Avertir le modérateur

18/11/2008

L'afrique, nouvelle usine du monde.

Par martingrall,

Où l'Ethiopie ambitionne de jouer un grand rôle dans l'industrie du cuir de luxe, avec ses sacs à mains TAYTU (prononcez Taïtou) en vente dans toutes les bonnes capitales de luxe, y compris Paris, mais surtout là ou il y a du bon et bel argent, Tokio, Berlin, New york. Là heureux événement, ces sacs sont entourés des plus prestigieuses peaux, Chanel, Gucci, ......

L'Éthiopie, patrie du plus important parc d'élevage d'Afrique, produit et exporte des millions de peaux chaque année, surtout sous forme de cuir semi-fini. Espérant en tirer plus de profit, elle a commencé à élaborer ses propres produits de cuir de marque. L'Agence américaine pour le développement international (USAID) aide le pays à développer le secteur du traitement et de la finition du cuir, avec l'appui de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et d'autres agences de développement.

« Le gouvernement éthiopien soutient le secteur des produits de cuir fini de forte valeur, pas des produits semi-finis », déclare Salpi Nalbandian, directrice générale de Taytu Trade and Industry.

Taytu commercialise des produits de 12 fabricants éthiopiens de produits en cuir. Le consortium a été constitué en 2006, lorsque le gouvernement a identifié l'industrie du cuir comme un secteur potentiellement lucratif.

Par exemple, le cuir cabretta, dont on fabrique des gants de golf en raison de sa solidité et de son élasticité, rapporte 2 dollars à l'éleveur éthiopien pour la peau nécessaire pour fabriquer un gant, 5 dollars à l'exportateur et 25 dollars au détaillant qui vend un gant fabriqué en dehors du pays.

Le cuir de chèvre de Bati, autre produit éthiopien, est connu pour sa douceur et sa souplesse. L'éleveur éthiopien gagne environ 10 dollars pour les peaux nécessaires à la fabrication d'un manteau ; l'exportateur gagne de 40 à 50 dollars après tannage ; le manteau, fabriqué en dehors du pays, va rapporter au moins 400 dollars au détaillant, selon Light Years IP, groupe qui aide les pays en développement à stimuler leur croissance en utilisant leurs droits de propriété intellectuelle.

Les sacs Taytu vendus par le magasin de luxe Barneys de New York vont chercher dans les 1.500 dollars et, selon le site Web de la société, un modèle spécial coûte 22.000 dollars. Taytu est entré en contact avec Barneys et d'autres magasins de luxe étrangers à l'occasion de foires commerciales à New York, Paris et Los Angeles. Selon Mme Nalbandian, Theory, une autre enseigne de vêtements et d'accessoires de luxe, envisage de commercialiser les sacs Taytu.

Il est difficile de percer sur le marché international et Mme Nalbandian est la première à reconnaître que l'USAID et l'ONUDI l'ont aidée dans ce domaine.

« Cela implique toute une chaîne d'opérations : obtenir les matières premières, tenir les délais de livraison, correspondre, comprendre les conditions de travail et de commerce à l'étranger ; il faut gagner la confiance des acheteurs étrangers... » Elle précise que l'ONUDI lui a fourni des conseils en matière de conception et de fabrication, l'USAID en marketing. « Ces deux organisations ont mis l'Éthiopie sur la voie du marché de luxe ; elles lui ont conseillé de ne pas essayer de concurrencer la Chine ou l'Inde sur le marché de masse. »

Le chiffre d'affaires est passé de 25.000 dollars en 2006, au moment de la création du consortium, à 85.000 dollars pour le dernier exercice. Cinq mois après le début du présent exercice, qui court de juillet à juin, Taytu a reçu pour près de 70.000 dollars de commandes de l'étranger et les ventes de son magasin d'Addis Abeba - la capitale de l'Éthiopie - s'envolent du fait de sa présence sur les marchés étrangers.

