a
affirmé Benjamin Longlet, principal conseiller auprès du vice-ministre de
la justice chargé des affaires criminelles, lors d'un entretien.

Dans la foulée de plusieurs affaires frauduleuses qui ont fait scandale, le
ministère a considérablement intensifié ses mesures d'imposition de la loi.
« Je pense que nous faisons ce qu'il faut et que nous avons un impact
considérable sur le problème », a-t-il dit.

De nombreux autres pays ont adopté des lois semblables, mais font peu pour
les faire respecter. Selon un rapport publié en 2006 par Transparency
International (TI), un groupe international de recherche sur la lutte
contre la fraude, les deux tiers des 31 pays qui ont signé la Convention de
l'OCDE sur la lutte contre la corruption des agents publics étrangers dans
les transactions commerciales internationales ont pris peu de mesures
d'application de ce texte. Or les États-Unis ont effectué 55 enquêtes et
engagé 50 procédures judiciaires entre 2005 et 2006, un record.

Certaines entreprises américaines se sont plaintes du fait que les lois de
leur pays les désavantageaient par rapport à leurs concurrents étrangers,
lesquels peuvent continuer à verser des pots-de-vin sans crainte de
complications judiciaires.

Mais les responsables du gouvernement des États-Unis ne voient pas la chose
du même oeil. « Au fur et à mesure que nos partenaires étrangers
constateront notre résolution de lutter contre la corruption dans le monde
et de faire respecter nos propres lois contre la fraude, il y a fort à
parier qu'ils prendront des mesures contre la corruption dans leur propre
pays » a déclaré la vice-ministre de la justice, Alice Fisher, en octobre
2006.

M. Longlet a affirmé qu'une application rigoureuse de la FCPA était au
contraire bénéfique pour les entreprises américaines parce qu'elle
préservait l'intégrité des marchés américains de capitaux et, ce faisant,
la confiance des investisseurs.

« Si les investisseurs savent que les bénéfices des sociétés américaines ne
sont pas des châteaux de cartes fondés sur la corruption, ils seront plus à
même d'investir dans les marchés américains. »

Kathryn Nickerson, du ministère du commerce, a affirmé lors d'un récent
entretien que les États-Unis étaient en train d'oeuvrer à la garantie de l'équité par le biais du groupe de travail de l'OCDE qui supervise la mise en ouvre de la Convention de cette organisation.

24/03/2007

Deux singes pour une planète.

Les É.-U. cherchent à restreindre les capacités économiques et diplomatiques de l'Iran.

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Oui mais nous de dos, on vote pour lequel des deux singes avec les médailles.

Proposé par martingrall

De David Shelby - Washington - Les États-Unis voient la main de l'Iran dans chacune des quatre grandes crises qui secouent actuellement le Moyen-Orient et sont résolus à limiter la capacité de Téhéran d'exercer son influence néfaste, a déclaré un haut responsable du département d'État, M. Nicholas Burns.

Sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, M. Burns a résumé, lors
d'une conférence organisée le 21 mars par la Société Rand, les principaux
défis de politique étrangère qui se posaient dans la région : l'insécurité
continue en Irak, les efforts du Hezbollah en vue de renverser le
gouvernement démocratiquement élu au Liban, la montée dans les Territoires
palestiniens de forces opposées au processus de paix avec Israël, et le
programme nucléaire iranien.

« Nos efforts, depuis un an ou deux, consistent à appliquer une politique
assez exhaustive visant à émousser, limiter et endiguer la capacité de
l'Iran de connaître le succès dans ces quatre domaines », a déclaré M.
Burns. « Nous l'avons appliquée en nous efforçant d'exercer de multiples
points de pression contre les Iraniens, et par cela je veux dire une
pression diplomatique et économique destinée à les contraindre à recalculer
le prix de leurs ambitions. »

L'adoption de sanctions des Nations unies contre le programme nucléaire
iranien est l'un des éléments centraux de cette politique. Dans une
résolution adoptée le 23 décembre 2006, le Conseil de sécurité de l'ONU a
adopté une première série de sanctions contre l'Iran et exigé la cessation
de ses activités d'enrichissement de l'uranium. M. Burns a bon espoir que
le Conseil adoptera sans tarder une deuxième résolution pour répondre au
refus de l'Iran de se plier à ses exigences.

Cette nouvelle résolution « ouvrira de nouveaux types de sanctions », a dit
M. Burns. En sa forme actuelle, elle prévoit notamment : des sanctions
contre le commandement de la Garde révolutionnaire iranienne, qui contrôle
la plupart des programmes d'armement du pays ; des sanctions contre la
banque Sepah, banque de l'État qui finance les programmes d'armement ;
enfin, une mesure interdisant les exportations d'armes par l'Iran. Il est
également vraisemblable que cette résolution encouragera les États membres
de l'ONU à réduire leurs crédits d'exportation accordés à des entreprises
commerçant avec l'Iran.

