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07/11/2008

Le temps qu’il fallut au président du FMI Dominique Stauss Kahn pour remonter son pantalon, et beaucoup d’Ethiopiens n’ont pas vu le jour se lever.

La spéculation de toutes les banques sur les céréales et autres produits de première nécessité a fait un nombre de morts considérables dans le tiers monde. A voir se dérouler les images, on ne sait plus si nous voyons la vérité, si on navigue à l’intérieur d’un film de fiction. Cependant des Africains et non des moindres, les Ethiopiens, la référence dans la sous alimentation, se dote d’un outil neutralisant la spéculation sur leurs vies. Enfants morts, pour qu’ailleurs à Chicago, un rien, que peut-il être d’autre, puisse se payer une même pas pute de même pas luxe.
La bourse mécanique déterminante de l’économie de marché, augmente obligatoirement le prix des denrées alimentaires, lorsque la demande est supérieure à l’offre. L’Ethiopie n’est pas un pays isolé, ni le seul à être victime de la spéculation sur les denrées alimentaires organisée grâce aux aides du FMI qui lui participe à la spéculation de ces produits alimentaires par le rachat aux spéculateurs de ces denrées surévaluées. Le temps qu’il fallut au président du FMI Dominique Stauss Kahn pour remonter son pantalon, et beaucoup d’Ethiopiens n’ont pas vu le jour se lever.

Malgré tout, ne peut-on espérer ?

Éthiopie : une nouvelle Bourse devrait contribuer au développement de l'agriculture

Addis-Abéba (Éthiopie) - Pays qui souffre de pénuries alimentaires et de sous-alimentation chroniques, l'Éthiopie a ouvert, en avril 2008, la première Bourse africaine de marchandises pour des produits agricoles (café, graines de sésame, légumineuses, teff (sorte de mil), blé et maïs) en vue de tenter d'augmenter la production vivrière en créant un marché agricole sûr et transparent.

L'idée de créer une Bourse de marchandises provient d'une ancienne économiste de la Banque mondiale, Mme Eleni Gabre-Madhin, qui est née en Éthiopie et qui a fait ses études aux États-Unis. Après avoir rédigé une thèse de doctorat sur le rôle des forces du marché dans les pays en développement, elle a travaillé à l'Institut international de recherche sur la politique alimentaire. Elle est actuellement à la tête de la nouvelle Bourse de marchandises.

Selon Mme Gabre-Madhin, le gouvernement éthiopien a commencé d'envisager la création d'une Bourse de marchandises à la suite de la crise alimentaire des années 2002 et 2003. La production exceptionnelle et l'effondrement des prix en 2002 avaient alors été suivis d'une sécheresse et d'une famine qui avaient touché 14 millions d'Éthiopiens l'année suivante.

« Lors de la production exceptionnelle, les prix ont tellement baissé que les agriculteurs ne pouvaient pas rembourser leurs emprunts malgré l'abondance de leur récolte. L'année suffisante, la production vivrière n'a pas été suffisante pour subvenir aux besoins de la population, ce qui a conduit les pouvoirs publics à se poser des questions au sujet des forces du marché dont : « Pourquoi les gens ne mettent-ils pas de côté des céréales d'une année à l'autre ? Pourquoi le marché ne peut-il pas livrer des produits agricoles en période difficile et en stocker durant les bonnes périodes ? », a-t-elle dit.

Bien que l'Éthiopie soit le plus gros producteur de céréales d'Afrique, ses débouchés traditionnels sont réduits. « La plupart des agriculteurs vendent leur production dans un rayon de 12 kilomètres autour de leur exploitation et uniquement à des personnes qu'ils connaissent » et en qui ils ont confiance, a indiqué Mme Gabre-Madhin. Plus des deux tiers des agriculteurs n'ont pas été payés à un moment ou à un autre pour la vente de leur production, et seulement un petit pourcentage ont eu recours à la justice pour se faire payer.

Dans le système traditionnel d'achat et de vente, les céréales changent de main quatre à cinq fois entre le producteur et le consommateur. À chaque fois, les céréales sont mises dans un nouveau sac. Ce système permet à l'acheteur de savoir ce qu'il obtient en ce qui concerne la qualité et la quantité, car le contenu est chaque fois inspecté et pesé, mais il se heurte à de fortes fluctuations de prix.

Grâce à une aide de 1 million de dollars de l'Agence des États-Unis pour le développement international, la Bourse éthiopienne de marchandises a commencé ses activités il y a moins de neuf mois. Elle favorise la transparence et la prévisibilité sur le marché national et permet de vendre les produits agricoles éthiopiens sur le marché mondial.

Cette Bourse fournit des entrepôts, un système de paiement fiable, des informations en temps réel sur le marché et un contrôle de la qualité. Les agriculteurs vendent directement leurs produits à la Bourse de marchandises, qui les règlent dans un délai de vingt-quatre heures.

« Auparavant, c'étaient les chauffeurs de camion qui prenaient avec eux le paiement des produits agricoles dans des enveloppes pleines d'argent liquide. On ne savait jamais pour sûr si l'argent parviendrait bien au vendeur ou s'il en recevrait la totalité », a dit Mme Gabre-Madhin. En outre, dans le système traditionnel d'achat et de vente, les acheteurs ne sont pas sûrs de la qualité de ce qu'ils obtiennent tant qu'ils n'ont pas ouvert les sacs et vérifié leur contenu. La Bourse de marchandises a assumé la tâche d'évaluer la qualité et de la garantir, de sorte qu'un acheteur qui n'est pas sur place peut être sûr de ce qu'il va obtenir.

La Bourse éthiopienne de marchandises est en relation avec diverses Bourses de marchandises à travers le monde, ce qui fait qu'un négociant de l'Inde peut, par exemple, acheter à terme des lentilles éthiopiennes, qui sont très recherchées.

Quant au principal produit d'exportation de l'Éthiopie, le café, 461 producteurs sont devenus membres de la nouvelle Bourse pour une période d'un an. « Nous allons disséminer les cours de New York dans notre Bourse, et nous transmettrons nos cours à la Bourse de New York. Il s'ensuit que si on examine les cours du café éthiopien, du café colombien ou du café rwandais, on aura une base de comparaison », a dit Mme Gabre-Madhin.

Les négociants de produits agricoles sont nombreux à demander à devenir membre de la Bourse de marchandises, ce qui constitue un signe, selon elle, de la confiance des intervenants sur le marché. « Les inquiétudes au sujet du paiement et de la qualité du produit sont ainsi supprimées », a-t-elle indiqué.

Il est probable que les agriculteurs seront incités à vendre une plus grande partie de leurs produits sur le marché. Dans le système traditionnel, seulement un quart de la récolte de céréales est vendu sur le marché. Il s'agit maintenant que la Bourse de marchandises traite de la moitié de la production de céréales du pays d'ici à cinq ans.

Mme Gabre-Madhin a fait remarquer que la moitié des ménages ruraux de son pays achetaient plus de vivres qu'ils n'en produisaient. « Les gens pauvres achètent des vivres et en vendent aussi, ce qui veut dire que les marchés sont très importants, même pour des personnes dont le revenu est faible. »

La Bourse de marchandises fait cependant l'objet de critiques. Certains disent qu'elle ne va pas bien fonctionner parce que des représentants du gouvernement occupent 6 des 11 sièges de son conseil d'administration. Mme Gabre-Madhin estime quant à elle que la participation du gouvernement permettra à ce dernier d'apprendre rapidement comment l'économie de marché fonctionne.

Une autre préoccupation a trait au fait que la Bourse de marchandises est susceptible de contribuer à l'accroissement des prix alimentaires, qui ont doublé au cours de l'année écoulée. Si les pays limitrophes de l'Éthiopie achètent ses produits agricoles, il y aura alors moins de vivres pour ceux qui souffrent déjà de sous-alimentation dans le pays, disent des critiques.

Ce à quoi Mme Gabre-Madhin répond en disant que la Bourse de marchandises n'est pas une panacée pour les problèmes alimentaires de l'Éthiopie, mais qu'elle constitue un élément important d'une économie fondée sur l'agriculture.


06/07/2008

L'Ethiopie dispose de sa protection industrielle

Les producteurs éthiopiens de café tirent profit des appellations d'origine.

L'Éthiopie commence ce qu'elle espère être une sortie progressive de la pauvreté grâce à la protection de la propriété intellectuelle.

Le directeur général de l'Office éthiopien de la propriété intellectuelle, M. Getachew Mingistie, a déclaré à ce propos : « Je suis convaincu que tout pays, qu'il soit riche ou pauvre, est en mesure d'avoir des biens protégés par le droit de la propriété intellectuelle. Dans de nombreux pays, les gens estiment que la propriété intellectuelle n'est que dans l'intérêt des États-Unis, de l'Europe et du Japon. C'est là une fausse idée. Le droit de la propriété intellectuelle peut servir les besoins de pays comme l'Éthiopie si on l'applique bien. »

La protection de la propriété intellectuelle, a-t-il fait remarquer, a joué un grand rôle dans le développement économique des États-Unis, et l'Éthiopie tient à en tirer parti elle aussi.

Suivant les conseils d'une association sans but lucratif de Washington spécialisée dans la propriété intellectuelle, Light Years IP, M. Mingistie a agi en vue d'obtenir au niveau international la protection de l'appellation d'origine de trois variétés de café éthiopien : Harar, Sidamo et Yirga Cheffe. Ce faisant, il a dû surmonter l'opposition de l'Association nationale du café des États-Unis qui tentait de l'empêcher de déposer une demande à cet effet auprès de l'Office des brevets et des marques de fabrique des États-Unis, ainsi que celle de la société Starbucks, le plus grand distributeur de café du monde, qui est maintenant un grand partisan des appellations d'origine éthiopiennes et qui en est titulaire de licences.

À l'heure actuelle, l'appellation d'origine des cafés Harar, Sidamo et Yirga Cheffe est protégée dans 29 pays en tant que marque déposée. L'Éthiopie choisit les grands distributeurs de son café et fixe les conditions de vente. Elle n'exige aucune redevance pour les licences de distribution du café, mais en échange elle demande aux distributeurs de commercialiser chaque variété de café sous son appellation d'origine.

Expliquant pourquoi l'Éthiopie n'exigeait pas de licences, M. Mengistie a dit que son pays ne cherchait pas à obtenir immédiatement des recettes, mais plutôt à augmenter la demande mondiale pour ses variétés de café, ce qui devrait à l'avenir être plus fructueux. Dans le cadre de cette stratégie, a-t-il dit, l'Éthiopie établit des partenariats étroits avec les importateurs de café, les distributeurs et les torréfacteurs afin de faire connaître au nombre croissant de fins connaisseurs de café les propriétés distinctives de ses excellentes variétés de café.

« En ouvrant de concert avec les sociétés étrangères de torréfaction et de distribution du café, nous tentons de créer une situation où tout le monde est gagnant. Autrefois, un producteur vendait son café sans savoir ce qu'il allait en advenir. Il en était de même pour les exportateurs. De leur côté, les buveurs de café à l'étranger ne savaient pas d'où venait leur café et encore moins que la culture du café dans le monde avait pour origine l'Éthiopie », a dit M. Mengistie. À l'heure actuelle, l'Éthiopie participe à des réunions internationales de producteurs de café, de distributeurs et d'agences de publicité et en organisent aussi en vue de renforcer ses partenariats.

« Nous soulignons que les partenariats établis avec des sociétés étrangères sont très importants pour des pays comme le nôtre si l'on veut tirer parti du droit de la propriété intellectuelle aux fins du développement. »

Bien qu'il soit prématuré de tirer des conclusions définitives, on observe cependant que la protection de l'appellation d'origine des variétés de café éthiopien contribue à améliorer les conditions de vie des 15 millions d'Éthiopiens qui dépendent du secteur caféier, ce secteur représentant 60 % des recettes du pays.

« Avant que l'Éthiopie décide d'avoir recours au droit de la propriété intellectuelle, a déclaré M. Mengistie, les producteurs gagnaient si peu que certains d'entre eux ont été obligés d'abattre leurs caféiers pour planter des arbustes de qat, qui permettent d'obtenir une substance hallucinogène. Si cette situation s'était maintenue, elle aurait eu des effets désastreux pour l'Éthiopie et pour le reste du monde. »

Le directeur de l'association Light Years IP, M. Ron Layton, a indiqué que, avant la protection de l'appellation d'origine des variétés de café éthiopien, la livre de café éthiopien ne rapportait qu'environ 0,25 dollar de plus que le cours du café ordinaire. Ce cours est descendu jusqu'à 0,37 dollar la livre à un certain moment, ce qui a eu des effets dévastateurs sur les producteurs et les exportateurs. À l'heure actuelle, le cours du café ordinaire se situe autour de 1,30 dollar la livre, et les variétés de café éthiopien qui sont protégées rapportent environ le double.

Avant la protection des appellations d'origine, les recettes d'exportation des producteurs éthiopiens figuraient parmi les plus faibles du monde dans la catégorie des produits agricoles en dépit de la très grande qualité de leur café, a indiqué M. Layton.

Au cours de l'année écoulée, le prix du café éthiopien de qualité a doublé et n'est plus fixé en fonction des cours du café ordinaire. Lors de sa visite d'exploitations productrices du café Yirga Cheffe, M. Layton a été surpris par le grand nombre de logements en construction et d'enfants scolarisés ainsi que par l'augmentation du nombre de bicyclettes et d'animaux. Il s'agit là, a-t-il dit, de signes d'une amélioration de la situation économique de la population.

« Il se peut, a-t-il déclaré, qu'il faille encore douze mois pour que le pouvoir de négociation de l'Éthiopie stabilise durablement le prix de ses cafés de qualité. Il s'agit de rendre ce prix indépendant des cours du café ordinaire et de le maintenir à un niveau élevé durablement, ce qui entraînera un accroissement des investissements visant à améliorer la qualité et à augmenter la production. Cela permettra aux familles d'envoyer leurs enfants à l'école et à l'université. Les coopératives agricoles disposeront ainsi des moyens financiers nécessaires pour construire des écoles, des centres médicaux et des réseaux d'alimentation en eau. »


12/06/2008

Lorsque l'on ne choisit pas la France, pour les enfants du Darfour rien n'est perdu.

proposé par martingrall.


Et c'est encore aux Etats-Unis, qui pourtant sont responsables de la poursuite du conflit, que les universités, officiellement avec papiers administratifs et titre de séjour, ouvrent leur portes aux enfants perdus du Darfour. Bien sur cela fait parti de la propagande US mais pour 10 000, 20 000, 30 000 enfants sauvés, je veux bien que l'on me raconte les aventures de Peter Pan. Et si la France prenait une partie de ce fardeau, je lirais deux fois le petit prince. Et pour 10 000, 100, 100, 10, un seul je veux bien écrire n'importe quoi.

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Le 6 janvier dernier, des dizaines de jeunes Soudanais se sont rassemblés au Collège universitaire Harry S. Truman de Chicago pour fêter leur anniversaire. Ils ne sont pas tous nés à peu près le même jour : ce sont des réfugiés qui ont fui, seuls, une guerre civile brutale qui sévissait dans le sud du Soudan. Réinstallés aux États-Unis et luttant pour obtenir une éducation, ils ne connaissent pas leur vraie date de naissance.