« Lorsque les journaux locaux ont rapporté la réussite de Taytu à New York et ailleurs, les consommateurs éthiopiens se sont précipités sur sa griffe » déclare, Teshome Kebede Redie, contractuel de l'USAID travaillant dans le secteur du cuir en Éthiopie.

Mme Nalbandian nous a dit qu'à mesure que les bénéfices de Taytu vont augmenter, elle va se détacher progressivement de l'aide financière de l'USAID. Cette dernière paie le loyer du magasin d'Addis Abeba et les salaires de ses employés. Elle a également payé les ordinateurs et les meubles du magasin.

Pour essayer de profiter du potentiel du cuir, une autre entreprise éthiopienne, Jonzo PLC, envisage de se lancer dans le commerce des chaussures, secteur qui absorbe 60 % de la production mondiale de cuir. À l'heure actuelle, Jonzo se spécialise dans les vêtements et les sacs de cuir, dont certains sont commercialisés par Taytu.

« La chaussure représente une excellente opportunité pour l'Éthiopie », déclare Salomon Yesuf, directeur général de Jonzo. Il espère pouvoir commencer à livrer des chaussures à la société Brown Shoe Company de Saint Louis en 2009.

Selon M. Redie, de nombreuses sociétés commercialisant des chaussures aux États-Unis, en Italie et en Allemagne se détournent de la Chine où les fabricants font monter les prix et essaient de trouver des fournisseurs dans d'autres parties du monde.

Jonzo construit une usine de chaussures à la périphérie d'Addis Abeba et prévoit d'être en mesure d'en fabriquer 55.000 paires par jour d'ici la fin de 2009. Son objectif est d'exporter la moitié de sa production. Le gouvernement éthiopien facilite la croissance du secteur de la chaussure en fournissant des facilités douanières, des entrepôts en douane et des tarifs concessionnels pour la location des terrains de l'usine.

Jonzo a eu des difficultés à obtenir du financement des banques éthiopiennes pour son expansion mais l'USAID a joué un rôle important en garantissant 50 % des prêts pour encourager une banque éthiopienne à avancer les 50 % restants.

04/07/2008

L’Afrique, nouveau grenier du monde !

Beaucoup en rêve. Les Africains et les maîtres du monde fifti-fifti. Et par contrat.

Proposé par martingrall

1609194379.jpg
Et Bobo avoue son penchant pour le frais cresson bleu.

Alors autant s’y préparer avec l’ONU, L’Union Européenne, et l’Union Africaine. Et il y a tellement peu de chose à faire, l’agriculture, le maraichage sont tellement faciles, et surtout, les entreprises américaines normalement exportatrices se tournent vers des pays émergents plus riches. Et dont certains exporteront depuis l’Afrique. Et c’est à l’Afrique de protéger et faire fructifier ses ressources. Si le pétrole flambe, l’agri carburant tout autant. Et une agriculture raisonnée, permet de générer les investissements nécessaires, alors que des dynamismes puissants s'exercent sur les marchés agricoles tant en Afrique qu'ailleurs.

Ces forces montrent que le monde a besoin de plus de vivres et que l'Afrique peut jouer un rôle important pour ce qui est de subvenir aux besoins alimentaires de ceux qui souffrent de la faim dans le monde.

Et ça, c’est Terry Duffy, qui est à la tête de la Bourse des produits agricoles la plus grande du monde (CME Group) située à Chicago, qui le dit lors du Forum américano-africain de l'agroalimentaire qui s'est tenu dans cette ville le 26 juin. Et au vu de son CV on ne peut que le croire.

« De nombreuses personnes, affirment que c'est une très bonne période ou une très mauvaise pour l'agriculture. Cela dépend de la place qu'elles occupent au sein du secteur alimentaire. »

C’est un fait, l'accroissement de la demande et l'offre limitée au niveau mondial poussent à la hausse les prix des produits agricoles. Pour certains, comme les producteurs américains de maïs, cette hausse est une bonne chose. Pour d'autres, comme les minoteries qui achètent du blé pour en faire de la farine ou les restaurants qui achètent en gros des produits alimentaires, cette hausse n'a que des inconvénients.