M. Burns a ajouté que l'isolement de l'Iran augmentait aussi hors du cadre
du Conseil de sécurité. Il a notamment applaudi à la décision de la Russie
de suspendre sa participation à la construction de la centrale nucléaire de
Bouchehr (sud de l'Iran), qualifiant cette décision de « signal on ne peut
plus clair aux Iraniens : ce ne sera plus les affaires comme d'habitude, en
ce qui concerne Bouchehr ».

Cesser de « traiter comme d'habitude » avec l'Iran est également le mot
d'ordre que les États-Unis cherchent à faire passer aux institutions
financières internationales, a déclaré M. Burns à la commission bancaire du
Sénat ce même jour.

Le ministère américain des finances a interdit à deux grandes banques
iraniennes d'effectuer des transactions en dollars en raison de leurs liens
avec le terrorisme et la prolifération d'armes, et il demande aux
institutions financières internationales d'aller même au-delà de ces
restrictions monétaires pour cesser en fait toute activité avec l'Iran. Le
vice-ministre des finances chargé du terrorisme et du renseignement
financier, M. Stuart Levey, qui a rencontré les directeurs de plus de 40
grandes banques internationales, a déclaré aux sénateurs que la plupart de
ces dernières avaient accueilli favorablement la proposition des
États-Unis.

« Nombre de ces banques ont soit réduit considérablement soit cessé
entièrement leurs transactions liées à l'Iran, et ce de leur plein gré,
ayant conclu qu'elles ne souhaitaient pas être les banquiers d'un régime
qui dissimulait la vraie nature de ses affaires illicites », a déclaré M.
Levey.

M. Burns a indiqué que les États-Unis encourageaient également les
entreprises pétrolières et gazières à s'abstenir d'investir en Iran.

Selon lui, toutes ces mesures ont un effet certain sur l'économie
iranienne. « Il est clair que nous portons atteinte à ce que les Iraniens
prisent le plus : leur intégration aux marchés financiers et commerciaux du
monde. »

20/03/2007

L'Organisation de la Conférence islamique crée un groupe à Washington

De Jane Morse - Washington - La sous-secrétaire d'État aux affaires et à la diplomatie
publiques, Mme Karen Hughes, a accueilli favorablement la création à
Washington d'un groupe de représentants de l'Organisation de la Conférence
islamique (OCI).

Attention Jane, en français il faut dire a accueilli diplomatiquement la création d'un petit groupe de l'OCI. Parce que favorablement c'est pour l'OCI: Office of the Commissioner of Insurance. Mais. n'allons pas traire les boeufs. Humons son bon plaisir.
proposé par martingrall

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L'image c'est de l'humour.

« Nous avons le même objectif, qui est de mettre en valeur les
contributions positives et les valeurs des pays et des citoyens musulmans
», a-t-elle dit lors d'une cérémonie organisée à Washington le 15 mars.

La Malaisie a été le fer de lance de la création de ce groupe de l'OCI dans
la capitale des États-Unis. Des responsables malaisiens ont déclaré que sur
les 170 missions diplomatiques installées à Washington, 56 étaient membres
ou observateurs de l'OCI.

Selon le site Web de cette organisation, le groupe créé à Washington vise à
communiquer avec les membres du gouvernement des États-Unis et autres
entités pertinentes au sujet de dossiers relatifs à l'islam et au bien-être
des musulmans, et à organiser des activités susceptibles de « promouvoir
l'image d'un islam pacifique, éclairé et progressiste ».

Lors de son allocution, Mme Hughes a déclaré : « Lorsque vous entreprendrez
des démarches importantes auprès du Conseil des droits de l'homme de l'ONU
pour promouvoir des résolutions contre la diffamation de l'islam, j'espère
que vous envisagerez d'élargir ces résolutions pour y inclure le respect de
toutes les religions et le droit de tous les peuples d'observer leur culte
de la façon qui leur convient. »

Evoquant de récents attentats perpétrés au nom de l'islam, Mme Hughes a
félicité des dirigeants tels que le président afghan Hamid Karzaï et le
secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, de s'être exprimés
contre « les extrémistes violents qui pervertissent la religion en
attaquant des hôpitaux, des universités, des cérémonies de mariage, des
mosquées, des centres d'emploi et même des groupes d'enfants ».

Elle a invité le Groupe de l'OCI à Washington à s'associer aux efforts
déployés par les États-Unis pour lutter contre « l'idée alimentée par les
extrémistes selon laquelle il existe un 'affrontement de civilisations'
entre l'Occident et l'islam. L'islam est l'une des grandes religions du
monde, elle fait partie de l'Occident et joue un rôle important aux
États-Unis. »

Mme Hughes a ensuite cité les efforts déployés par le département d'État
pour promouvoir la compréhension mutuelle, notamment les échanges éducatifs
et culturels qui ont déjà impliqué près de 39.000 personnes.