On appelle ces jeunes hommes les « Garçons perdus » du Soudan, allusion au groupe de jeunes garçons de Peter Pan, personnage fictif créé par l'auteur écossais James Matthew Barrie. Ces vrais Garçons perdus du Soudan ont été séparés de leur famille et ont traversé de longues et cruelles épreuves avant de trouver refuge, quelque 3.800 d'entre eux, aux États-Unis. Malgré tous les traumatismes subis, ils ont continué à lutter pour gagner leur vie et s'inscrire à l'université, et la plupart d'entre eux s'en sortent remarquablement bien dans leur nouveau pays.

On estime que vers la fin des années 1980, alors que la guerre civile entre le gouvernement à prédominance arabe du Soudan et les rebelles africains du sud du pays se prolongeait, 20.000 garçons ont fui leur village afin d'échapper à la mort aux mains des forces gouvernementales ou à l'enrôlement de force dans les milices rebelles.

Voyageant en groupes, ces enfants ont parcouru à pied des centaines de kilomètres de plaines desséchées avant de trouver refuge dans des camps installés en Éthiopie voisine. Nombre d'entre eux sont morts de faim et de soif durant ce périple ; on raconte que d'autres sont devenus la proie des lions. En 1991, un nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir en Éthiopie et a renvoyé ces garçons au Soudan. Ils ont alors traversé, pour la deuxième fois, les eaux gonflées de la rivière Gilo. Durant cette traversée, certains des garçons les plus jeunes se sont noyés, d'autres ont été dévorés par des crocodiles. Après 14 mois d'épreuves et d'errances, les 10.000 survivants sont arrivés au camp de réfugiés de Kakuma, au Kénya, géré par les Nations unies.

Dès 2000, quelque 3.800 d'entre eux ont été autorisés à se réinstaller aux États-Unis. Ils ont été répartis dans diverses villes dans l'ensemble des États-Unis, où des groupes locaux de bénévoles les ont aidés à s'accoutumer à une vie complètement différente de tout ce qu'ils avaient connu.

En 1987, John Kuol avait 10 ans lorsqu'il a vu des avions du gouvernement bombarder sa bourgade natale de Bor, alors qu'il avait emmené paître le troupeau familial. Il a pris la fuite avec de nombreux autres garçons. En 2001, il a quitté le camp de Kakuma et a pris un avion pour l'Amérique. Cela a été pour lui une transition ahurissante. Il y avait notamment aux États-Unis une abondance inimaginable de nourriture. « Dans le camp, nous mangions une fois par jour, a dit le garçon. Ici, il y a beaucoup de nourriture, et on a eu mal à l'estomac. »

Avec l'aide d'une agence d'aide aux réfugiés affiliée à une église, il s'est installé à Chicago et n'a pas tardé à faire connaissance avec les températures les plus glaciales qu'il ait jamais connues. Il s'est installé dans un appartement avec plusieurs autres Garçons perdus, et il ne comprenait pas comment les voisins pouvaient se croiser sans se dire bonjour.

Comme nombre de ses camarades d'infortune, il a accepté un petit emploi de vigile afin de payer son loyer. (Les moins de 18 ans, soit 10 % des réfugiés, ont été placés dans des familles et inscrits dans des écoles locales. Ils ont reçu plus d'aide que leurs camarades plus âgés.) Comme beaucoup d'autres, le jeune John Kuol a suivi des cours du soir dans un collège universitaire local, en commençant par des cours d'anglais, afin d'améliorer ce qu'il avait appris au camp de réfugiés. Il dirige aujourd'hui à Chicago une association d'aide aux Garçons perdus, et il s'est inscrit pour une formation de quatre ans en comptabilité à l'université Northeastern Illinois, dont il espère sortir diplômé en 2009.

« Ils sont beaucoup plus sérieux que l'adolescent typique », affirme John Trifiletti, chef du département des sciences informatiques au Collège universitaire de Floride à Jacksonville.

Les Garçons perdus de Jacksonville, et d'ailleurs, reçoivent certaines bourses d'étude. Mais la quasi-totalité d'entre eux travaillent à plein temps pour faire face à leurs dépenses. Il leur arrive parfois de devoir arrêter leurs études à cause de difficultés financières.

Selon M. Trifiletti, la moitié des 150 Garçons perdus qui se sont installés à Jacksonville se sont inscrits en faculté pour des programmes de deux ans. Cinq d'entre eux ont obtenu leur diplôme avec mention en 2007. « Ils avancent lentement vers leur objectif, et ils s'entraident. »

Depuis leur arrivée aux États-Unis, et surtout depuis la signature de l'accord de paix au Soudan il y a trois ans, nombre de ces garçons ont repris contact avec des membres de leur famille. Certains ont visité leur patrie, s'y sont mariés ou essaient d'y créer des écoles. La plupart d'entre eux, cependant, souhaitent continuer à vivre aux États-Unis.

Les observateurs sont frappés par la capacité d'adaptation de ces jeunes hommes. « On s'attend à ce qu'après avoir traversé de telles épreuves, ils souffrent de graves problèmes de santé, tant physiques que psychologiques », a déclaré le Dr Paul Geltman, professeur de pédiatrie à l'université de Boston et l'auteur d'une étude sur les 304 Garçons perdus qui avaient moins de 18 ans à leur arrivée aux États-Unis.

Il a constaté qu'une proportion étonnamment faible des garçons, à savoir 20 %, souffraient d'anxiété et de cauchemars, qui sont des symptômes de troubles de stress post-traumatique. Il a affirmé que dans l'ensemble, ces garçons étaient des « survivants » qui avaient su profiter des appuis locaux qu'ils avaient reçus.

« Nous devons nous attendre à ce que les réfugiés qui arrivent aux États-Unis aient de nombreux problèmes physiques et psychologiques. Mais si nous les plaçons dans un environnement approprié, avec de nombreux services de soutien, ils s'en sortent bien. »1045365501.jpg

30/08/2007

Prévenir et régler les conflits en Afrique.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit collaborer de plus près avec les organismes régionaux pour prévenir et régler les conflits en Afrique.
Proposé par martingrall.

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Dans son allocution lors du débat public sur la prévention et le règlement des conflits en Afrique, M. Alejandro Wolff, représentant permanent adjoint des États-Unis auprès des Nations unies, a affirmé le 28 août que le Conseil de sécurité devait collaborer plus étroitement et avec plus d'efficacité avec les groupes régionaux afin de prévenir les conflits en Afrique.

Lorsque l’on tempère un peu la « propagande » américaine, ce texte reste un outil majeur pour le développement économique et social et donc démocratique du continent africains.

Encore une fois il est très facile, de s’enthousiasmer sur une incitation politique, lorsque tout notre problème occidental se concentre sur le choix de notre déjeuner, Viande ou poisson.

On trouvera ci-après le texte de son allocution : Début de la transcription.

Tous souhaitent remercier la république du Congo pour avoir évoqué cette question importante. Nous pensons, comme le secrétaire général et comme vous, Monsieur le Président, que l'ONU - et, plus particulièrement, le Conseil de sécurité - peut et doit améliorer ses capacités de prévention des conflits en Afrique.

Pour ce faire, le Conseil de sécurité doit collaborer plus étroitement et avec plus d'efficacité avec les organismes régionaux et sous-régionaux. À cet égard, les États-Unis se joignent aux autres membres du Conseil dans le rappel des dispositions décrétées par le communiqué conjoint de l'Union africaine pour la paix et du Conseil de sécurité diffusé en juin 2007, notamment celle qui prône le renforcement de la relation entre ces deux
organismes.

Monsieur le Président, selon un rapport de la Banque mondiale, 16 des 20 pays les plus pauvres ont connu une guerre majeure durant les 15 dernières années. Les pays sortant de la guerre ont, en moyenne, une probabilité de 44 % d'y rechuter durant les 5 premières années de paix.

Les États-Unis soutiennent la prévention et le règlement des conflits en Afrique par le biais de divers programmes bilatéraux et multilatéraux.

- Annoncée lors du Sommet du G8 en 2004, l'Initiative des opérations pour la paix mondiale (GPOI) a été créée afin de faire face au manque de casques bleus formés et disponibles, qui persiste malgré les appels continus à de telles forces, en particulier pour des missions africaines. Pendant l'année budgétaire 2005, la GPOI a formé et équipé 27.025 militaires provenant de 37 pays afin de soutenir les opérations de maintien de la paix de l'ONU. Nous espérons voir ce nombre s'élever à 75.000 d'ici la fin de l'année.
Parmi les onze centres de formation établis par la GPOI, quatre, situés au Ghana, au Kenya, au Mali et au Nigeria, reçoivent un appui des États-Unis.

- L'Accord sur l'aide en matière de transport et de logistique (TLSA), un des projets de la GPOI, a assuré une contribution de 11,5 million de dollars en 2005, dont 5 millions destinés à la construction d'une partie des 34 camps de base au Darfour. En 2007, les États-Unis ont promis 32 millions de dollars au TLSA afin de financer nombre d'initiatives, notamment : un apport matériel à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (12 millions de dollars), la formation et l'équipement des militaires ougandais rattachés à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) (6,8 millions de dollars), et l'envoi de troupes nigérianes à la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS) (6 millions de dollars).

- Le programme ACOTA (« African Contingency Operations Training and Assistance »), qui précéda la GPOI, a formé plus de 52.000 militaires africains participant aux missions de maintien de la paix de l'ONU, et leur a fourni un équipement non meurtrier. En juillet 2007, les forces africaines partenaires de l'ONU avaient contribué aux efforts de la mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), et à ceux des missions de l'ONU au
Soudan (UNMIS), en Sierra Leone (MINUSIL), en République démocratique du Congo (MONUC), en République centrafricaine (MINURCA), en Éthiopie et en Érythrée, en Côte d'Ivoire (ONUCI), au Liberia (MINUL), et en Somalie (AMISOM).

- Il est essentiel de comprendre que la croissance économique représente un élément indispensable de la prévention des conflits en Afrique. C'est pour cela que le 18 mai 2000, le Congrès des États-Unis a adopté la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). Cette loi offre des avantages réels aux pays africains qui cherchent à ouvrir leur économie et à libérer leurs marchés. Des 48 pays subsahariens, 38 sont admis aujourd'hui à bénéficier de l'AGOA. Il en est résulté que les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays africains subsahariens ont augmenté de 17 % en 2006, et s'élèvent à un montant deprès de 71,6 milliards de dollars. De plus, les importations et exportations américains à l'égard de cette région ont toutes augmenté également.

- En 2004, le président Bush a créé le Centre de coordination de la reconstruction et de la stabilisation (CRS) afin d'exploiter la totalité des capacités et ressources américaines liées au règlement des conflits. Le CRS a été chargé d'intégrer toutes les ressources pertinentes des États-Unis dans les projets de reconstruction et de stabilisation en Afrique.

- Ainsi, nous avons déjà mis en place d'importants programmes. Ce qu'il nous faut à présent, c'est une meilleure coordination de nos efforts, de ceux du Conseil de sécurité, et de ceux de l'Union africaine et d'autres organismes régionaux ou sous-régionaux. Un progrès à ce niveau nous permettrait tous d'empêcher les conflits avant leur déclenchement et de venir en aide aux pays sortant de la guerre afin d'empêcher la reprise de la violence.

(Fin de la transcription

30/07/2007

pour information

Fin de la tournée en Afrique de Mme Laura Bush
L'épouse du président des États-Unis a apporté son appui aux programmes en faveur de la santé et de l'enseignement.

Par Lea Terhune

Washington - Alors qu'elle était sur le point de terminer sa tournée en
Afrique, Mme Laura Bush a exprimé son soutien et promis des aides
supplémentaires à des pays qui étaient aux prises avec le sida et le
paludisme et à d'autres pays qui s'employaient à accroître la scolarisation
des enfants. Elle a achevé son voyage de cinq jours le 29 juin au Mali,
après s'être rendue au Sénégal, au Mozambique et en Zambie.

En Zambie, le coordonnateur de la lutte des États-Unis contre le sida à
l'étranger, M. Mark Dybul, qui accompagnait Mme Bush, a annoncé que les
États-Unis augmenteraient leur aide à ce pays de 266 millions de dollars
sur cinq ans. Cette somme proviendra du Plan présidentiel d'aide d'urgence
à la lutte contre le sida (PEPFAR). La Zambie devait recevoir 534 millions
de dollars durant les quatre premières années du PEPFAR, mais cette somme
sera portée à 800 millions de dollars, a-t-il précisé.

Mme Bush a visité plusieurs projets zambiens financés par le PEPFAR, par
l'Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme, par l'Agence des
États-Unis pour le développement international (USAID) et par un groupe de
sociétés dénommé Global Business Coalition. Ce groupe ouvre de concert avec
des États et des organisations non gouvernementales en vue de la
réalisation de programmes de lutte contre le sida. Mme Bush a annoncé la
future distribution de 500.000 moustiquaires destinées à protéger la
population du paludisme, maladie qui, selon la Fondation zambienne de lutte
contre le paludisme, fait souvent plus de victimes que le sida en Zambie.

Dans une école de Lusaka, Mme Bush et sa fille Jenna ont inauguré une «
PlayPump » (pompe-jeu), sorte de tourniquet combiné à une pompe à eau qui
permet de tirer profit de l'exubérance naturelle des enfants pour obtenir
une source fiable d'eau potable. Cela leur évite en outre d'apporter de
l'eau de chez eux chaque jour.

Ces deux projets sont des exemples de la coopération entre secteur public
et secteur privé chère au président Bush. Ainsi, des entités aussi variées
que la société Coca-Cola, la société Johnson & Johnson, la fondation Case
et l'Association nationale de basket-ball (NBA) participent au projet de
distribution de moustiquaires.

Tout au long de son voyage, Mme Bush n'a cessé d'insister sur l'importance
des associations confessionnelles. « Les institutions religieuses apportent
une touche salvatrice à la lutte contre le sida », a-t-elle affirmé lors
d'une réunion au Centre Mutata. Grâce à un réseau de bénévoles, ce centre
offre des soins à domicile aux séropositifs, aux orphelins et autres
enfants en situation vulnérable, et donne des informations sur la
transmission du VIH et sur les façons de s'en protéger. Il est financé par
RAPIDS, qui regroupe des organismes tels que World Vision, l'Armée du
Salut, Africare, Catholic Relief Services et le Population Council.

Au Sénégal, Mme Bush a visité l'hôpital Fann de Dakar en compagnie de
l'épouse du président de la République sénégalaise, Mme Viviane Wade. Cet
établissement soigne les personnes atteintes du sida et accorde une grande
importance à leur alimentation. M. Steve Bolinger y a planté un jardin
potager lorsqu'il faisait partie du Corps de la paix. Il est resté sur
place pour créer Development in Gardening (DIG, Développement par le
jardinage), organisation non gouvernementale qui aide les séropositifs à
maintenir une bonne qualité de vie. L'hôpital et le jardin potager son en
partie financés par l'USAID.

Durant son voyage en avion à destination du Sénégal, Mme Bush a dit aux
journalistes qui l'accompagnaient qu'il était important pour l'Afrique que
les États-Unis et les États africains coopèrent « sur le terrain » et
qu'ils essayent de tirer parti le plus possible des fonds disponibles afin
d'aider le maximum de gens.