La satisfaction de la demande croissante de vivres dans le monde entier va exiger que l'on investisse davantage, qu'on innove plus et qu'on accroisse l'infrastructure dans tout le secteur agricole et agroalimentaire.

Malgré les grands problèmes auxquels se heurte le continent africain, il y existe des possibilités en matière d'agroalimentaire, des possibilités d'investir et de produire de tout, aussi bien des céréales que des fruits, entre autres, le tout soutenu par une meilleure infrastructure.

L'an dernier, a indiqué M. Duffy, un tiers du produit intérieur brut de l'Afrique provenait du secteur agricole. Néanmoins, « l'Afrique est un importateur net de produits agricoles. En cette période où le monde a besoin de plus de produits agricoles, nous avons besoin que l'Afrique tire parti ses possibilités et qu'elle devienne un partenaire dans la production mondiale de produits agricoles. »

La pénurie de vivres, la hausse des cours des céréales et le débat sur les biocarburants à travers le monde ont des effets considérables sur le secteur de l'agroalimentaire. En outre, les engrais et les terres agricoles se vendent au prix fort.

En ce qui concerne la hausse des cours des céréales, M. Duffy l'a attribuée aux facteurs suivants

La production de biocarburants, principalement à base de maïs, qui est encouragée tant par les États-Unis que par l'Europe ;

Les inondations dans la plus grande partie du centre des États-Unis, où se trouvent les grandes zones céréalières du pays ;

La baisse du dollar qui a perdu 28 % de sa valeur depuis 2000. Le dollar américain est la monnaie dans laquelle se fait le négoce international des céréales. « Il s'ensuit que le prix des céréales est en moyenne 28 % plus faible pour les importateurs que si la valeur du dollar était demeurée constante », ce qui a contribué à augmenter la demande ;

Le ralentissement de l'augmentation de la production alors que la demande s'accroît rapidement : le taux moyen de croissance de la production de céréales et d'oléagineux a diminué pour passer de 2,2 % par an dans les années 1970 et 1980 à seulement 1,3 % depuis 1990. Selon le ministère américain de l'agriculture, ce taux devrait continuer de diminuer pendant les dix prochaines années ;

L'expansion de l'élevage, ce qui a pour effet d'augmenter la consommation de céréales. « Alors que la demande de viande s'accroît, en particulier dans les pays qui se développent rapidement tels que la Chine et l'Inde, la demande de céréales et d'aliments pour animaux augmente à un rythme encore plus rapide » ;

La sécheresse : la sécheresse qui frappe soit depuis plusieurs années soit depuis une seule année l'Australie, les États bordant la mer Noire, la Russie, le Canada et les États-Unis ont entraîné une hausse des prix ;

Les droits de douane : depuis quelques mois, les droits de douane à l'exportation entravent la libre circulation des céréales dans le monde. Cette tendance est apparue en même temps que la baisse des droits de douane à l'importation en ce qui concerne les céréales et les oléagineux. Il s'ensuit que certains pays ne vendent plus une partie de leur production sur le marché mondial alors qu'ils cherchent à importer des céréales et des oléagineux en abaissant leurs droits de douane applicables à ces produits.

La faiblesse des stocks : les stocks de blé des États-Unis sont à leur niveau le plus faible depuis soixante ans, et on estime que les stocks de blé du monde sont à leur niveau le plus faible depuis trente ans.