Elle a également cité un programme appelé « Citizen Dialogue », dans le
cadre duquel des Américains de foi musulmane agissent comme émissaires
auprès d'autres pays. « Ces programmes facilitant la communication directe
entre les gens sont précieux pour lutter contre les stéréotypes et les
informations fallacieuses que les extrémistes véhiculent pour créer un
fossé entre nos pays », a dit Mme Hughes.

L'OCI a été créée dans la foulée de l'incendie criminel de la mosquée
Al-Aqsa à Jérusalem, le 21 août 1969. La première conférence de l'OCI s'est
tenue un mois plus tard à Rabat, au Maroc. L'OCI compte 57 membres, et ses
objectifs sont notamment la protection des lieux saints de l'islam, la
solidarité entre les États islamiques et la promotion des intérêts
islamiques dans le monde.

un anniversaire y'd"la joie. Pour celui de l'Irak surtout les pleurs.

L'allocution de M. Bush à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion enIrak
Les Irakiens commencent à prendre des mesures en vue de la réconciliation
politique

Si c'est et le grand Bush et son caniche Français qui le disent. ha ben.

Proposé par martingrall
Quelquefois un simple relais sans ajout ni rature suffit.
Pour se recueillir sur les tombes d'enfants, de femmes et d'hommes qui ne demandaient qu'à vivre heureux.

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On trouvera ci-après le texte de l'allocution que le président Bush a
prononcée le 19 mars, à la Maison-Blanche, à l'occasion du quatrième
anniversaire de l'invasion de l'Irak.

La déclaration du président à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion
de l'Irak

Il y a quatre ans aujourd'hui, les forces de la Coalition ont lancé
l'opération Liberté en Irak pour chasser du pouvoir Saddam Hussein. Elles
l'ont fait en supprimant la menace que son gouvernement faisait peser sur
le Moyen-Orient et sur le reste du monde. Les forces de la Coalition ont
exécuté cette mission avec un grand courage et avec une grande habileté.
Aujourd'hui, le monde est débarrassé de Saddam Hussein, et un tyran a été
jugé pour ses crimes par son peuple.

Près de douze millions d'Irakiens ont voté librement lors des élections
organisées en vertu d'une Constitution démocratique qu'ils ont rédigés pour
eux-mêmes. Leurs dirigeants démocratiques s'emploient maintenant à créer
une société libre qui respecte la loi et les droits du peuple, qui garantit
leur sécurité et qui est un allié dans la guerre contre le terrorisme.

En cette période de la guerre, notre mission la plus importante est d'aider
les Irakiens à sécuriser leur capitale. Tant que les habitants de Bagdad ne
se sentiront pas en sécurité chez eux et dans leur quartier, il sera
difficile aux Irakiens de faire de nouveaux progrès sur la voie de la
réconciliation politique ou de la reconstruction du pays, mesures qui sont
nécessaires pour que l'Irak puisse créer une société démocratique.

C'est pourquoi, avec notre aide, le gouvernement irakien exécute activement
un plan destiné à sécuriser Bagdad. Nous continuons également de former les
forces irakiennes de sécurité de sorte qu'elles puissent assumer pleinement
la tâche consistant à assurer la sécurité de leurs concitoyens.

Je viens de recevoir du premier ministre irakien, M. Al-Maliki, des
informations toutes fraîches sur la situation dans son pays. Ma
conversation avec le premier ministre a fait suite, ce matin, à une réunion
d'information à laquelle ont participé la secrétaire d'État, Mme Rice, et
le ministre de la défense, M. Gates, ainsi que le général Petraeus et
l'ambassadeur des États-Unis en Irak, M. Khalilzad, dont la participation a
eu lieu par vidéoconférence.

M. Al-Maliki et le général Petraeus ont souligné que le plan de
sécurisation de Bagdad en était encore à ses tout débuts et que sa réussite
prendrait des mois et non pas des jours ou des semaines. Toutefois, ceux
qui sont sur place voient déjà des signes prometteurs. Le gouvernement
irakien a achevé le déploiement de trois brigades de l'armée irakienne dans
la capitale, qui se sont jointes à sept autres brigades de l'armée
irakienne et à neuf brigades de la police nationale déjà présentes à
Bagdad.

Le gouvernement irakien a aussi levé les restrictions qui empêchaient
auparavant les forces irakiennes et les forces de la Coalition d'entrer
dans des quartiers tels que Sadr City. Les forces américaines et irakiennes
ont établi des postes communs de sécurité. Ces postes sont répartis dans
toute la capitale et aident les Irakiens à reprendre aux terroristes et aux
extrémistes leur quartier.

Nous avons exécuté ensemble des opérations contre les extrémistes tant
chiites que sunnites ainsi que des opérations contre des terroristes du
réseau Al-Qaïda. Nous avons découvert de grandes caches d'armes et détruit
deux grandes fabriques de voitures piégées qui se trouvaient dans la
banlieue de Bagdad.