Lors de la cérémonie de remise de bourses organisée à l'école primaire
Grand-Médine de Dakar dans le cadre de l'Initiative en faveur de
l'enseignement en Afrique (AEI), Mme Bush a déclaré : « Un investissement
dans le secteur de l'enseignement, aussi insignifiant soit-il, est toujours
utile. » En outre, ce secteur permet aux pouvoirs publics de remplir leurs
obligations envers les habitants du pays, a-t-elle ajouté. « Le peuple
américain est fier de vous soutenir dans cette entreprise », a-t-elle
affirmé. Le célèbre musicien sénégalais Youssou N'Dour, qui est également
ambassadeur de bonne volonté de l'ONU et promoteur de l'amélioration de la
santé en Afrique, a participé à cette cérémonie.

L'AEI a contribué à fournir près de 500.000 livres à des enfants
sénégalais. Mme Bush a déclaré que, au cours de l'été, l'AEI allait
expédier 800.000 manuels scolaires de plus au Sénégal. « Les personnes
instruites font plus attention à leur santé et transmettent leurs
connaissances à leurs enfants et à leur entourage », a-t-elle fait
remarquer.

Un temps fort de sa visite au Mozambique a été l'annonce du versement de
507 millions de dollars par la Société du Compte du millénaire afin de
moderniser l'infrastructure du pays et de s'attaquer au paludisme. À
Maputo, Mme Bush a visité les installations des participants à la Campagne
ocuménique contre le paludisme au Mozambique. Elle s'est notamment arrêtée
dans un hôpital pour enfants et a visité Positive Tea, un groupe de soutien
aux femmes. À son ordre du jour figuraient la promotion de la pulvérisation
d'insecticides contre le paludisme et la distribution de moustiquaires
imprégnées d'insecticide.

L'émancipation des femmes a été l'autre grand sujet de sa tournée. Elle a
participé à une table ronde sur ce sujet au Mozambique et a visité deux
établissements en Zambie, Flame et WORTH, qui s'occupent d'enfants en
situation vulnérable, de mères célibataires, de veuves et de femmes âgées.
WORTH offre également des microcrédits pour financer la création de petites
entreprises.

Mme Bush a exprimé son admiration pour le personnel dévoué, souvent
bénévole, qui s'occupe des malades et qui contribue à informer la
population sur le sida, maladie encore souvent entourée de stigmatisation
en Afrique.

À son étape finale, à savoir Bamako au Mali, elle a visité une école
financée par l'AEI et souligné l'importance de l'accord conclu entre la
Société du Compte du millénaire et le gouvernement malien afin de réduire
la pauvreté dans le cadre d'un programme quinquennal de développement
économique de quelque 460 millions de dollars.

10/07/2007

Officiel. ITW As Sabah de Sarkozy en TUnisie.

Interview de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, accordée au quotidien tunisien As Sabah à l'occasion de son déplacement au Magreb les 10 et 11 juillet.

C'ets le docupment officiel

Paru le mardi 10 juillet 2007



QUESTION - Immédiatement après votre élection, vous avez évoqué, dans un message à votre homologue, le Président Zine El Abidine BEN ALI, un projet de création d'une Union Méditerranéenne regroupant les pays de la région. Pouvez-vous nous donner les grandes lignes de ce projet et ses rapports éventuels avec le partenariat euroméditerranéen en cours ? Comment voyez-vous le rôle de la Tunisie dans un tel ensemble ?

LE PRESIDENT - J'ai toujours pensé qu'il fallait faire de la Méditerranée un espace de coopération. J'ai plusieurs fois eu l'occasion de le dire : en tournant le dos la Méditerranée, l'Europe a cru tourner le dos à son passé ; elle a en fait tourné le dos à son avenir. L'avenir de l'Europe et de la France, j'en suis convaincu, se joue aussi, et peut-être d'abord, en Méditerranée.

Le projet d'Union de la Méditerranée a reçu un très bon accueil tant chez nos partenaires méditerranéens au sein de l'Union que dans les pays du Sud de la Méditerranée. A cet égard, je me réjouis que le Président BEN ALI se soit, lui aussi, montré particulièrement intéressé par ce projet. Par la position centrale qu'elle occupe en Méditerranée, à la jonction des deux bassins de notre mer commune, mais aussi parce qu'elle s'est toujours impliquée avec beaucoup de dynamisme dans les instances méditerranéennes, la Tunisie a un rôle déterminant à jouer dans la construction de cette Union. Et je ne doute pas qu'elle le fera.

L'objectif de cette Union, c'est de faire de la Méditerranée un espace de coopération et de solidarité. La France et la Tunisie partagent cette même ambition, d'une Méditerranée qui unisse au lieu de diviser et qui favorise le partage plutôt que de creuser le fossé entre pauvres et riches. Nous constatons tous que les institutions actuelles n'ont pas été à la hauteur de cette ambition, même si elles ont permis un certain nombre de progrès. Ces progrès doivent être conservés. Mais l'Union Méditerranéenne doit nous permettre d'aller au-delà. Sur la méthode je suis convaincu que cette Union doit se construire, comme l'Europe en son temps, sur des solidarités concrètes. Nous devons développer des projets concrets dans des domaines où un accord est possible rapidement : le développement durable ou l'intégration énergétique par exemple. Sur ces grands enjeux collectifs, nous pouvons obtenir très vite des progrès visibles.

QUESTION - La Tunisie et la France ont noué des relations fortes qui en ont fait des partenaires privilégiés. Comment voyez-vous les perspectives de cette coopération ?

LE PRESIDENT - L'approfondissement du partenariat entre nos deux pays est une priorité pour moi. Il y a entre la France et la Tunisie une amitié très forte, faite de respect et de confiance mutuelle, qui doit être préservée et développée.

Plus que jamais, la France doit être aux côtés de la Tunisie dans la "bataille pour l'intelligence". Cette bataille se joue d'abord dans l'enseignement supérieur. Les autorités tunisiennes l'ont bien compris et s'efforcent à la fois d'assurer l'accueil d'un nombre toujours plus grand d'étudiants et de maintenir un niveau de qualité qui a déjà fait ses preuves. Regardez, par exemple, l'excellente formation des cadres de haut niveau à travers les classes préparatoires et les écoles d'ingénieurs.

Une des nouvelles priorités de notre coopération est donc la professionnalisation des formations supérieures, c'est-à-dire une plus grande diversification des cursus, la recherche de nouveaux débouchés, ou encore le développement des enseignements technologiques et des licences professionnelles.
La "bataille pour l'intelligence", c'est aussi le renforcement de la capacité scientifique des chercheurs tunisiens par un partenariat structuré entre équipes et institutions dans des domaines prometteurs comme les technologies de l'information et de la communication ou les biotechnologies.

Une nouvelle impulsion doit être également donnée à la coopération en matière de recherche et d'innovation autour de projets relevant principalement des secteurs de l'énergie, de l'agroalimentaire, du textile et de la chimie.

C'est dans cette optique que la Tunisie et la France ont signé des accords de partenariat impliquant des pôles de compétitivité.

Ces processus de modernisation et de mise en réseau visent à assurer la construction progressive d'un véritable espace euro-méditerranéen de l'enseignement supérieur et de la recherche, au sein duquel la relation franco-tunisienne doit avoir un rôle moteur. C'est la raison pour laquelle le projet d'université franco-tunisienne avec l'université de Paris-Dauphine est, à mes yeux, si important. Il permettrait d'augmenter encore le rayonnement régional de la Tunisie.

Enfin, je souhaite que la France renforce son concours au programme de modernisation de l'administration publique tunisienne qui permettra l'adoption de modes de gestion modernes et efficaces et l'exploitation de nouvelles techniques liées à l'électronique.

QUESTION - Certains des immigrés d'origine maghrébine et arabe en France disent redouter l'éventualité d'un durcissement de la politique d'immigration de la France. Ces appréhensions sont-elles justifiées ?

LE PRESIDENT - La communauté tunisienne en France, près de 600.000 personnes, est l'une des plus importantes communautés étrangères. Parmi eux, deux tiers sont des double nationaux ce qui atteste d'une bonne intégration au sein de la société française. Les exemples de réussite de Tunisiens en France sont nombreux dans la culture, le système universitaire, la recherche, dans les affaires ou encore dans la haute-couture.

Le vote des Français a montré qu'ils souhaitent pouvoir mieux choisir et contrôler les personnes candidates au séjour sur leur territoire. C'est, je crois, la condition d'une meilleure intégration de ces hommes et de ces femmes dans la nation française, mais aussi d'un plus grand respect de leur dignité.

QUESTION - La France s'est caractérisée, au cours des dernières décennies, par une politique active dans ses relations avec le Monde arabe. Peut-on s'attendre à une continuité dans la politique extérieure française sur ce sujet, notamment pour ce qui est de la question palestinienne et de la situation en Irak et au Liban ? Quels rôles pourraient jouer la France et la Tunisie pour le règlement juste et durable des conflits au Moyen-Orient et dans le monde ?

LE PRESIDENT - Sur les crises du Moyen-Orient, la Tunisie et la France ont développé des visions très proches, fondées sur un certains nombre de principes forts : la sécurité d'Israël et le droit des Palestiniens à une patrie, la réconciliation nationale en Irak, et le dialogue entre toutes les parties au Liban. Nous savons que nous pouvons compter sur nos amis tunisiens, qui ne ménagent pas leurs efforts à titre bilatéral, comme dans les enceintes méditerranéennes et au sein de la Ligue arabe.

QUESTION - La guerre contre le terrorisme a suscité, en Occident, une vague d'incompréhension voire d'intolérance vis-à-vis des Musulmans, ce qui a rendu difficile le nécessaire dialogue entre les civilisations et entre les religions. Comment voyez-vous l'avenir de ce dialogue ? Dans quelle mesure est-il possible de prévenir ces effets pervers de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme qui l'alimente ?

LE PRESIDENT - La lutte contre le terrorisme passe, bien sûr, par l'action des services qui assurent la sécurité de nos nations respectives, et les relations qu'ils entretiennent sont, à cet égard, essentielles, car le péril est commun et pèse sur toutes nos sociétés.

Mais la répression ne saurait suffire. C'est bien souvent l'ignorance, et la méconnaissance de l'autre qui favorisent les comportements extrémistes. Au-delà des actions que mènent les gouvernements, j'estime qu'il incombe à chacun, et en particulier aux médias, d'assumer ses responsabilités en la matière et de favoriser la connaissance, la compréhension et le respect mutuels sans lesquels il n'est point de réel dialogue.
La Tunisie, de par sa culture, son histoire et sa situation géographique est, par excellence, terre de tolérance. Cet héritage l'a certainement aidé à saisir l'urgence du dialogue des cultures dans un contexte régional et international marqué par les violences et les incompréhensions. C'est pour cela qu'elle mène une politique volontariste en la matière et a accueilli plusieurs colloques remarquables autour de ce thème, rassemblant des représentants de tous les pays de la région et de toutes les religions.

04/07/2007

Alors la fin du génocide c’est pour quand ?

Proposé par martingrall

Comme ça à chaud ! Je dirais. Ben comme les chinois s’en contrefichent des Africains noirs. Qu’ils soient morts ou vivants. C'est donc pas pour demain. C’est vrai nous sommes depuis 2003 à moins de 400 000 morts enfants compris. Et alors. Croyons-nous que le gouvernement chinois qui, pour gonfler ses places financières, plus de 57% en trois mois selon les experts, assassine quelques 750 000 Chinois par la pollution des villes et des industries, charbon, plastiques, métaux, chimie, s'en inquiète! Non!
Et les USA se vantant de faire pression sur la Chine, oui bien sur.
Pour l’heure c’est la Chine qui fait pression sur la banque mondiale et la contraint à censurer une partie d'un rapport sur les dommages causés à la population chinoise par la pollution. Selon ce rapport, 750.000 personnes décèdent prématurément chaque année, principalement des suites de la dégradation de la qualité de l'air dans les grandes villes. Or la chine a réussi à obtenir qu'un tiers du rapport, intitulé « le coût de la pollution en Chine : estimations économiques des préjudices physiques » soit retiré, par crainte que son contenu ne provoque de l'agitation sociale.
L'agence nationale chinoise de protection de l'environnement (SEPA) et le ministre de la santé ont eux-mêmes demandé à la Banque mondiale de couper cette partie. « On a dit à la banque mondiale qu'elle ne pouvait pas publier ce genre d'information. C'était trop sensible et pouvait provoquer des émeutes », rapporte une personne ayant participé à l'étude. Selon un quotidien britannique, une carte détaillée montrant quelles sont les régions les plus touchées par la surmortalité due à la pollution a aussi été censurée.

Et dans un communiqué, la Banque mondiale a confirmé que certaines estimations ont « été retirées ». En raison « d'incertitudes sur les méthodes de calcul »

Et pendant ce temps les djandjawids avec l'aide gouvernement Soudanais, brûlent, violent et tuent. Et ils ont pris un ticket gagnant parce que c’est pas aujourd’hui que la chine interviendra au risque de perdre ses matières premières.

mais tout peut arriver.

03/07/2007

Darfour, toujours.

proposé par martingrall

Mais chacun sait. Chacun sait pourquoi les milices djandjawids doivent pousser les Africains derrière les frontières soudanaises.
Mais chacun sait. Chacun connaît et dispose des moyens pour faire cesser ce génocide.
Et chacun sait que 5 millions d'Africains en plus ou en moins ne changera rien au déroulement de l'histoire.
Parce que ce n'est de l'histoire.


02/07/2007

Devil Came on Horseback

proposé par martingrall
The Devil Came on Horseback - trailer

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Ce documentaire montre l'aggravation de la situation dans cette partie du Soudan et dépeint le génocide du Darfour

Alors que les dirigeants de divers pays œuvrent en faveur du règlement du conflit au Darfour, un nouveau film documentaire dépeint les déprédations et les atrocités commises par les djandjawids, les milices arabes qui jouissent du soutien du gouvernement soudanais. Intitulé « The Devil Came on Horseback » (Le diable est arrivé à cheval), ce film a été présenté par l'Institut américain du cinéma (American Film Institute), lors de son festival Silverdocs, devant une multitude de spectateurs, dont la plupart ont ensuite assisté à une table ronde sur le génocide.

Réalisé par Annie Sundberg et Ricki Stern, ce documentaire porte sur ce qu'a vécu un ancien capitaine des marines des États-Unis, Brian Steidle, alors qu'il était un observateur militaire non armé pour le compte de l'Union africaine au Darfour. Il a observé sur place un conflit qui a éclaté en 2003 lorsque des groupes de rebelles ont attaqué des bâtiments du gouvernement soudanais en signe de protestation contre l'oppression dont faisait l'objet la population noire.

A son arrivée au Darfour en 2004, le conflit était devenu une vaste opération militaire orchestrée par le gouvernement qui visait à anéantir les tribus africaines de la région avec le soutien des djandjawids, dit-il dans le documentaire dont il est le narrateur. Le gouvernement soudanais nie apporter un soutien aux djandjawids.

Selon les estimations de l'ONU, le conflit du Darfour a causé jusqu'ici la mort de 200.000 personnes et le déplacement de 2 à 3 millions d'autres.