Malgré tous ces problèmes et toutes ces conditions défavorables, a dit M. Duffy, il s'agit d'une période passionnante pour le secteur de l'agroalimentaire car la demande de produits agricoles ne cessera pas d'augmenter

06/04/2007

La vie (policoadministrative) est un fleuve pas net

Alors, il n’y aurait pas que chez nous que les fonctionnaires confondraient allégrement leurs poches d’intérêt privé et général.
Et qui ne signe pas la chartre de transparence financière, Sarkozy. Alors que même Nixon dût démissionné.
Déjà qu’en France l’assemblée nationale accrédite cinquante sociétés de lobbying tout en prévarication tant contre l’intérêt général que public. Voilà que l’ONU enfin intervient. Après le conseil européen cela commence à se savoir. Mais Ségolène et François, eux ont signé. Bayrou le François. Alors à la suite d’hier, l’ONU lance sa chartre contre les pays kleptocrates. Nous ne sommes pas encore un pays en voie de développement, sauf peut-être là-dessus. Il est vrai qu’à un million d’euros le rond point, Mais, il faut un début à tout. Et donc. Mais je m’interroge, il a bien tout lu les Etas-Unis Nicolas, pour en devenir le copiste. Pas sur. Pour le communautarisme c’est évidemment non. Il ne prend pas le métro, ce ne peut-être une rame de retard, parce que là c’est plusieurs trains en convoi. Mais parlons, Kleptocratie de chez nos fonctionnaires. Et comme le dit M’dame Ley, « il faut bien commencer quelque part » et aujourd'hui une fois n'est pas coutume, je les aime les Amériques.
Proposé par martingrall

medium_dbc1012.jpg



Les pays en développement doivent agir pour prévenir la prévarication
Le Bureau fédéral de la déontologie de la fonction publique offre son aide
pour les questions de conflits d'intérêts.

D’ Andrzej Zwaniecki
Johannesburg (Afrique du Sud) - Il ne faut pas que les pays en
développement attendent d'être confrontés à un scandale de portée nationale
pour mettre en place un mécanisme visant à prévenir et déceler les écarts
de conduite de hauts fonctionnaires.

C'est ce qu'a fait valoir la directrice adjointe du Bureau fédéral de la
déontologie de la fonction publique (OGE), Mme Jane Ley, le 3
avril, à l'occasion du Forum mondial sur la lutte contre la corruption qui
se tenait à Johannesburg (Afrique du Sud).

L'OGE a vue le jour en 1978 dans le cadre des réformes visant la bonne
gouvernance qui ont été mises en place à la suite du scandale dit de «
Watergate », qui se réfère à l'entrée par infraction, en 1972, dans les
bureaux du parti démocrate situés dans le complexe Watergate à Washington
d'agents du président Richard Nixon associés à son comité de réélection, et
aux actions prises ensuite pour dissimuler l'affaire, une situation qui a
conduit à la démission du président.

Petit organe semi-indépendant de la branche exécutive, l'OGE administre les
règles de conduite, les déclarations financières et les cours de
sensibilisation à la déontologie destinés aux hauts responsables du
gouvernement et aux simples fonctionnaires.

Selon Mme Ley, nombreux sont les pays en développement où la corruption est
répandue et qui subissent des pressions pour enquêter sur les affaires de
pots-de-vin et de malversation, mais qui ne s'intéressent guère à la
prévention de la mauvaise conduite.

« Il leur faudra bien un jour penser aussi à prendre des mesures visant la
prévention et la détection », a-t-elle souligné.

Précisant que de nombreux pays en développement se préoccupaient déjà des
questions de conflits d'intérêts, elle a fait valoir : « Nous pouvons les
aider à tirer les enseignements de nos propres erreurs et des expériences
des autres. Nous pouvons leur montrer qu'il y a des moyens plus rapides
d'obtenir des résultats. »

Les pays qui cherchent à bénéficier de ces occasions d'apprendre sont de
plus en plus nombreux, a-t-elle dit, ainsi que le prouvent l'accroissement
des demandes d'assistance technique reçues par l'OGE depuis dix ans.