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Je tiens à souligner que cette opération n'en est qu'à ses débuts. Moins de
la moitié des renforts que nous devons envoyer sont arrivés à Bagdad. La
nouvelle stratégie aura besoin de plus de temps pour donner des résultats.
En outre, il y aura des jours qui seront bons et d'autres qui seront
mauvais pendant l'exécution du plan de sécurisation.

Alors que nous aidons les Irakiens à sécuriser leur capitale, leurs
dirigeants commencent aussi à remplir les critères qu'ils se sont fixés en
vue de la réconciliation politique. Le mois dernier, le conseil irakien des
ministres a approuvé un texte de loi qui prévoit le partage des recettes
pétrolières entre les Irakiens. Le Parlement irakien a adopté une loi de
finances qui prévoit 10 milliards de dollars, sur un total de 41 milliards,
au titre de la reconstruction et de la modernisation de l'infrastructure.
La semaine dernière, le premier ministre irakien s'est rendu à Ramadi,
ville située au cour de la région sunnite, pour tendre la main aux chefs
des tribus sunnites locales.

Ce sont là de bons progrès. Il reste encore beaucoup à faire, et les
dirigeants irakiens doivent continuer de s'employer à remplir les critères
qu'ils se sont fixés.

Alors que les Irakiens s'emploient à respecter leurs engagements, nous
avons de notre côté des engagements importants. Les parlementaires
examinent actuellement un projet de loi de finances d'urgence pour la
guerre. Il leur incombe de veiller à ce que ce projet de loi prévoie les
crédits budgétaires et la souplesse dont nos troupes ont besoin pour
accomplir leur mission. Il leur incombe aussi d'obtenir des crédits pour le
compte de leurs circonscriptions respectives. Enfin, il leur incombe de me
soumettre ce texte de loi sans conditions particulières et sans tarder.

Il est tentant de considérer les problèmes en Irak et de conclure que la
meilleure solution est de plier bagage et de rentrer chez nous. Cela
pourrait être satisfaisant à court terme, mais je suis convaincu que les
conséquences pour la sécurité de notre pays seraient dévastatrices. Si les
forces américaines devaient se retirer de Bagdad avant que la sécurité y
soit meilleure, la violence pourrait se propager dans tout le pays, puis
dans toute la région. Les terroristes pourraient surgir du chaos en ayant
un refuge en Irak qui remplacerait celui qu'ils avaient en Afghanistan,
dont ils se sont servis pour préparer les attentats du 11 septembre 2001.
Pour la sécurité du peuple américain, nous ne pouvons pas laisser cela se
produire.

L'emporter en Irak ne sera pas facile. Selon le général Petraeus, la
situation en Irak est la plus difficile qu'il ait jamais vue depuis le
début de sa carrière militaire il y a trente-deux ans. Il dit aussi que le
professionnalisme, les compétences et la détermination de nos soldats
hommes et femmes l'impressionnent. Il observe chez eux « la volonté de
gagner et le désir sincère d'aider nos partenaires irakiens à parvenir à la
réussite ».

Quatre ans après le début de la guerre, la lutte est difficile, mais il est
possible de l'emporter. On l'emportera si nous avons le courage et la
détermination de la mener à bien. Je suis reconnaissant à nos soldats
hommes et femmes pour tout ce qu'ils ont fait et pour l'honneur qu'ils ont
apporté à leur uniforme et à leur pays. Je suis reconnaissant aux familles
de nos soldats pour tous les sacrifices qu'elles ont faits au nom de notre
pays. Nous gardons aussi à l'esprit les hommes et les femmes qui ont donné
leur vie dans cette lutte. Nous prions pour les êtres chers qu'ils ont
laissés.

Les forces armées des États-Unis sont les plus compétentes et les plus
courageuses du monde. Quelles que soient nos divergences d'opinion à
Washington, nos soldats et leurs familles méritent la gratitude et le
soutien de tout notre pays.

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19/03/2007

Changer l'ONU? Sarko y pense aussi.

Selon M. Khalilzad, la réforme de l'ONU est « impérative »
M. Canichabush l'a nommé au poste de représentant de l' État-Français-Uni à l'ONU.

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de Jacquelyn S. Porth - N-Y - Le candidat au poste de représentant de l'État-Français-Uni auprès des Nations unies affirme qu'il s'attachera à mettre en oeuvre des réformes efficaces de cette organisation et à désamorcer les crises internationales.
Non c'est pour rigoler.

Proposé par martingrall

M. Zalmay Khalilzad, que le président Bush a nommé à ce poste, a tenu ces
propos le 15 mars devant la commission sénatoriale des relations
étrangères. La réforme de l'ONU est « impérative » a-t-il affirmé. Cette
organisation qui existe depuis 61 ans peut avoir « une influence positive
profonde si elle est dotée du mandat adéquat et si elle est utilisée à bon
escient ».

Il s'est engagé, si le Sénat confirme sa nomination, à « promouvoir une
gestion efficace, efficiente, transparente, rationnelle et éthique des
Nations unies ». Il est également d'avis que les États-Unis devraient payer
leur quote-part du budget de l'organisation complètement et en temps voulu.