Ces dernières sont déplacées sans cesse d'un camp à un autre et rassemblées dans des camps plus grands, ce qui entraîne la mort de certaines d'entre elles et d'autres conséquences graves. Il continue à jouer un rôle actif dans des organismes d'aide humanitaire et retourne souvent dans cette partie du monde, mais il n'est plus autorisé à entrer au Soudan. On compte environ un million de personnes dans des petits camps situés dans des zones reculées que les organismes ne peuvent pas atteindre à l'heure actuelle, a-t-il dit.

Pendant la période qu'il a passée au Darfour, M. Steidle a observé tous les jours des actes de brutalité extrême, qu'il a pris en photo ou filmés. Certaines de ses photos et des extraits de ses films font partie du documentaire. Lors d'une attaque relatée dans le film, des miliciens mettent le feu à une petite ville de 20.000 personnes en criant notamment «Tuons les esclaves ».

M. Steidle et d'autres observateurs, tels que l'International Crisis Group (ICG), dont le rapport de 2007 sur le Darfour fait état de la détérioration de la situation au cours de l'année écoulée, estiment que le génocide est entré dans une seconde phase. Selon le président de l'ICG, M. John Prendergast, qui a participé à une table ronde le 12 juin après le passage du film, le gouvernement soudanais lutte contre l'opposition « en armant des villages, des milices qui représentent un village contre un autre, et on a donc des conflits locaux » qui entravent la distribution des secours. Khartoum « tente d'éliminer lentement mais sûrement certaines catégories de la population non arabe du Darfour ».

Le blocage de l'acheminement de l'aide humanitaire, a dit M. Steidle, est la cause de la mort de la plupart des personnes. Chaque mois, des milliers d'entre elles meurent faute d'eau, de vivres et de soins médicaux.

Une grande ONG a annoncé le 17 juin son retrait à titre permanent de Gereida, le plus grand camp de réfugiés au Darfour, du fait des attaques incessantes des milices arabes contre son personnel. Or, plus de 130.000 réfugiés de ce camp dépendent de l'aide distribuée.

« Les autorités locales ne s'acquittent pas de leur obligation d'assurer la sécurité de notre personnel », a déclaré la directrice du programme, en ajoutant que les auteurs de ces attaques étaient encore en liberté.

« Si on ne veut pas parler de génocide, cela ne fait rien, a dit M. Steidle, mais quelque chose se passe au Darfour, et le monde ne doit pas fermer les yeux. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour empêcher ce qui se passe. »

Lea Terhune

27/06/2007

A Paris on, parle Darfour, si seulement.

Proposé par martingrall

Donc ma Condy est à Paris ! La mienne pas celle de Sarkozy.
Et elle vient pour que cesse cette tragédie du Darfour. Et elle est un peu colère. Ca lui arrive. Et elle supporte de moins en moins les mascarades de ces carêmes prenant.

La veille de la réunion de Paris sur le conflit du Darfour organisée sous l'égide de l'ONU, la secrétaire d'État des États-Unis, Mme Condoleezza Rice, s'est déclarée déçue du fait que la communauté internationale n'avait pas réussi à mettre fin à la violence qui avait
causé la mort de centaines de milliers de personnes et déplacé des millions d'autres dans l'ouest du Soudan.

« Très franchement, je ne pense pas que la communauté internationale se soit acquittée de ses obligations » en ce qui concerne le conflit du Darfour qui dure depuis cinq ans.

Condy a tenu ces propos lors de la conférence de presse qu'elle a donnée le 24 juin à Paris, à l'issue d'un entretien en tête à tête avec le ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner.

Condy a fait l'éloge de ce dernier pour son action en faveur des droits de l'homme avant d'être ministre et pour avoir organisé la réunion sur le Darfour. Elle a aussi fait part de sa satisfaction au sujet de la nouvelle impulsion de la France en vue du règlement du conflit du Darfour.

Il s'agit, de « l'une des véritables catastrophes humanitaires à laquelle on doit faire face à l'heure actuelle. Il faut que la communauté internationale agisse plus rapidement et d'une façon plus responsable pour mettre un terme aux massacres et à la dévastation au Darfour. »

Depuis que les États-Unis ont qualifié de génocide, il y a trois ans, les massacres commis par des milices dénommées les djandjawids, ils ne cessent de tenter de mobiliser la communauté internationale pour qu'elle agisse d'une façon plus énergique.

À cet effet, ils ont récemment accru les sanctions qu'ils appliquent, en matière de déplacement et dans le domaine financier, à un certain nombre de Soudanais et d'entreprises soudanaises impliqués dans les actes de violence des djandjawids au Darfour.

Condy a indiqué que les États-Unis ouvraient de concert avec d'autres pays au sein du Conseil de sécurité de l'ONU en vue de la rédaction d'un projet de résolution destiné à mettre fin à la violence.

En fin de compte, il s'agit pour la communauté internationale d'insister afin que le gouvernement soudanais autorise le déploiement d'une force de l'ONU qui viendra s'ajouter aux 7.000 soldats de l'Union africaine au Darfour, dont la tâche est actuellement au-delà de leurs forces.

Cette force mixte est nécessaire, a fait remarquer Condy, parce que le gouvernement soudanais est incapable ou peu désireux d'assurer la sécurité des habitants du Darfour et qu'il doit par conséquent accepter l'aide de la communauté internationale pour le faire.

La situation exige aussi que la communauté internationale ait la volonté de poursuivre ses efforts en ce qui concerne les négociations de paix. Les États-Unis ont joué un rôle très important dans la conclusion de l'accord de paix d'Abuja en 2006, mais c'est un accord qui a perdu de sa force à la cause de la non-participation de certains groupes de rebelles, et il convient, d'y remédier.

À propos de l'influence de la Chine qui est l'un des principaux pays importateurs de pétrole du Soudan, Condy a indiqué que ce pays serait représenté à la réunion de Paris. La Chine, a-t-elle dit, a des responsabilités particulières, évidemment en tant que membre du Conseil de sécurité et aussi à cause de ses relations spéciales en Afrique. « Je pense que les Chinois ont récemment commencé de parler avec plus de force au
sujet de cette question, et j'espère que cela poursuivra et s'intensifiera. »

D’accord c’est un peu direct mais au moins chacun devra s’assumer.

Jean-Michel Vandenberge - Jim Fisher-Thompson

26/06/2007

Conflits du Darfour. Une fin Proche?

Darfour: la Chine veut s'engager, mais pas contre Khartoum

La Chine, accusée de complaisance avec le Soudan pour préserver ses intérêts pétroliers, affirme vouloir s'engager pour la paix au Darfour, mais "menacer et faire pression" sur Khartoum ne ferait que compliquer une sortie de crise, a averti un haut responsable chinois, Liu Guijin dans un entretien à l'AFP.

"Pour résoudre la question du Darfour, la communauté internationale doit s'efforcer d'envoyer un signal positif et équilibré", a déclaré M. Liu, l'envoyé spécial de Pékin au Soudan, qui participait lundi à la conférence internationale de Paris sur le Darfour.
"Il ne faut pas, pour un oui ou pour un non, menacer et faire pression sur le gouvernement du Soudan: ce serait contreproductif et ne ferait que compliquer la question encore davantage", a-t-il ajouté.


Les Etats-Unis ont récemment décidé de nouvelles sanctions économiques contre Khartoum. La Chine a, elle, toujours pris la défense du Soudan à l'ONU.
Soulignant que Pékin avait multiplié les contacts avec le pouvoir soudanais sur le Darfour, M. Liu a cité la visite à Khartoum du président chinois Hu Jintao en février qui a exprimé "son espoir de voir le gouvernement soudanais se montrer plus flexible".
"Je suis très heureux qu'à l'ordre du jour de la conférence de Paris, il y ait la reconstruction et le développement", a déclaré l'envoyé spécial, expliquant que son pays fournissait une aide pour relancer l'agriculture au Darfour.
"Il faut éviter d'arriver à une situation où on signerait un accord de paix qui ne servirait à rien parce que des combats éclateraient à nouveau pour le partage des ressources", a-t-il poursuivi.
M. Liu a affirmé que son pays faisait des efforts "pour que le gouvernement soudanais accepte, le plus rapidement possible et en termes les plus clairs", les efforts de paix de la communauté internationale.
Khartoum a finalement donné le 12 juin son accord au déploiement d'une force de paix hybride Union Africaine/ONU.
Il a confirmé que la Chine allait envoyer 275 techniciens dans le cadre de cette force.
"Je pense que le gouvernement soudanais a la volonté et veut sincèrement améliorer la situation humanitaire. Mais il rencontre de réelles difficultés dans la région car il n'y pas encore de véritable cessez-le-feu", a estimé le diplomate chinois.
M. Liu, qui s'est rendu deux fois au Soudan depuis sa nomination en mai, n'a pour l'instant pas eu de contact avec les rebelles du Darfour, mais n'a pas exclu cette éventualité pour l'avenir, même s'il a estimé que "les pays occidentaux sont mieux placés pour cela, parce que les groupes rebelles ont des représentants à Paris, Londres ou Washington".
"La Chine est fortement engagée et a la volonté de trouver une solution politique à la question du Darfour, à ce que les mesures prises soient utiles et veut oeuvrer dans ce sens avec la communauté internationale", a affirmé le diplomate.
M. Liu a défendu les activités "normales" de son pays dans le pétrole au Soudan, dont la Chine est le principal importateur, ce qui lui vaut des critiques. Il a relevé que des compagnies française et britannique (Total et White Nile UK) avaient contesté respectivement leurs droits d'exploitation dans le sud-Soudan devant la Haute Cour de Londres.
L'émisssaire chinois a enfin récusé "la politisation de la question du Darfour et le fait de lier sans arrêt cette question à celle des Jeux olympiques", qui se tiennent en Chine en 2008, comme le font "un petit nombre de médias, d'ONG et certains parlementaires", mais non, a-t-il relevé, "les gouvernements des pays occidentaux".

L’Amérique est ce ou n’est pas l’Amérique.

Est-ce le rêve Américain où tout est possible, tout Africain pouvant devenir ce qu’il veut. Ou est-ce une nouvelle colonisation. Cette Amérique coloniale se dévoilera-t-elle.
Ce texte sur l’Africom qui jouira d’une structure et mission exceptionnelles. Pour les Etats-Unis dans l’influence qu’il pourront opposer aux Chinois et Européens.
Proposé par martingrall.

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Date des décolonisation africaines. Source Wikipédia.

Le nouveau centre de commandement en Afrique (Africom) du
ministère de la défense des États-Unis aura une structure et une mission
qui sortiront de l'ordinaire, a déclaré à la presse un haut responsable du
ministère de la défense, M. Ryan Henry, les 21 et 22 juin.

À l'heure actuelle, les États-Unis consultent des pays africains ainsi que
d'autres pays alliés au sujet de la mise en place de ce nouveau centre de
commandement, qui devrait entrer en activité à l'automne 2008.

De retour d'une seconde série de consultations au sujet de l'Africom, M.
Henry a indiqué qu'il s'était entretenu avec de hauts responsables des
ministères de la défense et des affaires étrangères de l'Algérie, du Maroc,
de la Libye, de l'Égypte, de Djibouti ainsi qu'avec de hauts responsables
de l'Union africaine au cours de sa récente tournée en Afrique. Il a aussi
conféré avec de hauts responsables français lors de son arrêt à Paris, où
il a également eu des entretiens avec les attachés militaires d'une
quarantaine de pays.

« Nous avons donné un aperçu de l'Africom et de sa mission et invité nos
interlocuteurs à nous faire part de leurs points de vue (.) car ceux-ci
nous sont utiles, alors que nous nous apprêtons à prendre les décisions au
sujet de la mise sur pied de ce nouveau centre », a dit M. Henry.

C'est en février que le gouvernement Bush a annoncé son intention de créer
l'Africom. Jusqu'ici, les relations du ministère de la défense avec
l'Afrique avaient lieu, et continuent d'avoir lieu pour le moment, dans le
cadre des centres de commandement européen, central et pacifique des
États-Unis. Selon le ministre de la défense, M. Robert Gates, cette
division de la tâche constitue « un arrangement dépassé qui remonte à la
guerre froide ».

M. Henry a déclaré à la presse que l'objectif de l'Africom n'était pas de
faire la guerre, mais « d'oeuvrer de concert avec les partenaires africains
en vue de la création d'un environnement plus stable dans lequel la
croissance politique et économique pourra avoir lieu ».

Il s'agit « d'établir les conditions » nécessaires à un emploi plus
efficace de l'aide humanitaire et au développement ainsi qu'aider les
États africains à lutter contre le terrorisme.

Une autre série d'entretiens au sujet de l'Africom avec des représentants
du Royaume-Uni, de la France et d'autres pays européens devrait avoir lieu
cet automne.

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Carte politique de l'Afrique. Source Wikipédia.

Les aspects particuliers du futur Africom

À l'opposé des autres centres de commandement des États-Unis, l'Africom ne
serait pas doté d'un siège unique dans un pays africain donné. Son
personnel serait réparti dans diverses villes de l'Afrique.

Un autre aspect particulier de ce nouveau commandant devrait être la
nomination d'un haut responsable du département d'État en tant qu'adjoint
du commandant militaire de l'Africom. Cette personne jouerait plus le rôle
d'un conseiller politique que dans les autres centres de commandement, mais
ferait aussi partie de la structure du centre de commandement.

M. Henry a réaffirmé que, contrairement aux autres centres de commandement
des États-Unis, l'Africom ne serait pas destiné à faire la guerre. Aucune
nouvelle base ne sera créée dans le continent africain et aucun nouveau
contingent de soldats américains n'y sera envoyé lorsque ce centre entrera
en activité avant la fin de 2008.

Sa vocation sera plutôt d'oeuvrer de concert avec des pays africains et
d'autres partenaires étrangers en vue de contribuer à la solution des
problèmes qui compromettent la sécurité à travers le continent.

L'Africom mettra l'accent sur l'aide humanitaire, sur l'action civique, sur
le professionnalisme dans les forces armées, sur l'aide à la sécurisation
des frontières et des voies maritimes et sur l'intervention en cas de
catastrophes naturelles.

« Cela ne veut pas dire que l'Africom jouera un rôle dirigeant en matière
de diplomatie et de développement économique. Ce rôle continuera d'être
exercé par les ambassadeurs des États-Unis et par l'Agence des États-Unis
pour le développement international. »

M. Henry a cherché à réfuter plusieurs fausses idées au sujet des raisons
de la création de l'Africom, notamment les idées selon lesquelles les
États-Unis chercheraient à avoir des bases pour lutter contre le terrorisme
en Afrique, à s'opposer à l'influence économique de la Chine dans ce
continent et à exercer un contrôle sur les gisements pétroliers africains.

Le terrorisme constitue un problème en Afrique, et c'est là un sujet de
grande préoccupation pour les pays africains, a-t-il dit. Toutefois, la
lutte contre le terrorisme n'est pas le principal objectif de l'Africom, et
les États-Unis n'ont nullement l'intention d'envoyer des soldats ou de
créer des bases dans ce continent à cet effet.