L'OGE partage ses idées et ses expériences directement avec les
gouvernements étrangers et aussi par le biais de forums multilatéraux. Il
entretient des liens officiels avec des organismes équivalents en Argentine
et en Slovénie et a travaillé avec divers pays, notamment avec plusieurs
Républiques de l'ex-Union soviétique.

Il dispose d'un vase réseau de contacts auprès d'organismes similaires aux
quatre coins du monde, notamment avec la Commission indépendante de
Hongkong contre la corruption, qui a la réputation d'être une autorité
mondiale en matière d'éthique gouvernementale.

Certains des pays qui souhaitent l'aide de l'OGE ont un système
politico-économique bien différent de celui qui existe aux États-Unis et
privilégient peut-être des stratégies différentes pour gérer les conflits
d'intérêts. L'OGE encourage les gouvernements, non pas nécessairement à
modifier leur règlement, mais à prendre des mesures administratives propres
à décourager ou à mettre à jour la corruption de hauts fonctionnaires.

En somme, a fait valoir Mme Ley, « il faut bien commencer quelque part »
précisant par exemple que la majorité des responsables gouvernementaux
américains et des fonctionnaires attachent une grande importance à la
possibilité de pouvoir contacter un spécialiste de la déontologie qui peut
répondre aux questions qu'ils pourraient se poser à propos de la conduite
de personnalités gouvernementales, un mécanisme qui, selon elle, peut être
mis en place dans pratiquement tous les pays du monde.

04/04/2007

Lutte contre la corruption politic tic tic tic .

Bon à si peu des grandes élections françaises elles-même grandes découvreuses de talents kleptocrates nationaux et français, on va pas chipoter. Déjà que la démocratie interne en prend plein la figure avec les temps de paroles, et l'organisation des pièges à cons par nos chèrs éditorialistes à tête de plus en plus blonde. Et puis il y a les journalistes qui....font et deviennent de même, tous dans une seule direction, la leur. On ne sait plus s'ils interviouvent, entretiennent en franglais, ou s'ils se mettent dans la grande scène du ridicule, à petits poids. Et oui m'dame, Et en plus on les paye. Mais.
Et oui ailleurs, pas si loin, la vie continue tranquille. Donc.

medium_061227063926.4755n3s81_le-premier-ministre-ethiopien-meles-zenawi--meles-b.jpg


Proposé par martingrall
Les É.-U. appellent à l'application de la convention contre la corruption!
Le Forum mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de
l'intégrité a atteint ses objectifs.

D'Andrzej S. Zwaniecki
Johannesburg (Afrique du Sud) - La communauté internationale devrait
dépasser la phase de la discussion et consacrer des ressources à la mise en
ouvre de la Convention de l'ONU contre la corruption (UNCAC), parce qu'une
conférence importante qui a contribué à créer ce pacte a dépassé ses
objectifs d'origine.

Le Forum mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de
l'intégrité, une réunion bisannuelle de hauts responsables et d'experts
publics, a largement dépassé ses objectifs, a affirmé Joseph Gangloff,
directeur adjoint du Bureau de la déontologie dans la fonction publique des
États-Unis, lors de la séance d'ouverture du Cinquième Forum mondial qui se
tient à Johannesburg (Afrique du Sud) du 2 au 5 avril. M. Gangloff dirige
la délégation des États-Unis au Forum.

Ces objectifs consistaient notamment à amener les gouvernements à prendre
conscience du problème de la corruption, à accroître la coopération
internationale contre la corruption et à promouvoir des normes strictes de
conduite.

« Il est maintenant temps de dépasser ce forum et de consacrer des
ressources à la Convention des Nations unies et à sa mise en oeuvre. »

Selon les responsables des États-Unis, l'UNCAC est « l'effort international
de lutte contre la corruption le plus ambitieux », et elle fournit un cadre
propice à une action mondiale efficace. Les États-Unis sont d'avis qu'une
réunion vouée à sa mise en oeuvre - la Conférence des États parties à la
Convention - étendra les objectifs initiaux du Forum mondial pour atteindre
une action mondiale efficace, a affirmé M. Gangloff.