Le renforcement et l'efficacité des Nations unies sont dans l'intérêt des
États-Unis, a-t-il affirmé.

M. Khalilzad a en outre promis d'écouter les représentants des autres pays
membres et de collaborer avec eux au sujet de la réforme et d'autres
dossiers urgents. « Je vais exhorter nos amis et ceux qui pensent comme
nous à tendre la main au mouvement des pays non alignés et au Groupe des 77
afin de discuter des moyens de trouver un terrain d'entente sur des sujets
d'intérêt mutuel. »

Il a ensuite énuméré les priorités suivantes :

- Accroître immédiatement les efforts de stabilisation et de renforcement
de l'Afghanistan, de l'Irak et du Liban dans le cadre de la transformation
à long terme du Moyen-Orient.

- Amener l'Iran à respecter les décisions du Conseil de sécurité et les
exigences de l'Agence internationale de l'énergie atomique, et rendre
irréversible le renoncement de la Corée du Nord à son programme d'armement
nucléaire.

- Mettre fin à la crise humanitaire massive au Darfour.

- Renforcer la capacité des Nations unies d'entreprendre et de gérer
efficacement des opérations de maintien de la paix.

- Promouvoir des moyens efficaces de remédier aux changements climatiques
et de réaliser des économies d'énergie.

L'Irak

M. Khalilzad, qui a été remplacé en Irak par l'ambassadeur Ryan Crocker,
affirme être convaincu que « de nouvelles circonstances sont en train de
créer des possibilités pour les Nations unies de jouer un plus grand rôle
dans l'évolution de l'Irak ». Il a souligné que le 16 mars, le gouvernement
irakien et les Nations unies allaient faire un pas de plus vers la
conclusion d'un Pacte international pour l'Irak, dans le cadre duquel
l'Irak s'engage à entreprendre des réformes essentielles et les donateurs
internationaux promettent leur soutien à cette jeune démocratie.

Il faut inciter les Irakiens à assumer plus de responsabilités, et ce à un
rythme plus rapide. Cela peut être fait en établissant des objectifs, des
dates butoir et des points de référence, et avec la participation d'autres
pays. Si cela n'a pas lieu, a-t-il averti, la violence sectaire en Irak
risque de déstabiliser toute la région.

Il a par ailleurs confirmé que des responsables américains avaient eu des
discussions générales avec des représentants du gouvernement iranien lors
de la Conférence internationale pour la paix en Irak qui s'est tenue le 10
mars dernier. Il a également reconnu que des responsables du gouvernement
des États-Unis avaient discuté avec des Syriens lors de cette même
conférence, et que ces derniers avaient déclaré s'intéresser à de futurs
pourparlers bilatéraux avec les États-Unis. M. Khalilzad a déclaré en
réponse à une question qu'aucune décision n'avait encore été prise à ce
sujet.

Les membres de la commission ont tous posé des questions sur la crise au
Darfour. M. Khalilzad a répondu que si sa nomination était confirmée, il
étudierait les possibilités d'augmenter la pression sur le gouvernement
soudanais pour le pousser à permettre à la force de maintien de la paix de
l'Union africaine de mener à bien sa mission.

18/03/2007

Sarko y'a ton pote qu'a un plan pour les Stangers

M. Bush explique son plan de réforme de l'immigration - Les gens sont bienvenus, mais dans le respect de la loi.

DeJeffrey Thomas - N-Y- Le président Bush affirme qu'il fait tout son possible,
notamment en collaborant avec les démocrates et les républicains du
Congrès, pour promulguer une réforme générale des lois d'immigration qui
offrira « aux étrangers des moyens rationnels de venir faire le travail que
les Américains ne font pas ».

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proposé par martingrall

Lors d'une conférence de presse tenue le 13 mars au Mexique en compagnie du
président Felipe Calderon, M. Bush a expliqué et défendu son plan en disant
: « Parce que nous travaillons ensemble, je pense que nous pouvons
progresser sur ce dossier. Ensemble, nous pouvons mettre en place une
frontière sécurisée et moderne qui permettra d'accélérer le passage de ceux
qui désirent se livrer à des activités commerciales légitimes et de stopper
ceux qui menacent notre sécurité et notre prospérité communes. »

Lors de son passage au Guatemala, le 12 mars, il a déclaré que le principal
problème à régler était celui de savoir que faire des immigrants qui sont
déjà installés dans le pays illégalement. Il a dit au président
guatémaltèque, Oscar Berger, qu'il n'était pas question d'amnistie ou
d'obtention automatique de la citoyenneté, mais a par ailleurs admis qu'il
n'était pas envisageable d'expulser les quelque 13 millions de personnes
qui vivent illégalement aux États-Unis.

« Les gens seront traités avec respect, mais les États-Unis appliqueront
leurs lois (...) Le système actuel d'immigration ne marche pas », a-t-il
reconnu.