À propos du rôle grandissant de la Chine dans l'économie des pays
africains, M. Henry a déclaré : « Nous sommes disposés à ouvrer de concert
avec la Chine n'importe où dans le monde. Si la Chine réussit, le reste du
monde réussira. Toutefois, nous nous attendons à ce que la Chine (.) soit
un partenaire international responsable et qu'elle agisse en conséquence. »

En ce qui concerne les grandes richesses naturelles de l'Afrique, dont le
pétrole, il a dit : « Nous pensons qu'il est important pour le monde et
pour les Africains que ceux-ci soient en mesure de vendre leurs produits
sur le marché mondial de manière à exploiter les avantages économiques de
ce commerce. »

Les Africains, et non les Américains, en seront la garantie. La coopération
avec les pays africains pour les aider à se doter des capacités nécessaires
pour assurer la sécurité des installations pétrolières et du transport des
hydrocarbures est l'un des grands objectifs de l'Africom.
Jim Fisher-Thompson

20/04/2007

Et toujours et encore le Darfour

Darfour encore et toujours. Et toujours des pays complices plus que d’autres. Ainsi la France, n’arrive pas à choisir de quels côtés les morts ont le plus la côte. Entre Areva qui veut vendre des centrales à la Chine, des airbus au même empire du milieu justement. Mais ce n’est pas un fléau de balance. Il y a le poids des maux.
Maux dont on ne revient jamais. Donc deux colonnes de David McKeeby et Judy Aita.
Proposé par martingrall.


M. Bush appelle les autorités soudanaises à agir au sujet du Darfour. Les États-Unis alourdiront leurs sanctions si le Soudan ne tient pas ses engagements.

Par David McKeeby and Judy Aita

N-Y- Les États-Unis alourdiront leurs sanctions contre le Soudan si
le président de ce pays, M. Omar el-Béchir, continue de ne tenir aucun
compte des engagements pris par son gouvernement de mettre fin à la
violence dans la région du Darfour, a affirmé le président Bush lors d'un
discours prononcé le 18 avril.

« Le fait est que tout en promettant la coopération, le président Béchir
trouve toujours de nouveaux moyens de gêner et de contrarier les efforts
que déploie l'ONU en vue d'instaurer la paix dans son pays », a déclaré M.
Bush à son auditoire réuni au Musée de l'holocauste à Washington. « Le
temps des promesses est passé : le président Béchir doit agir. »

La situation au Darfour montre que « le mal n'est pas un chapitre de
l'histoire, mais une réalité qui habite le cour de l'homme » et à laquelle
la communauté internationale doit encore faire face aujourd'hui.

« C'est bien au mal que nous assistons au Soudan, et nous n'allons pas le
laisser triompher », a affirmé M. Bush.

À partir de 2005, a-t-il dit, le gouvernement soudanais a laissé les
milices djandjawids se déchaîner contre des villages entiers dans le cadre
d'une campagne organisée contre des rebelles dans la région occidentale du
Darfour. La violence et la famine ont tué de 200.000 à 400.000 personnes et
en ont fait fuir plus de 2 millions, dont quelque 200.000 aujourd'hui
réfugiés au Tchad.

Les États-Unis ont expédié pour plus de 2 milliards de dollars d'aide
humanitaire à la région depuis 2005 et ont essayé de contribuer au
règlement du conflit en incitant les autorités soudanaises et les rebelles
à conclure un accord politique.

En mai 2006, les États-Unis ont aidé à favoriser un tel accord avec le
président Béchir, qui s'est engagé à désarmer les milices. Ils ont ensuite
parrainé une résolution adoptée par le Conseil de sécurité, autorisant la
prorogation de la mission de l'ONU au Soudan.

En novembre 2006, les États-Unis se sont joints à 12 autres États, à
l'Union africaine, à l'Union européenne et à la Ligue arabe pour promouvoir
un autre accord, lors d'une conférence parrainée par l'ONU à Addis-Abéba
(Éthiopie) au cours de laquelle le gouvernement soudanais et les forces
rebelles ont consolidé leur cessez-le-feu et ont accepté que la force de
maintien de la paix de l'Union africaine, comptant 7.000 soldats, soit
fusionnée avec la mission de l'ONU.

Depuis lors, a fait remarquer M. Bush, les forces rebelles se sont
éparpillées tandis que le gouvernement du Soudan a entrepris une nouvelle
offensive employant notamment des avions militaires, peints en blanc à la
ressemblance de ceux des organismes humanitaires et des forces de maintien
de la paix, pour envoyer des armes au Darfour et bombarder des villages. Le
gouvernement de M. Béchir a également retardé le déploiement de 3.000
casques bleus.

« Le désordre et l'instabilité croissants font que les organismes d'aide
humanitaire ont du mal à distribuer les secours à ceux qui en ont besoin,
au point que certains d'entre eux ont été contraints à évacuer leur
personnel pour des raisons de sécurité. Une fois de plus, ce sont les
hommes, femmes et enfants sans défense qui font les frais de cette
situation », a déclaré le président Bush.

Le secrétaire d'État adjoint, M. John Negroponte, s'est récemment rendu au
Soudan où il a exhorté les autorités à revoir leurs actions et à tenir
leurs engagements.

Les États-Unis vont prendre des mesures supplémentaires en cas d'échec des
pourparlers de l'ONU

M. Bush a affirmé que si les actuels pourparlers entre le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon et M. Béchir ne parvenaient pas à rompre
l'impasse diplomatique, les États-Unis prendraient les mesures suivantes :

- Durcissement de leurs propres sanctions contre le Soudan, notamment
blocage des transactions en dollars et ajout de 29 sociétés soudanaises à
la liste des entreprises interdites d'activités aux États-Unis. Cette liste
est maintenue par le ministère des finances des États-Unis.

- Sanctions contre certains responsables qui ont perpétré des abus au
Darfour.

- Expansion de l'embargo sur la livraison d'armes américaines au Soudan.

- Ouverture de consultations avec des membres du Conseil de sécurité de
l'ONU afin de rédiger une nouvelle résolution portant sur des sanctions
internationales.

- Intensification de la surveillance des violations perpétrées au Soudan et
étude de vols militaires offensifs de prévention.

Si ces mesures ne suffisent pas, a dit M. Bush, les États-Unis prendront
des mesures encore plus dures.

Il a ajouté que les États-Unis augmenteraient leur soutien à l'Autorité
régionale de transition au Darfour et a exhorté la communauté
internationale à soutenir les accords négociés à d'Addis-Abeba et à rejeter
tout effort de création d'obstacles à leur mise en ouvre.

Le secrétaire général est inquiet de rapports faisant état de livraisons
d'armes par les voies aériennes

Aux Nations unies, le secrétaire général Ban Ki-moon s'est félicité de la
décision du gouvernement Bush d'accorder un délai pour donner une chance
aux démarches diplomatiques d'aboutir. Le secrétaire général fait tout son
possible pour accélérer le processus politique et le déploiement d'une
mission hybride de maintien de la paix, a déclaré une porte-parole de
l'ONU, Michèle Montas, le 18 avril.

Selon le « New York Times », les enquêteurs onusiens du comité des
sanctions contre le Soudan ont conclu que le gouvernement soudanais
acheminait des armes et de l'équipement militaire lourd au Darfour par les
voies aériennes, ce qui constitue une violation de la résolution 1591 du
Conseil de sécurité.

Les enquêteurs ont en effet trouvé des avions de l'armée soudanaise peints
en blanc afin de ressembler à des aéronefs de l'ONU ou de l'Union africaine
(UA). Ils ont en outre repéré les initiales « UN » (le sigle de l'ONU en
anglais) peintes sur les ailes d'un avion de l'armée soudanaise à un
aéroport du Darfour. Des bombes étaient alignées près de l'avion et gardées
par des soldats en uniforme, affirme le « New York Times », citant un
rapport qui doit être publié prochainement.

Mme Montas a affirmé que le secrétaire général considérait tout cela comme
« très inquiétant ». Si ce rapport est fondé, « de telles actions
constituent clairement une violation du droit international et du statut
international de l'ONU ».

« Le secrétaire général va continuer de coopérer étroitement avec le
Conseil de sécurité sur ce dossier et escompte la pleine coopération du
gouvernement du Soudan et de toutes les parties concernées afin de
rapidement éclaircir la situation. »

M. Bush appelle les autorités soudanaises à agir au sujet du Darfour
(Les États-Unis alourdiront leurs sanctions si le Soudan ne tient pas ses
engagements.) (1100)

Second.

Washington - Les États-Unis alourdiront leurs sanctions contre le Soudan si
le président de ce pays, M. Omar el-Béchir, continue de ne tenir aucun
compte des engagements pris par son gouvernement de mettre fin à la
violence dans la région du Darfour, a affirmé le président Bush lors d'un
discours prononcé le 18 avril.

« Le fait est que tout en promettant la coopération, le président Béchir
trouve toujours de nouveaux moyens de gêner et de contrarier les efforts
que déploie l'ONU en vue d'instaurer la paix dans son pays », a déclaré M.
Bush à son auditoire réuni au Musée de l'holocauste à Washington. « Le
temps des promesses est passé : le président Béchir doit agir. »

La situation au Darfour montre que « le mal n'est pas un chapitre de
l'histoire, mais une réalité qui habite le cour de l'homme » et à laquelle
la communauté internationale doit encore faire face aujourd'hui.

« C'est bien au mal que nous assistons au Soudan, et nous n'allons pas le
laisser triompher », a affirmé M. Bush.

À partir de 2005, a-t-il dit, le gouvernement soudanais a laissé les
milices djandjawids se déchaîner contre des villages entiers dans le cadre
d'une campagne organisée contre des rebelles dans la région occidentale du
Darfour. La violence et la famine ont tué de 200.000 à 400.000 personnes et
en ont fait fuir plus de 2 millions, dont quelque 200.000 aujourd'hui
réfugiés au Tchad.

Les États-Unis ont expédié pour plus de 2 milliards de dollars d'aide
humanitaire à la région depuis 2005 et ont essayé de contribuer au
règlement du conflit en incitant les autorités soudanaises et les rebelles
à conclure un accord politique.

En mai 2006, les États-Unis ont aidé à favoriser un tel accord avec le
président Béchir, qui s'est engagé à désarmer les milices. Ils ont ensuite
parrainé une résolution adoptée par le Conseil de sécurité, autorisant la
prorogation de la mission de l'ONU au Soudan.

En novembre 2006, les États-Unis se sont joints à 12 autres États, à
l'Union africaine, à l'Union européenne et à la Ligue arabe pour promouvoir
un autre accord, lors d'une conférence parrainée par l'ONU à Addis-Abéba
(Éthiopie) au cours de laquelle le gouvernement soudanais et les forces
rebelles ont consolidé leur cessez-le-feu et ont accepté que la force de
maintien de la paix de l'Union africaine, comptant 7.000 soldats, soit
fusionnée avec la mission de l'ONU.

Depuis lors, a fait remarquer M. Bush, les forces rebelles se sont
éparpillées tandis que le gouvernement du Soudan a entrepris une nouvelle
offensive employant notamment des avions militaires, peints en blanc à la
ressemblance de ceux des organismes humanitaires et des forces de maintien
de la paix, pour envoyer des armes au Darfour et bombarder des villages. Le
gouvernement de M. Béchir a également retardé le déploiement de 3.000
casques bleus.

« Le désordre et l'instabilité croissants font que les organismes d'aide
humanitaire ont du mal à distribuer les secours à ceux qui en ont besoin,
au point que certains d'entre eux ont été contraints à évacuer leur
personnel pour des raisons de sécurité. Une fois de plus, ce sont les
hommes, femmes et enfants sans défense qui font les frais de cette
situation », a déclaré le président Bush.

Le secrétaire d'État adjoint, M. John Negroponte, s'est récemment rendu au
Soudan où il a exhorté les autorités à revoir leurs actions et à tenir
leurs engagements.

Les États-Unis vont prendre des mesures supplémentaires en cas d'échec des
pourparlers de l'ONU

M. Bush a affirmé que si les actuels pourparlers entre le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon et M. Béchir ne parvenaient pas à rompre
l'impasse diplomatique, les États-Unis prendraient les mesures suivantes :

- Durcissement de leurs propres sanctions contre le Soudan, notamment
blocage des transactions en dollars et ajout de 29 sociétés soudanaises à
la liste des entreprises interdites d'activités aux États-Unis. Cette liste
est maintenue par le ministère des finances des États-Unis.

- Sanctions contre certains responsables qui ont perpétré des abus au
Darfour.

- Expansion de l'embargo sur la livraison d'armes américaines au Soudan.

- Ouverture de consultations avec des membres du Conseil de sécurité de
l'ONU afin de rédiger une nouvelle résolution portant sur des sanctions
internationales.

- Intensification de la surveillance des violations perpétrées au Soudan et
étude de vols militaires offensifs de prévention.

Si ces mesures ne suffisent pas, a dit M. Bush, les États-Unis prendront
des mesures encore plus dures.

Il a ajouté que les États-Unis augmenteraient leur soutien à l'Autorité
régionale de transition au Darfour et a exhorté la communauté
internationale à soutenir les accords négociés à d'Addis-Abeba et à rejeter
tout effort de création d'obstacles à leur mise en ouvre.

Le secrétaire général est inquiet de rapports faisant état de livraisons
d'armes par les voies aériennes

Aux Nations unies, le secrétaire général Ban Ki-moon s'est félicité de la
décision du gouvernement Bush d'accorder un délai pour donner une chance
aux démarches diplomatiques d'aboutir. Le secrétaire général fait tout son
possible pour accélérer le processus politique et le déploiement d'une
mission hybride de maintien de la paix, a déclaré une porte-parole de
l'ONU, Michèle Montas, le 18 avril.

Selon le « New York Times », les enquêteurs onusiens du comité des
sanctions contre le Soudan ont conclu que le gouvernement soudanais
acheminait des armes et de l'équipement militaire lourd au Darfour par les
voies aériennes, ce qui constitue une violation de la résolution 1591 du
Conseil de sécurité.

Les enquêteurs ont en effet trouvé des avions de l'armée soudanaise peints
en blanc afin de ressembler à des aéronefs de l'ONU ou de l'Union africaine
(UA). Ils ont en outre repéré les initiales « UN » (le sigle de l'ONU en
anglais) peintes sur les ailes d'un avion de l'armée soudanaise à un
aéroport du Darfour. Des bombes étaient alignées près de l'avion et gardées
par des soldats en uniforme, affirme le « New York Times », citant un
rapport qui doit être publié prochainement.

Mme Montas a affirmé que le secrétaire général considérait tout cela comme
« très inquiétant ». Si ce rapport est fondé, « de telles actions
constituent clairement une violation du droit international et du statut
international de l'ONU ».