L'UNCAC réclame des mesures visant à prévenir, criminaliser et juger la
corruption dans le monde entier. M. Gangloff a déclaré que la communauté
internationale devait soutenir les pays résolus à promulguer et appliquer
des lois dans tous les domaines énoncés par la Convention. Il a cité des
pays africains parmi ceux qui auraient besoin d'un tel appui.

Le Forum africain sur la lutte contre la corruption, qui a eu lieu en mars,
a exhorté les pays africains à signer et ratifier l'UNCAC le plus
rapidement possible.

medium_061227063926.4755n3s80_un-combattant-islamiste-tue-le-24-decembre-2006---b.jpgLors de l'ouverture du Forum, le président sud-africain, M. Thabo Mbeki, a déclaré que les initiatives contre la corruption devaient être considérées dans le contexte plus vaste de la lutte internationale contre la pauvreté et pour le développement. Il a affirmé que la corruption entravait les progrès vers les Objectifs de développement du millénaire énoncés par l'ONU qui sont notamment de réduire de moitié la pauvreté, de stopper la propagation du VIH/sida et de fournir une éducation primaire universelle d'ici à 2015.

M. Mbeki a affirmé que la lutte contre la corruption devait recourir à des
méthodes conçues dans des forums multilatéraux et reposer sur la
coopération internationale.

Je en sais pour vous mais moi moi j'aime y croire.

06/01/2007

Guerre Sino Américaine dans l'impasse.

E-kiosk le 6 janvier 2007

Proposé par martingrall

Chacun ses peurs, la mienne est la guerre dans des pays dont la seule faute serait de devenir le champ de bataille de pays belligérants bien à l'aise dans leur maison blanche ou de briques roses. Pour être plus clair, ma phobie est de faire de l'Afrique le chant de mort de la Chine et des Etats-unis d'Amérique pour une seul ambition commerciale. Je déplore l'absence de la France comme tout à chacun, je ne me résigne pas à ce que l'Europe fasse de même.

medium_SGE.QCS31.281106175409.photo00.diaporama.default-480x320.2.jpg


La semaine passée les Etats-Unis et la Chine sont intervenus pour stabiliser temporairement la Somalie. Aujourd'hui je reçois cette information.

de Jim Fisher-Thompson
Washington - Ancien ambassadeur des États-Unis en Éthiopie et actuellement professeur auxiliaire de l'université George Washington, M. David Shinn, va se rendre prochainement à Pékin pour étudier les relations entre la Chine et l'Afrique et leur incidence sur la politique étrangère des États-Unis.

Il est prévu qu'une équipe de chercheurs de l'université se joigne à lui lors de prochains séjours afin d'y rencontrer des homologues chinois et de se pencher sur les grandes questions de politique étrangère, a-t-il précisé lors de l'interview qu'il a accordée à l'USINFO le 29 décembre.

M. Shinn collabore à cet effet avec un étudiant, M. Joshua Eisenman, qui parle mandarin et qui prépare un doctorat d'études chinoises à l'université de la Californie à Los Angeles. Leur projet de recherche est financé parune fondation bénéficiant de l'appui du Conseil américain de politique étrangère.

Le moment est opportun, selon lui, pour entreprendre une étude de grande portée sur la politique, les stratégies et les objectifs de la Chine en ce qui concerne l'Afrique, et les conclusions de son étude devraient être informatives aussi bien pour les politiciens que pour le grand public.

« Un dialogue plus ouvert entre les Américains et les Chinois concernant leur politique africaine respective devrait réduire la possibilité de confusion et les risques de mauvais calculs du fait d'une analyse erronée ou incomplète des intérêts et des intentions de chacun des deux pays », a-t-il expliqué.

Après avoir terminé leurs travaux en Chine, M. Shinn et M. Eisenman se rendront dans six pays africains. Ils envisagent de rendre compte de leurs observations dans un livre, un document de politique générale et plusieurs articles, ainsi que d'organiser une conférence d'une journée à Washington.