Lors d'une interview accordée le 7 mars au réseau télévisé de langue
espagnole Univision avant sa tournée en Amérique latine, M. Bush a déclaré
que la réforme de l'immigration était compliquée et exigeait la coopération
des deux partis. Son parti, le parti républicain, essaie d'adopter une
position « cohérente » au Sénat. Une fois que ce sera chose faite, il sera
temps de commencer à discuter avec le sénateur Edward Kennedy (démocrate du
Massachusetts), qui préside la sous-commission sénatoriale responsable des
questions liées à l'immigration.

Lorsque le nouveau Congrès a repris ses travaux le 4 janvier, il a adopté
une résolution réclamant une réforme générale de l'immigration sur les
principes énoncés par le président Bush. Ce dernier a affirmé au Guatemala
qu'un tel soutien des deux partis était nécessaire pour accomplir cette
réforme. Chacun des deux partis politiques des États-Unis est en outre
divisé au sujet de cette réforme. Les démocrates ont la majorité au Sénat
par une seule voix. Dans cette Chambre haute, la majorité simple - à savoir
51 votes ou plus - est suffisante pour adopter une loi. Toutefois, les
détracteurs de la réforme peuvent empêcher qu'un vote soit mis à l'ordre du
jour en prolongeant les débats à l'infini, à moins qu'un minimum de 60
votes ne limite le débat et permette de forcer une décision.

« S'il n'y a pas de décision au Sénat, il ne se passera rien non plus à la
Chambre des représentants. Les démarches initiales qui soulèvent des
objections prennent donc du temps, mais elles sont nécessaires afin de
tenir compte des préoccupations » de tous, a affirmé le président Bush.

Il s'est toutefois déclaré optimiste au sujet de son plan. « Je suis
convaincu que nous trouverons un terrain d'entente. Tout le monde s'accorde
sur la nécessité de la mise en ouvre d'un plan pour les travailleurs
temporaires permettant à ceux qui le désirent de venir travailler aux
États-Unis pendant une période déterminée. De plus, une fois aux
États-Unis, les travailleurs en question doivent pouvoir retourner chez eux
voir leur famille en toute légalité. En d'autres termes, ils doivent
pouvoir aller et venir en toute tranquillité. »

M. Bush a par ailleurs défendu son projet de modernisation de la frontière
entre les États-Unis et le Mexique, affirmant qu'il était nécessaire non
seulement pour stopper l'immigration illégale, mais aussi pour bloquer le
trafic des stupéfiants et des armes, et le passage des terroristes. « Je
comprends que certains aient cru qu'ils n'étaient pas bienvenus. Au
contraire. Les gens sont bienvenus, mais dans le cadre de la loi. »

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13/03/2007

Tiens Eddy Mitchell fait dans l'écolossi

Bon c'était pour M'dameClaude des moines.

É.-U. : les villes et les États tentent de ralentir le changement climatique!!!!!
Les gouvernements locaux prennent des mesures pour réduire les émissions
de gaz à effet de serre

De Michelle Austein - N-Y - Par le truchement de lois et de divers projets régionaux, les
villes et les États des États-Unis sont en train de prendre des mesures
pour ralentir le changement climatique. Des responsables de certains de ces
gouvernements locaux sont venus témoigner devant la commission sénatoriale
de l'environnement et des travaux publics le 1er mars.

Le gouverneur du New Jersey, Jon Corzine, a affirmé que les États fédérés
étaient à l'heure actuelle le fer de lance, aux États-Unis, de la lutte
contre le réchauffement climatique. Certains États ont promulgué des lois
visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Des scientifiques
ont en effet démontré que l'accumulation de ces gaz dans l'atmosphère
contribuait au réchauffement climatique.

Le 13 février dernier, M. Corzine a publié un décret imposant des normes
dans tout l'État du New Jersey pour stabiliser les émissions de gaz à effet
de serre aux niveaux de 1990 d'ici à 2020. Cela contribuera en outre à la
santé économique de l'État en créant de nouveaux marchés pour les énergies
propres et en stimulant l'innovation.

La California Global Warming Solutions Act (Loi californienne sur les
solutions au réchauffement climatique), promulguée par le gouverneur Arnold
Schwarzenegger en septembre 2006, impose un plan de réduction des émissions
de gaz carbonique dans toute la Californie. Cet État est également en train
de préparer un plan d'éducation des industries californiennes pour les
aider à mettre ces réductions en ouvre le plus efficacement possible, a
expliqué le président de l'Assemblée de Californie, Fabian Nunez.

Certains États sont également en train de créer des partenariats pour
examiner les problèmes climatiques qui affectent leurs régions. La Regional
Greenhouse Gas Initiative (RGGI, Initiative régionale sur les gaz à effet
de serre) est un partenariat visant à réduire les émissions de gaz
carbonique dans le Nord-Est des États-Unis. À l'heure actuelle, sept États,
à savoir le Connecticut, le Delaware, le Maine, le New Hampshire, le New
Jersey, le New York et le Vermont, en font partie. Une loi promulguée en
avril 2006 exige que le Maryland en fasse partie d'ici au 30 juin 2007. De
plus, le District de Colombie (Washington, la capitale fédérale), le
Massachusetts, la Pennsylvanie, le Rhode Island, les provinces de l'Est du
Canada et le Nouveau-Brunswick sont des observateurs de ce processus.

Dans le cadre de la Western Regional Climate Action Initiative (Initiative
de la région ouest en faveur du climat) l'Orégon, la Californie, le
Washington, le Nouveau-Mexique et l'Arizona se sont mis d'accord pour
réduire les émissions de gaz à effet de serre dans leur région.

Les villes prennent également des mesures dans ce sens. Le Mayors Climate
Protection Agreement (Accord des maires pour la protection du climat),
signé par 409 maires représentant des villes de différentes tailles de
l'ensemble des États-Unis, engage les autorités locales à agir pour réduire
les émissions de gaz à effet de serre. Cet accord a été approuvé à
l'unanimité par la Conférence des maires des États-Unis en juin 2005.

« Il ne s'agit pas seulement de signer un bout de papier », a déclaré le
maire de Seattle, Greg Nickels, lors de sa déposition au Congrès. « Nous
sommes en train de transformer nos villes en laboratoires de protection du
climat (...) nous sommes en train de faire une différence, de jeter les
fondations d'importants programmes fédéraux. »

À cette fin, les villes investissent dans les transports publics,
facilitent les déplacements à pied pour se rendre au travail ou à l'école,
utilisent plus de véhicules hybrides et recyclent le méthane des décharges
publiques et les eaux usées des usines d'épuration.

Seattle utilise des ressources énergétiques renouvelables et encourage les
entreprises à faire de même. Les navires de croisière qui font escale au
port de Seattle peuvent se brancher sur le réseau électrique de la ville.
Ils peuvent ainsi stopper leurs moteurs lorsqu'ils sont à quai, ce qui
réduit la consommation de mazout et élimine les émissions du diesel.

À Des Moines (Iowa), les policiers utilisent désormais des véhicules
hybrides. Les bâtiments municipaux ont été rénovés de façon à consommer
moins d'énergie. L'isolation thermique des toits a été renforcée, et les
ampoules électriques et les fenêtres ont été remplacées par des articles
facilitant la réduction de la consommation d'électricité.

Le maire de la ville, Frank Cownie, a expliqué que sa ville était également
en train d'améliorer son réseau de transports publics et de sentiers, de
façon que les citoyens ne soient pas obligés de conduire. La ville est
également en train d'ajouter des pistes cyclables dans les rues. Des Moines
a capturé suffisamment de méthane dans ses décharges publiques pour
alimenter 10.000 foyers en électricité, a expliqué M. Cownie. De plus,
cette électricité est vendue, ce qui augmente les revenus de la ville.

L'étape suivante, a-t-il affirmé, « consiste à aider nos résidents à
prendre conscience des avantages écologiques et économiques des économies
d'énergie ». Les citoyens peuvent notamment prendre les mesures suivantes :
utiliser des ampoules fluorescentes, baisser leur thermostat en hiver et le
monter un peu en été, acheter des véhicules hybrides ou utilisant des
biocombustibles, prendre le bus ou faire du covoiturage pour aller au
travail, ou encore planter des arbres. Toutes ces mesures permettent
d'économiser de l'argent et de protéger les ressources pour les générations
futures.

Les citoyens de Dover, dans l'Ohio, sont en train de mettre en ouvre
certaines de ces mesures. Cela fait 26 ans que cette ville de près de
13.000 habitants est désignée chaque année « Tree City USA » du fait de
l'attention qu'elle accorde aux arbres. Au cours de 26 dernières années,
elle en a planté 15.000.

La municipalité de Dover envoie également régulièrement aux citoyens, sur
leur facture d'électricité, des conseils sur divers moyens d'économiser
l'énergie. La ville a également équipé 78 % de ses réverbères d'ampoules
peu gourmandes en énergie.

10/03/2007

La nanotechnologie pour la santé des pays en développement

La nanotechnologie pourrait améliorer la santé dans les pays en développement
Le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud font des recherches dans ce domaine

De Cheryl Pellerin

N-Y - La nanotechnologie, une science qui s'exerce à l'échelle des
atomes et des molécules, pourrait offrir aux pays en développement de
nouveaux moyens de diagnostiquer et traiter les maladies, et d'assainir
l'eau, si les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les
industriels et d'autres ont la volonté d'utiliser les puissants outils
qu'offre cette technologie.

La nanotechnologie est la capacité de voir, de mesurer, de manipuler et de
fabriquer des objets sur une échelle de 1 à 10 nanomètres. Un nanomètre est
un milliardième de mètre. Une feuille de papier, par exemple, a une
épaisseur de 100.000 nanomètres.

« La nanotechnologie peut créer d'énormes avantages médicaux pour les
quelque 5 milliards d'habitants du monde en développement », a déclaré
Peter Singer, maître de recherche au McLaughlin-Rotman Centre for Global
Health et professeur de médecine à l'université de Toronto, lors d'une
réunion organisée le 27 février.

Cette réunion, qui portait sur l'utilisation de la nanotechnologie aux fins
d'amélioration de la santé dans les pays en développement, était organisée
par le Centre international Woodrow Wilson.

Les nanotechnologies sont en cours de développement dans presque toutes les
industries, notamment l'électronique, l'énergie, l'information, la mise au
point de matières, les transports, les produits pharmaceutiques et la
médecine.

Ce domaine en pleine expansion implique des scientifiques de nombreuses
disciplines, notamment des physiciens, des chimistes, des ingénieurs, des
spécialistes de la matière et des biologistes. Plus de 400 produits
destinés à la consommation dans le monde sont déjà dérivés, d'une manière
ou d'une autre, de la nanotechnologie.

La nanotechnologie et les pays en développement


En 2005, le groupe de M. Singer a publié une étude donnant une liste
ordonnée des dix nanotechnologies les plus susceptibles de profiter aux
pays en développement dans un avenir proche.

En tête de liste venaient les technologies applicables au stockage, à la
production et aux économies de l'énergie ; puis venaient l'augmentation des
rendements agricoles, l'assainissement des eaux, et le diagnostic et le
traitement des maladies.

Le groupe montrait également qu'un nombre surprenant de projets de
recherche en nanotechnologie étaient en cours dans plusieurs pays en
développement, et que ces pays axaient leurs innovations sur le règlement
de leurs problèmes les plus pressants.

« Des pays comme le Brésil, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud ont lancé
d'importantes initiatives de recherche en nanotechnologie qui pourraient
servir à répondre aux besoins des pauvres », a déclaré Andrew Maynard,
principal conseiller scientifique pour le Projet sur les nouvelles
nanotechnologies.

La Chine arrive en troisième position pour la demande de brevets dans le
domaine de la nanotechnologie, juste derrière les États-Unis et le Japon.
Le Brésil a prévu un budget de 25 millions de dollars pour financer la
recherche dans ce domaine pour la période allant de 2004 à 2007.

L'Initiative sud-africaine de nanotechnologie est un réseau national de
chercheurs universitaires. D'autres pays en développement, notamment la
Thaïlande, les Philippines, le Chili, l'Argentine et le Mexique, sont en
train de lancer des recherches dans ce domaine, affirme M. Singer dans un
article publié en 2005 et intitulé « Nanotechnology and the Developing
World » (La nanotechnologie et le monde en développement.)

La nanotechnologie et les maladies

Aux États-Unis, l'Institut national de recherche sur le cancer (NCI) a
formé une alliance pour la recherche sur le cancer afin d'accélérer la mise
au point de traitements nanotechnologiques.

« Les nanotechnologies pourraient révolutionner les soins médicaux dans les
pays en développement », a dit le directeur de l'alliance, Piotr
Grodzinski, « en facilitant la disponibilité de médicaments pour traiter
des maladies qui font des millions de victimes chaque année dans le monde.
»

Des nanomatières et des nanomachines médicales, a-il-ajouté, vont jouer un
rôle de plus en plus essentiel en améliorant la façon dont nous
diagnostiquons, traitons et, au bout du compte, prévenons les cancers et
d'autres maladies.

Il sera sans doute un jour possible, par exemple, de placer de l'eau
contaminée dans une bouteille transparente peu coûteuse qui désinfectera
l'eau. Il suffira de la placer à la lumière du soleil. Des médecins
pourront un jour administrer des vaccins qui peuvent être inhalés et ne
nécessitent pas de réfrigération.

Selon M. Grodzinski, toute la difficulté consiste à mettre le plus
rapidement possible ces traitements à la disposition des milieux médicaux
et à des prix abordables. En conséquence, la distribution de traitements
nanotechnologiques sera sans doute plus lente dans certains pays en
développement.

Relever les défis mondiaux

Afin d'aider la communauté internationale à accélérer les applications de
la nanotechnologie aux fins de soutien au développement durable, y compris
dans le domaine de la santé, M. Singer et son groupe ont proposé une
initiative appelée « Adressing Global Challenges Using Nanotechnology »
(Relever les défis mondiaux au moyen de la nanotechnologie.)

Calquée sur le programme commun Grand Challenges in Global Health (Les
grands dossiers de la santé mondiale) de la Fondation Bill et Melinda Gates
et de l'Institut national de la santé (NIH), l'initiative serait financée
par des fondations nationales et internationales, et par des projets de
collaboration dans divers pays industrialisés et en développement.

Un développement responsable de la nanotechnologie doit profiter aux
peuples des pays industrialisés et des pays en développement, et doit
rester à des prix abordables », a dit M. Maynard. « Cela suppose également
qu'il faut faire très attention aux risques potentiels que représente la
nanotechnologie pour la santé humaine et l'environnement. »

 
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