« Le secrétaire général va continuer de coopérer étroitement avec le
Conseil de sécurité sur ce dossier et escompte la pleine coopération du
gouvernement du Soudan et de toutes les parties concernées afin de
rapidement éclaircir la situation. »

19/04/2007

S’opposer au droit d’ingérence de l’O.N.U est un crime contre l’humanité

Proposé par martingrall. S’opposer au droit d’ingérence de l’O.N.U est un crime contre l’humanité! Un crime pour vente d'âmes. Le Darfour encore et toujours. Que peut-on ajouter à cette valse hésitation ! Si ce n’est que les dirigeants de pays pauvres vendent les morts qu’ils pourront présenter comme une facture pour travail accompli. Et c’est le cas du Soudan, comme cela se pratique ailleurs pas bien loin, le Benin et d’autres plus lointain, en temps et kilomètres « Un million de dollars le Viet » Ces vieillards, ses enfants, ses mères adolescentes, ces femmes violée, niées, abattues et décortiquées, morts et mortes ont une valeur marchande bien plus juteuse que s’ils, si elles étaient vivants, vivantes. Alors. Que peut-on ajouter à notre complicité. Que peut-on ajouter aux crimes pour marchandage, pétrole contre pétrole, chiffons contre verroteries. Oui. Lorsque le génocide des populations est organisée par leur représentants politiques, pour satisfaire à l’Organisation Mondiale du commerce, s’opposer au droit d’ingérence de l’O.N.U est un crime contre l’humanité! Par l’humanité.
Alors deux textes. Un de Judy Aita sur la confiance de l’O.N.U puis un de Fisher-Thompson sur le voyage de Negroponte du département d’Etat américain.

Et que font et feront nos candidats dans ce monde ou le mort a un prix de vente?


Par Judy Aita
Ils attendent de voir ce qui va vraiment se passer sur le terrain.
Nations unies - Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est félicité de
la décision du Soudan d'accepter l'accroissement du soutien de l'ONU aux
soldats de la paix de l'Union africaine au Darfour, mais les membres du
Conseil restent prudents jusqu'au déploiement effectif des renforts sur le
terrain.

Le représentant des États-Unis à l'ONU, Alejandro Wolff, a déclaré : « Je
détecte un sentiment de frustration au sein du Conseil, parce que chaque
fois que quelque chose semble accepté, de nouvelles conditions et des
délais sont imposés. Nous nous sommes déjà trouvés dans cette situation,
alors nous attendons de voir ce qui se passe », a-t-il déclaré aux
journalistes à l'issue d'une session spéciale consacrée au Darfour.

Le 16 avril, après avoir traîné des pieds pendant cinq mois, le Soudan a en
effet informé les Nations unies de sa décision d'accepter « l'appui lourd »
des Nations unies aux 7.000 hommes de l'Union africaine déjà déployés sur
le terrain. Cet « appui lourd » comprend 3.000 policiers et soldats de
l'ONU et six hélicoptères de combat, et constitue la première contribution
importante de l'ONU aux troupes de l'UA. Le Soudan s'était jusqu'à présent
opposé aux hélicoptères.

Cet « appui lourd » est la deuxième phase d'un plan en trois volets qui
aboutira à une force hybride ONU/UA de maintien de la paix forte de 17.000
soldats et de 3.000 policiers. Des conseillers politiques et du personnel
civil ont déjà été déployés dans le cadre de la première phase dite «
d'appui léger ».

Le 16 avril, le secrétaire d'État adjoint John Negroponte, qui était en
visite au Soudan, a déclaré que la force hybride était capitale. « Nous
devons évoluer rapidement vers une force hybride de maintien de la paix
plus importante dotée d'un commandement unique conforme aux normes et
pratiques de l'ONU », a-t-il déclaré à des journalistes à Khartoum. Il a
ajouté que le Soudan risquait de se retrouver de plus en plus isolé du
reste de la communauté internationale s'il ne mettait pas en ouvre le plan
de l'ONU.

Au siège de l'Organisation, les représentants des 15 pays membres du
Conseil de sécurité se sont entretenus avec le secrétaire général Ban
Ki-moon et de hauts responsables de l'ONU et de l'Union africaine impliqués
dans le dossier du Darfour au sujet des divers aspects du processus
politique, de la liberté d'action du personnel humanitaire et du maintien
de la paix. Le président de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré,
participait à ces discussions.

Ban Ki-moon a qualifié la décision soudanaise « de signe encourageant », et
ajouté que l'ONU et l'Union africaine avaient l'intention « d'agir
rapidement pour préparer le déploiement de l'appui lourd et de la force
hybride » tout en intensifiant les démarches diplomatiques visant à
faciliter les accords de paix et la protection des civils au Darfour.

« Le peuple du Darfour n'a que trop souffert. La communauté internationale
doit maintenant faire tout ce qu'elle peut. »

M. Wolff a, quant à lui, déclaré que le Conseil de sécurité et les membres
de l'Union africaine « avaient le même sentiment d'urgence et de vigilance.
Cela traîne depuis trop longtemps. »

Le calendrier d'expansion de la force de maintien de la paix au Darfour a
Darfour, les diplomates font preuve d'un optimisme prudent
en effet été retardé plusieurs fois l'année dernière. Le mandat des forces
de l'Union africaine expire « dans tout juste 75 jours », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, les États-Unis et le Royaume-Uni sont en train de discuter
d'une résolution qui augmenterait les sanctions contre le Soudan si ce
dernier ne coopérait pas au sujet du Darfour. Aucune décision n'a encore
été prise à ce sujet du fait de la décision du Soudan d'accepter le
déploiement de la phase d'appui lourd. Une décision sera prise lorsque M.
Negroponte sera rentré de sa tournée dans la région, a précisé M. Wolff.

Alors que la violence, les assassinats et la souffrance continuent, « le
niveau de frustration monte et le niveau de tolérance pour les
atermoiements du Soudan diminue, et les gens entrevoient la nécessité de
prendre d'autres mesures », a dit M. Wolff.

Les Nations unies estiment que plus de 200.000 personnes ont été tuées et
deux millions d'autres déplacées au Darfour depuis 2003.

Puis celui de Jim Fisher-Thompson

M. Negroponte fait part des inquiétudes des É.-U. à Khartoum
N-Y - Le secrétaire d'État adjoint, M. John Negroponte, vient
d'effectuer un voyage au Soudan, au cours duquel il s'est rendu dans des
camps de réfugiés au Darfour et a fait part au président Omar el-Béchir des
grandes préoccupations des États-Unis au sujet de la persistance de la
violence dans l'ouest du pays.

Lors de ses entretiens avec M. Béchir et avec des membres du gouvernement
soudanais, M. Negroponte a déclaré : « J'ai parlé en particulier de la
situation au Darfour, à laquelle le peuple américain et notre gouvernement
accordent un très grand intérêt. »

Il a aussi indiqué qu'il avait fait part de l'engagement des États-Unis en
faveur de « l'application intégrale et urgente de l'accord de paix du
Darfour et de l'accord général de paix ».

Lors de la conférence de presse qu'il a donnée à Khartoum le 16 avril, M.
Negroponte a déclaré qu'il s'agissait de son second voyage à l'étranger
depuis sa nomination au poste de secrétaire d'État adjoint en février.
Outre le Soudan, il devait aussi se rendre au Tchad, en Libye et en
Mauritanie avant son retour à Washington le 19 avril.

Il est également allé à Juba, dans le sud du Soudan, où il s'est entretenu
avec le premier vice-président, M. Salva Kiir, qui est à la tête du
Mouvement de libération populaire du Soudan, mouvement politique du Sud qui
s'est opposé au gouvernement soudanais jusqu'à la conclusion de l'accord
général de paix en janvier 2005. Cet accord a mis fin au conflit entre le
nord et le sud du pays qui a duré près de vingt ans.

Au Darfour, M. Negroponte a abordé les questions relatives à l'aide
humanitaire et au maintien de la paix avec des représentants de l'ONU, de
l'Union africaine et du Soudan. Après avoir fait remarquer que la crise
avait trois aspects, humanitaire, politique et sécuritaire, il a déclaré :
« Tous ces aspects méritent une prompte attention de la part du
gouvernement soudanais. »

En ce qui concerne l'aide humanitaire, M. Negroponte a déclaré : « Les
États-Unis sont le pays qui apporte l'aide la plus importante au Soudan,
plus de 2 milliards de dollars depuis 2005, et nous ouvrons avec énergie
afin de protéger les réfugiés. »

La guerre civile qui a éclaté au Darfour en 2003 a causé la mort de 200.000
personnes et déplacé quelque 2 millions d'autres personnes. En mai 2006, le
gouvernement soudanais et plusieurs groupes de rebelles ont conclu l'accord
de paix du Darfour, mais la violence suscitée par les milices djandjawids
qui jouissent du soutien du gouvernement et par des groupes de rebelles
persiste.

L'accord de paix du Darfour, a dit M. Negroponte, « offre de grandes
promesses et de grandes possibilités pour le peuple soudanais. Il peut être
appliqué seulement si le gouvernement soudanais agit dans ce sens, qu'une
force de l'ONU et de l'Union africaine prend rapidement le relais et que
les agents des organismes humanitaires ont un meilleur accès à ceux qui ont
besoin d'une aide. »

Le bilan du gouvernement soudanais n'est guère encourageant à ce dernier
égard. « Le refus d'accorder des visas et le harcèlement des agents des
organismes d'aide donnent l'impression que le gouvernement soudanais
orchestre une campagne délibérée d'intimidation. »

L'accord qu'il a conclu récemment avec l'ONU en vue de faciliter les
opérations d'aide humanitaire est cependant « un signe encourageant »,
a-t-il dit en ajoutant : « Nous allons suivre la situation de près et nous
comptons sur une application rapide. »

Pour ce qui est de la sécurité, M. Negroponte a déclaré : « Le gouvernement
soudanais doit désarmer les djandjawids, les milices arabes qui, comme nous
le savons tous, ne pourraient exister sans le soutien actif du gouvernement
soudanais. Les groupes de rebelles qui n'ont pas signé l'accord de paix
doivent cesser leurs attaques, déposer les armes et participer aux
négociations. »

Il nous faut agir rapidement, a-t-il dit, pour mettre sur pied une force de
maintien de la paix mixte composée de soldats de l'Union africaine et de
l'ONU et dotée d'une seule chaîne de commande unie qui soit conforme aux
normes de l'ONU.

17/04/2007

Tiens finkie's est vraiment con.

il n'est pas dans mes habitudes d'insulter les gens surtout ceux qui se placent devant les écrans médatiques, très peu serviables. Mais finkie's a fait con chez FOG ce dimanchei 15. Il a fait fort, voir très fort, joserai, si si, le complétement fort. Un con je vous dis, et encore. là tout de suite, j'ai encore un doute. Peu-être malade. Oui c'est ça malade. Donc ma mensuétude pour ce clown vient de cette phrase l, Allez je la mets en très gros,
L'ECOLE C'EST LA OU ON APPREND LES MORTS.
Bien sur c'était pour affirmer que l'islam ne faisait pas parti d'un enseignement, enfin pas tout à fait, ne devait pas être à l'école, point. Mais. Ce nabot du cerveau, enfin ce beau cerveau de malade a su, donc, a su que nos certitudes aujourd'hui seront obsolètes quelques instants plus tard. Heureusement sinon quel ennui, chez Franz Olivier Giesber. Déjà que..... mais bon. Notre philosophe français de France dans le formol, pas le fort mal, ou peut-être formalisme ou shisme. Toujours est-il, pour ce qui nous intérese ce jour, heureusement que nous ne connaissons pas not'fnkie's, Le changement climatique, nous n'avons pas d'hier. PARCE QUE RIEN N'EST ECRIT DANS LES ANCIENS SAVOIRS. Tout doit s'inventer, toujours et encore et toujours, tout doit avancer. Alors nous avons les photos satellites pour le concevoir. Bien sur il faut un peu de réthorique, de systémique, afin de faire glisser le temps , le faire dépasser ce 17 avril et organiser la suffisance alimentaire pour plusieurs siècles. Donc ll'ONU et l'USAID apportent leurs savoirs immédats pour les agriculteurs, les éleveurs, les nomades d'Afrique.
PB de connexion je reviens plus tard.
............;
Je suis revenu, je vous le laisse en vrac vous y mettrez les virgules, ça frétille dans les tuyaux.
Les É.-U. utilisent des photos satellites pour lutter contre la faim et la pauvreté
La télédétection est un outil essentiel dans les domaines de l'agriculture et de l'utilisation des sols dans le monde

De Cheryl Pellerin
N-Y- Depuis 25 ans, les satellites américains Landsat d'observation
de la Terre collectent des images de notre planète depuis l'espace, et des
scientifiques du monde entier utilisent ces données dans de nombreux
domaines, allant de l'agriculture à l'utilisation des sols en passant par
les prévisions écologiques et la gestion des catastrophes.

Le programme Landsat, géré conjointement par la NASA et le Service d'études
géologiques du ministère des affaires intérieures des États-Unis (USGS),
contribue également à aider les pays les plus pauvres à profiter de la
puissance de la technologie, notamment des techniques de télédétection,
pour tirer durablement le meilleur parti de leur environnement naturel.

Depuis les années 1980, l'Agence des États-Unis pour le développement
international (USAID) est le principal financier du programme international
du Centre de l'USGS pour l'observation des ressources terrestres et les
sciences (EROS), situé dans le Dakota du Sud. Il s'agit de financer des
projets qui utilisent des données obtenues à distance pour remédier aux
problèmes de gestion des ressources, relever les changements de la
couverture terrestre et mettre en place des systèmes d'alerte précoce aux
catastrophes dans divers pays du monde.

Alerter à la famine et aux inondations

En 1986, l'USAID a créé un Dispositif d'alerte rapide à la famine (FEWS)
afin de contribuer à prévenir la famine en Afrique subsaharienne en
fournissant aux responsables politiques des informations précises obtenues
par télédétection sur les risques de famine.

En 2000, un réseau de ces dispositifs a été créé afin de permettre aux
Africains de réagir plus efficacement aux problèmes de sécurité alimentaire
et de mieux planifier les mesures visant à réduire la vulnérabilité des
groupes les plus exposés aux famines et aux inondations. Le Centre EROS de
l'USGS, la NASA et l'Administration nationale des études océaniques et
atmosphériques (NOAA) sont les principaux partenaires de ce réseau.

En 2003, l'USAID a commencé à verser des fonds à la NASA pour l'aider à
créer SERVIR, un système de visualisation et de surveillance fondé sur le
Web et destiné à l'Amérique centrale et au Mexique. Il met à la disposition
des responsables politiques, des étudiants, des milieux d'affaires et du
public des images satellite et des informations géospatiales.

Ce système a servi à prévoir le temps, à surveiller les incendies, à
déterminer quelles étaient les populations vulnérables aux inondations et
aux glissements de terrain, à suivre les marées rouges dans les zones de
pêche, à analyser le changement climatique et à établir une carte de la
couverture terrestre.

« De la réaction aux catastrophes à la planification du développement à
long terme, ces technologies d'observation de la Terre améliorent notre
capacité de comprendre la nature intégrée du travail que nous accomplissons
dans le monde entier et, partant, renforcent notre efficacité », a déclaré
Carrie Stokes, conseillère à l'USAID.

« Nous pouvons voir plus globalement comment des projets entrepris dans
divers secteurs tels que la croissance économique, l'agriculture, la
gestion des ressources naturelles, la santé et la gouvernance peuvent être
liés et se renforcer les uns les autres. En conséquence, créer des
capacités permettant aux gens d'utiliser les technologies géospatiales pour
solutionner tout un éventail de problèmes allant de la sécurité alimentaire
à l'urbanisation en passant par la protection de la biodiversité et le
changement climatique est pour nous une priorité. »

Ce système utilise de nombreuses données obtenues par télédétection, mais
les images fournies par Landsat sont la base de la cartographie nationale
de chaque pays.

L'USAID finance également le Land Use and Land Cover Trends Program
(Programme d'analyse des tendances au niveau de l'utilisation des sols et
de la couverture terrestre) en Afrique de l'Ouest. Il s'agit d'un programme
entrepris par les scientifiques du Centre EROS de l'USGS qui coopèrent avec
14 pays partenaires de cette région afin de relever et de quantifier les
changements intervenus dans les paysages au cours des 40 dernières années.

Gray Tappan est un géographe du Centre EROS de l'USGS qui est impliqué dans
ce programme. Lors d'un entretien accordé le 11 avril à l'USINFO, il a
déclaré qu'il s'agissait là d'une véritable gageure du fait de la vaste
superficie de la zone concernée et de la difficulté d'assembler des images
provenant de sources diverses.

« Nous étudions quatre années de référence : 1965, 1975, 1985 et 2000. Nous
établissons ainsi quatre cartes différentes que nous comparons afin de
détecter les changements. Cela nous donne une image des ressources
terrestres il y a 40 ou 20 ans, ainsi que des statistiques sur les zones
forestières, marécageuses, urbaines et agricoles. »

En Afrique de l'Ouest, des scientifiques du centre EROS travaillent depuis
1988 avec des partenaires africains au Centre régional AGRHYMET
(agriculture, hydrologie et météorologie) de Niamey (Niger), afin de les
aider à se doter de capacités de télédétection.

Sur les cartes, a expliqué M. Tappan, « nous constatons l'expansion
progressive des terres agricoles au détriment des forêts et des savanes. La
végétation naturelle perd donc du terrain, ce qui est une source
d'inquiétude. Nous assistons à un changement rapide de l'environnement,
essentiellement du fait de l'activité humaine. »

L'étape suivante, a-t-il dit, consiste à « transmettre ces preuves très
frappantes à de hauts responsables politiques de chaque pays concerné et à
amorcer le dialogue. Nous pouvons également recourir à des ordinateurs pour
montrer à quoi ressembleront ces paysages en 2020 ou 2050. Ce genre de
démonstration retient généralement leur attention. »

Dans un autre projet lancé au Niger, des agriculteurs ont amélioré leurs
méthodes de défrichage, de culture, d'utilisation des sols, d'économie de
l'eau et d'agroforesterie. Cela a permis aux arbres et aux buissons de
repousser en plus grand nombre qu'auparavant et a eu un effet positif sur
des dizaines de milliers de foyers ruraux.

Ce résultat a été si incroyable que même les Nigériens étaient sceptiques,
a dit M. Tappan. Ils ont été finalement convaincus par des images obtenues
par télédétection.

Ce genre de succès peut être reproduit, grâce à des technologies comme la
télédétection, ailleurs en Afrique et dans le monde, a affirmé M. Tappan. «
Landsat, plus que tout autre satellite, nous permet d'atteindre ces
objectifs, parce qu'il a été le premier engin conçu pour nous aider à
étudier les ressources de la Terre. »

Comme d'habiture faire la part des choses.

10/04/2007

Effet papillon.

Lorsque les 24 heures de Daytona et du Mans participent aux développement des cancers chez des personnes qui n’auront jamais accès aux bagnoles à dix cylindres. Et c’est pas qu’un peu 1 milliard.
Effet papillon et ce ne sont ni les portières ni la peinture. Mais.
Ce serait sans doute le moyen de donner un coup de propre aux courses de chignoles si on imposait les moteurs propres. Tout en carburant Agri-Cool. Méthanol et huile de colza. Ha oui les TIPP.

Proposé par martingrall

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Le cancer est un problème croissant dans les pays les plus pauvres

De Judy Aita
N-Y - Nations unies - De l'avis des scientifiques se spécialisant dans la
recherche sur le cancer, le nombre des cas de cancers va plus que doubler
au cours des vingt-cinq prochaines années, une augmentation qui touchera
surtout les pays en développement.

« Le cancer continue d'être un gros problème dans les pays occidentaux,
mais désormais il devient un problème croissant dans les pays aux revenus
plus faibles et on s'attend à ce que la tendance se poursuive », a déclaré
le directeur du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le
docteur Peter Boyle, à l'occasion d'une conférence de presse organisée le 3
avril au siège de l'ONU.

C'est à la rapide croissance démographique, au vieillissement de la
population et à l'exportation « réussie » des facteurs de risques liés au
cancer, notamment du tabagisme, des pays industriels vers les pays en
développement, qu'il attribue cet état de choses.

« Un milliard de personnes va succomber au cours de ce siècle aux effets du
tabagisme », a souligné le docteur Boyle, ajoutant qu'à l'heure actuelle le
nombre de personnes qui meurent du cancer est plus élevé que le nombre
total de celles qui meurent de la tuberculose, du paludisme et du sida.

Selon lui, l'épidémie de sida a conduit au rassemblement de plus
d'informations en matière de santé dans les pays en développement, ce qui a
permis au CIRC d'obtenir depuis quelques années des données plus fiables en
ce qui concerne le cancer.

Dans toutes les régions du monde, les cancers du sein se situent en
première ou deuxième place parmi les formes de cancer les plus courantes.
Pour ce qui est des hommes d'Afrique, c'est le sarcome de Kaposi,
directement lié au VIH/sida, qui est le plus courant.

Nombreux sont les cancers que l'on peut prévenir, a rappelé le docteur
Boyle, mais il faut néanmoins que les autorités sanitaires internationales
ouvrent à trouver les moyens de juguler la multiplication des cas de cette
maladie et à garantir un nombre suffisant d'établissements de soins
qualifiés.

« La communauté internationale, l'OMS et l'ONU doivent mieux sensibiliser
les populations au problème, renforcer les campagnes de prévention, et
améliorer les soins dans bien des régions du monde. Il nous faut accroître
nos activités, et en conséquence les fonds que nous allouons à la lutte
contre le cancer », a-t-il expliqué, recommandant une approche plus
stratégique afin de faire face au problème, mais faisant valoir que ce
n'était pas pour autant qu'il fallait réduire les ressources consacrées à
d'autres problèmes, notamment à la lutte contre le VIH/sida.

« Nous avons trouvé les fonds pour lutter contre le VIH/sida, et le cancer
et l'accroissement des cas de cancers méritent qu'on leur accorde la même
attention », a-t-il déclaré.

La radiothérapie, par exemple, est à la base de la plupart des traitements
contre le cancer et si, en Occident, la moitié des personnes atteintes d'un
cancer subissent une série de traitements par rayons et un quart en
reçoivent deux, 30 pays ne disposent d'aucune machine permettant un tel
traitement.

« L'Afrique n'a suffisamment de machines que pour répondre à un cinquième
des besoins du continent tout entier », a souligné le docteur Boyle.

Et d'ajouter : « Nous avons désormais des données et commençons à examiner
le problème de plus près. Nous pouvons voir qu'il y a une importante tâche
fondamentale à accomplir et qu'il serait préférable de nous organiser à
l'échelle mondiale au lieu de laisser les pays se débrouiller seuls. »

Établi en 1965, le CIRC fait et coordonne les recherches sur les causes du
cancer chez l'homme. Il élabore des stratégies scientifiques visant à
juguler cette maladie. Faisant partie de l'Organisation mondiale de la
santé (OMS), le CIRC travaille à la fois à la recherche épidémiologique et
à la recherche en laboratoire.

Corruption quand tu nous tiens par la barbichette.

La lutte contre la corruption entre dans une nouvelle phase. La France maître de la corruption dans ses colonies, puis intra-muros depuis 1962, doit y faire face. Et ce n'est pas le ridicule Anticor*, bien qu'il prouve la corruption interne à tous les échelons de la gouvernance française, qui peut quoi que ce soit, déjà ici, en France. Alors ailleurs. Heureusement il y a l' O.N.U.
O.N.U. qui a déjà mis en place la notion de crime écologique contre l'humanité, lance donc à Johannesburg, la notion de crime économique contre l'humanité. La France qui devra abandonner sa place au conseil de sécurité de l'O.N.U. à la gouvernance européenne quelle quelle soit, se trouvera en première ligne. Et tous nos saint Just du droit républicain et des droits de l’homme, ou tout s ’achète et se vent, même les hommes, ce pays de droit bien tordu se retrouveront à Nurenberg. Et là d’un coup je suis sur que Lagardère et Dassault les mettront en premières pages de leur organes. Sans respecter un seul temps de parole. Champagne!

*Voir Google-Yahoo-

Proposé par martingrall

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La Convention de l'ONU (UNCAC) devient le principal cadre d'action de la lutte contre la corruption entre dans une nouvelle phase

D' Andrzej Zwaniecki

Johannesburg (Afrique du Sud) - La communauté internationale est entrée
dans une nouvelle phase de la lutte contre la corruption lorsque les
principaux participants à une réunion internationale contre ce fléau se
sont accordés sur l'adoption et la mise en ouvre de la Convention des
Nations unies contre la corruption (UNCAC).

Dans une déclaration publiée le 5 avril à l'issue du Cinquième Forum
mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de l'intégrité
(GF 5), les participants ont avalisé l'UNCAC comme principal cadre mondial
d'action et de coopération entre les gouvernements, le secteur privé et les
organes non gouvernementaux.

Joseph Gangloff, directeur adjoint du Bureau de la déontologie dans la
fonction publique des États-Unis, a déclaré que la réunion de Johannesburg
avait fourni « une base solide » pour passer du processus du Forum mondial
à la mise en ouvre de la convention de l'ONU.

M. Gangloff a codirigé la délégation des États-Unis au Forum. Dans un
communiqué publié le 3 avril, celle-ci a affirmé que les États-Unis
exhortaient les pays qui avaient déjà ratifié ou signé la Convention à
remplir une liste d'autoévaluation, conformément à ce qui avait été décidé
lors de la Première Conférence des États parties à la Convention.

Selon lui, cette liste permettra de déterminer quelles sont les lacunes de
divers pays, et où se situent les compétences en matière de lutte contre la
corruption. La déclaration reconnaît en outre que les progrès réalisés lors
des forums précédents servent de tremplin pour l'échange d'informations sur
les méthodes les plus efficaces contre la corruption.

Mais M. Gangloff, qui a participé à toutes ces réunions, est convaincu que
le Forum de Johannesburg a accompli encore plus. « Au début, de nombreux
pays hésitaient à accepter le fait qu'ils avaient un problème de
corruption. Aujourd'hui, tout le monde admet qu'il faut faire quelque chose
et comprend que cette lutte revêt une dimension internationale. »

Lors du Cinquième Forum, des représentants de plusieurs pays en
développement affectés par un degré élevé de perception de la corruption
(selon l'Indice 2006 de perception de la corruption (IPC) publié par
Transparency International), ont évoqué les mesures spécifiques qu'ils
avaient mises en ouvre pour lutter contre ce fléau.

L'un des membres de la délégation des États-Unis, David Luna, du
département d'État, a confirmé que le Forum mondial était allé au-delà de
ce qu'on attendait de lui. « Nous espérons que les participants au GF 5
sont plus résolus que jamais à mettre fin à la corruption, à mettre l'UNCAC
en ouvre et à coopérer pour poursuivre les kleptocrates en justice et
recouvrer les avoirs détournés. »

M. Gangloff a déclaré que le déni d'asile aux fonctionnaires corrompus et
le recouvrement d'avoirs volés, ainsi que la nécessité de renforcer les
capacités de lutte contre la corruption, étaient les principaux soucis des
pays en développement.

Un autre membre de la délégation des États-Unis, Steven Tyrell, du
ministère de la justice, a déclaré que de nombreux pays souhaitaient mettre
en ouvre des programmes efficaces de lutte contre la corruption, mais
manquaient des ressources et des connaissances pour mener à bien enquêtes
et procès. « Mais il existe une volonté de faire mieux. »

Les représentants des pays développés ont exprimé leur volonté de partager
leurs compétences. Dans son communiqué, la délégation des États-Unis a
affirmé : « Les États-Unis ont hâte de coopérer avec d'autres pays afin
d'empêcher la création de paradis financiers et d'aider les gouvernements
partenaires à recouvrer leurs avoirs détournés. »

La délégation a en outre proposé d'aider les gouvernements à établir des
mécanismes efficaces et transparents de livraison des services publics et
réaffirmé l'engagement des États-Unis « de donner aux citoyens des
démocraties les outils et les ressources dont ils ont besoin pour s'opposer
aux pratiques corrompues et exiger une gestion transparente des affaires
publiques ».

De plus, pour mieux lutter contre la corruption, les pays doivent se
pencher sur les autres formes de crimes financiers. « Par une détermination
commune et une coopération mutuelle, nous pouvons (...) identifier,
interdire, bloquer et couper les fonds qui alimentent tous les individus
corrompus, les organisations criminelles et les réseaux illégaux », a
affirmé la délégation des États-Unis dans son communiqué.

08/04/2007

Tu seras un noir vivant.

Le Darfour un génocide qui ne semble pas intéresser nos candidats à la législature suprême. C'est et ce sera cependant une de leurs prérogatives de présidente ou président de la République Française. Le Darfour un génocide de paillettes pour rien pour nos candidats défendant un projet de gouvernement qui ne sera pas le leur. Président d'un côté. Gouvernement de l'autre. Puisque tous les médias nous cloisonnent dans une confrontation à deux riens, parce qu’ils ne représentent ni l’un ni l’autre ce que demandent les Français. Cela n’a rien a voir quoique.

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En formule un pilote de talent, Lewis Hamilton, est noir de parents noirs, il est anglais. Dans ce cénacle super friqué, le talent paye, rien que le talent. Bien sur noir il sera éboueur en France, tu seras la prolongation de ton père selon le précepte Sarkozyste. Ben non. Bien sur c’est ailleurs loin des micros des médias dont Sarko connaît tous les patrons de ceux qui tiennent micro et caméra, hexagonales les caméras. Et là devant un milliard de spectateurs, l’Angleterre dit tu seras un Homme en dehors de tes origines, de tes convictions, de ta race de ta religion. Tu seras Anglais. Monsieur les Anglais vous avez tiré les premiers. Est vraiment un hasard .
Toujours est-il qu’en dehors de tous micros toujours à six côtés étroits et sans profondeur de champ. Les Ricains, eux aussi font parler la poudre d’escampette à la France de plus en plus baveuse et xénophobe.
Il faut aussi apprendre TU SERAS UN NOIR VIVANT. Alors. Encore une fois cela ne me fait pas plaisir avec un peu de honte en bas du ventre. Surtout que cet effondrement de nos principes humains n’a de cause que la distribution du pétrole entre la Chine et les Etats-Unis. L’écologie n’aurait rien à y voir. Et. Mais en premier lieu, sauver les habitants du Darfour. En ce dimanche de Pâques, nous sommes tous frères et soeurs, enfants de nos enfants.
Proposé par martingrall
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M. Negroponte va se rendre au Soudan et dans les pays voisins
Il va exhorter le gouvernement soudanais à accepter le déploiement de
soldats de l’O.N.U.

DE Stephen Kaufman
N-Y - Le 5 avril, le porte-parole du département d'Etat, Sean
McCormack, a annoncé que le secrétaire d'Etat adjoint John Negroponte se
rendrait au Soudan et dans les pays voisins du 11 au 19 avril. Durant cette
tournée, il se concentrera sur la crise au Darfour et sur les efforts de
mise en oeuvre de l'Accord de paix au Darfour et de l'Accord général de paix
au Soudan.

Durant ses entretiens avec les responsables soudanais, M. Negroponte
encouragera le Soudan à prendre les mesures nécessaires pour permettre le
déploiement en trois phases d'une force hybride de maintien de la paix de
l'Union africaine et des Nations unies.

Le déploiement de ces forces, a affirmé M. McCormack, est indispensable à
la sécurité et à la stabilité du Darfour. « Mais par-dessus tout, il
permettrait d'améliorer la terrible situation humanitaire au Darfour.»

M. Negroponte a également l'intention d'aborder le sujet de la capacité des
organisations non gouvernementales de livrer des secours au Darfour sans
craindre d'attaques. « Le gouvernement soudanais doit faire tout son
possible pour stopper et empêcher toute attaque contre des civils innocents
et le personnel humanitaire », a affirmé M. McCormack.

Parce que la situation au Darfour est une « crise régionale », a-t-il
ajouté, M. Negroponte se rendra également au Tchad, en Libye et en
Mauritanie.

« Le principal sujet de ses discussions sera le Soudan et la façon dont la
Libye et le Tchad peuvent contribuer au règlement du conflit.» Les voisins
du Soudan peuvent jouer un rôle important en encourageant son gouvernement
à prendre des mesures pour résoudre la crise et pour faciliter la livraison
de l'aide humanitaire.

Comme on lui demandait si des sanctions de l'ONU étaient envisageables en
cas de non-coopération du Soudan avec les efforts de maintien de la paix,
M. McCormack a répondu que le gouvernement Bush voulait d'abord
s'entretenir avec le secrétaire général Ban Ki-moon des récentes
discussions qu'a eues ce dernier avec le président soudanais Omar
el-Béchir.

Il a toutefois précisé que si le gouvernement soudanais ne changeait pas de
comportement, les Etats-Unis et d'autres pays ne reculeraient
vraisemblablement pas devant des sanctions.

07/04/2007

Tiens on ne dit plus noir mais MOKA pour être socialement correct.

Les droits de l'homme en Afrique, bien sur, oui il faudra y penser, un après-midi devant un moka, on ne boit plus un petit noir. Au Darfour d'ailleurs il n'y en a plus guère. Chez les Magyars sarkozystes qui ethniquement se composait principalement de Sicules venus de Transylvanie. Comme Dracula.

Bon les droits de l'Homme.
Proposé par martingrall

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Rapport sur le soutien aux droits de l'homme : résumé sur l'Afrique
(Extrait du Rapport du département d'État publié le 5 avril) (1490)

On trouvera ci-après un extrait du Rapport sur le soutien aux droits de
l'homme et à la démocratie : le bilan des États-Unis pour 2006, se
rapportant à l'Afrique

(Début du texte)

Département d'État
Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail
5 avril 2007

Rapport sur le soutien aux droits de l'homme et à la démocratie : le bilan
des États-Unis pour 2006

Résumé sur l'Afrique

De nombreux pays africains ont fait d'importants progrès sur la voie de la
démocratie, faisant naître un nouvel espoir dans la région. La République
démocratique du Congo (RDC) a tenu ses premières élections présidentielles
démocratiques et crédibles en plus de quarante ans, et des élections
démocratiques au Bénin, à Madagascar et en Mauritanie ont fait renaître
l'optimisme dans la région. Tandis que les pays évoluaient en direction
d'une administration plus démocratique, l'assistance des États-Unis était
concentrée sur l'établissement de la pluralité politique, l'inscription des
électeurs et la surveillance des élections. En Ouganda, les États-Unis ont
soutenu la décision des Ougandais d'adopter un système politique
multipartite en finançant des programmes qui accroissent la participation
des électeurs et le pluralisme politique et améliorent la gestion des
élections présidentielles et parlementaires.

Il n'en reste pas moins que les réformes démocratiques
d'institutionnalisation ont continué à poser des problèmes majeurs dans
l'ensemble du continent.

Les principaux obstacles aux droits de l'homme, notamment les conflits
armés, ont persisté à travers le continent. Au Tchad, en Côte d'Ivoire, en
République centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC),
en Somalie, au Soudan et en Ouganda, les priorités des États-Unis
comprenaient la fin de la violence qui menace tant de vies humaines et de
modes de subsistance, la protection des populations vulnérables contre de
nouvelles souffrances et l'instauration de la paix et de la stabilité dans
la région. En juin, la Gambie a cessé de pouvoir prétendre à l'assistance
de la Société du Compte du millénaire, organisme public des États-Unis qui
fournit une assistance ciblée aux pays en voie de développement, après que
ce pays eut porté atteinte aux libertés publiques et à la liberté de la
presse au printemps, à la suite d'un coup d'État manqué.

En dépit de la signature, le 5 mai, de l'Accord de paix au Darfour, le
génocide s'est poursuivi au Darfour. En 2006, les États-Unis ont pris la
tête des efforts diplomatiques et humanitaires de la communauté
internationale dans le but de mettre fin à la violence et de protéger la
vie de millions de civils innocents grâce à des négociations de paix, à des
mesures au Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu'à la promotion et
au soutien énergique d'une solide force internationale de maintien de la
paix au Darfour. Les États-Unis ont continué à être le plus gros donateur
d'assistance humanitaire au Soudan.

Au Zimbabwe, où le parti au pouvoir a continué à exercer son monopole sur
l'exécutif, les États-Unis ont encouragé les efforts du Parlement, du
pouvoir judiciaire et des gouvernements locaux en faveur d'une certaine
indépendance. Un programme financé par les États-Unis pour renforcer les
commissions parlementaires a aidé à élargir le débat, à la fois dans
l'opposition et chez les membres du parti au pouvoir partisans de réformes,
et encouragé une plus grande transparence grâce à des audiences publiques
sur la législation. Les programmes américains ont également fourni une
formation nécessaire aux dirigeants gouvernementaux locaux dans
l'infrastructure publique récemment reconstituée en Sierra Leone, aidant
les conseils municipaux et de district à assumer de plus grandes
responsabilités pour la solution des problèmes d'administration locale,
notamment les services médicaux et agricoles, tandis que le gouvernement
central continuait à se développer.

Une société civile dynamique et engagée est, à long terme, la meilleure
garantie de stabilité démocratique.

À travers l'Afrique, les États-Unis se sont employés à renforcer
l'éducation civique dans les communautés, à soutenir le développement de la
société civile, notamment les organisations non gouvernementales (ONG)
naissantes et les mouvements syndicaux, et à diversifier les sources
d'information à la disposition des communautés. Par exemple, des dons des
États-Unis ont soutenu les ONG locales qui sensibilisaient les communautés
aux droits de l'homme, au VIH/sida, à la réconciliation et au renforcement
de la paix à travers le Liberia.

Les programmes américains ont encouragé des médias libres, économiquement
stables et conscients de leurs responsabilités sociales dans la région. Des
journalistes africains ont participé à des visites aux États-Unis dans le
cadre de programmes d'échange professionnel. En RDC, les États-Unis ont
organisé douze ateliers et un cours d'Internet pour aider près de 500
journalistes à améliorer leurs reportages politiques. Des programmes
financés par les États-Unis ont aussi encouragé la libre circulation
d'informations indépendantes et objectives au Zimbabwe, au Tchad, au
Burundi, en Mauritanie, au Liberia, en Gambie, en Sierra Leone et en
Éthiopie.

Face à la corruption qui continuait à sévir dans de nombreux pays de la
région, les États-Unis ont fait de la mise en place de systèmes juridiques
modernes, efficaces et transparents une priorité de leur assistance à
l'Afrique. Au Tchad, ils ont fourni une assistance technique au Collège de
contrôle et de surveillance des revenus pétroliers, pour promouvoir la
responsabilisation dans les projets financés par les revenus du pétrole, et
financé un atelier de formation sur le budget à l'intention des
parlementaires.

Les États-Unis ont également soutenu financièrement des mesures
anti-corruption en Zambie, au Tchad, au Liberia et en Gambie,

Le soutien par les États-Unis des mesures de protection des droits de
l'homme, notamment les droits de la femme, des minorités et des handicapés,
répondait aux revendications croissantes en faveur de la liberté
personnelle et politique exprimées dans la région. Le Swaziland a adopté sa
première constitution en 32 ans, qui établissait un pouvoir judiciaire
indépendant et donnait des droits égaux aux femmes, bien que les habitants
de ce pays n'aient pas encore obtenu sa pleine application. Les États-Unis
se sont employés à travers la région à améliorer la prise de conscience des
principes des droits de l'homme dans l'armée et dans la police, à améliorer
les conditions dans les prisons, à renseigner les femmes et les membres de
minorités sur leurs droits juridiques et à établir des liens entre les
organisations de défense des droits de l'homme.

En Ouganda, les États-Unis ont soutenu un vaste projet visant à améliorer
les droits et la condition de la femme, qui comprenait des séances de
conseils entre les membres féminins du parlement et plus de 300 candidates
éventuelles à des postes locaux et nationaux.

La diversité de l'expression religieuse en Afrique fournit un modèle unique
de tolérance entre confessions et entre ethnies.

Dans de nombreux pays ayant une importante population musulmane, une
réunion interconfessionnelle marquant le mois saint du ramadan est devenue
un événement annuel dans les ambassades. Les États-Unis ont encouragé la
liberté religieuse par des discours et des réunions à des occasions telles
que les dîners d'iftar, pour favoriser un dialogue avec les dirigeants
musulmans de divers pays africains.

Au Nigeria, les États-Unis travaillent activement à la solution des
problèmes de violence interconfessionnelle et des limites à la liberté de
religion, organisant des rencontres avec les chefs politiques et religieux,
au niveau national comme au niveau local, pour mieux comprendre les
tensions qui existent.

À travers l'Afrique, les États-Unis ont consacré d'importantes ressources à
la prévention de la traite des personnes et de toute une série de
violations des droits des travailleurs. Ces programmes ont fourni des
possibilités d'éducation et de formation professionnelle aux jeunes en
danger, élargi la coopération entre les services de police et aidé les
victimes à réintégrer leurs communautés. Par exemple, les États-Unis ont
financé un programme de prise de conscience de la traite des personnes à
travers la frontière entre le Liberia et la Sierra Leone et continué à
accroitre les possibilités d'éducation de près de 10.000 enfants qui
étaient employés, ou risquaient de l'être, dans les pires formes de travail
des enfants. Le Kenya, l'Angola, la RDC, le Zimbabwe et la Guinée, entre
autres, ont également reçu de l'aide des États-Unis pour des programmes de
protection des droits de l'homme, y compris des initiatives pour combattre
la violence sexuelle et les mauvais traitements réservés aux femmes.

Les pays qui ont un gouvernement responsable et qui respectent la liberté
politique et économique et les droits de l'homme jouissent d'un important
avantage pour assurer à leur population la prospérité, la santé et
l'instruction. Ce n'est pas par hasard que les conflits, le chaos, les
gouvernements corrompus et tyranniques coexistent souvent avec les crises
humanitaires. Les États-Unis vont continuer à promouvoir la démocratie et
les droits de l'homme en Afrique pour aider les pays du continent à
continuer à poser les bases de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

(Fin du texte)

04/04/2007

Lutte contre la corruption politic tic tic tic .

Bon à si peu des grandes élections françaises elles-même grandes découvreuses de talents kleptocrates nationaux et français, on va pas chipoter. Déjà que la démocratie interne en prend plein la figure avec les temps de paroles, et l'organisation des pièges à cons par nos chèrs éditorialistes à tête de plus en plus blonde. Et puis il y a les journalistes qui....font et deviennent de même, tous dans une seule direction, la leur. On ne sait plus s'ils interviouvent, entretiennent en franglais, ou s'ils se mettent dans la grande scène du ridicule, à petits poids. Et oui m'dame, Et en plus on les paye. Mais.
Et oui ailleurs, pas si loin, la vie continue tranquille. Donc.

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Proposé par martingrall
Les É.-U. appellent à l'application de la convention contre la corruption!
Le Forum mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de
l'intégrité a atteint ses objectifs.

D'Andrzej S. Zwaniecki
Johannesburg (Afrique du Sud) - La communauté internationale devrait
dépasser la phase de la discussion et consacrer des ressources à la mise en
ouvre de la Convention de l'ONU contre la corruption (UNCAC), parce qu'une
conférence importante qui a contribué à créer ce pacte a dépassé ses
objectifs d'origine.

Le Forum mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de
l'intégrité, une réunion bisannuelle de hauts responsables et d'experts
publics, a largement dépassé ses objectifs, a affirmé Joseph Gangloff,
directeur adjoint du Bureau de la déontologie dans la fonction publique des
États-Unis, lors de la séance d'ouverture du Cinquième Forum mondial qui se
tient à Johannesburg (Afrique du Sud) du 2 au 5 avril. M. Gangloff dirige
la délégation des États-Unis au Forum.

Ces objectifs consistaient notamment à amener les gouvernements à prendre
conscience du problème de la corruption, à accroître la coopération
internationale contre la corruption et à promouvoir des normes strictes de
conduite.

« Il est maintenant temps de dépasser ce forum et de consacrer des
ressources à la Convention des Nations unies et à sa mise en oeuvre. »

Selon les responsables des États-Unis, l'UNCAC est « l'effort international
de lutte contre la corruption le plus ambitieux », et elle fournit un cadre
propice à une action mondiale efficace. Les États-Unis sont d'avis qu'une
réunion vouée à sa mise en oeuvre - la Conférence des États parties à la
Convention - étendra les objectifs initiaux du Forum mondial pour atteindre
une action mondiale efficace, a affirmé M. Gangloff.

L'UNCAC réclame des mesures visant à prévenir, criminaliser et juger la
corruption dans le monde entier. M. Gangloff a déclaré que la communauté
internationale devait soutenir les pays résolus à promulguer et appliquer
des lois dans tous les domaines énoncés par la Convention. Il a cité des
pays africains parmi ceux qui auraient besoin d'un tel appui.

Le Forum africain sur la lutte contre la corruption, qui a eu lieu en mars,
a exhorté les pays africains à signer et ratifier l'UNCAC le plus
rapidement possible.

medium_061227063926.4755n3s80_un-combattant-islamiste-tue-le-24-decembre-2006---b.jpgLors de l'ouverture du Forum, le président sud-africain, M. Thabo Mbeki, a déclaré que les initiatives contre la corruption devaient être considérées dans le contexte plus vaste de la lutte internationale contre la pauvreté et pour le développement. Il a affirmé que la corruption entravait les progrès vers les Objectifs de développement du millénaire énoncés par l'ONU qui sont notamment de réduire de moitié la pauvreté, de stopper la propagation du VIH/sida et de fournir une éducation primaire universelle d'ici à 2015.

M. Mbeki a affirmé que la lutte contre la corruption devait recourir à des
méthodes conçues dans des forums multilatéraux et reposer sur la
coopération internationale.

Je en sais pour vous mais moi moi j'aime y croire.

 
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