En décembre, l'ancien diplomate avait évoqué les relations sino-africaines et leur incidence sur les intérêts américains lors d'un discours prononcé à New York pendant la conférence 2006 du Conseil Oxford-Uehiro-Carnegie.

« Il est important de comprendre que, pratiquement dans tous les aspects de ses relations avec l'Afrique, la Chine jouit en général d'une bonne réputation en Afrique, notamment en matière de commerce et d'investissement », avait-il fait remarquer. Ce pays, avait-il ajouté, est à l'heure actuelle le troisième partenaire commercial de l'Afrique, après les États-Unis et la France, et les échanges entre la Chine et l'Afrique ont représenté 40 milliards de dollars en 2005 et devraient atteindre 100 milliards de dollars d'ici à 2010.

Une partie de l'attrait pour les États africains des relations avec la Chine est due au fait qu'il n'existe pas de passé colonial entre eux. « Dans certains cas, notamment en Afrique australe, les liens étroits avec la Chine datent de la solidarité avec les mouvements nationaux d'indépendance.
Les Africains considèrent la Chine comme un pays en développement – bien qu'elle ait un siège au Conseil de sécurité de l'ONU - un pays qui cherche à renforcer les liens entre les États de l'hémisphère sud », a-t-il expliqué.

La Chine, pour sa part, « se considère comme une puissance mondiale et un chef de file des pays en développement ». Et, pour des raisons aussi bien politiques qu'économiques, ce pays tient à cultiver de bonnes relations avec les 53 pays d'Afrique, a-t-il souligné.

La Chine, d'un point de vue africain

Si, en Occident, nombreux sont ceux qui sont gênés pas l'indifférence manifestée par la Chine en ce qui concerne les atteintes aux droits de l'homme en Afrique, il est important, selon M. Shinn, de considérer les choses d'un point de vue africain.

Par exemple, l'ambassadeur de la Sierra Leone en Chine, a-t-il expliqué, a récemment résumé la position de nombreux pays africains à propos du rôle de la Chine en Afrique lorsqu'il a déclaré : « Les Chinois font davantage que le G8 pour mettre fin à la pauvreté. Si un pays du G8 (qui comprend l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie) propose un projet pour la Sierra Leone, il faut faire une évaluation de son impact sur l'environnement, de la situation en matière de droits de l'homme et de la gouvernance. Les Chinois, quant à eux, se mettent directement au travail et n'exigent rien. Je ne dis pas que c'est une bonne chose, mais simplement que les investissements chinois donnent de bons résultats parce qu'ils ne sont pas assortis de critères trop stricts. »

Les relations entre la Chine et certains pays africains ne sont pas sans heurts pour autant, a précisé M. Shinn. « Les sentiments anti-chinois semblent s'accroître au niveau local lorsque les projets chinois emploient de nombreux Chinois et que des commerçants chinois accroissent leur part du marché africain. Par exemple, le nombre de migrants chinois serait de 30.000 en Zambie et de 300.000 en Afrique du Sud. ».

Si le gouvernement des États-Unis estime inquiétant l'appui que la Chine apporte à des régimes répressifs dans des pays tels que le Soudan et le Zimbabwe, il ne considère pas cependant que les investissements chinois en Afrique constituent une menace.

C'est ainsi que, en décembre 2005, après s'être entretenue à Pékin avec de hauts responsables chinois, la sous-secrétaire d'État américaine aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a déclaré qu'elle ne pensait pas que les intérêts ou l'engagement de la Chine en Afrique étaient « en concurrence directe » avec ceux des États-Unis. « Je pense que la Chine a autant le droit de jouer un rôle en Afrique que n'importe quel autre pays, et ce n'est pas les occasions de faire le bien qui manquent dans ce continent », a-t-elle dit à cette occasion.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu